Franchemment très bien(comme toujours :p ). J´ai hâte qu´il rejoigne Ardaline à Skingrad pour y rencontrer ses futurs collègues^^.
C´est bien aussi q´il rejoigne cette bonne vieille Confrérie Noire(le mécréant remplacera t-il ce sympathique Mraaj-Dar?
).
Et oui, je crois que ça tourne en effet en circuit fermé. Mais on est assuré d´avoir au moins un lecteur.
Très bien! Super bien plutôt.
En tout cas, sache que tant que tu ne lâches pas cette fic, je continuerai à la lire!!
Merci à tous (merci à tous... le mec qui s´y crois un peu trop, z´êtes que deux ^^), franchement ça réchauffe le coeur. En même temps il y a deux fics magngifiques en ce moment donc je n´ai que la troisième place (je suis habitué à la deuxième...), alors faut pas que je m´attende à ce qu´il y ait une foule d´admirateurs déchaînés ^^
Hein ? quoi ? Ah, que j´arrête de radoter et que je balance le chapitre ? Oui, pourquoi pas...
L´Inquisiteur – Chapitre 5 : Bruma
15 Vifazur 4E55, en début de soirée
« Nous finissions de prendre notre repas autour d´un petit feu de camp. Chacun semblait d´humeur assez maussade, nous avions fini de discuter de mon apprentissage : Hastres m´entraînerait au combat et à la guérison et Dranas au mysticisme et à la destruction. Mais pour le moment, il était temps de se mettre en route pour arriver à Bruma à l´aube. Nous avions bien mangé et dormi suffisement, aussi Karrinare insista-elle pour que nous allions le plus vite possible. Le feu éteint, nous nous élançâmes dans la nuit, telles les ombres vengeresses des victimes de nos proies. Les seuls sons que nous produisions étaient nos pas : démarche gracieuse et discrète de Karrinare, pas lourds des grandes bottes de marche de Hastres, grandes enjambées rapides et silencieuses de Dranas. Parmi les bandits et les bêtes sauvages, peu nous aperçurent et aucun n´eurent le courage de nous attaquer.
Alors que nous approchions de Bruma, la neige commença à tomber. L´Altmer frissonna, uniquement vêtue de sa robe grise de voyage, et je regrettais de n´avoir pas eu de vêtements plus chauds sur moi quand j´étais parti de Wawnet pour ma patrouille. Nous interrogeâmes discrètement les gardes : nul n´avait vu passer une vielle Altmer et un jeune Dunmer venant du sud. Ils s´étaient sans doute arrêtés pour chasser ou pour se reposer, et peut-être avaient-ils été attaqués. Nous prîmes un solide petit-déjeuner à la taverne d´Olaf avant d´envoyer Dranas espionner à l´auberge de la Vue de Jerall et de partir, moi et Karrinare, chez le forgeron des Vents Nordiques afin de m´acheter une cuirasse et des bottes de fer : il venait de perdre son père et était revenu précipitamment afin de reprendre le magasin et n´était donc pas assez doué pour forger des armures d´acier trempé, ni pour renouveller tout le stock en si peu de temps. C´était toujours ça de gagné, le moindre coup de dague ou d´épée ne risquait plus de m´éventrer et je pus aussi ménager mes chaussures en cuir de biche qui commençaient à être usées par les frottements contre les pierres de la Route d´Argent. Quand ce fut fait, et après avoir questionné à nouveau les gardes des deux portes, nous nous retrouvâmes pour déjeuner à l´auberge. Ces derniers temps, nous avions dû nous contenter de pain, de pommes de terres cuites à la va-vite et de fruits secs, et ce fût pour nous un véritable festin. « Profites en, petit, déclara Dranas. Tu ne sais jamais quand tu vas de nouveau devoir repartir sur les routes. Et si jamais tu te fais avoir, autant mourir le ventre plein, les vers auront plus à manger.
- Ne t´inquiètes pas. Cette fois, c´est nous qui allons les avoir, répliqua ma dame-inquisitrice.
