Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Salutations à tous,
J´ai décidé de poster ma fanfics sur ce forum, c´est une histoire fantastique qui n´a rien à voir avec pokémon. Certains verront que j´ai attaché le chapitre 1 au 2 car je me suis rendue compte que la séparation n´avait pas d´intérêt. De plus le deuxième était court.
En espérant des commentaires , je vous souhaite une bonne lecture.
Reflet.
Introduction :
Regardez-vous dans un miroir, un miroir quelconque…Que voyez-vous ? Est-ce vraiment votre véritable reflet ? Pourquoi ce reflet ? Pourquoi nous voyons-nous dedans ? Pourquoi ne serait-ce pas la mort qui nous guette au moindre de nos pas ? Pourquoi ne serait-ce pas un autre monde ? Pourquoi ne pas laisser notre imagination ou la réalité en décider…des morts étranges consécutives, pourquoi ? Chacun son tour, laissons-la décider d’elle-même…
Chapitre 1 : L’une puis l’autre.
-Lili ! Lili ! Tu peux ouvrir les yeux !
La jeune fille aperçut peu à peu le paysage à travers les vitres de la voiture.
Oh ! Nous sommes bientôt arrivées…s’étonna-t-elle.
Elle regardait tout autour d’elle, on pouvait admirer des arbres d’une grande importance et le ciel dont s’échappaient quelques rayons de soleil, tout au long de la route. Après avoir rêvassé, elle contempla sa mère à sa gauche quelques instants qui conduisait à merveille. Elle était très belle, une chevelure noire glissait tout le long de sa robe claire. Des yeux marrons, une bouche fine et un petit nez décoraient son visage assez pale.
-Tu es ravissante, s’exclama Lili.
La femme sourit, signifiant qu’elle la remerciait, touchée.
Elles venaient de traverser la forêt qui laissa place au fameux village.
-Nous sommes enfin au sud d’Artaney, si je me souviens bien, nous sommes à Larkhanda.
L’on voyait pleins de maisons et immeubles quasi-identiques, ce qui leur donnait l’impression qu’elles tournaient en rond . Quelques habitants sur les vieux trottoirs discutaient et certains jouaient à la marelle, tout paraissait normal, Lili regardait tout ce qui se passait en dehors de la voiture quand elle s’endormit soudainement.
-Approche-toi, approche-toi, je veux t’enlacer, je veux t’embrasser, je veux te voir, viens à moi, viens me voir , viens je t’en prie…
-Lili, réveille-toi ! Nous sommes devant notre nouvel immeuble.
-Mais quelle était cette voix si mélodieuse dans ma tête ? murmura-t-elle.
Elles sortirent de la voiture pour s’avancer vers ce grand bâtiment blanc d’une vingtaine d’étages. Lili, d’un corps très fin, cheveux lisses et courts, le regardait de ses yeux marrons. Cette dernière ressemblait énormément à sa mère. Alors qu ‘elle observait avec une très grande attention une des fenêtres au quatrième étage, elle sentit un sentiment d’effroi la traverser, même si l’on n’y voyait rien d’intéressant à part un mur blanc. Elle baissa les yeux puis les releva doucement vers la fenêtre quant tout à coup apparut une main très sombre sur le rebord qui la pointa du doigt. Lili effrayée ferma les yeux songeant que cela n’était qu’un rêve.
-C’est ici que nous allons habiter Lili, affirma sa mère.
Elle lui montra la même fenêtre qui l’avait épouvantée. Elle se remit à la regarder avec hésitation mais ne vit que ce mur blanc sans grand intérêt, elle rêvait alors.
-J’ai peut-être des hallucinations, je ferais mieux de me reposer.
La mère de Lili prit de l’avance et se retrouva à l’entrée. Elle l’interpellait mais la jeune fille de seize ans ne cessait de regardait la fameuse fenêtre. Elle se retourna finalement vers la voiture pour vérifier que tout était bien fermé et regardait dans une des vitres son reflet d’un air inquiet quand soudain elle sentit qu’une présence se trouvait derrière, elle essayait en vain de l’identifier à travers le reflet mais n’y parvenait guère. Elle se retourna et aperçut dans l’espace d’un quart de seconde sa mère qui la tua d’un violent coup de hache.
Pendant ce temps-là un cyclomotoriste heurta une voiture de plein fouet à quelques kilomètres d’ici dans une zone inhabitée, ce qui provoqua la mort du conducteur du petit véhicule, l’autre était très blessé et ne pouvait faire aucun effort. Un passant en vélo s’approcha de l’accident et envisagea d’appeler les urgences. Il essayait en vain mais aucune ligne ne passait, il commençait cependant à sentir quelque chose serrer son cou, il ne voyait rien d’anormal mais pourtant c’était comme ci une corde essayait de l’étrangler. Il commença à paniquer et à hurler de douleur, il ne pouvait plus respirer ! Il ne savait plus quoi faire ! Etait-il en présence d’un esprit diabolique ? Il pensa à sa femme pendant quelques secondes et périt sur le coup.
-Lili ! Lili ! Tu viens ?
La salle d’entrée était entourée de murs vifs et carreaux gris dont l’on pouvait remarquer des petites fissures et des traces d’humidité. C’était assez lugubre et n’inspirait vraiment pas confiance. Les vieux escaliers et l’ascenseur se trouvaient tous les deux au fond. La femme commençait à s’inquiéter et s’avançait vers la porte pour aller voir sa fille quand elle l’entendit.
-J’arrive maman, j’étais juste en train de sentir l’air glacial du dehors…
La mère rassurée observait le fond de la salle. Lili arriva avec un petit sourire.
-Tu veux monter par les escalier ou l’ascenseur ?
-Comme bon te semblera chère mère nommée Lina que j’aime de tout mon cœur. Quoique j’ai une préférence pour les escaliers, c’est meilleur pour la santé.
Lina acquiesça avec un air de mécontentement et de stupéfaction, elle ne préférait rien dire et elles montèrent comme prévu par les escaliers et s’arrêtèrent au 3è étage.
-Mais dis moi, ta voix est très bizarre, pourquoi est-elle plus grave qu’habituellement, tu as la gorge enrouée ?
La fille se mit soudainement à courir avec joie, elle s’impatientait de son nouvel habitat. Sa mère ne sut que dire, pourquoi se comportait-elle d’un telle manière ?
-Dépêche-toi mère, ouvre-nous cette porte qu’on en finisse ! hurla-t-elle avec impatience.
Elle l’ouvrit donc, ce dernier était vide avec des murs blancs, on pouvait apercevoir une très grande pièce, sans doute le futur salon et des petites salles pour les chambres, la cuisine et la salle de bain.
Lili, très enthousiasmée se hâta d’aller vers la fenêtre qu’elle avait aperçut depuis le pied de l’immeuble.
-Bien ainsi l’une puis l’autre comme il a été décidé, chuchota-t-elle.
-Nous ne resterons pas longtemps ici, tu voulais le voir avant qu’on y installe les meubles…
Une accalmie se propagea dans l’immeuble, le ciel commençait à sombrer. Lina s’approcha de sa fille qui se comportait anormalement à la fenêtre pour lui demander quelques explications quand une voix de nulle part l’ordonna de ne pas avancer. Tout s’assombrit en l’espace d’une seconde.
