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Vaah! ça faisait un bail que j'étais plus revenue.
Bin dis-donc, grand chamboulement dans ces petites vies. Bien intéressant aussi.
Belles descriptions des décors. L'ambiance est supère.
Rien tellement à dire. (bon, a vrai dire, je m'y connais pas vraiment beaucoup en écriture puisque je n'écris que très peu)
Mais dans l'ensemble, ça me paraît très bien.
Plus qu'à attendre quelques longues semaines!
Le Mécréant – Chapitre 10 : Val-Boisé
18 Vifazur 4E55, à l'aube
“ Je m'éveille aux premières lueurs du soleil, prêt à reprendre la route. Prêt à continuer à avancer vers Leyawiin. Prêt à franchir une nouvelle étape de ma quête vers le Pouvoir. Je prend un morceau de pain en faisant le plus de bruit possible, afin de réveiller les deux nécromanciens. Pas question qu'ils me fassent perdre une seconde. J'aurais tout le temps de dormir quand je serais mort. Ou immortel.
Mes compagnons s'éveillent alors que je me prépare à partir. Ils se dépêchent de manger un morceau, en silence. Ils allongent le pas pour me rattraper en finissant leur frugal petit-déjeuner. Ils semblent enfin avoir compris qui était leur chef. Nous nous éloignons de la rive impériale du Strid, tout en nous dirigeant vers l'est afin de rallier le plus rapidement possible l'Elsweyr, puis Leyawiin, en espérant brouiller ainsi les pistes et semer les Investigateurs. Le paysage n'est encore guère différent de celui de Cyrodiil, mais il n'y a personne pour défricher les arbres : une force mystérieuse semble même les faire croître plus rapidement et densément que la normale. Les ormes deviennent de plus en plus grands et de plus en plus resserrés. La couleur verte de leurs feuilles finit par être accompagnée celle de la mousse, qui commence à faire son apparition. Les branches sont de plus en plus basses et de plus en plus rapprochées. Val-Boisé porte bien son nom. Les oiseaux chantent et de petits rongeurs s'enfuient sur notre passage, montrant clairement que ce royaume est aussi celui des bêtes. Heureusement, elles ne semblent pas être dangereuses. Nous marchons ainsi pendant des heures sans que je n'accorde le moindre repos aux nécromanciens. Notre trajectoire est perpendiculaire au chemin imaginaire qui mène aux profondeurs de la province, ce qui est fort pratique pour nous, car le voyage s'annonce déjà assez difficile comme cela.
Alors que le soleil est à une ou deux heures de son zénith, Restina, épuisée, demande une pause. Je la lui accorde en faisant mine de ne le faire qu'à contre-coeur, afin de ne pas avouer que je suis moi-même fourbu. A peine nous sommes nous assis sur des souches d'arbres préalablement nettoyées qu'une voix retentit : “ Ne vous relevez pas. Déposez vos armes. Vous êtes prisonniers.
- Il doit y avoir une erreur. Nous ne sommes que d'innocents voyageurs, dit Restina en levant les mains.
- Silence, humaine. Vous allez être conduits jusqu'à Arenthia pour y être interrogés. Le territoire de l'Alliance du Domaine Altmeri est interdite à votre misérable espèce, réplique un Bosmer en s'avançant, arc toujours bandé.
- Ne pellani sim, nam dald Direnni. Ruhn Bosmeri dachivol, explique Gilmerandil en sa langue natale. ”
Ce prétentieux imbécile va peut-être nous tirer d'affaire. Toutefois, le fait de ne pas comprendre ce qu'il dit aux crétins arboricoles me gêne particulièrement. Et s'il était en train de nous vendre ?
“ Moranyammis, Aldmer. Qua damer av nium nyami ?, demande celui qui semblait être le chef des Elfes des Bois.
- Dunamaraldane av Men fui. Altadoon garthok danyamint, répond le Haut-Elfe.
- Wal moragium karan agea ?, le questionne t-on à nouveau.
- Gorialas ne jorane av Arenthia Betvir, dit-il.
- Dav morgium karan, adonai dasel, lui fait savoir l'Elfe des Bois d'un ton respectueux.
- Sunabis, baune Bosaldane, répond Gilmerandil en s'inclinant légèrement. ”
Nous marchons vers l'est. Les Bosmer restent méfiants, nous surveillant comme des captifs tout en faisant mine de nous traiter comme des invités d'honneur. Ils portent tous les cinq des arcs d'os et des vêtements de cuir : ce peuple attardé semble refuser d'utiliser des matériaux d'origines végétales, et être incapable de travailler ceux d'origines minérales. Leur sergent, ou ce qui s'en approche, semble plutôt âgé, même pour un Elfe : ses hautes pommettes créent des rides le long de sa peau brune, et sa queue de cheval est d'un gris sombre. Chose rare pour un membre de sa race, son menton allongé est assombri par quelques minuscules poils de barbe. Je finis par m'approcher de Gilmerandil et lui demande, sans chuchoter car il est inutile d'éveiller les soupçons des imbéciles aux oreilles pointues qui entendront, quoi qu'il arrive, toute notre conversation. “ Que lui as-tu dis ?, demande-je.
