Chapitre 1: Dernière porte avant l´Enfer
C´était une froide journée d´âtrefeu, les derniers rayons du soleil couchant coloraient les murs de la ville d´un magnifique dégradé, mon service était fini et un collègue est venu me remplacer. Je suis allé dans la caserne dormir un peu, c´était une soirée comme les autres, tout du moins c´est ce que je croyait, j´ignorait encore que j´était aux portes de l´Enfer.
J´ignore pendant combien de temps j´ai dormi jusqu´à ce qu´un collègue vienne me réveiller. Il y avait quelque chose de bizarre à l´extérieur des murs de la ville, tout le monde était perplexe, les civils semblaient pris de panique. Quand je suis sorti le ciel était coloré d´un magnifique voile rouge. J´avait déjà vu ça quand le soleil se couchait dans un ciel recouvert de nuages mais là c´était diffrent, le soleil s´était déjà couché depuis longtemps et le voile rouge était différent. J´ignorait ce que celà signifait mais je n´allais pas tarder à le découvrir: les portes de l´Enfer venaient de s´ouvrir et les démons n´allaient pas tarder à massacrer tout ceux que je connaissait.
J´ai couru vers les portes de la ville impatient et inquiet de savoir ce que j´allait voir derrière.
Quand les portes se sont ouvertes j´ai enfin vu ce qu´était cette chose étrange. Une espèce de porte étrange et gigantesque se dressait là comme sortie du milieu de nulle part, des créatures étranges et diaboliques en sortaient, le regard rempli de haine, avides de sang et de mort.
J´aurait du sortir si j´était sensé, courir le plus loin possible et me sauver pendant qu´il était encore temps mais visiblement je ne l´était pas.
Au lieu de fuir j´ai couru dans la ville, je voulais voir s´il ne restait pas des civils à évacuer. J´ai frappé à toutes les portes et trouvé une femme endormie, elle était jeune, belle et rayonnante. Je l´ai réveillé et nous sommes sorti de sa maison. J´allait lui dire que tout le monde devait évacuer la ville immédiatement mais c´est à ce moment précis qu´une flèche est venue se planter dans sa tête, son sang éclaboussant ma tête, son corps tombant lourdement dans le sol dans le fracas du silence de la mort.
Cruelle ironie: j´avait franchi les portes de la ville quand il n´était pas encore trop tard mais au lieu de fuir comme quelqu´un de sensé l´aurait fait, j´ai couru au plus loin possible de ma seule échappatoire pensant pouvoir contrer la mort. Cette flèche est venue me rappeller la réalité, personne ne peut rien contre la mort.
Quand je me suis retourné la ville était envahie par une armée de démons, les gardes étaient débordés.
Ironiquement la seule sortie de cette Enfer était juste en face de la porte d´Oblivion: la dernière porte avant l´Enfer.