Ce chapitre est un peu plus consistant...
L´Inquisiteur – Chapitre 2 : La Traque reprend
« Que pense tu de ces assassinats, Idroliane ?, lui demandais-je après lui avoir tendu le journal.
- Pas grand chose. Il faudra juste que tu dises à Dranas combien il y avait d´habitant à Wawnet et rajouter ces deux là à leur compteur, dit-elle d´un ton froid.
- Tu veux dire que...
- Bien sûr. Connais-tu assez de gens suffisement dérangés pour tuer deux personnes en faisant disparaître les corps pour un usage ultérieur ? Désormais, tu n´est plus le dernier sur la liste de ceux qui ont perdu quelqu´un à cause d´eux.
- D´accord. Je comptais justement devenir l´assistant de Karrinare... Tu es déjà venue souvent par ici ?, répondis-je, à la fois désireux d´en savoir plus sur elle et de changer de sujet.
- De temps en temps... Après mes études à l´Université Arcanes, j´y ai été absente longtemps, puis j´étais censée y revenir tous les ans, mais c´était en général tous les dix ans, une fois que j´avais commencé la traque des mages noirs. »
La traque. Tout ce qui touchait à elle, de près ou de loin, semblait y être mêlé. Sa vie avait dû être remplie de souffrances, les siennes et celles d´autrui, et pourtant, elle représentait l´espoir et la seule possibilité de rires et d´amitié pour moi. Les nécromanciens auront à répondre de nombreux crimes, et la peine de mort me semblait être bien dérisoire pour de tels écarts envers les saints Commandements des Neufs. Étais-je en train de les suivre en ce moment ? Le dixième et dernier, le plus important, celui qui faisait leur unanimité, était : « Avant tout, sois bon avec ton prochain. ». Comment pouvais-je être bon avec ces êtres vils et dépourvus de tout sentiments, voués à faire le Mal depuis tant d´années ? Les Investigateurs ne devaient pas se poser ce genre de questions, mais moi, si. Peut-être que les âmes immortelles des nécromants pouvaient être pardonnées et rejoindre Aetherius si leurs corps corrompus étaient purifiés par les flammes ? Oui, je pouvais être bons avec eux en les combattant.
Nous nous arrêtâmes à l´Auberge de Tous les Saints, au Quartier du Temple, pour manger et dépenser les dernières pièces de l´équipe pour reconstituer nos réserves : à chaque passage dans la Cité, la Guilde leur fournissait quatre cent septims mais pas les aliments. En discutant de choses et d´autres, nous nous sommes dirigés vers le Temple de l´Unique, notre point de rendez-vous avec Karrinare, Hastres et Dranas. Un pauvre Dunmer, sans doute de sang mêlé, dévisagea Idroliane en sortant du temple. Il avait sans doute peur du meurtrier, ou plutôt des nécromanciens. Il s´attendait à ce que nous le protégions. Une fois dans le Temple, je priais longuement chacun des Neufs de me guider, et les remerciait d´être toujours en vie. Je m´attardais tout particulièrement devant le Grand Autel d´Akatosh, et celui d´Arkay, ennemi de la Nécromancie et maître de la vie et de la mort. Leurs deux Commandements, « Sers ton empereur et obéis-lui. Étudie les conventions. Vénère les Neuf, fais ton devoir et observe les commandements des saints et des prêtres » et « Honore la terre, ses créatures et les esprits des vivants et des morts. Protège et entretiens les bienfaits du monde mortel et ne profane pas les esprits des morts. », je pensais les avoir respectés. Je m´agenouillais une dernière fois devant la porte qui mène au Sanctuaire des Feux de Dragon en murmurant la première prière que j´avais apprise : « Loués soient Akatosh et tous les Divins ». Puis, j´ai discuté de choses et d´autres avec la Bosmer en attendant que les autres arrivent, ce qu´ils ne tardèrent pas à faire.
« Karrinare, je souhaite devenir ton assistant. Tous les ennemis d´Arkay être ramenés dans le droit chemin, et je compte vous aider à vous en charger.
- Bien. Idroliane, Hastres, Dranas, renseignez vous, fouillez la Cité. Ils doivent être là, nous ne pouvons pas nous permettre de les laisser s´échapper. Je vais à l´Université Arcanes avec Matthias, rendez-vous ici-même dans trois heures. »
Sans ajouter un mot, les trois Investigateurs s´éloignèrent. Les formalités se déroulèrent sans aucun problèmes, et je devins Associé de la Guilde des Mages, uniquement dans les registres, m´assura la Maîtresse-Investigatrice : l´accès à l´intérieur de l´Université Arcanes me serait ouvert dès que je deviendrais Investigateur. Sur le chemin du retour, nous discutâmes de mes talents magiques : je pourrais apprendre la Destruction et le Mysticisme avec Dranas et la Guérison avec Idroliane. Mon rôle théorique en cas de combat était de protéger la Bosmer des zombies et des squelettes, et d´obéir à tous ses ordres. Il était quatre heures quand nous nous retrouvâmes. Hastres et Idroliane étaient là, mais à la place de Dranas se trouvait un jeune Impérial qui dit à Karrinare : « Le Frère du Vent Mortel a trouvé la honte de l´anathème du Tisseur chez l´Elu du Dragon. ». Hastres prit un air agacé, tandis qu´Idroliane donnait quelques pièces au garçon. Karrinare se mit en route sans dire un mot, suivi de nous quatre. Elle ne tarda pas à arriver à la Place Talos, où se tenait le Dunmer, revêtu d´une armure de cuir. Il prit la parole : « Ils sont à l´Hôtel Tiber Septim. Il y a encore la patronne et deux clients à l´intérieur, que faisons nous ?