-Ne bouge plus ! Ne te retourne en aucun cas ! dit une voix funèbre.
-Qui…qui êtes-vous ? Répondit-elle avec hésitation !
-Moi ? Pourquoi te poserais-tu cette question ? Toi seule peut en tirer la réponse, réfléchis…avoua la voix.
-Je n’en ai aucune idée…pourquoi ne devrais-je pas me retourner ?
-Je ne peux pas te répondre, de toute façon tu ne peux plus bouger.
La femme se débattait mais n’arriverait à faire aucun geste. Que se passait-il ?
-Pourquoi me parler à moi ?
-Approche-toi, approche-toi, je veux t’enlacer, je veux t’embrasser, je veux te voir, viens à moi, viens me voir , viens je t’en prie… chanta une voix aiguë.
-Mais qui chante comme ceci ?
Sur ces mots, tout redevint normal, elle re-aperçut l’appartement, tout était comme si de rien n’était sauf un miroir qui avait remplacé l’emplacement de sa fille et qui couvrait la fenêtre. Intriguée mais en même temps accablée elle se déplaça vers ce dernier comme si une force obscure la poussait, elle avait oublié Lili. Elle se contemplait de ses yeux ahuris car elle ne voyait pas son visage mais se voyait de dos. Elle continua à regarder horrifiée pour essayer de réaliser l’emplacement de la porte d’entrée dans le reflet mais aperçut à la place une ombre noire qui s’approchait d’elle au fur et à mesure que les secondes de sa vie s’écoulaient. Elle tourna sa tête et ne voyait que la porte d’entrée, elle sanglotait à l’idée de se retourner vers ce miroir…pourquoi avait-elle vu ça ?
Elle avait l’impression qu’on la poussait à se retourner, elle fixait la porte d’entrée fermée avec un regard terrifié quand les ténèbres arrivèrent et elle se retrouva dans le noir complet.
-Ne bouge plus ! Ne te retourne en aucun cas ! Ordonna la voix qu’elle avait entendue auparavant.
-Encore vous, mais que me voulez-vous ! Pourquoi tout cela m’arrive ?! cria-t-elle au bord des larmes.
-Vous devriez me remercier, je suis simplement là pour vous aider Lina…
-Vous m’aidez ? Ca n’en a pas du tout l’air, vous m’effrayez plutôt qu’autre chose….et comment connaissez-vous mon nom ? Répliqua la femme.
A ce moment il y eut un silence. Lina s’endormit.
-Mais où suis-je ? Se questionna-t-elle ?
Elle était en effet dans un espace blanc de partout, elle regardait tout autour d’elle puis vit la présence d’un miroir. Elle s’approcha et s’arrêta terrifiée quand elle vit qu’un bras noir et très maigre fit son apparition de derrière et frottait le miroir de ses ongles pointus, le faisant un peu grincer. On ne voyait que la main car le miroir cachait toute l’autre partie de son corps. La jeune femme la fixait attentivement quand celle-ci retira son bras pour se cacher complètement derrière le miroir.
-Maman ? Tu viens ? Viens me voir !
La voix provenait de derrière le fameux miroir. Etait-ce vraiment sa fille ?
Elle fit quelques pas jusqu’à se retrouver à deux mètres de l’objet. La main obscure apparut et la pointa du doigt. Lina paralysée, sanglotait, elle ne voyait toujours qu’un bout de sa main. La voix continua à l’interpeller mais la mère semblait ne plus pouvoir faire le moindre mouvement. Le miroir se mit soudainement à se rapprocher d’elle, la femme ne pouvait toujours pas bouger. Le miroir avançait de plus en plus et allait la heurter, Lina paniqua mais ne pouvait même pas bouger. L’objet était à vingtaine d’elle mais s’arrêta. La main refit son apparition et allait toucher une de ses jambes couverts sa robe, de ses ongles très longs et pointus. Lina épouvantée ferma les yeux et le miroir se brisa. Les éclats se brisèrent sur le sol au moment où elle ferma les yeux. La créature quant à elle avait disparu.
Elle se réveilla brusquement dans l’appartement encore tout noir. Que s’était-il passé ? Avait-elle fait un rêve ? Quelle était cette chose ? Elle tenait étrangement la poignée d’un porte.
Elle entendit à ce moment là des bruits de chaussures, ceux-ci provenaient de derrière où le miroir y était. La pauvre femme s’affolait, elle ne voyait rien et ne pouvait pas bouger. Elle sentait qu’elle était en présence de quelque chose de maléfique.
-Maman ? Où-es-tu ? Je suis derrière la porte d’entrée mais elle est verrouillée, je ne peux rentrer.
-Chérie, essaye d’enfoncer la porte ! Aide-moi !
-Je n’y arrive, je vais chercher des secours !
Lina perdit soudainement la voix lorsqu’elle s’apprêtait à parler, aucun son ne voulait sortir de sa bouche et les pas se rapprochaient de plus en plus, qu’allait-elle faire ?
La lumière revint tout à coup et l’on voyait que la femme fermait ses yeux. Elle regagna la voix par miracle.
-Maman, je suis derrière-toi, regarde moi, tout est fini…dit la fille d’une voix douce.
Sur ces mots, la femme qui était collé à la porte commença à se retourner mais s’arrêta et ouvrit la porte. Elle y trouva un miroir et horrifiée, ne vit pas son reflet mais le cadavre de sa fille dedans.
-Maman, retourne-toi s’il te plait.
La femme ne pouvait parler, elle voyait sa fille, là par terre mais l’entendait parler comme si elle était encore en état.
-Maman, retourne-toi !
-Qui es-tu ! vociféra-t-elle en pleurant.
-Je suis ta fille ! Retourne-toi !
Lina se retourna alors…
A ce moment-là, un petit garçon aux cheveux noirs au pied de l’immeuble observait la lune de ses yeux verts émeraude.
-La nuit tombe si vite ces temps-ci.
Aucune étoile ne décorait le ciel et la lune était à son quart.
-Mais qu’est ce que…?
Une violente bourrasque redressa ses long cheveux raides, il regarda en direction de cette dernière, elle provenait de l’immeuble en question. Il y entra avec ébahissement, il alluma la lumière et le vent frappa de nouveau depuis les escaliers. Etrangement, sa curiosité avait pris le dessus sur sa frayeur. Le garçon assez ténu progressa jusqu’au troisième étage. Il provenait de derrière une porte. Le jeune garçon prit la poignée et se munit de son pistolet à eau, l’inconvénient restait qu’elle était verrouillée.
-Comment vais-je rentrer, je veux voir ce qu’il se trouve derrière ! Gronda-t-il.
Tout ceci l’excéda et il redescendit l’escalier. Il descendit à peine du troisième étage que le coup de vent réapparut en sens inverse. Le garçon se retourna.
-Mais quel est ce bruit ?!
Il entendit le cri perçant d’une fille qui semblait être emportée par le vent. On ne voyait que deux mains noir qui se cramponnaient à la rambarde. Le reste était caché par le mur.