- Toute la vérité, mais je n'ai pas révélé les informations que nous avons obtenues au cours de notre mission d'espionnage, pas plus que notre lieu de notre rendez-vous, répond t-il.
- Et qu'a t-il dit ensuite ?
- Qu'ils nous escorteraient jusqu'à Arenthia. Nous ne pouvions rêver mieux, quelle chance que nous soyons tombés sur eux !, s'exclame t-il en faisant montre d'un remarquable talent d'acteur. ”
Je ne lui répond pas, préférant me concentrer sur les racines envahissant le sol de la forêt, qui devient de plus en plus profonde. La marche sylvestre continue. Une heure ? Deux heures ? Je n'en sais rien. Les frondaisons bloquent la lumière du soleil, nous empêchant de voir sa position.
Les patrouilleurs nous accordent enfin une halte. Soudain, un jaguar jaillit hors de sa cachette et bondit vers moi. Je réussis à me jeter de côté et m'en tire avec une éraflure à l'épaule. Je sors ma dague et me prépare à vendre chèrement ma peau au moment où j'entends un second grognement derrière moi. Je me retourne pour voir l'un des Bosmers parler au félin, dans son langage. Celui-ci remue la queue, émet quelques grondements et repart. Le commentaire de l'Altmer ne me semble plus si ironique que cela... ces crétins pourraient bien nous être utiles, tout compte fait. Chacun mange en silence les provisions qu'il a apportées avec lui : derniers morceaux de pain dérobés à la sortie de Skingrad pour moi, pommes de terre froides par peur de froisser les autochtones en allumant un feu pour les nécromanciens, viande séchée d'origines inconnues pour les éclaireurs. Dès que le repas est fini, nous repartons.
Le voyage est assez monotone, de même que le paysage. Ormes et végétation abondante gênent la vision, tandis que roches éparses et racines empêchent de progresser rapidement. Les animaux dangereux sont écartés ou calmés par les Elfes des Bois. Ils ont toutefois une fâcheuse tendance à sous-estimer l'agressivité de certaines créatures à l'égard des étrangers, surtout en ce qui concerne les sangliers. Quoi qu'il en soit, aucun d'entre nous n'est blessé. Les heures s'écoulent, semblables aux autres, ou presque. Une seconde pause nous est accordée vers ce qui semble être le milieu de l'après-midi. La vérité est que j'ai perdu toute notion du temps. Si cette maudite forêt possède un avantage, c'est bien d'être une insulte à Akatosh et à ses stupides serviteurs. Gilmerandil est le seul à pouvoir recueillir des informations et à pouvoir se divertir un peu en discutant avec nos hôtes, ou nos geôliers, et il ne s'en prive pas. Je ne comprend strictement rien à leurs échanges, et n'ai aucune envie de les entendre. Vivement que nous puissions fausser compagnie à ces petits crétins, quelle que puisse être les difficultés qui s'ensuivront. Enfin, le crépuscule approche, du moins est-ce ce qu'il me semble, car la lumière a encore baissé. L'Altmer parle quelques temps avec ses lointains cousins, puis nous informe que nous nous arrêtons ici pour la nuit.
Nous nous couchons à même le sol dans l'obscurité grandissante. “ Sommes-nous bientôt arrivés à Arenthia ?, demande Restina.
- Nous y serons demain au cours de la matinée, lui répond Gilmerandil.
- A quoi ressemble la ville, si s'en est une ?
- C'est bien une ville, même si elle est d'un style un peu particulier. Elle a été bâtie par mon peuple, tout en respectant les traditions locales. Elle est entièrement constituée de carapaces d'insectes géants, d'os et de verre, car le Pacte Vert leur interdit d'utiliser le bois, ou n'importe quel élément d'origines végétales, tandis qu'ils n'aiment guère la pierre. Aucun arbre n'a été abattu pour faire de la place, les constructions sont donc souvent adossées aux troncs et relient les branches entre elles, formant une sorte de second niveau aérien pour compenser le manque de place au sol. La cité compte peu d'habitants, en effet, le peuple de Val-Boisé préfère vivre de façon dispersée, en petits groupes autonomes. Le site ne sert que de point de ralliement et de ravitaillement pour les membres de l'Alliance du Domaine Aldmeri.
- Ce doit être plutôt intéressant à voir. Dommage que notre mission soit trop importante pour nous permettre de visiter cet endroit.
- Je pense qu'il vaut mieux profiter pleinement de notre dernière nuit de tranquillité, à l'abri des bêtes sauvages et protégés par ces infaillibles sentinelles, dis-je, les interrompant dans leur conversation. ”
J'ai envie de dormir, et ce à quoi peut ressembler ou même servir Arenthia m'indiffère totalement. Moins ils parleront, moins ils risqueront d'éveiller les soupçons des Bosmers. Il faut ajouter à cela que l'ennui de cette journée n'a guère arrangé mon humeur.
Ce n'est pas dans cette stupide forêt que je trouverais le Pouvoir.
