Voilà, c´est le chapitre suivant. Enjoy! ^^
"Le Départ"
-LE DÉPART-
La fin de semaine avait été assez agitée.
Elouan était rentré chez lui avec son Malosse inconscient dans les bras. Sa mère ne l’avait pas crû quand il lui avait dit que c’était à cause d’une mauvaise chute. Annabelle était une infirmière confirmée. On ne le la lui faisait pas…
Enfin, Elouan avait tenté de convaincre sa mère de le laisser partir faire un voyage initiatique.
S’il avait fait sa demande vingt ans plus tôt, Annabelle lui aurait autorisé son voyage tout de suite, comme c’était la coutume en ce temps-là. Mais cette période était révolue.
Une grande partie du pays était à feu et à sang, et les routes (s’il y en avait encore) étaient fréquentées par des voleurs et des assassins…
Cependant, pour une raison encore mystérieuse à Elouan, sa mère finit par accepter.
Il était convenu qu’il marcherait jusqu’à la gare la plus proche encore en activité pour gagner Kanto.
Tout excité, Elouan avait rassemblé ses maigres affaires et s’était mis en route, après avoir longuement enlacé sa mère.
Ce qu’il ignorait, c’est que sa mère ne pouvait pas le garder. Elle avait appris récemment qu’elle contractait une pneumonie. Par ce temps d’une humidité incroyable, l’espérance de vie s’en trouvait sérieusement réduite.
Ne pouvant se résoudre à l’annoncer à son enfant, elle avait préféré lui offrir une dernière faveur. Et puis il ressemblait tellement à son père… Il avait le dressage dans le sang, même s’il l’ignorait encore.
Pour finir, Annabelle s’était rendue un soir dans la chambre de Méphisto. Elle lui avait longuement parlé. Et elle avait supplié le Malosse de veiller sur son fils après sa mort.
Si Méphisto avait compris ce qu’elle lui avait dit, il n’en avait rien laissé montrer.
Pour l’heure, Elouan était assis dans un wagon à bestiaux et, son Malosse couché devant lui, il faisait route vers Safrania.
Les Watouatt dormaient dans leur enclos.
La porte ouverte, Elouan réfléchissait en regardant les nuages gris se battre avec les quelques rayons de soleil…
Auguste. Auguste était un Maître Pokémon très respecté dans le milieu du dressage. Il n’avait pas trépassé lors de l’attaque avec le Conseil des Quatre de Kanto.
Comment un homme aussi illustre avait-il pu se trouver dans un bois aussi perdu ? Et puis il y avait aussi l’autre homme. Étrangement, Elouan n’arrivait pas à se détacher du souvenir du son de sa voix. Comme s’il lui était familier…
À la réflexion, Elouan se dit que ce lieu de rendez-vous était sa seule piste fiable.
Tout de même, il se sentait comme un enfant qui aurait changé de cycle scolaire : plein d’espoir, mais un peu apeuré et confus.
Et puis il n’était pas seul. Son molosse l’accompagnait. Elouan savait bien que le dressage venait juste de débuter. Pour l’instant, le Malosse était très indépendant.
Mais il l’avait sauvé. Des liens s’étaient tissés. Au moins pour Elouan.
Alors qu’il essayait pour la énième fois de mettre un nom sur l’homme encapuchonné, il sentit le train ralentir.
Des cris se firent entendre. Puis, une gigantesque explosion.
Réveillés en sursaut, Méphisto se dressa sur ses pattes et tedit les oreilles.
Les Watouatt s’agitèrent, provocant de légères étincelles.
Soudain, une femme courut devant la porte. Les voyants dans le wagon, elle s’arrêta en catastrophe et leur hurla :
« Fuyez ! Des bandits ! Un énorme…
Sa phrase mourut en même temps qu’elle. Une autre explosion fit jaillir un éclat de métal qui la transperça.
Horrifié, Elouan sauta du wagon. Méphisto était déjà descendu. Il fixait l’avant du train en grondant. Elouan tourna la tête, cherchant l’origine de l’attaque.
Des passagers courraient, hurlaient en descendant du train.
Des hommes lâchaient leurs Pokémons. Beaucoup de corps étaient au sol.
Soudain, une explosion supplémentaire fit voler en éclats un wagon derrière Elouan.
Méphisto aboya violemment. Vers le ciel.
Elouan leva lui aussi la tête, et il comprit.
Un gigantesque Dracolosse tournoyait vingt mètres au-dessus du train, la gueule fumante…
Prochain chapitre: "Un Allié De Poids"