Pour vous tous, ce prochain chapitre.
J´ai eu beaucoup de plaisir à l´imaginer et à l´écrire, j´espère que vous en aurez autant en le lisant. ^^
UN VOL TRÉS PÉRILLEUX
Trois énormes Rapasdepic nous attendaient sur un disque de béton marqué à la peinture.
Les énormes oiseaux avaient été sellés pour le voyage.
Ils ne semblaient pas être détendus, et battaient des ailes de temps en temps, faisant ployer les mauvaises herbes qui envahissaient la piste.
Voltère disparut dans une cabane et en ressortit avec un vieux monsieur en salopette bleu délavée.
-Bonjour, messieurs… J’ai préparé les bêtes, elles vous attendent.
Marc répondit :
-Parfait, nous vous réglons tout de suite. Il me semble que l’air est lourd…
Le vieil homme réagit en empochant les billets de Voltère.
-Ah ça ! La météo ne semble pas très bonne, mais il faut dire aussi que mon Morphéo est un peu patraque. Par les temps qui courent, vous comprenez pourquoi…
Les trois hommes se jetèrent mutuellement un regard entendu.
-Bon, il ne faut pas plus tarder, le temps nous est compté, fût t’il mauvais, plaisanta Voltère.
Elouan tenta d’appeler Méphisto, mais celui-ci était trop occupé à chasser un papillon.
Voltère siffla avec ses doigts et Méphisto s’arrêta en pleine course pour venir les rejoindre en courant à toute allure.
Elouan n’en revenait pas :
-Il faut que vous m’appreniez à faire ça ! Absolument !
Voltère ri de son rire franc et répondit :
-Ha ha ! Un jour peut-être !
Elouan se dit alors que ces maîtres Pokémon n’étaient vraiment pas n’importe qui. Tout en se dirigeant vers les Rapasdepic, il se rappela le comportement des Pokémons du train quand Marc avait donné ses ordres. Et maintenant Voltère qui se faisait obéir de Méphisto alors qu’Elouan lui même pouvait s’estimer heureux quand le Malosse avait les mêmes intentions que lui…
Enfin, Marc monta prestement sur son Rapasdepic. Cela étonna Elouan puisque l’ex-champion d’Atanopolis n’avait plus qu’un bras.
Voltère dû s’aider d’un petit tabouret, mais il finit par s’asseoir sur le rapace.
-Avec un tabouret, c’est bien mieux, maugréât-il. Bon, tu monte, gamin ?
Mais Elouan ne pouvait pas.
-Eh bien… C’est que… Méphisto…
Le molosse aboya en direction de Voltère.
Celui-ci éclaira son visage et ri :
-Ah !? Le chien n’est pas capturé ? Ça alors ! Qu’à cela ne tienne, il y a une nacelle sous ton oiseau. Tu n’as pas de bagages, alors profites-en !
Confus, Elouan regarda le Malosse sauter dans une petite nacelle située sous le jabot du Rapasdepic.
-Sers toi des rênes comme pour monter un cheval, conseilla d’avance Voltère.
Quelques instants plus tard, les trois rapaces prenaient leur envol.
Elouan sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, tandis que la piste rapetissait au rythme des puissants battements d’aile du Rapasdepic.
Bientôt, les bâtiments disparurent derrière le trio volant.
L’air fouettait les cheveux d’Elouan, qui découvrait avec excitation le Vol.
Après une heure de voyage, Marc se rapprocha du Rapasdepic d’Elouan et dit à forte voix :
-Ces nuages ne me disent rien de bon. J’espère qu’on aura pas de problèmes. Si c’est le cas, nous devrons rester groupés, d’accord ?
Elouan opina de la tête. Il n’était pas très rassuré.
Une heure plus tard, la tempête était sur eux, et on n’y voyait pas à cinquante mètres devant soit.
La pluie était d’une violence inouïe, et les Rapasdepic peinaient pour se stabiliser. Leurs cris parvenaient difficilement aux oreilles sifflantes d’Elouan.
Elouan, d’ailleurs, s’inquiétait beaucoup de la sécurité de Méphisto.
Levant la tête vers Marc, il vit le maître d’arène lui faire un signe avec sa main. Méphisto allait bien.
Ce fut alors que la foudre s’abattit sur une attache métallique du Rapasdepic d’Elouan.
En l’espace d’une fraction de seconde, Elouan fut projeté une dizaine de mètres vers l’avant.
Son corps inanimé planait dans la tempête, pareil à un pantin désarticulé.
Elouan ouvrit les yeux quelques secondes plus tard.
Il tombait. Plus vite que les gouttes, aussi vite que le vent.
Ses premières pensées furent pour Méphisto.
Le Rapasdepic foudroyé, avait-il pu s’en sortir ?
Il n’eut pas le temps de crier, pas le temps de comprendre, pas le temps d’avoir peur.
Marc volait en piqué vers lui, affrontant les rafales violentes.
Le champion réussit à le dépasser et d’un simple mouvement de bras, il l’assit derrière lui.
Elouan ne savait pas comment il était arrivé là, mais il s’accrocha de toutes ses forces au dos de Marc qui tombait toujours.
-Méphisto !! hurla Elouan.
-On y va, Elouan, on y va…
Positionné à la verticale, le Rapasdepic de Marc fonçait quasiment en chute libre, droit vers le sol masqué par les nuages.
Soudain, une silhouette jaillit brutalement de la masse nuageuse qu’ils traversaient.
Voltaire fusait vers eux, Méphisto dans son giron.
En le croisant, ils purent l’entendre hurler à la tempête :
-YAHOUUUUUUUUUUUUUUUUUU !! !
Marc tira sur ses rênes et son Rapasdepic se renversa dans une vrille pour rejoindre Voltère qui fendait l’air en hurlant.
Elouan était sous le choc, mais Méphisto allait bien.
Marc lui parla alors par-dessus son épaule :
-Regarde bien, Elouan. Tu vas assister à la démonstration du talent de Voltère, maître de la foudre et de l’arène de Lavandia…
Impressionné, Elouan observa Voltère qui volait à toute allure une cinquantaine de mètres devant eux.
Il y eut trois flash rouges, puis ce fut le feu d’artifice.
La foudre frappait Voltère de tous cotés, aveuglante et furieuse.
Estomaqué, Elouan compris ce qui se passait.
Voltère avait libéré trois magnétons. Les Pokémons gravitaient autour de leur dresseur en attirant la foudre.
Voltère se trouvait au centre et hurlait de plus belle.
Un paratonnerre mobile était en train de voler sur un Rapasdepic.
-C’est… Incroyable… Murmura Elouan.
-Je suis bien d’accord, dit Marc qui ne quittait pas son compagnon des yeux.
Et alors que personne ne s’y attendait, ils débouchèrent hors des nuages, au-dessus d’un cratère remplis d’eau.
Atanopolis.
Prochain chapitre : « Atanopolis »