Le garçon s’élança à son secours même s’il était à contre-sens du vent. Il continua à avancer plus que déterminé. Arrivé en haut après beaucoup d’effort, il entreprit de vérifier si la personne allait bien mais resta figé.
Il semblait qu’un miroir qui était précisément à l’emplacement de la porte qu’il n’avait pas pu ouvrir aspirait le vent. Le vent s’arrêta. Il baissa les yeux pour aider la personne qui était couverte de la tête aux pieds par un drap blanc mais n’eut même pas le temps de le soulever que l’immeuble se retrouva dans le noir complet en une fraction de seconde.
Voilà, il y a une suite que je posterai d´ici demain ou ce soir.
Dommage je l´ai déjà lue.
Elle est géniale. =)
ouaaw j´ai tous lus, mais c´est pas toi qui a fait tous sa ![]()
Si si c´est bien lui. ^^
il est très fort...futur écrivain peut-être ![]()
Je l´espère fortement !
Elle **, pas lui. -_-
Je tiens déjà à dire que je ne copierai jamais les oeuvres de quelqu´un d´autre. Ca n´a aucun intérêt, c´est vraiment bête, minable, même choquant, c´est se rabaisser d´une certaine manière. Je n´oserai jamais faire une chose pareille, cela mérite d´être puni.
Ensuite, on ne dit pas "il" ni "lui" je ne suis pas un garçon.
Sinon, je ne suis pas très forte, il y a pleins de fanfics qui sont meilleures =).
Je ne vois que celle de tornado et celle de kalista.
Oui "elle" désolé.
C´est vrai y a un bon style d´écriture, bravo
L´introduction fait réfléchir, c´est pas mal.
Merci pour les commentaires, je poste le chapitre deux.
Bonne lecture.
Chapitre 2 : Christelliana.
La nuit venait de tomber, les gens rentraient chez eux après une longue journée de travail soulagés, les enfants ne jouaient plus dehors, pourtant la soirée ne faisait que commençait, en particulier pour une jeune étudiante...
Christelliana était dans sa chambre en train de lire un livre, assise sur son lit. La pièce où elle se trouvait était assez étroite, on pouvait voir une étagère remplie de livres, un petit bureau ainsi qu’une petite armoire turquoise qui la meublait.
Cette jeune demoiselle brune et ténue était passionnée par les livres et vivait seule dans son appartement. Des larmes commençaient à couler de ses yeux mauves, elle venait de finir son livre.
Elle avança quelques minutes après vers l’unique fenêtre entourée de murs émeraudes. Dehors, la lune était à son quart, il devait être vingt heures. On entendait la tumulte qui se dégageait de chez les voisins ainsi que les klaxons des divers voitures.
-Quel plaisir d’habiter en plein centre ville, il fait si calme , commenta-t-elle ironiquement, bon le journal va commencer dans quelques minutes.
Quelqu’un sonna à la porte. La fille marcha vers cette dernière et l’ouvrit.
Une petite fille rousse d’au moins sept ans lui annonça qu’elle ne trouvait plus le numéro de son appartement.
-Tu habites quel numéro ?
-Au numéro 52, répondit-elle.
-Bon je vais t’y emmener, ne t’inquiète pas, on va le retrouver, rassura-t-elle.
Christelliana ferma la porte à clé puis accompagna la jeune enfant à l’étage du dessous. Elles descendirent les escaliers tout en discutant et arrivèrent à destination.
-Nous sommes arrivées, mais dis-moi ? Pourquoi tes parents te laissent dehors à cette heure-ci ?
-Ils m’ont dit d’aller acheter des piles, sinon merci madame de m’avoir accompagnée.
-Ce n’est rien voyons, tu peux m’appeler Christelliana…quel est ton prénom à toi au fait ?
-Judith. Au revoir.
Sur ces mots la fille entra puis referma la porte. La demoiselle rentra chez elle.
Après être rentrée, elle se dirigea vers la salle de bain pour se rafraîchir puis vers le salon assez grand. Parsemé de fauteuils marrons, d’une table où était exposé divers documents ainsi que quelques meubles. Elle le contempla quelques secondes pour vérifier que tout était en ordre puis s’installa sur un fauteuil et alluma la télévision.
-Hum, pile à l’heure pour les informations.
La jeune fille de dix neuf ans fixait la télé avec stupeur. En effet, il y avait eu un accident. Un journaliste expliquait que deux voitures s’étaient heurtées, que le conducteur de la plus grosse voiture était blessé mais malheureusement l’autre, était mort.
Ils avaient aussi repéré le cadavre de quelqu’un à quelques mètres avec son vélo. Il n’ y avait aucune trace qui puisse faire deviner sa mort, ce qui laissait tout le monde perplexe.
-C’est étrange tout ça…
Elle éteignit la télévision et partit s’allonger sur son lit.
-Je ferais mieux de dormir, demain sera une grande et difficile journée.
Dans la nuit, elle se leva pour aller boire un verre d’eau puis repartit dans son lit. Elle essaya en vain de se rendormir mais impossible, quelque chose semblait la préoccuper.
Elle entendait des gouttes qui provenaient sans doute du robinet de la salle de bain. Elle partit donc le refermer, l’accalmie revient quand le robinet se remit à marcher. Elle l’éteignit encore une fois puis repartit dans son lit.
-Toujours ce problème de robinet, je vais encore devoir appeler le plombier.
Le lendemain, elle se réveilla en douceur. Elle n’avait jamais si bien dormi.
-Aujourd’hui, le grand jour !
A ce moment, le téléphone sonna. Elle se précipita vers le salon pour y répondre, c’était son père.
-Salut Christelliana, c’est ton père, j’ai essayé de joindre ta mère et Lili mais aucun de leur portable ne répondait. Je suis très occupé et indisponible à cause de mon travail en ce moment donc je ne pourrai pas aller vérifier si elles vont bien. Si tu pouvais aller leur rendre visite cette après-midi…dit-il d’une voix grave et inquiète.
-Euh moi non plus, je ne sais pas si j’aurai le temps, c’est à soixante-dix kilomètres environ et je n’ai pas de voiture, je ne pourrai que demain je pense.
-D’accord, fais comme tu peux, j’espère qu’il ne leur ait rien arrivé.
-Mais ne t’inquiète pas, je suis sûre qu’elles vont très bien, j’irai leur rendre visite dans le nouvel appartement. Je vais devoir par contre te laisser, je dois aller me préparer pour aller à l’université. Au revoir.
-Au revoir, bonne journée.
Elle raccrocha puis progressa en direction de la douche. Après s’être préparée, elle prit quelques gâteaux avant de sortir de chez elle. Elle ferma l’appartement et prit l’ascenseur.
-Génial d’habiter au quinzième étage de cet immeuble.
L’ascenseur arrivé au huitième étage, une vieille dame y entra.
-Bien le bonjour, jeune demoiselle ! Comment allez-vous ?
-Euh…je vais très bien merci.
-Qu’est ce qu’une jolie demoiselle comme vous va faire de si bon matin ?
-Je vais travailler, répondit Christelliana.