- On attend. Laisse nous nous équiper, peut-être que d´ici là, les clients seront sortis. »
Au bout d´une heure, un seul des deux clients était sorti, et les premiers locataires risquaient d´arriver : il était temps de passer à l´assaut. Dranas portait une armure et un bouclier de mithril et une épée longue en argent, Idroliane une tenue de cuir et un arc elfique et des flèches d´argent, Hastres une hache d´armes en argent et Karrinare un bâton doré finement ouvragé d´entrelacs d´argent. Quand à moi, je portais toujours ma masse d´armes et mon bouclier de fer, et me souvins amèrement de la promesse que je m´étais faite d´obtenir une cuirasse le plus tôt possible. Allais-je finir ma vie ainsi, comme le précédent assistant de Karrinare ? Mon âme rejoindrait-elle Aetherius, ou serait-elle soustraite à la loi d´Arkay ? Retrouverais-je mon père adoptif et mes amis après ma mort ? Je dus faire un grand effort de volonté pour rejeter ces questions. « Loués soient Akatosh et tous les Divins », murmurais-je alors que Karrinare entrait dans l´hôtel, suivi de Dranas et d´Hastres, puis de moi et d´Idroliane.
Les nécromanciens ne se trouvaient pas dans la grande salle, et nous fîmes évacuer le dernier client et la patronne alors que Dranas se ruait à l´étage, arme à la main. Hastres déverrouilla la porte de la première chambre d´un sort : elle était vide. La fenêtre de la seconde chambre était ouverte, et une corde faite de draps noués menait jusqu´en bas : ils s´étaient échappés. « Les issues du Quartier sont bloquées. Vite, aux égouts ! », s´écria la Dame-Inquisitrice en se laissant glisser le long du drap alors que Dranas et Hastres redescendaient l´escalier au pas de course. Idroliane et moi passèrent juste après elle, et nous nous retrouvâmes juste après l´entrée de la bouche d´égouts. « Dranas, Hastres, partez à gauche. Idroliane, Matthias, à droite. Je vais au milieu. Restez en contact télépathique, et bonne chance. ». Dranas voulut formuler une objection, mais l´Altmer s´était déjà élancée dans l´obscurité fétide des égouts de la Place Talos. La Bosmer prit une flèche à son carquois et garda son arc à la main avant de me demander de la suivre. Les quelques rats qui erraient dans mes égouts ne nous posèrent pas de problèmes, et la plupart des Gobelins et des malfrats avaient été chassés quelques années plus tôt. Où se cachaient donc ces ignobles sorciers ? Étions nous de taille à lutter contre eux, moi et Idroliane ? Je ne tarderais pas à le savoir.
J´allais peut-être enfin libérer ces hommes du Mal qui les rongeait.
Le Mal. Il fallait éradiquer le Mal. »
SoK, qui espère que ça va plaire
Hey bin, tu espères juste. ça me plaît.
Même plus, j´adore.
Franchement, je m´attendais plus à ce que tu allais continuer cette fic. Ca doit bien faire 20 jours!
En tout cas, saches que j´aime vraiment beaucoup la façon dont tu écris. C´est super.
Ne t´arrêtes pas.
cool, j´adore
C´est la grande classe.
Et oui, ça faisait un peu longtemps, mais je reviens toujours sur le lieu du crime ^^ Demande à Ange de la Mort et aux rares qui se souviennent encore du DunmerVampire ;- )
Au passage, si vous n´avez pas lu en détail les divagations du vieux, c´est le moment de le faire...
Le Mécréant – Chapitre 3 : Les Voies du Mécréant
14 Vifazur 4E55, un peu avant minuit
« Je viens à peine de m´endormir qu´une secousse me tire lentement des brumes du sommeil. Au dessus de moi se tient une Khajiit femelle. Elle me parle de sa voix carresante et féline : « Vous dormez profondément pour un meurtrier C´est bien. Il vous faudra avoir la conscience tranquille pour ce que j´ai à vous proposer. ». Je la dévisage en silence : sa fourrure pâle et ses yeux rouges démontrent sans aucune ambiguïté qu´elle est un vampire. Elle ne porte pas d´arme et est revêtue d´une robe noire et d´une capuche de la même couleur. Elle ne tarde pas à reprendre la parole : « Vous préférez le silence, alors ? Tout comme moi, mon cher enfant. Tout comme moi. Car le silence n´est-il pas la symphonie de la mort, l´orchestration de Sithis ? Il est ironique, alors, que je me présente devant vous maintenant en tant qu´Annonceuse de la Confrérie Noire. Je m´appelle Kiseen et ma voix est la volonté de la Mère de la Nuit. » Elle marque une pause, et je m´efforce de démêler le sens de ses paroles. « Elle vous surveillait. Vous examinant lorsque vous tuez, vous admirant lorsque vous prenez une vie sans pitié ni remords. La Mère de la Nuit est très contente... C´est pour ça que je suis là. Pour vous faire une proposition. L´opportunité pour vous de rejoindre notre famille si unique.
- Je n´ai jamais eu de famille, et je doute d´en trouver une un jour. Veuillez cesser de m´importuner. Comment m´avez vous trouvé ? Qui sont Sithis et la Mère de la Nuit ?