Le Pouvoir. Il me fallait plus de Pouvoir. ”
Voila les gens ! Z'avez d'la chance que c'soit les vac's, n'vous attendez pas à c'que j'sois aussi rapide pour le I10 ;-)
J'ai trouvé une faute
“ Sommes-nous bientôt arrivés à Arenthia ?, demande Restina.
- Nous y serons demain au cours de la matinée, lui répond Gilmerandil.
Manque un p'tit retour à la ligne
Sinon, parfait, j'adore ![]()
Superbe.
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"Ce n'est pas ce qui est beau qui est cher, c'est ce qui est cher qui est beau.". Proverbe Juif.
Bah dis-donc, j'aurais jamais pensé que la suite viendrait aussi vite!
Rien à dire à part : Parfait!
dark -> Il ne manque pas de retour à la ligne... du tout.
Bon, je précise que je n'aime pas ce chapitre, mais que je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qu'il cloche. Je pensais réussir à trouver, mais plus de trois semaines après l'avoir écrit, faut croire que non. Là normalement la solution c'est de tout ré-écrire. Mais vu à quel rythme ça progresse, c'est hors de question.
Bref, voila le chap', court et pas bien, mais "enjoy !" quand même... ou pas...
L'Inquisiteur – Chapitre 10 : Entrée dans l'Ordre
18 Vifazur 4E55, à l'aube
« Un Dunmer se tenait face à moi. Il était vêtu de mithril, d'une courte cape rouge et portait deux épées courtes. Il me dévisagea froidement, puis se tourna vers ses deux compagnons : « Une nouvelle recrue, frères ?, demanda t-il.
- Oui, frère-maréchal, lui dirent l'Argonien et l'Orque.
- En temps que chevalier ?, continua l'Elfe Noir sans même me regarder.
- Je ne pense pas, frère-maréchal, répondit Neel-Kula. Es-tu noble ?, me questionna t-il.
- Je ne connais pas mes parents. Cela dit, je doute fort qu'ils le soient, répondis-je.
- Bien. Allez-donc quérir un chapelain, frères-sergents, ordonna le Dunmer en élevant la voix pour se faire entendre des deux hommes qui se tenaient près de l'entrée. »
Il s'en alla, me laissant seul avec mes deux compagnons. « Que se passe t-il ?, demandai-je pour passer le temps.
- Il faut réunir un groupe de cinq frères afin de valider ton admission, m'informa l'homme-lézard. Deux chevaliers, qui seront certainement sire Selvayn et dame gra-Gash , deux sergents, moi-même et un portier, ainsi qu'une prieuse. C'est elle qu'on a envoyé chercher dans la chapelle. »
Ainsi, l'Orque était une femme. Je regardai son visage et y vis quelques traits vaguement féminins. Heureusement que je n'avais pas commis l'erreur de lui parler comme à un mâle. Je profitai de ce moment de répit pour observer la salle. Elle était principalement en bois clair, mais quelques piliers de pierre lui avaient été rajoutés. Un immense escalier central recouvert d'un tapis rouge usé menait au premier étage et de chaque côté de celui-ci, deux portes menaient à des annexes. Au bout d'une petite dizaine de minutes, un messager vint nous chercher. Il nous mena vers la droite du bâtiment, en-dessous du niveau du sol, à travers un couloir aveugle qu'il éclairait uniquement de sa torche.
Nous arrivâmes devant un petit sanctuaire où tous entrèrent sauf moi et le valet, qui repartit. Après une nouvelle attente, dans les ténèbres cette fois, on m'ouvrit. J'entrai, me trouvant face à l'autel et au conseil, formé des cinq prévus par Neel-Kula. « Matthias, voulez-vous rejoindre l'Ordre du Guerrier ?, me demanda l'Argonien.
- Oui, je le veux.
- Êtes-vous en bonne santé physique et mentale ?, me demanda le maréchal.
- Oui, je le suis.
- Respectez-vous les commandements des Neufs ?, me demanda la prêtresse.
- Oui, je les respecte.
- Jurez-vous de servir l'Ordre en Leur nom ?, me demanda le portier.
- Oui, je le jure.
- Possédez-vous tout l'équipement nécessaire pour le combat ?, me demanda l'Orque.
- Oui, je le possède.
- Obéissez-vous à notre Empereur Athradius ?, me demanda la chapelaine, seule à prendre deux fois la parole.
- Oui, je lui obéis. »
Ils sortirent de la pièce en éteignant les chandelles. Je fus à nouveau seul dans l'obscurité. Précautionneusement, je me dirigeai devant l'autel, à genoux. Enfin, ils entrèrent. « Loués soient Akatosh et tous les Divins, dirent-ils, en choeur.
- Loués soient-ils pour l'éternité, répondis-je en remerciant mon père adoptif pour m'avoir appris très jeune la réponse.
- Soyez le bienvenu dans l'Ordre du Guerrier, dit le maréchal. Vous êtes à présent frère-sergent, sous les ordres de la soeur-chevalier gra-Gash . Notre principal rôle est de repousser les créatures malfaisantes qui rôdent dans Cyrodiil et menacent ses habitants. Partez dans la Grande Forêt avec vos deux équipiers afin de rapporter au Maître le crâne d'une d'entre elles.