- J´aimerais bien garder la vipère qui a eu Idroliane pour le bûcher. Quoique, leur acolyte ferait bien l´affaire aussi, dit le Bréton en se crispant sur sa chope de bière. »
Une fois le repas fini, Karrinare nous envoya, moi et Hastres, nous entraîner à la Guilde des Mages. Un espace d´entraînement au combat avait été construit, une première à Cyrodiil. Il m´expliqua qu´il s´agissait de l´unique Guilde des Mages a dater de moins de deux siècles car elle avait dévastée en 3E434 par Mannimarco et ses nécromanciens. « Heureusement que Raminus Polus était là pour les vaincre », me fit-il remarquer. Une fois arrivés au sous-sol, nous commençâmes l´entraînement : je pensais que le Bréton était fort et doué au maniement de son arme, mais j´ai tout de suite abandonné mes préjugés. Cet homme était un véritable expert de la hache de guerre. Il se battit uniquement avec une arme en bois, mais restait largement capable de me vaincre alors que j´avais gardé mon équipement. « Je doute que tu puisses m´infliger des blessures sérieuses, et au pire je me les guérirais. Tu souffriras sans doute bien plus que moi... », m´avait t-il déclaré d´un ton sinistre avant de passer à l´assaut. Et il avait eu raison. Je ne l´avais touché que trois ou quatre fois, principalement aux bras, et il retenait à peine ses coups : au bout d´une demi-heure je venais de tomber par terre pour la cinquième fois, et il décida que s´en était assez pour aujourd´hui. Ensuite, nous passâmes à la guérison. Il m´aidait à mieux me concentrer, me renseigna sur la position des doigts à adopter, les formules plus efficaces pour les contusions que celles qui refermaient les blessures, et cela pendant près d´une heure, le temps que mes énergies magiques se régénèrent entre deux essais. Enfin, il me soigna une légère fracture et nous partîmes « retrouver les deux tourtereaux », selon son expression.
Effectivement, nous les trouvâmes en train de se promener ensemble sur les terrasses qui surplombaient la ville et accueillaient les bâtiments les plus importants. Karrinare déclara qu´ils étaient en train d´aller demander une nouvelle fois aux gardes si ils n´avaient pas vu quelqu´un correspondant au signalement des deux nécromanciens entrer. Encore une fois, la réponse fut un « Non ! » retentissant, démontrant clairement qu´il en avait assez d´être questionné toutes les trois heures. Que faisaient-ils ? Où étaient ils ? C´était une bonne question. Nous décidâmes de placer un mendiant à chaque porte : un nommé Svodrelth à la porte nord, l´autre nommé Hrold le Faussaire au sud, avec pour mission d´aller nous chercher si un des deux nécromanciens entrait dans la ville. Le salaire convenu était d´un septims par heure et d´une prime de vingt si ils les voyaient passer. L´utilisation des mendiants était très prisée par l´Altmer : « Ils connaissent toutes les rumeurs, sont pleins de bonne volonté pourvu qu´on les paye et ils méritent bien quelques pièces. », me dit-elle. Ensuite, nous visitâmes la cathédrale de Talos, du haut de laquelle nous pouvions voir un fort, au loin. J´appris plus tard qu´il s´agissait du Temple du Maître des Nuages, l´antique place-forte des Lames. Nous vîmes aussi la statue du Champion de Cyrodiil et Sauveur de Bruma, le Capitaine Baurus, devenu Grand-Maître de l´Ordre du Dragon et des Lames.
Puis Dranas vint avec moi à la Guilde pour m´entraîner. Il m´apprit tout d´abord un sort de boule de feu peu puissant mais facile à lancer, afin que je puisse m´exercer plus facilement. Ensuite il m´a fait faire des exercices de tir, en adaptant la position des doigts pour avoir la meilleure trajectoire possible. « Tu vois petit, si on utilise des sorts plutôt puissants, comme toi, mieux vaut ne pas rater sa cible, et surtout éviter de toucher l´un de ses coéquipiers... », me dit-il à la fin. « Il est temps de rentrer, à ce que je vois, l´autre ne t´a pas ménagé...
- Oui, je crois que ça vaudra mieux. Qu´allons nous faire ?
- Dormir, tiens donc. Je te rappelle qu´on a marché toute la nuit. Et puis ce serait bête que le Bréton nous démolisse à coups de hache parce qu´il nous as pris pour des zombies, dit-il en rigolant. »
Pour la première fois depuis trois jours, le Mal était loin de moi.
