L’OMBRE D’UN FRÈRE
J’étais allongé sur mon lit, je me demandais quoi faire durant cette froide journée d’hiver, il n’y avait pas un seul contrat, a croire que les pulsions sadique humaines aient finit par s’apaiser, je décidais alors de fouiller dans les poches de mon manteau noir, je tombais sur un bout de papier froissé, le vieil article que je n’avais pas pus lire, je commençais la lecture ;
« incendie dans le Weald occidental
Une famille périt dans un incendie de type non identifié dans la région du Weald occidental, un seul survivant… »
Je ne connaissais que trop bien la suite de l’histoire, après avoir tourné mille fois la question dans mon esprit, je finis pars m’assoupir :
Je fis un rêve étrange, trop précis pour n’être qu’un fruit de mon imagination, j’étais dans une grange en flamme, je courais vers la sortie, un amas de grava me tomba dessus, je ne voyais plus que de la pierre et des morceau de bois en flamme, une main d’enfant attrapa mon col, il tenta de me tirer vers l’extérieur, la fumée berçait ma respiration au rythme lent des courants d’air, lentement, je me faisais emporté vers l’oblivion, je sentais toujours la poigne de l’enfant, il tentais encore et toujours de me sortir des débris, j’entendis un cris suivit de pleure, la poigne ferme d’un homme se referma sur ma gorge et me soulevait au dessus du sol, je réalisais que face a l’homme, je n’avais qu’une taille d’enfant, il me plaqua contre un mur, c’était l’homme que j’avais tuer au quartier des jardins elfiques, l’enfant se précipita sur lui, l’homme le lança a l’autre bout de la pièce de son bras libre, il sortit une dague de fer, elle semblait enchantée, une lumière mauve ruisselait sur la lame, je sentis ma gorge s’ouvrir et le sang couler sur mon torse, une incroyable douleur surgit dans l’ensemble de mon corps, je me réveillais en sursaut, des gouttes de sueur perlaient sur mon front, j’entendis quelques mots en provenance du hall :
-bienvenus dans la famille mon frère.
-singe puant, la confrérie n’a pas besoin de vous.
Je passais la porte des appartements pour apercevoir ce nouveau membre de la famille, arrivé dans l’ombre d’un des pilier du hall, je fus pétrifié pars le visage du garçon :c’était l’enfant que j’avais vus dans mon rêve, je restais caché dans l’ombre, ne sachant pas quoi faire, il détourna son regard vers moi, j’étais sûr qu’il voyait mes yeux rouge luire dans l’obscurité, je retournais dans les appartements, au moment ou je fermais la porte, une petite chauve-souris vint s’accrocher a un pan de ma veste, Vicente m’offrit encore une fois un sourire, mais cette fois il paraissait perplexe.
J’arrivais enfin a la citée impériale, ma cible était haut placé dans la société, je devais en effet éliminer pour le compte de la main noire, l’assistant d’Adamus Phillida, pour ce, je devais faire croire a un accident mais j’avais déjà ma petite idée sur l’affaire, je n’aurais qu’a infiltrer la légion impériale pour me rapprocher de lui, comme mon budget était réduit, je décidais donc de passer la nuit au quartier portuaire, en arrivant je vis une bande de pirate se battre contre un simple soldat, quelques personnes étaient assis sur un mur de brique et pariaient sur le combat.
-vous osez vous opposer a la toute puissante légion impériale !! !
Un des pirates profita du moment d’inattention du garde et lui coupa la tête, des hurlements de joie suivit de soupir remplirent l’air nocturne, certain avaient gagner une nuit a l’auberge, je me précipitais vers celle-ci pour avoir encore la chance de dormir dans un lit.
-alors, que voulez-vous monsieur ?
-une chambre et une bouteille de vin de tamika.