- Bien, frère-maréchal, lui dis-je. »
Nous repartîmes tous les six hors de la chapelle. Je faisais partie de cet Ordre, mais cette initiation pour le moins obscure ne me plaisait guère. J'avais hâte de faire ce pour quoi j'avais suivi Neel-Kula : pourfendre les monstres et les bandits.
Car ils étaient le Mal.
Le Mal. Il fallait éradiquer le Mal. »
z'OMG j'adore et j'approuve xD Legere... Non, grande... Meme enorme preferance pour notre petit mécreant (necromantie powaaah) 'pis j'aime beaucoup le style et la paralelle entre deux personnage totalement ( quoique des fois...) opposes. Voila voila bonne continuation ( en esperant que tu continue :/ ) enjoy
Gloire a Sithis notre père a tous ! P.S: C'est malin tu m'a redonné l'envie de jouer a Obli' sa a relancé ma vie de geek xD
Ah, toi aussi tu préfères le Mécréant ? Comme tout l'monde quoi ^^
Quoi qu'il en soit, un petit screen déniché dans les profondeurs de mon disque-dur pour vous faire patienter en attendant la suite (qui arrivera certainement dans deux semaiens... environ) : http://www.servimg.com/image_preview.php?i=40&u=11334149
SoK, qui se demande s'il ne va s'y mettre tout de suite, en fait
Ouais, c'est vrai qu'il était pas long. ^^
Mais bon, c'est super quand-même à part que j'ai du revenir en arrière pour pas perdre le fil de l'histoire.
Au fait, merci pour le screen. Mais on dirait que les torches volent!---> Pauvre Argonien.
Allez bonne continuation!
exelente Fic
continu comme ca ![]()
Au fait pur les Screens...
Je te Conseille de les faire avec le Mod Actors In Charge
sa rajoute plus de charme au jeu (et ca en rajoutera au screens par la meme occasion)
continu cette fic elle est vraiment exelente
Voilà donc mon chapitre mensuel :
Le Mécréant – Chapitre 11 : Sortie du Val-Boisé
18 Vifazur 4E55, vers minuit
« Une forêt. Il fait froid. La pente est raide. La souffrance arrive.
Je me réveille en sursaut. Une lueur d'un vert jaunâtre m'éblouit. Je détourne mes yeux le temps qu'ils s'y habituent, puis je regarde à nouveau. Il s'agit d'une sorte de flamme qui flotte en l'air. Soudain, elle s'avance et projette un éclair rouge dans ma direction. Je me jette de côté, mais remarque qu'il atteint Gilmerandil, le faisant gémir et sortir des bras de Vaermina. Je cours vers la créature en empoignant ma dague. Restina s'extirpe elle aussi du sommeil alors que l'un des Bosmers encoche une flèche à son arc et que le second tire un poignard. La lumière s'approche de sa cible tandis que lien magique se rompt. Elle tente d'en créer un nouveau, mais l'Altmer s'enveloppe d'une protection violette. Nous nous attaquons à l'étrange lueur, qui lutte un moment puis finit par disparaître. « Y'ffre agea ne jorane », murmurent les Elfes presque imperceptiblement. Ils questionnent l'originaire de l'Archipel de l'Automne en leur langue, si bien que je me rendors. Ou du moins, j'essaye. Je reste étendu dans les ténèbres sans m'assoupir.
Une forêt. L'air est glacial. Je marche à flanc de montagne. Je ne veux pas souffrir. Je dois l'éviter... elle est là. Je dois me protéger. Où est-il ? J'attends.
« Il faut y aller, Mraaj.
- C'est l'aube, ajoute l'Impériale. »
Le réveil est difficile, mais pas question de perdre de temps : je me mets en marche et suis les Bosmers. Je ne sais pas si c'est à cause d'elle que je n'arrive pas à dormir en paix et cela m'importe peu, tout ce que je veux c'est quitter cette maudite forêt, ses créatures capricieuses et ses habitants stupides ! Je veux pouvoir étudier tranquillement la nécromancie, car c'est bien la seule raison qui me pousse à épargner la vie de ces deux idiots de sorciers, je veux trouver cette Confrérie Noire qui m'oblige à parcourir la moitié de Cyrodiil et en tirer tout ce que je peux ! Je veux le Pouvoir pour ensuite éliminer tous ceux qui veulent m'empêcher de vivre, les prie-dieux du culte des Neufs, les bornés de la Guilde des Mages, les citoyens bien-pensants qui font tout leur possible pour punir ceux qui n'ont pas commis la même erreur qu'eux, celle de s'enfermer à jamais dans le carcan de la société !