- Chaque chose en son temps, mon enfant. Rendez vous à Bruma, au nord de la Cité Impériale. Vous y trouverez un mendiant du nom de Svodrelth. Tuez-le pour achever votre initiation dans les rangs de la Confrérie Noire.
- Je ne suis plus à une vie près. Marché conclu, mais dans le cas où vos réponses ne me satisferaient pas, vous savez quel sort vous attend.
- Je vous dit au revoir, et j´espère que nous nous reverrons. »
Puis elle s´élance dans les ténèbres à une vitesse prodigieuse. Il doit être près de minuit, et il sera toujours temps de réfléchir demain. Je tombe à nouveau dans les bras de Vaermina, qui m´offre une nuit emplie de vampires, de robes noires, de meurtres et de mystérieux livres à la couverture écarlate. Quelques heures plus tard, alors qu´une immense Khajiit se prépare à me déchirer de ses longues griffes pour se repaître de mon sang, je m´éveille en sursaut. Je ne pourrais pas dormir sans avoir lu ce mystérieux livre, et je m´y attelle immédiatement :
Commentaires de Mankar Camoran sur le Mysterium Xarxes, volume 1
Salutations, novice, et n’aie crainte : Mankar Camoran était comme toi, somnolent, incon«S»tant et inconscient. Nous, mortels, quittons les entrailles maternelles dans le même appareil, vêtus de la seule symbiose avec notre créatrice… A force d’efforts, nous abandonnons le foyer, forts d’un regard nouveau, sans crainte de laisser notre mère derrière nous. C’est alors que nous la détruisons à jamais pour pénétrer dans le domaine du seigneur Dagon.
Lecteur, ce livre t’ouvre la porte de ce domaine. Tout destructeur que tu es, tu dois présenter les clés. Le seigneur Dagon n’accepte que ceux qui save«N»t s’arrêter. Les autres seront pris par Aurbis dans leur course folle. Marche. Écoute les conseils. Maîtrise cette impatience qui te dévore.
Viens comme le seigneur Dagon l’ex«I»ge : avance lentement, muni de quatre clés. Sache qu’en toi coule maintenant un sang royal, tu appartiens à une nouvelle race de destructeurs, dont le jardin est inondé de fleurs connues et inconnues, comme à l’Aube mythique. Puisses-tu pousser ton cri primal et revenir au monde transformé. Il s’établirait cette fois une néosymbiose, le maître semblable au Maître, né de miasmes putrides.
Nulle part nous ne sommes inconnus. On tremble sur notre passage. Peut-être nous as-tu rejoints par la guerre, l’étude, l’ombre ou l’alignement de certains serpents. S’il n’exi«S»te pas deux voies identiques, la récompense n’en est pas moins unique. Bienvenue, novice, ta présence ici témoigne de ton sang royal. Glisse la main dans ta poche et regarde ! Tu y découvriras la première clé, brillant des feux d’une nouvelle aube.
La nuit succède au jour… Sache que cette première vision se noiera dans les eaux agitées du soir mettant la foi à l’épreuve. Encore une fois, n’aie crainte : même l’usurpateur a sombré dans les abysses avant de se redresser pour réclamer sa flotte. Que tes cra«I»ntes soient apaisées. La mise à l’épreuve de tes croyances n’est pas vaine : dans le jardin de l’Aube, nous serons baignés par la lumière de la réalité.
Viens comme le seigneur Dagon l’exige : avance lentement, muni de quatre clés. Notre Ordre est fondé sur les principes de la doctrine suprême : Novice, Ch«E»valier, Chapelain et Maître. Que les mauvais se brûlent les ailes dans sa lumière comme par l’excès de notre vision. Et que notre savoir arrive ! Toutefois, n’oublie pas que ta vision est encore étroite. Tu est invité, mais ne sais pas encore où.
Mon injonction émane d’un livre rédigé dans les déserts de rouille et de sang par le seigneur Dagon en personne. Il est intitulé Mysterium Xarxes, compilation d’Aldmeretada, ancêtre de l’amante de tout secret. Chaque parole est secrète et effilée comme le rasoir, vaporeuse mais violente telle un cataclysme, teintée telle un rouge breu«V»age. Voilà qui atteste de ton nouveau rang, mon enfant. Ton nom est maintenant taillé dans sa masse.
Palais, cabane ou caverne… Tu as quitté les brouillards de la conception. Nu-mantia «!» Liberté ! Réjouis-toi des promesses du paradis !
Se formeront et se déformeront sans cesse autour de toi les exploits uniques, accomplis une heure seulement avant leur éclosion à néant, s’épanouissant comme des habits sacerdotaux, tenues divines revêtues pour danser aux pieds d’or du seigneur Dagon. Dans un bras, un orage, dans l’autre, une pluie diluvienne, dans le troisième, tout l’amadou d’Anu et dans le quatrième, les yeux même de Padonnay. Rayonne de joie, toi qui possèdes la première c«L»é car la foudre s’abat dans la pourriture des faux paradis.
J’ai erré en chantant des cantiques à en perdre la voix. J’avais lu les mystères du seigneur Dagon et, noyé par le souffle du renouveau, je me suis fait emporter par la folie. Mes paroles ne trou «V»aient prise, il m’a fallu me cacher. Ce n’étaient pas des paroles pour le commun de Tamriel, dont le clergé simulait autrefois l’existence de l’aube. J’ai tiré leçon de mes erreurs. L’humilité était la sagesse profonde de Mankar Camoran. Avance lentement, muni de quatre clés.