Le Mal. Il fallait éradiquer le Mal. »
SoK, un poil plus long. Vous devriez commencer à comprendre quelques petites choses sur ce qui c´est passé durant les 55 ans, où je vous en rajoute ? ^^
oui, c´est bien, presque aucune faute (je dit presue car il y en a toujours), mais le coup des mendiant il faut reconaître que c´est exelent, mais ne travaille t-il pas pour la guilde des voleur. sinon, trés bien, et vivement la suite
Jouissif, ces imbéciles se sont fait avoir par ces braves nécromanciens^^.
darkness-stone
Je ne me permettrait pas de parler à la place de Sok, mais selon moi un mendiant est prêt à rendre service à n´importe qui du moment qu´on lui donne de quoi s´acheter du pinard^^.
Qui gagnera entre le mécréant et l´Inquisituer... question, question!!
Rien à dire à part super!! (comme toujours
)
Et là,j´ai vraiment pas envie que tu t´arrête car ces temps-ci, je suis toute déprimée!!(rentrée, devoirs, kaka....grrr!!)
Espérons que ce n´est que passager...
Alors, tu as compris?? Arrête pas cette FIC!!! ![]()
Bon, comme vous avez pu le remarquer, pas de chapitre ajourd´hui ^^
Et pour cause, j´ai passé la moitié de la journée dehors et l´autre à m´user la voix (et les nerfs XD) afin de tenter de maîtriser mon "nouveau" (qui date de cinq-six ans, hérité de mon père qui a acheté la dernière version) dictaphone. Forcément, "sait pas la gloire, leur tourné est le chapitres n´avant sais pas"...
SoK, "ma voie ait un peut usé" :p
Ok ![]()
elle arrive quand la suiteeeee? allé euhhhh ![]()
Le Mécréant - Chapitre 6 : Examen d´entrée
15 Vifazur 4E55, au lever du jour
Je m´éveille aux premières lueurs de dôme, à cause du froid nocturne des égouts impériaux. J´ai récupéré toutes mes possessions, et il étend de me mettre en route vers Bruma ; mais mon estomac et gargouillant et ma bourse vide me pousse à mettre en quête d´une riche proie afin d´acheter de quoi me nourrir. Je crois, entre la place Talos et le Quartier du Marché, un jeune héritier particulièrement malchanceux. Il y a peu de passants à cause de l´heure matinale, et dès que je suis hors de vue des gardes, je plaque ma main gauche sur sa bouche et plante ma dague dans son dos. Je le dépouille de ses cinquante-deux septims et les utilise pour acheter trois pommes et de miches de pain, que je mange en gardant les fruits pour le déjeuner. Il me reste trente-neuf pièces, j´aurais également de quoi me nourrir durant le trajet du retour. À présent je connais le chemin et je n´erre que peu de temps dans l´humidité malsaine des conduits. Je traverse une nouvelle fois le Lac Rumare à la nage, mais avec le ventre plein et pleinement reposé. Après une courte pause sur les berges sablonneuse et avoir mangé mes pommes, je me remets en route. Alors que je venais de m´engager sur la Route d´Argent, je suis attaqué par un grand loup qui me blesse à l´épaule. Je dégaine ma dague en même temps que je lui lance un sort de froid pour avoir le temps de reculer. Tandis qu´il se jette à nouveau sur moi, je roule de côté en lui laissant une longue estafilade sur le ventre. Alors qu´il tente de me mordre, je le prends à la gorge, et ne prêtant aucune attention à ses griffes qui lacèrent mes vêtements, je lui enfonce ma lame en plein coeur. Je prends le temps de le dépecer, sa fourrure pourrait m´être utile pour me protéger du froid ou si j´ai besoin de quelques pièces d´or en plus.
Je croise également une bandit Khajiite, portant des jambières de mailles et des bottes de fourrure, ainsi qu´une lame courte. Elle me repère et sort son arme tandis que je fais de même. « Je vais faire comme d´habitude. Donne moi un bon paquet de septims et je te laisse la vie sauve.
- Tu peux le voir toi-même : j´ai été chassé de la Cité Impériale pour dettes. Je n´ai rien, mis à part ce que je porte sur moi.