Je suis tiré de mes sombres pensées par le chef des elfes : « Arenthia est à quelques minutes de marche. Je pense que vous feriez mieux de nous y suivre » dit-il. Après les Impériaux, voilà que les Bosmers s'y mettent aussi, à imposer leur volonté insensée. Pendant des années, j'ai obéi. Pendant toute sa vie, ma mère a courbé l'échine : elle est morte seule, d'une maladie aisément curable, dans une caverne malsaine, abandonnée de tous. Oui, pendant des années j'ai obéi, mais à partir d'aujourd'hui, je n'obéirais plus. Plus jamais. Je tire ma dague et l'enfonce profondément dans la gorge du vieux sergent avant de la retirer dans un flot de sang.
Restina relève le cadavre tandis que Gilmerandil gèle la main droite d'un autre adversaire. L'un d'entre eux se jette sur moi mais je parviens à esquiver son attaque. Apparemment, les choses se passent moins bien pour Restina. Quoi qu'il en soit, je décoche un coup de coude en plein crâne à mon agresseur, le faisant trébucher et tomber à terre. Je lui écrase la main afin de lui faire lâcher son arme, avant de lui geler le visage. M'emparant de sa dague, je l'achève en lui la plantant dans la nuque. Je me retourne et voit qu'il ne reste que le seul Bosmer debout est l'adversaire de l'Impériale, heureusement en train d'être étranglé par son chef ressuscité. J'hésite à mettre fin à ses souffrances, puis décide de fouiller les corps. Ils n'avaient quasiment rien sur eux, à part de la nourriture, ce qui n'est déjà pas si mal.
Les nécromanciens et moi sommes dégoûtés de laisser leurs cadavres là, à la merci des bêtes sauvages, mais nous n'avons pas le choix, nous devons partir. J'espère ne plus jamais avoir à gaspiller ainsi des corps en bon état. Nous mangeons en chemin, faisant bien attention d'éviter Arenthia. D'après Gilmerandil, nous sommes tous proches d'Elsweyr, nous nous reposerons dès que y seront arrivés. Le paysage reste sensiblement le même, bien que les bois s'éclaircissent légèrement. Enfin, après près d'une heure de marche, nous arrivons, épuisés, hors de Val-Boisé.
Chaque pas me rapproche du Pouvoir.
Le Pouvoir. Il me faut plus de Pouvoir. »
"Hope you enjoy", comme qui dirait.
Sinon, pour ce qui est de Actors in charge, inutile, je ne prends plus de screens in-game (je suis obligé de jouer avec Oldblivion alors imagine le carnage, même avec tous les mods graphiques...), uniquement pas le TESCS.
Bonne suite, j'adore, et ya de l'humour, c'est trop bon
Bon, un autre mois à attendre
bonne suite en résumé et de longueur acceptable
Continu
A peu de choses près, dix-huit mois que cette aventure a débuté. Un pauvre solitaire dans sa caverne délabrée, et un jeune homme qui vient de devenir solitaire parmi les ruiens de son village délabré.
On en vient donc aux conclusions suivantes : tout ceci a duré un an, et je n'ai pas été capable d'écrire pendant la moitié de ce délai.
Ceci est un message de clotûre. Toute aventure a une fin. J'en aurais préferé une autre.
Moins de temps, moins d'envie, plus d'autres récits en cours, plus de goût pour les vers. Je n'arrive plus réelelment à écrire en prose, et je préfere me laisser porter par mes envies quand je parviens soudain à m'y forcer. Et puis, rester cloisonné dans l'univers de Bethesda me pèse un peu. A moins d'adapter, ce récit ne sera pas éditable, et je commence à vouloir tendre vers ce but, même prétentieux et à long terme.
Bref, le Mécréant et l'Inquisiteur vous disent adieu. Si vous le désirez, je peux vous poster quelques passages que j'avais déjà écrits, dont une ébauche de la fin et un résumé des actions.
dommage , mais si tel est ton choix...
sinon, oui avec plaisir ! poste nous ce que tu avais deja écrit ![]()
Oups. J'avions point vu ton message.
Bouts du prochain chapitre du Mécréant, quand il dort en Elsweyr :
" La forêt de sapins. Les petits cailloux glissent le long de la pente. La souffrance va arriver. Une cachette, vite... la souffrance est là. A nouveau. Je sors mon bouclier et me mets à couvert. Il est en haut. Je lui lance ma dague et grimpe à l'arbre pour l'achever. La douleur émane soudainement de mon bras.
Je me réveille soudain en me débattant et en me tenant le poignet gauche. J'ai détaché mon bandage, mettant au jour une petite blessure. Elle est sans doute due à mon affrontement avec l'Investigateur Dunmer. La nuit n'est pas encore finie, loin de là. Je mets longtemps à me rendormir.
Les chiens de la Guilde des Mages risquent de me rattraper, il faut que je dépêche. Je marche rapidement en m'éloignant le plus possible de Bruma. Les arbres à aiguilles sont toujours ceux du nord de Cyrodiil. Je trébuche mais réussit à conserver mon équilibre. Le trait va arriver et se planter dans mon gant. C'est ce qu'il fait. Comme avant. Je cherche l'archer des yeux, tout en sachant exactement où il se cache. Vite, il faut tenter de l'atteindre avant qu'il ne tire à nouveau. Je saisis ma dague et lui la lance, mais il ne va pas tomber. Je me jette vers l'arbre. Une seconde flèche va me blesser au bras. Malgré mon sort de protection. Je me précipite vers lui et enfonce ma lame entre ses côtes. C'est fini pour lui.
