Bon, chapitre suivant.
- Hihi, regarde ça ! Gloussa un Khajiit à la crinière blonde et bien coiffée en direction d'un impérial apparement lassé tout en lui tendant une gazette.
- L'écoutant à encore fait un sacré carton, mais il n'a gagné que la troisième page ! Non mais regarde ! Insista le Khajiit, à moitié vexé par le manque d'interêt de l'impérial. Ce dernier soupira, prit en main le courrier du cheval noir et jeta un oeil à la troisième page.
Assassinat à Skingrad ! Sommes-nous toujours en sécurité ?
- C'est un événement pour le moins mystérieux qui s'est produit prêt de la cité des vins de Cyrodiil. Quatre soldats morts et un blessé grave, tel est le bilan de l'attaque qui a eu lieu la nuit dernière devant les remparts de Skingrad. Le(s) coupable(s) reste(nt) inconnu(s) à ce jour, faute de témoins. Le lieutenant Denian, seul survivant de l'attaque, n'est pas encore en état de parler et restera à l'infirmerie quelques jours encore. Pour sa part, le comte de Skingrad, comme à son habitude, n'a pas souhaité s'exprimer. Nul doute que cet événement a provoqué de vives réactions parmis la population. Gaston Surilie témoigne:
- On est vraiment inquiets. Non pas que nous doutions de la manière dont Skingrad soit dirigée et défendue, mais je ne sais pas pourquoi, on se sent de plus en plus menacé ici. J'ignore comment tout ça va se terminer. Le capitaine de la garde a cependant promis de renforcer la scurité. Affaire à suivre.
- L'article ne fait aucune allusion à cet Orque. Fit remarquer l'impérial.
- Oui, faut croire que l'écoutant a rencontré quelque problème. Mais tout de même, je me demande comment une personne capable de se mesurer au grand champion de Cyrodiil lui même n'est pas arrivé à remplir une tâche si... La porte du sanctuaire s'ouvrit à la volée, laissant apparaitre un individus vêtu d'une longue robe noire, le visage masqué par une capuche.
- Evidente ? Et bien il semble que nous ne soyons simplement pas les seuls à nous interesser à ce chère Nad Gro-Durga. Répondit l'inconnu avec une voix d'adolescent.
- Chère écoutant ! Oh c'est...C'est...C'est...C'est un honneur de vous revoir. Bredouilla le Khajiit visiblement plus sous l'effet de la terreur que de l'admiration. L'écoutant enleva sa capuche, laissant apparaitre son visage sous la faible lumière produite par les torches du hall du sanctuaire. A première vue, n'importe qui aurait pu croire qu'il s'agissait là d'un enfant, mais en y regardant de plus prêt, sa taille de jeune homme et ses yeux démontraient le contraire. Il n'était plus un enfant, mais pas encore un adulte. Sa chevelure brune et ébourrifée lui arrivait presque jusqu'aux épaules, et ses yeux, lui donnant l'impression de ne pas avoir dormi depuis 10 ans, étaient d'un bleu électrique.
- Chères assassins. Commença l'adolescent. Je n'aime pas y aller par quatre chemins, aussi vais-je vous mettre dierctement au courant de la situation particulière à laquelle nous sommes explosés. Vous n'êtes pas sans savoir que la confrérie noir n'est pas une organisation propre à Cyrodiil, elle existe également dans la pluparts des autres provinces de Tamriel, et fonctionne plus ou moins toujours de la même manière. Vous savez également que la confrérie noir de Cyrodiil est dans une période de fragilité, suite aux diverses purifications qui ont eu lieu dans les differents sanctuaires de la province. Le Khajiit frissona, mais l'écoutant n'y preta pas vraiment attention et enchaina.
- Le problème qui se pose maintenant, c'est que l'une de ses confrérie à enfrein une des lois de Sithis, à savoir, tuer un frère noir, alors que la situation ne l'exigait pas.
- Euh...Quelle...Commença le Khajiit.
- Celle de Morrowind. Répondit l'adolescent.
- Sauf votre respect, honorable écoutant, il se peut que vous vous trompiez, il s'agit probablement de la Morag Tong, comme d'habitude. Intervint l'impérial.
- Non, cette fois-ci, la Morag Tong n'y est pour rien. Assura simplement l'écoutant.
- Mais comment vous pouvez en être...
- L'écoutant de la confrérie noire de Morrowind à assassiné mon silencieux pas plus tard que la nuit dernière, sans aucune raison valable, ce qui à empeché le bon déroulement des opérations. Coupa l'écoutant. Il s'agit là d'une fautre très grave, qui met en danger les fondements même de notre société. Les quatre écoutants et moi-même allons bientôt nous reunir pour décider de la suite des événements. Pendant ce temps, je vous suggère de faire très attention lors de l'exécution de vos differents contrats mes chères frères. Et avant même que les deux assassins aient pu ouvrir la bouche, l'écoutant avait disparu.
- C'est vraiment moche chez vous mon vieux. Fit remarquer Ri'Kara sans même prendre le soin de retenir son rire. La maison de Varian Artoria se trouvait en dehors de la cité impériale, dans les bois à l'ouest du grand pont. De l'extérieur, il s'agissait d'une cabane en bois de taille moyenne d'un style assez rustique, mais une fois à l'intérieur, cette image disparaissait et se perdait dans les profondeurs de l'oblivion. L'unique pièce était décorée d'une manière très spéciale. Plusieurs crânes tronaient sur les meubles, et une table au milieu était couverte d'élements destinés à l'alchimie. Des coeurs, des poumons et des reins étaient à peu prêt les seules choses qu'on pouvait trouver, à part une petite fleur de lotus disposée sur un coin de la table, dont la couleur bleue clair tranchait radicalement avec le ton rouge et gluant du reste.
- Et en plus ça sent merveilleusement mauvais. Continua le Khajiit, cette fois-ci apparement très interessé. Je me demande si je pourrais reproduire la même odeur avec un sort. Varian, qui s'affairait depuis quelques minutes, accroupi devant un coffre situé pret du gros bloque de pierre rectangulaire qui lui servait de lit, se releva, ouvrit le parchemin qu'il avait à la main et marmonna des paroles incompréhensibles. la Pièce trembla quelques secondes et le lit en pierre se souleva, laissant apparaitre un passage caché.
- Rho ben vous êtes un sacré cachotier vous. Lança Ri'Kara en pointant le trou d'un aire faussement accusateur.
- Oui, bon, si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer. Invita Varian.