Aussitôt l’ascenseur arrivé en bas, elle se précipita vers la sortie pour aller prendre le bus. La dame âgée, elle, avançait très lentement et continuait de la fixer.
Dehors, il faisait très beau. Elle se trouvait dans l’une des villes les plus animées d’Artaney.
Les rues étaient parsemées d’habitants et de maisons. On y trouvait de magasins de toute sorte ainsi qu’un très grand parc au centre où se réunissaient les amoureux. Il y faisait vraiment bon à y vivre, Christelliana se dirigeait avec sourire tout en respirant la brise qui traversait ses oreilles blanches. Elle aboutit finalement à l’arrêt de bus après une petite marche, celui-ci était vide et entourée de plusieurs habitations, elle aimait cet endroit car il était considérablement fleuri et agréable. Elle admira le soleil toujours aussi majestueux puis s’assit et attendit patiemment sur un banc à côté de l’herbe.
-Je crois que je suis en avance, il n’arrivera comme d’habitude, pas avant une quinzaine de minutes.
-Chocolat! C’est bien toi ma petite Chocolat !
La voix provenait de derrière, la jeune fille se remémora ce surnom affectif, une seule personne l’appelait d’une telle manière. La voix très douce continuait de l’appeler puis l’étudiante se retourna. Elle aperçut bel et bien sa meilleure amie, elle se dressait de ses très longs cheveux qu’elle avait teinte en bleu, très grande et âgée comme elle de dix neuf ans, elle avait énormément maigri depuis qu´elles ne s´étaient pas vu. Celle-ci s’élança vers Christelliana avec une grande enthousiasmie.
-Lilo c’est bien toi ! Comme tu as changé ! Tu es magnifique ! S’écria t-elle avec émerveillement.
-Toi aussi ! Je suis vraiment contente de te voir depuis toutes ces années.
Les deux filles discutèrent pendant une dizaine de minutes quand le bus arriva.
-Je suis désolée, je dois absolument partir! File-moi ton numéro !
-Moi aussi, je dois déposer quelque chose chez ma tante ! J’aurais bien aimé t’accompagner !
Elles s’échangèrent vite leur numéro de téléphone puis partirent chacune de leur côté.
Dans le bus, assise sur un siège juste derrière le conducteur, elle entendit deux autres individus discuter près d’elle à propos de l’université, il disaient qu’elle était fermée. Lilo commença alors à s’inquiéter et les questionna à ce moment.
-L’université est vraiment fermée ? Aujourd´hui ? Comment le savez vous !?
-Oui, c’était marqué dans le journal mademoiselle, répondit l’un d’eux.
-Oh, je ne l’avais même pas vu, merci pour l’information.
Arrivée au point de destination elle put constater que l’université était effectivement fermée pendant une journée comme il était marqué sur un papier accroché au portail. Elle observait ce vaste bâtiment rouge qui d’habitude était envahi de personnes. Il était si isolé ce jour-là.
-Bon, je vais aller acheter un livre alors.
Elle se dirigea vers le centre commercial, à mi-chemin alors qu’elle était enfin arrivée au plus profond de la ville, son portable sonna. Il affichait le numéro de Lili, elle répondit mais il se trouva que le cellulaire brouillait si fort qu’elle n’entendit rien. Elle essayait sans succès d’avoir le contact avec sa sœur mais le cellulaire n’avait déjà plus de batteries.
-Ca commence à m’inquiéter tout ça, heureusement demain, j’irai les voir vu que c’est le week-end.
Elle déboucha au centre commercial. Toujours aussi gigantesque et peuplé de plus d’un millier de voiture, il était considéré comme le plus grand de toute la région.
Elle entra par une des portes tout en esquivant les innombrables personnes qui se bousculaient. Il y avait énormément de monde, avantageusement la librairie était près de l’entrée.
La jeune fille se retrouvait enfin dans son univers, celui des livres, elle admirait cette vaste librairie. On ne voyait que des livres, de toute sorte, partout sur les étagères et les tables. C’était le paradis incarné. Christelliana se hâta vers la section roman pour en acheter quelques uns.
-Oh, mais où se trouve ce livre ?
-Mademoiselle vous avez besoin d’aide ? Questionna une dame.
Elle lui expliqua donc le livre qu’elle désirait. La conseillère rousse se mit à chercher dans la réserve.
Elle attendit quelques minutes puis commença à s’impatienter. L’enfant rousse qu’elle avait vu la veille réapparut.
-Oh que fais-tu là toi ?
-Ben, je suis avec ma mère, elle travaille ici, c’est celle qui vient de te conseiller.
-Oh je vois, elle a l’air gentille en tout cas.
A ce moment, la mère de l’enfant arriva d’un air désolant.
-Je suis navrée, il n’y a aucun exemplaire de livre que vous désirez. Vous voulez peut-être quelque chose d’autre ?
La conseillère distingua à ce moment sa fille qui se cachait derrière les livres. Celle-ci la sourit et lui fit signe de ne pas s’aventurer très loin.
La demoiselle acquiesça après avoir entendu la question et lui demanda un autre, celle-ci pour la seconde fois ne trouva rien de ce qu’elle voulait.
-Ce n’est rien, je vais y aller, merci, au revoir madame et Judith…
-Vous connaissez ma fille ? Interrogea-t-elle avec stupéfaction.
-Oui, nous avons fait connaissance quand je l’ai aidée à rentrer chez elle hier soir.
-Oh, pourtant elle était bien avec nous dans le salon toute la soirée !? Comment se fait-ce ?
-J’affirme l’avoir aidée, je n’ai pas pu rêver madame. répliqua la fille de dix neuf ans.
Elle ne riposta pas et la jeune fille quitta la librairie sur le champ, cependant à l’entrée une fille semblait l’attendre. C’était Lilo qui dégustait un croissant.
-Oh, re-bonjour Lilo.
-Ah, te voilà toi ! Je t’avais vu de loin depuis l’entrée mais je ne pouvais pas entrer car je mangeais. Viens, on va marcher !
Christellinana acquiesça et elles flânèrent dans le centre commercial tout en racontant leur vie. Elle s’assirent sur un banc.
-Quand est-il de ta famille au fait ? demanda Christelliana.
-Eh bien, depuis que je vis seule dans mon appartement, ma mère qui a divorcé est partie avec mon petit frère à Larkhanda. Ils ont emménagés dans une petite maison.
-A Larkhanda…quelle coïncidence, ma famille aussi a décidé de déménager là-bas, je n’ai toujours pas réussi à les joindre par contre, ajouta Christelliana.
-Moi aussi étonnamment, aucune ligne ne passe dans cette ville on dirait, je vais peut-être y aller pour voir plus clair.
-Tu ne veux pas qu’on y aille toutes les deux demain ?
-Oui, pourquoi pas, après tout je commence à m’inquiéter au sujet de ma famille, ça fait si longtemps qu’on est pas sortie ensemble aussi. J’ai ma voiture en plus, répondit Lilo.
Elles continuèrent à discuter jusqu’à qu’il soit douze heures.
-Je vais devoir te laisser, j’ai été vraiment contente de pouvoir te parler, on s’appelle.
Après s’être saluées elles partirent chacune de leur côté.