Dans un dernier sursaut, il mord dans mon épaule.
Mon propre hurlement de douleur me fait tomber des bras glacés de Vaermina. Ma morsure me brûle, la nausée s'empare de moi. Mon front est inondé par la sueur. Je tente de me calmer en regardant le ciel nocturne. La vielle lune vient de périr, et seules les étoiles scintillent. Ces petits points lumineux seraient-ils plus puissants en Elsweyr qu'à Cyrodiil ? Quoi qu'il en soit, je peux distinguer chaque détail du paysage. Je me concentre et laisse mes sens s'exprimer. Je sens quelque chose d'étrange. Je tourne la tête vers le lieu d'où provient cette sensation. Je ne vois que Restina et Gilmerandil, endormis. Des bruits réguliers. Réguliers comme leur souffle. Réguliers comme les battements d'un coeur. Non, ce n'est pas possible... je porte mes mains pâles à mon visage, et touche mes dents. Ou plutôt, mes crocs.
Je suis un vampire. "
Il finira par arriver au sanctuaire de la Confrérie Noire à Leyawiin, face à un certain Jorundr Jambes-spectrales, chef du sanctuaire. C'est un nordique vampire qui ne souhaite pas parler de son passé, mais on le surprendra en train de soupirer : " Arnora, Arnora... ", d'un air triste. Vous aurez deviné qu'il s'agit de l'homme qui croupit dans la prison de Bruma en 4E433, dans le jeu d'Obli'.
« Bienvenue dans la famille, cher frère, dit-il en me fixant attentivement.
- Gloire à Sithis.
- Oui, loué soit le Père de la Terreur. C'est toujours un immense plaisir que d'accueillir un élu du Don Noir, ajoute t-il en me fixant avec attention.
- Vous m'excuserez, mais immortel ou non, je n'ai pas de temps à perdre. Venez-en à l'essentiel.
- Ah, ces nouveaux-nés, toujours à se comporter comme si nous n'étions pas hors de portée des griffes d'Arkay... Bref, à présent, vous êtes un membre à part entière de la Confrérie Noire. Quand vous serez prêts, contactez-moi pour que je vous informe de votre contrat.
- Quel type de contrat ?
- Un contrat passé avec la Confrérie est un peu... spécial. Il s'agit d'un pacte passé entre Sithis et la personne ayant imploré la Mère de la Nuit. Le Père de la Terreur gagne l'âme de la victime, ses fils leur juste salaire, et l'employeur la satisfaction de voir la cible éliminée.
- Parfait. Qui dois-je tuer ?
- C'est un peu tôt... je n'ai malheureusement aucun contrat à vous proposer pour le moment... pourquoi ne pas en profiter pour découvrir votre nouvelle maison et votre nouvelle famille ?
- Non merci. Je suis ici pour tuer et pour servir Sithis, pas pour faire connaissance et pour bavarder. J'espère que je ne perdrais pas mon temps la prochaine fois.
- Quoi qu'il en soit, veuillez accepter cette armure. Plus légère que le cuir normal et noire comme le néant.
- Merci, et au revoir. »
Notre Mécréant va donc voir ses amis nécromanciens, cachés dans la tombe d'Amelion (vous savez, la quête de la Guilde des Guerriers ?). Quand il dort, il fait ce rêve :
" Je marche. Lentement. Calmement. Ma quête est accomplie. La récompense suprême est à moi. J'entre dans le bâtiment de pierre grise et passe à côté de l'escalier de marbre blanc. L'entrée des souterrains est juste là. Je m'enfonce dans les profondeurs du monument, parcourant silencieusement les immenses couloirs d'obsidienne sans un regard pour les cadavres qui jonchent le sol et qui s'empilent dans les salles situées à ma droite et à ma gauche. Enfin, j'arrive au coeur du bâtiment, dans la dernière pièce. Il se tient là, revêtu de sa robe noire, debout dans l'obscurité. Je m'approche de lui et m'agenouille dans les ténèbres. Il va me remercier pour avoir été son fidèle serviteur, il va m'accorder le Pouvoir sans limites. Il relève brusquement la tête, rejetant sa capuche en arrière pour dévoiler son visage chauve, torturé et pâle comme la mort. Avant que je n'ai pu esquisser le moindre mouvement, il me perce la gorge de ses crocs effilés. "
S'ensuivront nombre d'aventures où Mraaj et Matthias s'opposeront, non plus en tant que nécromant-investigateur, mais en tant que bandit-chevalier, homme de main des Lames-membre de la Confrérie Noire et finalement inquisiteur-adorateur daedrique, le tout sur fond de crise politique.