- Mais qu´ai-je donc fait au Neufs pour me récupérer des pouilleux à tous les coups ? Allez, passe, je ne suis pas comme certains qui tuent les misérables pour le plaisir
- Merci pour tout, dis-je en tentant de dissimuler la rage qui m´envahissait. »
Comment pouvait-elle oser me traiter ainsi ? Ne voyait-elle pas que le futur maître de Tamriel tout entier se tenait devant-elle ? Je m´éclipse avant de revenir discrètement. Elle ne m´observe pas, et je m´approche silencieusement, comme une ombre, et de lui perforer le poumon gauche. Tandis qu´elle se retourne en criant, je lui donne un coup de coude en plein visage, suivi d´un coup de genou dans le ventre. Elle tombe à terre, et je lui écrase le nez d´un coup de talon avant de la dépouiller de ses protections, la laissant agoniser à moitié nue dans la poussière du chemin. Son épée courte de fer pourrait m´être très utile, mais je garde aussi ma dague, au cas où. De même, ses jambières et ses bottes ne sauraient mieux tomber. Elle n´avait malheureusement pas de pièces d´or sur elle, elle avait vraiment dû tomber sur des pouilleux jusque là. Alors que le soleil commençait dangereusement à se rapprocher de l´horizon, une deuxième criminelle, une Rougegarde, se trouve sur la route : elle porte un bouclier de fourrure, une hache et de grandes bottes de cuir. Je me rapproche sans faire trop de bruit, sort doucement ma nouvelle arme de son fourreau et la prends par derrière pour l´égorger, mais elle se débat et je le laisse qu´une blessure entre les deux clavicules. Un coup de tête en arrière me fait lâcher prise tandis qu´elle sort sa hache et se protège derrière son bouclier. Je me précipite sur le côté gauche avant de la frapper à la jambe droite, mais elle me frappe au ventre et je tombe à terre. Elle me désarme alors que je tente de me protéger de son coup final, et jette ma dague, qui vient se ficher dans son abdomen. Je ramasse mon arme et profite de sa douleur pour lui la planter juste sous le sternum. Cela fait le septième cadavre que je laisse sur ma route, et bizarrement j´espère qu´avant demain je tuerais quelqu´un d´autre.
Je prends tout son équipement et ses huit pièces, je garderais le bouclier et les bottes tandis que je revendrais la hache, qui semble de bonne qualité, en arrivant. Quand j´arrive enfin à Bruma, l´astre solaire commence presque à se coucher. J´allais entrer par la porte sud, mais au cas où les investigateurs seraient toujours là, je préfère prendre celle du nord. A peine entré, je vois un assez jeune mendiant, blond aux yeux bleus. Il part à mon approche, mais je le rattrape en le prenant par le poignet. « Quel est ton nom, mon ami ?, lui demandais-je.
- Svodrelth. Je viens d´arriver ici, alors je n´ai pas encore reçu de titre...
- Que dirais-tu de Svodrelth le Bon ? Je cherche de dangereux nécromanciens, ils ont tué des investigateurs pour prendre leurs robes, et je pense qu´ils sont arrivés avant moi.
- Euh..., hésite-il.
- Je vois, dis-je en riant. Tu veux aussi une récompense financière ? J´ai trente septims pour toi, si tu veux, dis-je en lui les montrant.
- D´accord, pas de problèmes, je les ai vus à l´Auberge de la Vue de Jerall. Vous savez où c´est ?
- Non, pas vraiment. Pourrais tu me guider jusque là ?
- Oui, bien sûr. Suivez-moi, dit-il avec entrain. »
Au bout de plus de dix minutes de marche, nous passons en deux maisons. Pas de gardes, pas de témoins, je lui tranche la gorge avec ma dague et sors de la ruelle, en marchant normalement afin de ne pas éveiller l´attention. Je décide d´aller dormir et prendre mon dîner à la Taverne d´Olaf, pour une fois mes finances me permettent de passer la nuit dans un lit alors autant en profiter. Je dépense six septims pour un repas frugal et dix pour la chambre. Il m´en reste encore trente-et-une, sans compter que je vais pouvoir vendre les bottes de fourrure et la hache d´acier. Parfait.
La seconde visite de Kiseen allait-elle m´apporte le Pouvoir ?
Du Pouvoir. Il me fallait plus de Pouvoir.
SoK, cette tache à la gloire immaculée du Père de la Terreur est enfin lavée...