Le don de moi-même à l’Aube a permis au germe de grâce de me maî«T»riser. Lorsque ma voix me revint, je parlais une langue nouvelle. Trois nuits plus tard, ma langue était de feu.
Rouge comme un breuv«A»ge, effilé comme un rasoir. J’avais aperçu le chemin menant au jardin. Je savais que pour guider les autres vers le port, je devais me noyer dans un océan de recherches. Sache que j’ai trouvé ma flotte et que tu es le vaisseau amiral de mon espoir. Salu«T»ations, novice, et n’aie crainte : Mankar Camoran était comme toi, somnolent, inconstant et inconscient, mais ce n’est plus le cas. Maintenant, j’attends de me délecter avec toi de l’observation de tous les mondes du cosmos. Nu-mantia ! Liberté !
Cela ressemble fort aux divagations d´un fou, mais il me semble que ce livre recèle un message caché, un pouvoir inconnu. Je sais fort bien que Méhrunès Dagon est mort et l´Aube Mythique anéantie, mais les lettres majuscules rouges qui semblent avoir été rajoutées ultérieurement m´intriguent. Forment-elles un mot, une phrase ? « Snisievlvtat ! » ne veut rien dire. Je les lis une nouvelle fois, dans un ordre aléatoire : « Itsnavivlst ! » n´avait aucune signification, à moins que...
« st »... Est ? « viv »... Vivant ? Quelles lettres restaient encore.. Il ? ... Mis dans le bon ordre, cela donnait : « Il est vivant ! ». Ce livre affirmait que le seigneur Dagon était vivant, et il restait au moins un membre à l´Aube Mythique, du moins avant que je ne le tue. Même si Méhrunès est mort, les sanctuaires daedriques me semblent une excellente possibilité, encore restait-il à les trouver, et je n´ai pour cela d´autres choix que de battre la campagne au hasard. Au moins, il doit exister une piste menant à l´Aube, sans doute les quatre clés citées dans le texte. Je suis censé posséder la première, et j´ai le volume 1 des Commentaires sur le Mysterium Xarxes, il doit donc exister trois autres livres. Alors que je tente de me rendormir, j´entends des bruits de pas précipités. Est-il donc à ce point impossible de dormir tranquillement ? Silencieusement, je prépare ma dague et fait pénétrer ma volonté dans le cadavre pourrissant d´Ulen Athram. Un Bréton s´engouffre dans la salle, suivi d´une Altmer.
Tous deux portent des robes noires ornées d´un crâne et de deux os pourpres entrecroisés. Je frappe la Haute Elfe au visage d´un crochet du gauche, laissant mon serviteur s´occuper d´elle et pose le fil de ma dague contre la gorge de l´humain alors qu´un Impérial arrive à son tour : « Nécromanciens, hein ? Je cherche à approfondir ma connaissance des arts noirs. Prenez moi avec vous ou votre compagnon n´aura plus jamais l´occasion de servir le Dieu des Vers.
- Tu crois nous faire peur, imbécile ?, s´exclame le cyrodiilien en se ruant vers moi. »
J´égorge le premier mage noir et utilise mon sort de protection contre la hache du second, qui me touche à l´épaule. Un sort de froid et un coup de dague au ventre, suivi d´un poing en plein visage, le fait tomber à terre. Tandis que l´originaire de l´Archipel de l´Automne se débat vainement afin d´échapper à l´étreinte du Dunmer mort-vivant, je pose mon pied sur le visage de mon adversaire vaincu : « Arrêtez ces imbécillités, ou je vous tue tous les deux. Compris ?, conclus-je en lui écrasant le nez alors qu´il se prépare à lancer un sort.
- C´est d´accord, répondent les deux nécromanciens alors que leur confrère finit de se vider de son sang dans la fange qui recouvre le sol et que mon serviteur s´effondre, inanimé. Nous sommes Adamus Inventius et Ardaline, des Investigateurs sont à nos trousses. Venez avec nous, ajoute l´Impérial d´un ton sec.
- Attendez ! Je dois rassembler ce que je possède, et je n´ai pas l´intention de laisser ces trois cadavres sans qu´ils ne servent. Que chacun ressuscite le sien, et attendons-les ici.
- Pourquoi pas. Je prends Astav, utilise la femme, dit l´Altmer en s´adressant à son compagnon. »
De faibles bruits de pas ne tardèrent pas à se faire entendre, suivis d´un léger sifflement. Je reçois une flèche d´argent dans le ventre, tandis que le nécromant fraîchement ressuscité disparaît dans un tourbillon de flammes.
Si je survis à cet affrontement, j´aurais plusieurs voies pour accéder au Pouvoir.
Le Pouvoir. Il me fallait plus de Pouvoir. »
SoK, en pleine phase prolifique, et heureux de recevoir un peu de reconnaissance de la part du grand public ^^
J´aime beaucoup. Le nécromancien à l´air très érudit, du moins avides de connaissances. Il lit les Commentaires du Mysterium Xarxes de Mankar Camoran, il étudie la nécromancie. Vraiment bien tout ça. J´ai hâte de voir le combat entre ces anti-progrés d´Investigateurs et les visionnaires que sont les nécromanciens^^.
Wouhaou! Toujours aussi bien SoK! ![]()
Ce chapitre était bien et l´idée du message caché des commentaires de Camoran était bien trouvée.