L’étudiante sortit du centre commercial et rentra chez elle.
De retour à la maison, elle plongea sur son lit et ferma les yeux, elle était exténuée après avoir tant marché. Elle se reposa puis se réveilla vers cinq heures du soir.
-Que vais-je faire à manger ? Hum, j’aimerais bien manger une pizza, se disait-elle.
Elle prit l’annuaire qui se trouvait sur ce bureau et demanda à livrer une pizza. Vingt minutes après, on sonna à la porte, ce devrait-être le livreur.
Elle ouvrit pour la récupérer et par sa grande surprise, c’était Pamplemousse, un élève de son université avec qui elle parlait quelques fois. Celui-ci était un petit brun aux yeux marrons vêtu d’un costume rouge de travail. Il avait l’air essoufflé à première vue.
-Salut Pamplemousse !
-Salut Christelliana, quelle surprise de te voir !
-Tu ne veux pas un verre d’eau ? Tu as l’air las.
-Je veux bien merci.
La fille donna le verre d’eau au garçon qu’elle avait prise dans le salon.
-Tu travailles donc à la pizzeria ?
-Oui, c’est un petit boulot comme ça. Je dois par contre y aller, j´ai encore du travail, avoua-t-il après avoir finir le verre.
Pamplemousse et Christelliana se saluèrent puis elle referma le porte. Elle partit dans le salon pour manger la pizza royale, elle découvrit alors une petite tâche noire en passant par le miroir et s’imposa d’aller la nettoyer dés qu’elle aurait mangé. Elle alluma ensuite la télévision.
-Pourquoi toutes les chaînes brouillent ?
Elle changea de chaîne jusqu’à trouver une où l’on ne voyait que du blanc, cette image était très ambiguë. Elle éteignit la télé puis tourna la tête vers le miroir en face de la télé et nettoya avec un chiffon la tâche noire qui ne cessait d’attirer son attention.
-Mais cette tâche ne s’enlève pas !
Elle examina à travers le miroir quelque chose sur sa joue et aperçut que la télévision était allumée, néanmoins, on voyait toujours cet écran blanc accompagné cette fois-ci d’un espèce de vitre, un miroir plus précisément.
Elle tourna le visage, la télévision était éteinte.
Elle regarda l´écran terrifiée puis se précipita dans son lit. Elle ne cessait de repasser ce qu´elle avait vue dans sa tête jusqu´à ce qu´elle ferma les yeux une dizaine de minute après.
Vers neuf heures du soir, elle n’avait déjà plus sommeil car elle avait dormi toute l’après-midi. Elle entreprit d’aller chercher une part de pizza dans le salon et éventuellement un médicament puisqu’elle commençait à avoir des maux de tête. Son portable à ce moment là, se mit à vibrer, elle avait reçu un message de Lilo « Demain à huit heures trente, c’est toujours bon pour toi ? moi c’est bon ». Elle lui envoya ensuite un message pour confirmer qu’elle pouvait aussi venir. Elle mangea et prit un médicament comme prévu, se doucha puis lit un livre dans les couvertures de son lit. Elle rangea peu de temps après son livre et s´allongea tout en repensant à ce qu´elle avait vu dans le salon.
Elle s´endormit finalement.
Il est mieux comme ça, ce chapitre, je trouve. =)
je l´ai déjà lu quelque part, mais je sais plus où! ![]()
En tout cas elle est superbe ![]()
Tu l´as déjà lue sur diamant ! ^^
Merci de vos commentaires.
Je posterai le prochain chapitre bientôt, il n´a pas encore été corrigé ^^ mais dès que j´aurai remédié à cela, je le ferai.
Je suis au dernier chapitre pour ceux qui veulent savoir, je le posterai d´ici moins d´un mois car c´est le plus compliqué à expliquer.
Pour vous dire en gros que je n´abandonne pas l´affaire et continue cette fics jusqu´au bout.
J´attends comme toujours de la part de vous des commentaires ( négatifs si possibles pour me permettre de m´améliorer ) et ne soyez pas découragés par la longueur des chapitres ![]()
Comme tu le sais je ne le suis pas.
Désolé, je n´arrive pas à trouver de défauts à ta fics ...
Voilà le chapitre 3, bonne lecture
Chapitre 3 : Ténèbres.
-Huit heures, Lilo arrive dans trente minutes.
La jeune fille regarda au bord de la fenêtre et respira l’ai glacial du matin. Dehors, le ciel était bleu, les voitures peu nombreuses.
Elle se baigna quelques minutes après. Habillée, avec un jean et une chemise noire, elle jeta un coup d’œil au robinet qui fonctionnait comme par magie normalement puis se dirigea vers le salon. Elle prit un petit déjeuner exquis comme elle aimait tant puis entendit la sonnerie à huit heures trente comme prévu. Elle progressa jusqu’à la porte pour faire entrer Lilo. Celle-ci, souriante, était vêtue d’un pantalon noir et d’un haut rouge.
-Salut Lilo, installe-toi dans le salon, je prépare mes affaires.
La fille de dix neuf ans s’assit sur un fauteuil. Elle observa les alentours et aperçut une tâche sur le miroir qui l’intrigua. Face au miroir, elle caressa ses long cheveux bouclés puis essaya d’enlever la tâche. Elle n’y parvenait guère. Elle insista jusqu’à ce que Christelliana l’appela :
-Lilo, tu viens ? Je suis prête.
-J’arrive, répondit-elle.
Christelliana ferma la porte et elles parcoururent le couloir jusqu’à l’ascenseur. Elles entrèrent dans l’engin puis l’une l’actionna. Au huitième étage, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent puis se refermèrent.
-Pourquoi s’est-il arrêté ?
-Je n’en sais rien du tout, peut-être un défaut, dit Lilo.
-Je me rappelle maintenant, hier, une dame très bizarre s’y était arrêtée.
-Ah bon ? Ceux sont de simples coïncidences.
-Si tu le dis. J’ai vu sinon quelque chose de très étrange, j’ai allumé la télévision, toutes les chaînes brouillaient sauf une avec un écran tout blanc. Je l’ai alors éteinte puis j’ai vu une tache, et vu que je suis très maniaque, je me suis empressée de la nettoyer, alors j’ai vu la télévision allumée dans le miroir, un écran blanc avec une vitre dedans. Je l’avais pourtant éteinte !
-Mais, tu ne t’es pas retournée pour voir si elle était allumée lorsque tu ne regardes pas à travers du miroir ? Tu as dû peut-être la rallumer entre temps…
-Non, quand je me suis retournée, la télévision était éteinte, je ne l’avais quand même pas allumée entre temps, je m’en souviens parfaitement, riposta Christelliana.
-C’est vraiment bizarre tout ça, je veux bien te croire.
-On ne dirait pas, de toute manière, personne ne croit à ce genre d’événement.
-Mais si, moi je te crois, après tout tu es mon amie.
Elles se turent pendant que l’ascenseur descendait.
Arrivées en bas, elles sortir de l’immeuble en silence et parcoururent jusqu’à la petite voiture blanche de Lilo garée à côté du trottoir. Elles y entrèrent.