P.S : J´ai abandonné « ceux fou tuent dictaphone », parce que c´était vraiment pas rentable ^^
j´adore, vraiment j´aime bien, mais je c´est pas pourquoi, je trouve qu´il manque du dynamisme, mais c´est peut être moi. sinon, tu vien a peine de poster, je te demande déjà la suite.
ps : la rentrée approche ![]()
Super bien, mais, heu, il y a quelques fautes de frappes j´crois ![]()
Bordel, les premières phrases sont du dictaphone... Vous pouvez voir les ravages...
SoK, "il étend de me mettre en route vers Bruma" ^^ Je suis mort de rire...
A ce que je vois, ton dictaphone t´as rendu complétement ![]()
Et pas qu´un peu ^^ Je me remettrasi au dictaphone quand j´en aurais un récent, il date de sept-huit ans çui la en fait XD
D´ailleurs j´ai des promesses de cadeaux d´aniv´ differés à écouler, alors autant en profiter.
SoK, "Jeux suis fait y gué"...
![]()
Hihi.. Ouais, tu étais moyens sur ce chapitre.. ![]()
Entre les fautes de frappes et les répétitions:
Je revendrais la hache, qui semble de bonne qualité, en arrivant. Quand j´arrive enfin à Bruma...
Dommage.. Mais super chapitre au niveau de l´histoire!!
Darkness-stone, je t´envie quand tu dis bientôt la rentrée...
J´en suis déjà à ma 3ème semaine.. (déprime.. grr) ![]()
Bon ben j´abadonne pas la fic, mais vous allez pouvoir enregistrer une nette diminution du rythme...
Ce sera variable, mais axé sur la base d´un épisode par semaine (deux si vous êtes gentils, et c´est trés possible qu´il n´y en ait un tous les deux semaines voire plus).
SoK, la dernière fois j´ai tenu un mois et demi avant de m´écrouler, donc je vais me limiter en période scolaire...
Ah vraiment?!!
En tout cas saches que c´est dommage mais que j´attendrais la suite avec toujours autant d´impatience.
Et je suis heureuse que tu ne l´abandonne pas! ![]()
L´Inquisiteur – Chapitre 6 : Seconde rencontre
16 Vifazur 4E55, au crépuscule
« Dranas, comme les autres Investigateurs, semblait bien connaître Bruma. Alors qu´il empruntait une petite ruelle pour gagner du temps, je vis un homme allongé par terre. Tandis que je m´approchais, j´ai pu constater qu´il s´agissait de Svodrelth. Il avait la gorge tranchée, et le sang affluait lentement : il venait d´être tué seulement quelques minutes auparavant. Je pensais immédiatement aux nécromanciens, mais je ne comprenais pas pourquoi ils avaient laissé le cadavre ainsi sans l´utiliser. Comptaient-ils brouiller les pistes ? Ou alors, peut-être qu´ils n´avaient pas trouvé d´endroit où l´entreposer. Qui d´autre gagnerait quoi que ce soit à assassiner un mendiant sans le sou ? Quoi qu´il en soit, Dranas s´élança sans attendre, suivant les traces dans la neige, mais elles ne tardèrent pas à rejoindre une des grandes allées de la ville, dont la couche neigeuse avait été piétinée d´innombrables fois. Où avaient-ils bien pu aller ? « Va prévenir Karrinare et Hastres, ils doivent être à l´Auberge de la Vue de Jerall. Vite ! », me dit le Dunmer. Apparemment, il savait quoi faire. Je courus le plus vite possible retrouver les autres Investigateurs.
Je trouvais uniquement le Bréton au lieu prévu, il se rua vers la sortie en attrapant au passage son immense hache et en m´indiquant que l´Altmer se trouvait à la Taverne. J´eus du mal à le suivre tellement il allait vite. Sa détermination indiquait qu´il était prêt à tout pour les attraper. Pas étonnant, après tout ils venaient de tuer sa coéquipière avec laquelle il devait voyager depuis plusieurs années. La nuit était déjà tombée lorsque nous arrivâmes chez Olaf, et les deux elfes virent juste après nous, la Maîtresse-Investigatrice étant allée voir Hrold. La tavernière, , nous indiqua qu´un elfe noir de sang-mêlé était arrivé il y avait peu de temps de cela, avait commandé un repas et pris une chambre. Nous nous regardâmes, puis Karrinare prit la parole : « Pas question de les laisser s´échapper une fois de plus. Nous les tenons, mais de soyons pas trop confiants. Dranas, surveille la façade, au cas où ils sortiraient par la fenêtre.