Notre ami le nécromantien à maintenant plusieurs voies.!
Une phrase: Vivement la suite!
Un peu courtaud çui la, mais bon...
L´Inquisiteur – Chapitre 3 : Première Confrontation
15 Vifazur 4E55, vers deux heures du matin
« Nous finîmes par les trouver. Je connaissais mon rôle : garder ma puissance magique pour soigner Idroliane et la protéger, mais je ne pus m´empêcher de sauver l´âme d´au moins un des nécromanciens. Je lançais une boule de feu en direction du premier alors qu´Idroliane tirait sur leur acolyte, le touchant au ventre. Nous nous jetâmes à couvert alors qu´un trait d´énergie impie jaillissait vers notre direction. Idroliane me regarda rapidement, mais ne semblait pas en colère contre le fait que j´aie désobéi à ses ordres. Des chuchotements nous parvinrent, alors que la Bosmer encochait une seconde flèche à son arc. Elle ouvrit le feu sans prendre le temps de viser puis se remis à couvert, et un gémissement nous indiqua qu´elle avait atteint sa cible. Deux cadavres ambulants s´approchèrent, l´investigatrice décocha une flèche au premier d´entre eux avant de se replier, me laissant contre mon adversaire, une Dunmer fraîchement tuée. Je lui asséna un coup de masse d´armes sur le crâne, suivi de deux frappes rapides dans les côtés. Un coup de bouclier fit reculer mon second adversaire, qui succomba à la flèche qu´il venait de recevoir dans la gorge. Les mages noirs me gratifièrent d´une boule de feu et d´un trait de froid, mais alors que je pensais ma dernière heure venue, Idroliane les renvoya vers leur lanceurs d´un éclat d´énergie voilette. Tandis que j´envoyais la seconde dépouille à terre, La Bosmer tira une nouvelle fois, vers l´homme qui se dirigeait vers moi en courant. Il s´enveloppa d´une protection juste avant que le trait ne le touche à la jambe, et je pus lever mon bouclier à temps pour parer son coup de dague. Il esquiva habillement mon attaque avant de riposter en me touchant à la jambe, m´arrachant un cri de douleur alors que je le désarmais. Des bruits de course se firent entendre, et mon ennemi, le visage couvert par ses longs cheveux sales, me jeta un sort de froid avant de s´enfuir tandis qu´une paire d´éclairs me passèrent juste à côté du visage.
Karrinare arriva, invoquant une créature pour bloquer la route des adversaires. Elle m´ordonna de soigner Idroliane en passant devant moi, avant de lancer un sort de feu dont je pus sentir la chaleur tandis que je m´efforçais de fermer les blessures de ma nouvelle amie. Les bruits de pas s´éloignèrent, et une fois mes réserves d´énergie vidées, je ne pus que rester assis à côté de la Bosmer en pleurant tandis qu´elle partait rejoindre Aetherius, dans l´ombre et à proximité des deux corps putréfiés. Enfin, Dranas et Hastres arrivèrent. Le Bréton se précipita vers le corps sans vie de sa coéquipière en se préparant à la soigner, mais il comprit qu´il était trop tard et s´agenouilla, en couvrant son visage de ses mains. Même le Dunmer semblait touché, et il restait debout, le regard dans le vide, un peu à l´écart. Enfin, il prit la parole : « Je suis vraiment désolé, petit. C´était la personne qui était la plus proche de toi, et vous n´avez passé guère plus d´une journée ensemble.
- Il faut vite sortir son corps des égouts, ou ils risquent d´arriver à avoir leur trentième victime. Personne ici n´en a envie, et surtout pas si c´est Karrinare qui y passe. Dranas, prends le corps d´Idroliane, j´essaye de rétablir le contact télépathique. Toi, tu ouvres la marche, m´ordonna t-il. »
Nous nous mîmes en route dans l´obscurité fétide des égouts impériaux, en nous demandant si la Maître-Investigatrice allait survivre.
Quand nous sortîmes enfin des égouts, Hastres déclara : « Deux d´entre eux s´en sont sortis. Elle nous attend à la Prison Impériale le plus tôt possible. Dranas, laisse le corps ici.
D´accord. Allez petit, viens !, s´exclama le Dunmer alors que j´allais rendre un dernier hommage à la Bosmer. ». Nous courûmes le plus vite possible vers la prison, sous les regards étonnés des passants et des gardes. Au moment où nous arrivâmes, il était environ cinq heures du matin. Karrinare nous attendait devant la Prison, et elle s´élança dans la nuit, suivie de nous trois. Les traces nous menèrent jusqu´au Lac Rumare, où elle s´arrêtaient : ils avaient traversé à la nage. L´Altmer tomba à genoux devant le lac qui flamboyait des milles feux de l´aube nouvelle, et resta un moment ainsi, à contempler l´astre solaire naissant, tout comme moi. L´âme de la Bosmer reposerait en paix à Aetherius, et j´avais sans aucun doute sauvé l´un des nécromanciens, mais toutes ces consolations me semblaient bien maigres. Si j´avais gardé mon énergie pour la soigner, elle ne serait pas morte. Si elle ne m´avait pas sauvé des sorts qui m´étaient destinés, elle aurait pu se protéger. Mais elle était morte, et pour de bon. Pendant que je détachais mon regard du soleil, je vis Dranas se diriger vers elle. Ma Dame-Inquisitrice se laissa tomber dans ses bras, puis ils finirent par se lâcher. « Nous allons traverser le lac. Hastres, occupe-toi de Matthias pendant que j´aide Dranas.