L'alliance du domain aldmeri, alliée aux argoniens et aux khajiits (las des politiques raciales mises en place à Bravil et Leyawiin), est sur le point de déclarer la guerre à Cyrodiil. L'empereur Athradius décide de reconquérir les provinces du nord, dont Morrowind. Matthias sera envoyé (contre son gré) comme inquisiteur dans cette province - et visitera Vvardenfell de manière rapide. Quand les nordiques rebelles attaquent Morrowind par le nord-ouest, les troupes impériales (et une bonne part de Dunmers enrôlés de force) sont descendus au sud pour se battre contre les argoniens. L'Inquisiteur décide-donc de participer à une bataille en tant que milicien rédoran anonyme. D'une part pour combattre ces réfractaires à l'empire, de l'autre en vertu de son sang dunmer - car il constate amèrement que l'empire ne fait qu'utiliser son peuple pour contenir les troupes du Marais Noir, sans se soucier de ce qui se passe au nord.
L'Inquisiteur – Chapitre incasé A : Première bataille
" Vulyn Rédoran avait revêtu son armure d'ossements Gah-Julan, qui comptait parmi les dernières de Morrowind. Face à lui se tenaient presque trois milliers de Dunmer, anciens nobles et guerriers accompagnés de leurs fils. Certains d'entre eux ne portaient que du cuir ou de la chitine, car rares étaient les protections de la Grande Maison a avoir survécu aux guerres et aux pillages, et encore plus rares étaient ceux qui étaient capables d'en fabriquer de nouvelles. L'Elfe Noir sortit lentement son cimeterre d'ébonite, Enamor, et s'adressa à ses troupes disciplinées au point d'en faire rougir les légionnaires impériaux, sans avoir besoin de hurler à pleins poumons : « Vous qui suivez la voie de l'Honneur et de la Noblesse, vous êtes rassemblés ici, en ce jour, non loin de Sombrejour, la cité que nous avons reprise aux envahisseurs barbares. Il y a bien longtemps que les malheurs s'abattent sur nous. Les Tribuns ont quitté notre monde pour punir notre race de ses péchés. Les Daedras malfaisants ont rasé Ald'Ruhn. Les Nordiques ont envahi notre territoire. Mais nos ancêtres ne nous ont jamais abandonnés, tout comme nous ne les avons jamais abandonnés. Le moment est venu de tirer l'épée et de reconquérir nos terres, pour nos enfants et pour nos aïeux. Sentez-vous leur regard immortel se poser sur vous ? Sentez-vous le devoir vous pousser en avant ? Sentez-vous la gloire passée de notre Maison vous emplir ? La bataille est proche. Souvenez-vous, Rédorans : le guerrier qui agit avec honneur ne peut faillir à son devoir, car son devoir est l'Honneur lui-même ! »
Il y eut quelques vivats, principalement parmi les rangs de la milice. Les membres de la Maison Rouge, dévoués à ses idéaux millénaires, se tenaient droits, stoïques et impassibles. L'armée finissait de se mettre en place. Les Frères de la Maison, maniant le cimeterre, l'arc long et le bouclier, étaient au milieu de la ligne de bataille. Leurs flancs protégés par les Vassaux d'un côté, par les miliciens de l'autre, leurs corps par d'antiques armures d'ossements, leurs âmes par une foi totale envers les préceptes rédorans. Entre les régiments auxiliaires se tenaient les archers, tireurs équipés d'arcs courts ou associés encore peu entrainés aux corps à corps. Les étendards pourpres claquaient au vent, apportant une touche de couleur au milieu des cendres et des tons bruns ou grisâtres de l'équipement porté par la plupart des combattants. Les Nordiques s'approchaient, groupés en un semblant de formation. La majorité d'entre eux n'étaient pas des soldats de métier, à en juger par leur armement hétéroclite et par leur manque de discipline flagrant.
Le général dunmer était impassible, de même que les nobles, alors que les miliciens tenaient tant bien que mal en place. Un calme artificiel régnait sur l'armée de Morrowind, si puissant que je pouvais presque entendre les prières murmurées par les Rédorans. Les guerriers de Bordeciel continuaient à avancer, le bruit de leurs pas se faisant de plus en plus fort. Enfin, Vulyn leva la main, sans prononcer un mot. Les sergents transmirent l'ordre aux Mers, qui bandèrent leurs arcs. La tension était presque tangible. Un régiment d'Elfes Noirs, pour la plupart vêtus de robes, s'avancèrent vers les humains avec la rapidité caractéristique de leur race. Puis, le Dunmer abaissa le bras. Les traits des miliciens partirent les uns après les autres, les cordes se relâchant dans un claquement diffus et quasi-continu. Les archers, eux, attendirent patiemment le signal de leurs sergents chargés de relayer les ordres. Cette averse fit vaciller les Nordiques, protégés par leurs armures, mais rien ne fut plus impressionnant pour ces barbares que les quatre cent flèches des Frères qui fusèrent toutes au même instant. Enfin, les mages de Morrowind lancèrent leurs sorts. Plusieurs centaines de boules de feu explosèrent dans les rangs épars de l'avant-garde de l'armée de Bordeciel.
