Je continuais mon chemin dans les ténèbres du tunnel, avançant a tâtons, d’un pas lent et hésitant, me concentrant sur la route noire qui s’élançait devant moi, puis, je pris une certaine assurance, évitant les crevasses que ce sol ancien et mystérieux avait forgés, mes yeux s’habituèrent à l’obscurité et lentement, je sentais les ténèbres se lier a moi, comme si elles prenaient possession de mon corps, j’avançais avec elles, j’avais l’impression de connaître chaque pierre qui composaient la voute millénaire.
Après un temps dont je n’eus pas conscience à marcher dans le tunnel, la chaleur monta, peu a peu et une douce odeur envahit l’air, ce n’était pas celle du souffre comme j’aurais pu m’y attendre mais une odeur plus fine, agréable, une odeur de mort, de désespoir et de larmes qui me fit monter le sourire au lèvres, je touchais a mon but, enfin, une vive lumière rouge éclaira le tunnel, je voulus, dans un instant d’impatience, presser le pas mais ma blessure au pied me rappela que mes capacités étaient restreintes, je continuais donc ma route, au plus profond de moi-même je redoutais cet instant où j’atteindrais l’obélisque, mon sang semblait bouillir dans mes veines, comme une source de puissance, l’odeur enivrante m’entrainait au plus profond de la terre, là ou la joie et l’espoir n’existe pas, où seul subsiste le désir du pouvoir.
Un souffle d’air chaud caressa mon visage, ignorant la douleur, je courus vers la lumière rouge qui remuais au bout du couloir, c’est là que je le vis, immense et imposant, dominant les ténèbres et la lave, l’obélisque se dressait a une centaine de mètres de moi, sa matière noire reflétait la démence des lieux, il semblait m’appeler, mais entre nous deux se tenait des roches noires et coupantes, dans lesquelles rodaient sans doute une armée de démons qui n’hésiteraient pas a bondir hors de l’ombre pour me réduire en charpie.
je croie que j'ais perdue la main pour ecrire