- Compris. Je te conseille de courir si tu ne veux pas couler, me dit le Bréton d´un ton dur avant de projeter vers moi un éclat bleuté et de suivre le couple elfique qui se mettait en route. »
Alors que nous courions à la surface de l´eau dorée, je me demandais ce qui avait bien pu pousser cet acolyte à s´associer avec de tels ignobles personnages. Son âme était elle déjà perdue ? Sans doute.
Cet acolyte était le Mal.
Le Mal. Il fallait éradiquer le Mal. »
SoK, 2-1 ^^
Toujours aussi. Ca me donne envie de ficquer tout ça^^
Décidemment
"Toujours aussi *bien*"
Le Mécréant – Chapitre 4 : Fuite dans les égouts
14 Vifazur 4E55, vers deux heures du matin
« Immédiatement, la dénommée Ardaline étend sa main droite, projetant un faisceau écarlate vers nos agresseurs, qui se jettent à couvert. Pendant que je retire la flèche qui m´avait touché et déchire un morceau de ma manche pour me faire un bandage de fortune, Adamus me chuchote d´envoyer Ulen vers les Investigateurs alors qu´il faisait de même avec sa femme. Alors que nos créatures commencent à avancer, un nouveau trait fend l´air pour venir se ficher dans l´épaule de l´Impérial. Enfin, nos serviteurs se jettent sur nos ennemis. L´un d´entre eux tire sur mon esclave avant de s´enfuir tandis que le second s´attaque à la Dunmer. Je m´avance discrètement vers le combat pour surprendre le combattant qui se défend vaillamment, achevant l´Elfe Noir rongé par les vers. Afin de distraire le guerrier, mes compagnons jettent chacun un sort sur lui, mais l´archer vêtu de cuir utilise un contre-sort avant de m´apercevoir et de me tirer dessus. Le sort de bouclier appris par ma mère et l´obscurité me permettent de n´être que légèrement touché à la jambe.
Je frappe mon adversaire, qui me semble vaguement familier, mais a eu le temps de se défaire de son second opposant et lève donc son bouclier à temps. Il riposte, mais j´esquive avant de le toucher à la jambe. Son patéthique cri de douleur faillit me faire éclater de rire, tandis que deux sorts fusent en direction de l´archer, me frôlant le visage. Puis soudain, une forte lumière apparaît en face de moi, dévoilant la forme d´une Altmer qui invoque un Drémora afin de nous bloquer la route. Je jette un sort à mon adversaire, me retourne, et commence à battre en retraite, avant de me jeter à terre en entendant une boule de feu fuser dans ma direction. Me relevant précipitement, je décoche un coup de coude en plein visage au deadra, permettant à Adamus de l´achever d´un coup de masse d´arme dans la nuque. La Haute-Elfe vengeresse se rapproche dangereusement, préparant un nouveau sort. Nous nous enfuyons tous trois et finissons par gagner du terrain. « Je crois que c´est bon, dit Ardaline en se penchant pour reprendre son souffle.
- Je n´en suis pas aussi sûr, répondit l´humain. Elle n´est pas loin, et m´a semblé en pleine forme, je doute que nous soyons de taille à lutter.
- Séparons nous. Je propose que nous nous rejoignons à Bruma. Adamus, va à droite, nous prenons le conduit de gauche, proposais-je.
- Et pourquoi n´irais-tu pas seul ?
- Parce que tu est vieux, faible et blessé, rétorquais-je en le prenant à la gorge.
- Tu me le paiera, misérable !
- Pas misérable, mécréant. Mraaj le Mécréant. Maintenant, pars, et pas de faux mouvement ou je t´offre un aller direct aux pieds du Dieu des Vers. »
Il me jeta un regard haineux avant de partir. « Parfait. Merci de m´avoir débarrassé de ce mollusque, Mraaj, me dit l´Altmer en souriant légèrement.
- De rien. Si il s´en sort vivant, je le tuerais de mes mains. A moins que tu préfères que l´on ne s´en charge ensemble ?
- Comme tu veux. Mais je doute que cet incapable réussisse à réchapper à cette escapade. Mettons nous en route, où l´investigatrice va nous tomber dessus. »
Notre voyage se déroule sans encombres, et nous finissons par sortir à l´air libre par une grande bouche d´égouts donnant sur le Lac Rumare. « J´espère que tu sais nager, me dit-elle en me jetant un regard en coin.
- Oui, bien sûr, répond-je en omettant de préciser que j´avais passé ma vie à chasser les crabes des vases. »
Et si je ne savais pas nager, tu m´aurais abandonné sans aucun scrupules, faillis-je ajouter. Elle est sympathique et son corps étonnement bien conservé malgré son âge, comme je peux le juger grâce à sa robe mouillée, mais elle est presque aussi assoiffée de pouvoir que moi. Nous nageons longtemps et lentement, cherchant à ménager nos forces. De temps à autres, elle lance un sort permettant de marcher à la surface de l´eau, à moi et à elle, mais ce n´est pas par bonté : elle sait qu´elle aura du mal à survivre si elle se retrouve seule de l´autre côté. Enfin, nous parvenons à terre, et nous écroulons à terre, fourbus, tandis que le soleil à quitté l´horizon.
J´étais en route vers une source de Pouvoir accompagné d´une autre.