Les colons, sentant qu'ils seraient décimés avant de pouvoir charger, prirent peur et s'enfuirent. La panique se répandit parmi eux encore plus vite que la mort, tandis que les flammes et les tirs pleuvaient encore et encore ceux eux. Les humains tentèrent, tant bien que mal, de continuer à avancer, mais ils finirent par fuir, privant leur chef de ses troupes irrégulières, soit plus d'un millier d'hommes. Je commençais, de même que mes compagnons, à m'impatienter. Cela faisait près d'une heure que Vulyn avait prononcé son discours, et il me tardait de pouvoir me battre. Les salves des Rédorans se succédaient à un rythme mécanique, avec une précision et un calme surnaturel, s'abattant sur les porteurs d'armes à deux mains chargés de créer une brèche dans nos lignes. Les miliciens, de leur côté, tiraient sans discontinuer. Les incantations des mages gagnèrent en puissance, puis déclenchèrent une nouvelle avalanche ardente. Les lanceurs de sort finirent par se replier, partant aussi vite qu'ils étaient arrivés en se plaçant sur un flanc, à l'écart de la ligne de bataille. Il était midi et je transpirais sous mon armure lourde. Les Nordiques, obligés de courir sous ce soleil de plomb, trébuchant fréquemment sur les cadavres ou les blessé et gênés par les fuyards, n'avançaient que lentement. Le général dunmer brandit bien haut son cimeterre d'ébène. Les sergents et capitaines ne tardèrent pas à faire de même, suivis de leurs troupes. Les yeux de braise des Elfes Noirs qui se trouvaient à mes côtés flamboyaient de haine. Cela faisait des décennies que ces païens occupaient leurs terres et les exploitaient, qu'ils se conduisaient comme leurs maîtres incontestés en les méprisant ouvertement. Les lames dentées des Chimers avaient soif de sang.
Les habitants de Morrowind chargèrent, proférant des insultes en leur langue étrange. Les guerriers et les nobles firent de même, le coeur tellement empli de ressentiment qu'ils criaient presque leurs prières. Les hommes de Bordeciel furent surpris et ne réussirent pas à se défendre efficacement, au début du moins. Je n'étais pas au premier rang, mais je sentais bien que nous ne gagnions guère de terrain. Les maudites armures de mailles, réputées pour leur solidité, combinées au mur de bouclier qu'ils avaient réussi à former, limitaient notre progression. Une fois la puissance initiale de notre assaut brisée, je pus remarquer que nous commencions à subir des pertes de plus en plus lourdes. Les minutes continuaient de s'écouler dans le fracas des armes, la transpiration et toujours cette chaleur étouffante. Les cendres piétinées étaient mêlées de sueur, de sang et de chairs écrasées. Je jetai un rapide coup d'oeil aux Frères. Ils semblaient affronter l'élite nordique, équipée de marteaux de guerre pesants mais puissants, qui contrastaient avec les cimeterres fins et précis des Dunmers.
L'étendard pourpre flottait toujours haut dans le ciel alors que le général sortait des rangs de sa garde, le regard triste mais fier. Sa lame était au fourreau, et il tenait une tête barbue de sa main droite. Il sauta sur l'insecte géant qui lui servait de monture et s'éloigna de l'affrontement pour aller rejoindre les archers. Il ne fuyait pas : il rejoignait ses troupes restées en réserve afin de coordonner au mieux leur action et ainsi remporter la bataille. Certains auraient pu considérer cela comme de la lâcheté, mais je savais qu'il consentait un sacrifice bien plus grand que celui du commandant cyrodiiléen qui meurt aux côtés de ses troupes, perdant la vie pour sauver son honneur. Vulyn sacrifiait une part de son honneur pour sauver sa vie, et aux yeux de la Maison Rouge, l'honneur vaut bien plus que la vie. Il abandonnait sa fierté pour le bien de ses soldats, pour le bien de Morrowind, pour le bien de sa race toute entière. C'était un véritable Rédoran, car lui seul avait compris le sens réel des préceptes qui lui avaient été inculqués depuis sa naissance.
Alors que je le regardais, je fus bousculé et faillis perdre l'équilibre. Les miliciens refluaient et rompaient le combat. Je fis tout mon possible pour que l'affrontement se poursuive. Les oeuvres d'Akatosh et d'Arkay, mêlées en un même décompte sanglant, se poursuivaient encore et encore. Les sergents finirent par sonner la retraite en rangs pour éviter la débandade générale. J'obéis aux ordres, car c'était la seule chose qu'il restait à faire. Toutefois, au fond de moi, je sentais la honte m'envahir. Je ne m'étais même pas battu, et déjà je m'éloignais de l'ennemi. Ma raison me soufflait cependant que j'allais avoir bien des occasions d'affronter les Nordiques avant le coucher du soleil. Heureusement que les miliciens conservaient un semblant d'ordre, car, engoncé dans ma lourde armure et ne possédant pas la vitesse des véritables Dunmer, j'avais du mal à ne pas me laisser distancer. Je regardai rapidement vers l'occident : même les Affiliés se repliaient. Cela faisait certainement partie du plan de Vulyn. Pendant ce temps, je pus voir que les archers s'étaient éloignés de la ligne de bataille pendant que nous retenions les humains. Entre les deux armées se trouvait une vaste étendue dépourvue de tout couvert.