- Non, Karrinare. Je veux venger Idroliane, et je veux être là pour te protéger.
- Ils ont déjà eu une de mes coéquipières, pas question de te mettre en danger. Tu seras bien plus utile de l´autre côté, et Hastres saura me protéger.
- Elle a raison. Ne discute pas les ordres de ta supérieure. De plus, tu ne ferais que nous gêner, les chambres ne sont pas aussi spacieuses qu´à l´Hôtel Tiber Septim, dit le Bréton.
- Matthias, va avec Dranas. Nous serons assez de deux en haut, ils auront bien plus de place pour s´évader au dehors, décréta l´Altmer. »
Enfin, nous les tenions. Nous tenions les meurtriers de Svodrelth et de Coeurgris, d´Ulen Athram et de Francus le Mal-Payé, de Svodrelth et de mon père adoptif, de tout Wawnet et de nombreux autres innocents. Bizarrement, quand je pensais à eux et au Mal, je ne voyais que les contours du visage de leur acolyte, sa barbe mal rasée et ses cheveux en bataille, le reste de ses traits baignées dans la pénombre. Ma blessure à la jambe n´était pas encore totalement cicatrisée, et je pouvais encore me souvenir du froid dévorant qui m´avait empli au moment où il m´avait jeté un sort. Sortant ma masse d´armes et mon bouclier, je me place à côté de Dranas qui s´est accroupi, une flèche encochée à son arc. Ils n´avaient pas préparé de corde, leurs chances de s´enfuir étaient donc minces, mais nous préférâmes nous en tenir au plan prévu. La lune vient de commencer un nouveau cycle, la nuit est noire. Alors que j´étais plongé dans mes pensées, j´entends un très faible grincement, suivi de cris. Une déflagration déchire la nuit, suivi du cri de guerre du Bréton. Mais, dans un craquement d´outre-tombe, les volets se brisent en mille morceaux et une forme noire tombe du second étage. La silhouette attrape au vol la flèche du Dunmer, et alors que les flammes l´illuminent faiblement, je peux distinguer sa robe noire dotée d´une capuche, ainsi que ses traits félins. Elle porte quelqu´un vêtu de bottes de fourrure sur son épaule, qu´elle jette au moment où je jette ma boule de feu. Elle roule de côté et rattrape son fardeau avec une habilité incroyable avant de disparaître dans la nuit à une vitesse surnaturelle, suivi par Dranas qui tente péniblement de rattraper la forme inhumaine. Tous deux disparaissent dans la pénombre, et me laissent seuls.
Indifférent aux cris de panique des clients du bâtiment en proie aux flammes, Hastres sort me rejoindre, portant l´Altmer dans ses bras. Il la pose à terre devant moi, me disant de veiller sur elle, avant de partir dans la même direction que Dranas. Elle respire avec difficultés et a le regard dans le vague, mais n´a pourtant aucune blessure ouverte ni contusion que je puisse soigner. Elle tente de me parler, mais s´étrangle. Elle ferme les yeux et cesse de respirer. Je ne sens plus son âme si les battements de son coeur, elle s´en est allée vers l´Aetherius. Poussant un cri de rage et fondant en larmes, je m´effondre. Ils se sont échappés, nous avons failli une fois de plus. Les ennemis d´Arkay sont à nouveau libres, ma Maîtresse-Investigatrice est morte, la Taverne part lentement en cendres. Des cendres, des cendres, tout n´est que cendres, tout est fini. La Mort a vaincu, ma vie n´est qu´un immense brasier. Tout n´est que cendres. »
SoK, comme c´est beau.
P.S : Vous remarquerez que je n´ai pas ajouté la conclusion habituelle pour ne pas casser le ton dramatique.
P.P.S : Et oui, j´ai enfin trouvé le temps d´écrire en dehors de mes habituels concours, j´en ai encore un à écrire pour le 22 Octobre mais bon.
P.P.P.S : YYEEEHAAAAA ! La V1.4 de O&L est en ligne, l´oeuvre de ma vie est accesible à tous !
Loués soient Akatosh et tous les Divins ! Gloire au Père de la Terreur ! Pour le Seigneur Dagon ! Béni soit le Dieu des Vers !
Et ouais, je vis le plus beau jour de ma vie alors que l´Inquisiteur voit la sienne s´effondrer, c´est pas beau ça ? ^^