Le Pouvoir. Il me fallait plus de Pouvoir. »
SoK, toujours plus court ! ^^
Je souhaite au Mécréant de parvenir à ses objectifs. C´est du beau travail.
J´avais dit que j´avais envie de ficquer et ça y est j´écris quelque chose.
Tu souhaites que le Mécréant parvienne à ses fins ? Ben c´est pas forcément l´avis des habitants de Cyrodiil. La plupart des faible seront encore plus opprimés et pas mal de puissants vont perdre leur Pouvoir. Mais tu verras bien, après tout. Vous verrez bien. J´ai déja la fin en tête, et je la trouve magnifique.
J´ai hâte de voir ce que tu as écrit.
L´Inquisiteur – Chapitre 4 : Exploration des berges
15 Vifazur 4E55, vers huit heures du matin
« Tu vois, Matthias, la Guilde ne peut en théorie rien nous refuser, et il s´agit d´une des institutions les plus puissantes de Tamriel : des objets magiques aux potions, en passant par les autels de création de sorts et le rechargement des armes enchantés, sans compter qu´elle dispose de chevaux, d´une petite armée de mages de guerre et d´une quantité assez impressionnante d´or, elle possède tout ce dont nous avons besoin. Et pourtant, nous ne sommes que quatre, sans destriers et avec peu de nourriture, me dit Karrinare en courant à côté de moi.
- Pourquoi donc ?
- Car la rapidité et la discrétion sont les clés de la réussite. Tu n´attraperas jamais quelques nécromanciens isolés avec une douzaine de mages de guerre derrière toi, revêtu d´une énorme armure scintillante et d´une gigantesque hache de guerre en verre, et de plus tout cela ne pourra que te ralentir. C´est pourquoi nous menons souvent une existence quasi-solitaire, toujours sur les routes, refusant le luxe auquel nous pourrions avoir accès afin de ne pas attirer l´attention. Un investigateur doit savoir chasser, s´orienter dans les régions sauvages, et avoir de bons contacts parmi la population des villes. Tout est un savant dosage de subtilité et de puissance, d´ombre de et de lumière. Travaille seul et mal équipé, tu ne vaincras jamais tes ennemis; dévoile toi au grand jour et tes proies t´échapperont. C´est un travail difficile.
- Effectivement, les membres typiques de la Guilde doivent avoir une vie bien plus simple et tranquille, répondis-je. »
Enfin, nous arrivâmes sur mes berges du lac. Peut-être allions-nous nous reposer ? « Allez, petit-déjeuner. Nous devons prendre des forces pour la route, dit l´Altmer en jetant à chacun une miche de pain et une pomme.
- Nous ne nous arrêtons pas pour dormir ?, demandais-je.
- Oh non, petit, me répondit Dranas. Nous nous coucherons bien avant le soleil ce soir, mais pas question de s´arrêter maintenant. Nous avons encore encore environ cinq heures devant nous avant de tomber de sommeil, si ils se sont arrêtés pour dormir nous les aurons.
- Et si ils ne se sont pas arrêtés ?
- Alors la traque sera longue. Très longue pour eux, si leur provisions sont mouillées, continua Karrinare. Allez, dispersion. Matthias, part avec Hastres, je vais avec Dranas de l´autre côté. Rendez-vous ici dans quatre heures.
- Ne devrais tu pas plutôt prendre ton assistant avec toi, Karrinare ?, demanda le Bréton en fronçant ses sourcils noirs et broussailleux.
- Hastres, tu est mon second et tu m´obéis. Tu vas aller avec Matthias de ce côté afin et tu me feras ton rapport. Compris ?, rétorqua l´Altmer d´un ton énergique.
- D´accord, ne te mets pas en rogne pour ça. C´est toi qui commande, comme toujours. Allez, l´assistant, on y va. »
Cet homme était étrange. Je pouvais deviner en lui un grand ressentiment, qu´il semblait diriger contre Dranas. Que lui reprochait-il ? Je ne le savais pas. Cette escapade était l´occasion d´en savoir plus sur lui, mais il répondit à aucune de mes questions. Alors que j´allais utiliser mon sort de détection de vie pour les repérer, il se tourna vers moi et me dit calmement : « Inutile de faire ça. Je peut sentir les âmes des créatures ou des personnes beaucoup plus loin que toi, et cela ma fatigue bien moins. Garde tes forces pour le moment où on les trouvera.
- Comment as tu su ce que j´allais faire ?
- Vouvoies moi. Je ne te connais pas, tu ne me connais pas, alors pas de familiarités.
- Comment avez vous fait ?
- La télépathie est très utile. Peut-être que Karrinare prendra le temps de te l´apprendre quand on sera au calme. »
Il était pour le moins antipathique, mais ses talents semblaient considérable : altération, mysticisme, guérison, hache de guerre... En affirmant qu´il méritait sa place de second, il ne s´était pas vanté. Je connaissais pas les pouvoirs de la maître-investigatrice, mais il me semblait que les rôles auraient dû être inversés. Nous longeâmes les berges du lac, nous écartant de temps à autres quand il détectait une créature vivante, mais il s´agissait uniquement d´animaux. Un couple de loups fit d´ailleurs les frais de sa hache de guerre qu´il maniant avec une force et une dextérité impressionnante pour un mage. Enfin, après avoir marché environ deux heures, il secoua la tête et nous rebroussâmes chemin. « Pourquoi ne pas continuer encore un peu ?, demandais-je, étonné de son manque de persévérance
- Parce que ou ils ne sont pas de ce côté-ci, ou ils ne se sont pas arrêtés pour dormir. Fais moi confiance, la distance à parcourir est beaucoup trop grande à partir d´ici, et je doute qu´ils aient pu marcher sur l´eau. Ou alors ils se sont noyés en chemin. Quoi qu´il en soit, je n´ai pas envie d´arriver en retard au rendez-vous.