Quelques heures après, elle arrivèrent dans une forêt très lugubre. Christelliana regardait les arbres d’un air inquiétant.
-Nous arrivons dans quelques minutes, s’exprima Lilo.
-Oui, j’ai l’étrange impression que quelqu’un nous suit.
-Ah bon ? Moi je ne vois rien de surnaturel.
-Si tu le dis…j’ai complètement oublié d’appeler mes proches pour les avertir qu’on allait leur rendre visite !
Elle leur téléphona mais rien ne répondait puis en fit de même pour la famille de Lilo mais rien ne passait.
Elles se turent chacune jusqu’à l’arrivée au Village de Larkhanda. Une ville assez isolée, on ne voyait
aucun habitant dehors ni animation, les maisons et immeubles semblaient inhabités.
-Cette ville n’est pas très accueillante, elle me donne des frissons, avoua la conductrice.
-Moi aussi, on passe d’abord voir ma famille ?
-Oui, c’est plus près.
Elles aboutirent finalement à l’immeuble où avaient emménagé Lili et sa mère. Celui-ci était immense, les deux filles sortirent puis regardèrent aux alentours.
-Oh, c’est la voiture de ma mère, dit-elle en se précipitant vers l’engin.
Elles continuèrent à observer puis Lilo reçut un coup de téléphone.
-Ne m’attends pas, rentre toujours dans l’immeuble.
Christelliana s’aventura donc dans le bâtiment.
-Ils doivent être au troisième étage si je m’en rappelle bien.
Le bâtiment était vraiment lugubre, elle monta les escaliers avec un sentiment d’effroi. Au deuxième étage, elle aperçut quelqu’un de dos vêtue d’une robe noire qui ressemblait à sa sœur, elle l’appela mais celle-ci continuait de monter avec lenteur jusqu’à ce que le mur finit par totalement la cacher. La grande sœur qui était resté figée monta à son tour, elle avait hélas disparu. Elle arriva au troisième étage et s’apprêta à aller voir ses proches, elle vit une porte et un miroir face à face, la porte menait à l’appartement des voisins mais à l’emplacement du miroir se trouvait sa famille comme il était indiqué. Que faisait ce miroir ici ? Il bloquait la porte. Elle s’approcha de celui-ci et appela sa mère et sa sœur, personne ne répondait. Elle colla son oreille sur le miroir pour essayer d’entendre quelque chose quand quelqu’un se mit à cogner de derrière la porte.
-Lili ? Maman ?
Elle commença à reculer avec peur et heurta sa sœur. Le visage un peu défiguré et noir. Elle semblait exaspérée.
-Oh, Lili, c’est bien toi ?!
Elle l’enlaça, néanmoins cette derrière ne répondit pas.
-Mais pourquoi tiens-tu cette hache à la main ? Qu’est ce qui t’est arrivé au coup ? reprit Christelliana.
A ce moment, elles se retrouvèrent dans le noir, on ne voyait plus rien, plus le couloir. L’aînée terrifiée essaya d’allumer sa lampe de poche mais n’y parvenait guère. Elle tenta d’appeler sa sœur mais elle ne répondit pas. Quelque chose à ce moment la poussa vers l’emplacement du miroir, la jeune fille se débattait mais n’y arrivait pas. Elle s’approchait de plus mais ne le heurta pas, elle avait l’impression de passer à travers. Elle ne voyait rien du tout, c’était le noir complet.
-Approche-toi, approche-toi, je veux t’enlacer, je veux t’embrasser, je veux te voir, viens à moi, viens me voir , viens je t’en prie…
-Mais qui parle ? s’exclama-t-elle terrorisée.
Tout redevint à ce moment normal, elle se trouvait dans l’appartement en question, et vit sa mère de dos sur le rebord de la fenêtre.
-Maman ? Que fais-tu ? S’écria-t-elle en s’approchant d’elle.
Celle-ci semblait retenir quelque chose. Au fur et à mesure qu’elle avançait, tout devenait sombre, elle se trouvait à quelques mètres de sa mère mais ne voyait plus rien. Quelque chose l’arrêta, elle semblait paralysée. A ce moment-là elle entendit une voix derrière.
-Qui êtes-vous ? demanda-t-elle.
La salle s’éclaira, elle pouvait enfin bouger. Elle se retourna et resta horrifiée et figée. Elles voyaient là, par terre, deux personnes, l’une avec des cheveux longs et lisses, l’autre avec des cheveux courts et lisses. On voyait juste des mains noires avec une hache dans la main et des vêtements noirs. Elles se dirigeaient vers elle, le corps tout aplati sur le sol, en frottant leur ongle par terre pour essayer de progresser. Christelliana paniqua, elle recula jusqu’à la fenêtre. Elles n’étaient qu’à quelques centimètres d’elle, elle se tourna vers la fenêtre mais aperçut un miroir à la place. Elle ne voyait pas son regard mais ses cheveux, elle se voyait de devant-derrière. La jeune fille effrayée en resta taciturne jusqu’à ce qu’elle sentit que quelque chose touchait son bras. Elle sursauta, elle avait oublié leur présence. Alarmée, elle se débattait mais l’une des personnes étranges ne cessait de s’agripper à sa jambe droite de son bras noir. Elle ne savait plus quoi faire, ces gens ressemblaient considérablement à sa sœur et sa mère mais ils ne pouvaient pas l’être. La salle re-sombra à ce moment. Christelliana sentit que la main ne la touchait plus. Celle-ci ne voyait plus rien, elle était horrifiée par tout ce qu’il se passait. Elle avançait sans savoir où elle allait, elle n’arrivait plus à se remémorer l’endroit où était la porte. Elle marchait désorientée jusqu’à ce qu’elle entendit une voix.
-Christelliana ! Ne bouge plus ! s’exclama la voix grave.
-Mais qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon nom ?
-Ca n’a pas d’importance, sortez de cette immeuble !
-Je ne trouve pas la sortie !
-Dirigez-vous vers la fenêtre derrière vous et sautez !
-Mais quelle fenêtre ? Pourquoi devrais-je la sauter ?
Elle recula et tout s’éclaircit. Elle put alors voir sa mère et sa sœur qui la scrutait.
-Maman ? Lili ?
Elle s’approcha d’elles car ces dernières ne répondaient pas. On l’appela soudainement dehors. Cette dernière ne comprenait pas pourquoi une fenêtre était là, à la place du miroir.
Elle oublia alors la présence de ses proches et se précipita vers la fenêtre. C’était Lilo.
-Chocolat descends vite !
-Pourquoi ?
-Descends je te dis !
-Bon j’arrive.
Christelliana se retourna, elles avaient disparu. Cette dernière était bloqué dans la salle, un miroir se trouvait toujours à l’emplacement de la porte. Elle frappa de toutes ses forces la vitre qui ne cédait pas. Elle repartit vers la fenêtre.
-Lilo je suis bloquée ! Un miroir bloque la porte !
-Ne bouge pas! Je viens ! répondit-elle.
La jeune fille entra dans l’immeuble puis monta les escaliers. Au deuxième étage, elle aperçut son frère qui y descendait.
-Cacao ! Qu’est-ce que tu fais là !