Je montais avec ma bouteille de vin a la main, j’avais totalement oublier le fait que la légion impériale était très fermée, on n’y entrait pas comme dans un moulin, je mélangeais le vin de tamika avec une demis bouteille de sang humain et avalais le tout, en y repensant, ça me prendrais beaucoup trop de temps pour être ne serai ce qu’un soldat, il fallait que je trouve une autre manière de procéder.
Je sortais silencieusement de la taverne, une inspection de la prison serait judicieuse.
Arrivé dans la cour de la prison, je cherchais le bureau de l’assistant, en fuyant durant quelque minute, je finis pars trouver une plaque d’égout, je la repoussait et entrais dans les profonds tunnels, après une heure de marche, je finis pars entendre le bruit de l’eau courante, le tunnel que je traversais semblait passer sous le lac rumare, les tunnels de briques blanche étaient soutenus uniquement avec quelques poutres de bois, facile de déloger un bout de bois totalement pourris et rongé pars l’humidité, je finis pars apercevoir un léger scintillement de lumière, j’arrivais devant un fort en ruine, les décombres offraient malgré tout une porte d’un air assez ancien, une idée me vint immédiatement, j’allais vraiment m’amuser.
La nuit était d’une clarté incroyable, je pénétrais discrètement dans la maison de l’assistant, il griffonnait un bout de papier, sans doute des notes sur la confrérie noire, je me métamorphosais en chauve-souris et me posais sur son bureau, je reprenais ma forme humaine et lui mettais mon pied dans la figure pour sauter par-dessus lui, il tenais son nez ensanglanté d’une main et me menaçais d’une épée avec l’autre, je courais a l’extérieur pendant qu’il fonçait vers moi.
-garde, un vampire !
Je me jetais dans la bouche d’égout, bientôt suivi pars cinq garde et ma cible, si mes souvenirs étaient exactes, je ne tarderais pas a m’enfoncer dans les humides tunnels qui passaient sous le lac rumare, les dalles devinrent bientôt glissante faute de l’eau qui coulait des poutres, ils me rattrapaient, mètre par mètre, je pus enfin distinguer la dernière poutre du tunnel, je me jetais sur la poutre qui était juste a côté de moi, j’entendis un puissant craquement, le tunnel se fendais en deux, je devais me dépêcher si je ne voulais pas finir noyé dans les décombres des égouts, des rocher tombais du plafond et de l’eau coulait des murs, je me transformais en une minuscule chauve-souris, une main s’était agrippée a ma veste lors de la transformation, il était trop tard pour changer quoi que ce soit, je m’envolais vers la sortie, évitant au passage de nombreux rocher, je me faufilais entre les briques du fort et reprenais ma forme, ma cible se détacha de moi, nous reprîmes notre souffle durant quelques minutes, il fut le premier a avoir repris toute ses forces :
-tu est pris au piège vermine.
-je dirais plutôt que c’est vous qui êtes pris au piège, je pourrais très bien reprendre ma forme de chauve-souris et partir pars la ou nous sommes arrivé.
Il me regarda d’un air de dégout puis pris une dague et tenta de me la lancer pour qu’elle me tranche la gorge mais la seule chose qu’il réussit a faire fut de décrocher quelques bout de pierre au mur.
-Alors si vous le prenez comme ça.
Je me métamorphosais en chauve-souris de taille humaine et fondais sur ma cible, elle se jeta vers un mur pour esquiver mon attaque, je me claquais donc la tête contre le mur, il valait mieux pour tout le monde éviter la force brute, je reprenais ma forme et pris ma plus belle voix et mon ton le plus mielleux ;
-pourquoi vous enfuir mon cher, venez que je vous enlace, vous ne sentirez rien.
Le charme vampirique avait vraiment une grande utilité dans ce genre de situation, il semblait vraiment ensorcelé.
-comment pourrai-je résister a une voix si magnifique.
Cet imbécile se jeta dans mes bras, je lui pompais tout son sang et jetais sur le sol la carcasse sèche de ma proie, je devais trouver plus d’originalité dans mon prochain contrat.