Voila la suite.
J'y ai incorporer un peu plus d'action.
ChapitreI
_________
L'assassin sans nom
___________________
Il s’avança vers moi, avec une dague qu’il tenait fermement.
Cependant il avait oublié un détail, le miroir qui se trouvait devant moi, retranscrivait le moindre de ces mouvements.
Il portait une tunique noir qui faisait office de seconde peau, son regard était ardent et on pouvait distingué une lueur folle dans ses yeux.
Je suis certain, que sans les circonstances actuels, on aurait pu bien s’entendre.
C’est alors qu’il se décida à agir. Ses mouvements devinrent flous, tel sa rapidité était impressionnante. Il décrivit une large courbe avec sa dague, dans le but de me la planter dans la gorge. Je me décalai légèrement de ma position initial, sa dague fendit le miroir qui éclata en mille morceaux.
D’un ton sarcastique, je lui dis que pour l’effet de surprise, c’était raté.
Il me dévisagea. Il semblait assez calme. Tandis qu’un autre serait devenu fou de rage à l’évocation de son échec, lui se contentait de sourire et de rester impassible.
Nous nous toisèrent du regard. Étant donné que la chambre était vaste, ça nous permettrait de combattre aisément.
Je lui demandai brièvement son nom.
-Je suis sans nom, me fit-il
Apparemment il ne semblait pas vraiment apte à engager la conversation et répondait toujours à mes questions, mais sans plus.
Je lui demandai également qui l’avait payé pour me tuer.
-Moi même je l’ignore. Je fais mon travail, et ça me suffit.
Il se mit en garde, histoire de me faire comprendre que la conversation était terminé.
Il me lança tout d’abord trois couteaux de lancés avec une dextérité peu commune, même pour un assassin.
Je dus ma survie, à une roulade effectué à la perfection. A vrai dire, j’avais un peu trébuché, et ça m’avait permis de ne pas me faire embrocher par les trois couteaux.
Je tirai ma dague, caché dans les replis de ma veste, et m’avançai vers lui, l’œil dément. Je regrettai de ne pas avoir mis une armure, j’avais optée pour une tenue convenant au conseil….J’avais toujours su que ce conseil n’amènerait que des ennuis.
Il me regarda, l’air amusé, il n’avait pas l’habitude d’affronter de tel adversaire.
Le combat promettait d’être palpitant…
Il se mouvait avec une tel aisance que je fus presque tenté de le féliciter pour sa grâce…Je me retint.
Je savais que devant un adversaire pareil je ne tiendrais pas longtemps. Même si j’avais foi en mes talents, parfois même un peu trop, je ne pus que constater sa supériorité.
Sa première attaque fut dévastatrice, quand nos lames entrèrent en contact, ça produisit un tintement métallique d’une rare ampleur.
Au plus les attaques s’intensifiaient et au plus je sentais la fatigue m’envahire. Néanmoins, qu’est ce que j’étais content de pouvoir croiser le fer avec un tel assaillant.
Il semblait d’ailleurs animé de la même satisfaction que moi et affichait en permanence un large sourire.
Alors que je ne m’y attendais pas, il lança sa dague. Surpris, je le reçu en plein thorax.
La douleur était tel que j’avais du mal à rester debout. Elle était apparemment imbibé de poison.
-Poison du sourire, me fit-il. Ça vous promets une longue mort douloureuse. Le poison fera peut être effet d’ici une minutes ou bien d’ici une heure. Vous accueillerai la mort avec sourire d’ici peu.
Il s’approcha de moi, plongeant ses yeux rouges dans les miens.
Ma vision se brouilla.
« Je me trouvais dans une petite pièce, une jeune dunmer pleurait silencieusement dans un coin. J’étais debout dans cette même pièce, je devais avoir 10 ans. La femme me regarda brièvement, en affirmant que tout était perdus, que nous resterions à jamais des dunmers déchu et sans avenir.
La porte de la maison craquait, un homme approchait, tout de noir revêtu.
Il s’avançait devant se qui devait être ma mère. Cette dernière criait, pleurait et suppliait l’homme de l’épargner. Pour seul réponse, ce dernier lui trancha brusquement la gorge, faisant jaillir une gerbe de sang.
Il posa alors son regard sur moi, prèt à me faire subir le même sort.
Je courais, courais sans m’arrêter, fuyant la mort. »
Toute ma vie je n‘avais fais que fuir, errer sans but, je voulais que ça s’arrête...que ça s’arrête pour toujours...Je voulais mourir. Rien qu’a l’évocation de se mot je me sentis apaiser. Oui, la mort était la seule solution à ma rédemption.
Puis une autre idée germa, je pensai à l’avenir de Longsanglot. A tout ses gens qui me soutenait et croyait en moi.
Je me ressaisis, brisant l’illusion de mon assaillant.
-Belle volonté, fit-il. Bon assez joué.
Il sortit sa dague, prèt à me donner le coups fatal.
Je n’avais plus la force de me dresser contre lui, je me vidais de mon sang petit à petit et je n’avais même plus la force de lui sortir une de mes phrases cassantes qui me caractérisait tant.
Il n’était plus qu’a quelques centimètre de moi, je sentais la caresse glaciale de sa lame. Il s’interrompit dans son geste, derrière lui une silhouette était apparue.
Il se focalisa sur la nouvelle venue. Cette dernière avait perdue toute son ironie et sa façon désinvolte de faire les choses. Au lieu de ça, elle affichait un visage dure et deux crocs sortait de sa bouche.
L’assassin se rua sur elle, mais elle ne broncha pas et se contenta de lui assener un grand coups dans la gorge avec sa paume. Ce dernier suffoqua et cracha du sang.
Il n’eut pas le temps de riposter, car déjà cette mystérieuse et envoûtante étrangère fondait sur lui, les crocs dévoilés. Elle lui arracha la gorge d’un coups sec, faisant jaillir une marre de sang.
L’assassin s’écroula en essayant de prononcer quelques paroles inaudibles, dans un gargouillis écœurant.
Étendu à terre, j’étais le témoin passif de cet affrontement, je ne savais plus bouger, lentement ma vision s’atténua et mes facultés vitales s’amoindrirent.
« C’était ça la mort? »me fis-je.
Je sombrai alors dans un noir profond.
Ps :Je me suis permis de faire un petit clin d’œil à la fic de « L’ange de la mort » concernant son personnage principal.