Silencieux, il continuait à avancer vers elle. Lilo continuait de lui parler, mais Cacao taciturne continuait d’avancer en la scrutant.
-Mais qu’est-ce que tu tiens derrière tes mains?
On voyait en effet quelque chose dépassait de son dos. On ne pouvait pas le reconnaître. Celui-ci se mit à reculer. Lilo qui était restée figée se mit à se suivre mais il avait déjà disparu. Elle monta au troisième étage en essayant de retrouver son frère.
-Lilo ! Tu es là ! s’écria Christelliana qui l’avait entendue.
-Oui ! Mais je ne vois pas de porte ! Il y a un miroir là où je t’entends !
Elle s’approcha du miroir, cependant quelque chose la veillait derrière. Elle se retourna mais aucune trace.
-Chocolat ! Cet immeuble est vraiment bizarre ! Je vais frapper chez les voisins pour leur demander s’ils n’auraient pas un objet pour casser le miroir !
Elle cogna à la porte voisine mais personne ne répondit. Le bâtiment semblait si vide. Elle cogna à plusieurs portes pourtant elle n’avait rien en retour. Elle repartit vers le miroir quand une espèce d’ombre noire flottante d’une forme humaine semblait s’y échapper.
-Mais quelle est cette chose !
Elle recula, l’ombre s’avançait toujours vers elle, flottant à une dizaine de centimètres du sol. Elle descendit promptement les escaliers terrifiée et se retourna pour voir si elle suivait toujours. Par sa grande surprise elle reconnut son frère de treize ans. Celui-ci avait la peau toute noire, comme si on l’avait peinte, habillé tout en noir, cheveux noirs, seuls ses deux yeux verts brillaient. Il la fixait le regard sérieux.
-Mais qu’est-ce qu’il t’est arrivé !
Cette fois, au lieu de simplement lui parler, elle s’élança vers lui pour l’enlacer. Elle le prit dans ses bras et le rassura. Elle vit alors la présence d’une hache derrière son dos. Ses yeux de marrons commencèrent à s’agrandir, elle se demandait pourquoi il avait cette hache. Son frère se comportait si bizarrement.
Elle se mit à reculer quand celui-ci continuait à s’approcher avec la hache qu’il avait mis contre son ventre. Elle entendit Christelliana hurler. Lilo ne savait plus vraiment quoi faire, elle faisait marche arrière quand elle heurta quelque chose. Elle se retourna, on voyait une personne d’au moins un mètre soixante couverte par un draps blancs, on ne pouvait voir que ses pieds noirs, sombres.
Lilo qui était restée bouche bée quelques secondes se plaqua contre un des murs, encerclée.
-Cacao mais que se passe-t-il !?
Elle n’eut aucune réponse, Cacao brandit sa hache devant elle et l’autre étrange personne s’approchait à pas très lents.
De son côté Christelliana était toujours enfermée dans l’appartement à l’entrée, seule une fenêtre lui permettait de s’évader. Elle appelait Lilo mais finit par cesser. La fille s’approcha de la fenêtre. Elle regardait le sol ; elle avait l’impression d’être encore plus à hauteur.
-Approche-toi, approche-toi, je veux t’enlacer, je veux t’embrasser, je veux te voir, viens à moi, viens me voir , viens je t’en prie…
Christelliana se retourna, elle est toujours toute seule dans la salle qui commençait à sombrer.
-Oh non pas encore.
Alors qu’elle s’inquiétait, elle n’avait pas vu qu’une espèce d’ombre se trouvait dans le miroir à l’entrée.
Quelques secondes après, elle se retrouva dans le noir complet. Elle se remit à crier le prénom de son amie, angoissée. Elle commença cependant à fatiguer, de plus en plus exténuée, elle finit par s’endormir sur le sol.
Je ne vois rien à dire
, ta fic est trés bien réussie! ![]()
Chapitre 4 : Reflet.
Elle se réveilla, sur un sol gris. Elle retrouva ses esprits et put constater qu’elle était au pied de l’immeuble, il faisait jour. Elle entendit quelque chose et regarda en la direction. A quelques mètres d’elle, se trouvait sa sœur. Cette dernière regardait la voiture quand une étrange personne couverte d’un drap blanc et dont des pieds et mains noires dépassaient s’approcha d’elle. Cette dernière tenait une hache. Christelliana appela Lili mais celle-ci ne répondit pas. La personne était à quelques mètres d’elle puis leva la hache. Christelliana se précipita à ce moment pour l’empêcher mais lorsqu’elle voulut la pousser, elle traversa son corps. La jeune fille qui s’arrêta dans sa course n’assimilait toujours pas ce qu’il s’était passé. Elle se retourna, elles avaient disparu.
Elle s’approcha de la voiture et regarda au dessous. Comment avaient-elle pu se volatiliser si vite ?
Elle entendit ensuite la voix de sa mère et sa sœur dans l’immeuble. Elle s’en approcha et entra. Dedans, elle vit sa mère qui montait les escaliers, elle s’élança vers elle tout en l’appelant mais elle semblait ne pas l’écouter. Elle monta à son tour les escaliers et arriva devant l’appartement.
Là, elle scruta sa mère qui s’approchait d’une personne qu’elle ne pouvait distinguer. Elle redécouvrit la personne couverte d’un drap blanc de tout à l’heure. Elle cria sa mère pour lui dire de ne pas le faire, elle n’entendait hélas toujours pas.
La salle sombra et elle perdit conscience. Elle se releva, elle était plaquée contre un mur dans la salle, elle n’arrivait plus à bouger. Sa mère regardait la porte d’entrée avec horreur, sa sœur était par terre, énormément de sang coulait et le personnage sous les drap blanc près de la fenêtre. Elle ne pouvait qu’observer cette scène, elle ne pouvait parler ni bouger. Lina se retourna et commença à s’étouffer, quelque chose serrait son cou. Elle s’évanouit sous la douleur. La jeune fille terrifiée lâcha plusieurs larmes, elle ne comprenait plus rien du tout.
-L’une…puis l’autre.
La personne avec le corps voilée avait pris deux tons différents. L’un aigu, d’une voix de petite fille et l’autre grave d’un homme. Comment avait-elle pu faire ça aussi bien ?
Elle s’approcha soudainement de Christelliana et tout devint blanc. La jeune fille s’évanouit.
Ranimée, elle était devant la porte d’entrée de son appartement, il était vingt heures sur l’horloge. Elle regarda les lieux stupéfaite tout en se demandant comment elle avait atterri chez elle. Quelqu’un sonna et elle ouvrit.
-Je ne trouve plus mon appartement !
Christelliana ferma la porte avec hâte, elle avait vu la même personne couverte par un drap blanc. Elle se remémora ce que la femme de la librairie lui avait dit, elle avait raison. Ce n’était pas sa fille, mais pourquoi l’avait-elle vue auparavant ?
-Mais, le robinet qui ne marchait pas, c’était elle, ce que j’ai vu dans la télévision, cela pouvait aussi être elle ? Et la voix grave que j’entendais toujours dans le noir, elle avait la même voix que mon père maintenant que je me souviens, c’était cette créature j’en suis sûre. Mais je ne comprends plus rien, comment a-t-elle fait…
La jeune fille désemparée ne savait que faire, elle ne savait plus si c’était la réalité, qu’était-ce cet être ?
Une grande fatigue l’envahit soudainement et elle s’endormit.
-Christelliana ?! Christelliana ?!
La fille de dix neuf ans se réveilla à nouveau, dans le noir.
-Mais qui parle !?
-C’est nous, Lili, Cacao et Lina, ajouta Lina.
-Mais où êtes vous ? Où sommes-nous. Je ne vois rien.
-Nous sommes dans l’appartement, tu as sommeillé pendant longtemps dans le monde du reflet, le monde de la vérité.
-Quel monde ?
-Le monde derrière le miroir !
-Mais, je me suis endormie, ce n’était qu’un rêve…
Sur ces mots la salle s’éclaira. Elle était toujours dans l’entrée, toute seule dans l’appartement éclairé par la lumière du jour qui entrait par la fenêtre, les portes menant aux autres salles toujours fermées à clé et un miroir toujours à la place de la porte d’entrée.
La jeune fille était perdue, quel était ce monde où elle avait longtemps rêvé, quelle était cette étrange personne ? Pourquoi ses proches lui avaient-ils parlée ? Elle observa ses mains, elles étaient devenues noirs, tout son corps le devenait progressivement.
Tout lui vient alors à l’esprit, elle comprit que cette créature entrait dans le corps d’un être pour lui forcer à faire du mal. Elle put en déduire qu’on ne pouvait la voir que dans le monde du miroir. Mais pourquoi pouvait-elle aussi apparaître dans le monde réel ? Pouvait-elle traverser les miroirs ? Aller d’un monde à l’autre ? Etait-elle vivante ?
Elle se précipita vers le miroir et horrifiée, elle voyait la créature dedans.
-Mais que me voulez-vous, vociféra-t-elle, répondez !
-Chocolat, mais que fais-tu ?!
-Lilo ! Mais comment as-tu fait pour venir ici !
-Mais je ne sais pas, regarde-toi, ta peau commence à devenir noir !
La jeune fille comprit cependant ce qu’elle devait faire, elle commençait à avoir le désir de vouloir tuer Lilo étrangement, elle regardait Lilo avec colère quand elle reprit ses esprits et chercha une solution avant que la créature ne soit totalement en possession d’elle.
-Lilo, ça ne doit plus continuer ! Quand je serai morte, veille à ce qu’elle le soit aussi en me regardant dans un miroir.
-Quoi !? Mais qu’est-ce que tu racontes.
Alors elle s’élança vers la fenêtre et sauta.
Les années passèrent et Larkhanda était devenu la ville des morts. En effet beaucoup de morts étranges avaient eu lieu dans cette endroit. Les gens qui y vivaient n’étaient plus nombreux, presque tous avaient déménagés dans les villes voisines car leurs proches mourraient ou ils sentaient qu’on voulait les tuer. Certains racontaient qu’un esprit maléfique y sommeillait, que des gens étaient fous, d’autres que les miroirs étaient ensorcelés, qu’il existait un autre monde à travers. Mais personne ne sut jamais la vérité…
FIN.
Reflet c’est terminé. Je peux quand même vous parler un peu plus de cette histoire.
Reflet est une histoire d’horreur, mélangeant triller, angoisse. Je me suis inspiré donc de quelques films asiatiques, au début j’avais pensé à une histoire dans le genre Ju_On ( The Grudge pour la remake américaine ) ou autres films avec des évènements anormaux tout le long. Mais je voulais une histoire plus compliqué que cela car je trouvais que mes premiers chapitres étaient assez banals, c’est pourquoi j’ai voulu une histoire un peu plus complète et « intelligente » comme le film japonais « Ringu » ( Le cercle The ring pour la remake américaine ) et le film coréen « Deux sœurs », je me suis aussi rendue compte à la fin que mon histoire n’était rien par rapport à ces derniers bien que les films soient faits par des professionnels. Ma fic se rapproche plus de « Deux sœurs » qui est un film assez difficile à comprendre, enfin on s’y perd rapidement ^^. Voilà, je vous conseille d’ailleurs de regarder ces deux films lol.
Les aspects les plus semblables sont le personnage masqué, dont le « masque » ne soit pas très convaincant, le miroir qui est un objet étrange, comme la télévision, la cassette.
Certains scènes font même un clin d’œil à quelques passages dans les films comme lorsque l’on voit trois personnes sur le sol qui s’approchent de Christelliana en frottant leurs ongles par terre ( dans Ringu, c’est à peu près la même scène quand Sadako sort de la télévision même si elle n’a plus d’ongle ). De même pour les visages masqués. Ou lorsque la salle sombre, comme dans Silent Hill le film où on entend un bruit bizarre car les ténèbres arrivent.
Ce qui différencie le plus mon histoire aux autres est le fait que le mal est vraiment le mal (de plus je ne dévoile pas le visage du mal car je n’avais pas idée de comment le faire), l’histoire se déroule dans un immeuble au lieu d’une grande maison lugubre et plusieurs lieux.
Sinon, pourquoi avoir pris les miroirs ? Bah, le miroir est selon moi un objet intéressant, je me suis toujours demandée si c’était le monde, si c’était notre vrai reflet, de plus j’aime bien cette devinette ( Quelle est la différence entre un miroir et un homme ? L’homme parle sans réfléchir et le miroir réfléchit sans parler ). Donc dans cette histoire, seul le miroir pouvait montrer la vérité, c’était ça le message en quelque sorte, dans la réalité, on ne sait pas vraiment si l’on doit faire confiance en la personne qui est en face de nous, dans cette histoire les personnes aussi étaient des fantômes bien sûr.
Bon, maintenant je repasse la dessus encore et sur d´autres points:
Le scénario, déjà n’est pas du tout organisé, je ne pense jamais à l’avance de ce que je vais écrire. Enfin si, qu’est-ce que je dis ^^, je me laisse guider par le clavier…Je mets des évènements surnaturels et à la fin je les associe, je récapitule quelque part, puis cela crée des incohérences. J’aimerais que vous me parliez vous, lecteurs de comment vous vous organisez personnellement.
Les personnages, ils ne sont pas réellement attachants c’est vrai, vu qu’ils sont souvent confrontés à la peur, ils se ressemblent à peu près tous. Je n’ai pas du tout réussi à développer mes personnages ici. C’était juste des pions sur un Damier ( comparé au film « Deux sœurs » ).
La description n’était pas très bonne, j’ai toujours trouvé que je ne décris pas assez les évènements mais je ne trouve plus vraiment quoi dire quand je reviens là-dessus. Je me disais aussi avant qu’on pouvait tous imaginer l’immeuble où il devait se trouver, la ville qui est similaire à d’autres villes de films du même genre…
Enfin, je n’avais pas encore fait d’histoire d’horreur, fantastique aussi grande et « complète » c’est pourquoi je ne vais pas recommencer à en faire pendant un bon moment, je vais rester aux nouvelles pour cela, il vaut mieux.
Voilà, j’attends tous vos avis argumentés ^^.