- D´accord. Vous êtes très expérimenté, votre place de second n´est pas usurpée, remarquais-je.
- J´ai passé suffisement de temps à faire ce maudit boulot pour ne plus commettre d´erreurs. Et encore une chose : la flatterie ne prend pas avec moi. »
Le chemin du retour se déroula sans qu´un seul mot fut prononcé.
Aucun des deux groupes ne les avaient trouvés, ils ne s´étaient pas arrêtés. « Il est temps de prendre une bonne nuit de sommeil, commenta Dranas après le copieux déjeuner. Réveil avant l´aube, le plus tôt sera le mieux.
- A votre avis, vers où se dirigent ils ?, demandais-je.
- Je n´ai pas d´avis, mais je dirais qu´ils vont aller vers Bruma pour refaire leurs provisions puis rejoindre un de leurs repaires, sans doute une ruine ayléide ou une grotte située dans les montagnes de Jerall, voire peut-être dans les massifs boisés du nord de Chorrol. Nous verrons bien, peut-être ont-ils une réunion de prévue avec leurs semblables, et elle peut-être se situer n´importe où. »
Sur ce, nous tombâmes de sommeil tandis que l´astre solaire arrivait à son zénith.
Le Mal semblait pouvoir se cacher n´importe où.
Le Mal. Il fallait éradiquer le Mal. »
SoK, un peu plus long, mais assez inintéressant. Quoi que, ça donne une certaine profondeur aux personnages donc c´est pas plus mal.
Toujours très bien. C´est bien de donner de la profondeur aux personnages. C´est plus facile de s´y intéresser.
Hé bien pour ma fic ça parle aussi de nécromancie(beaucoup, que ça d´ailleurs^^)mais il y a pas d´investigateurs. Donc je pense que je t´ai pas trop plagier^^
la suite, et exelent maniement de la langue ![]()
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=9&u=11334149
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=10&u=11334149
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=11&u=11334149
SoK, le père Noël est passé ^^
P.S : Non, il n´y a pas de plagiat, plus ma fic va avancer plus ce sera visible je pense.
Super ces derniers chapitres. C´est cool parcequ´il y a un peu d´action..
Bon pis à part ça, tu fais comment tes captures d´images. Enfin, tu fais comment pour avoir les personnages que tu veux, leur tenue etc.. C´est un mod?
Aha, les screens, c´est mon petit secret ^^ On peut dire que c´est un mod, oui. Mon petit mod à moi ;- )
Et oui, c´est pour les documentations, ça sert la polyvalence. Un peu comme l´illusion booste la furtivité, quoi.
SoK, écrivain-moddeur
Ahaa!! Okay alors, si c´est ça..!
Bon, à part ça, à quand la suite..? ![]()
Je me plains pas, deux lecteurs "actifs" c´est déja bien, mais j´ai l´impression que ça tourne en circuit fermé... Je me trompe ? ^^
Le Mécréant – Chapitre 5 : Première ruse
15 Vifazur 4E55, vers deux heures de l´après-midi
« Ardaline me secoue sans ménagement. « Viens, il est temps de se mettre en route. Ils ne nous ont pas attrapé, ils croient sans doute que nous ne nous sommes pas arrêtés pour dormir. Le problème, c´est que si ils ont deviné notre destination, ils y seront avant nous...
- Cheydinhal et Chorrol sont bien plus loin que Bruma. Et je préfère vraiment aller à Bruma.
- Tu connais quelqu´un là bas ?
N... Plus ou moins. Quelqu´un m´a recommandé de rendre visite à personne qui habite là bas, dis-je. »
Après tout, c´est la stricte vérité. Mais j´avais un peu hésité, et elle semble s´en être rendu compte.
« Pourquoi veux tu donc tant aller à Bruma ? J´attends une réponse concrète.
- D´accord, j´abandonne. Sais-tu où se trouve la Crevasse Noire ?
- Pourquoi devrais-je le savoir ?
- Je pense que ça a un rapport avec la nécromancie. Je l´ai lu dans un... »
Le livre. Mes deux livres. Je les ai oubliés dans les égouts !
« Laisse tomber. J´ai trouvé comment leur échapper.
- Comment comptes-tu faire ?
- Revenons à la Cité Impériale pendant qu´ils sont en route vers Bruma.
- Excellente idée, Mraaj. Il n´y a qu´un seul problème : je n´ai pas l´intention de retraverser le Lac Rumare à la nage.
- Il existe bien un pont, non ?
- Oui, répond-elle en éclatant de rire. Il y a un pont. Près du village de Wawnet, ou du moins ce qu´il en reste. Il devrait y avoir un bon nombre de corps utilisables.
- Superbe. Allez, en route. Il y a une auberge sur le chemin ?
- Oui, il y a un tout petit hameau, le village de Roxey. Combien te reste-il de pièces ?
- Sept septims, et toi ?
- Une douzaine environ. Nous aurons largement de quoi manger convenablement, du moins pour aujourd´hui. »
Nous marchons assez rapidement, et en un peu plus d´une heure nous arrivons en vue des quelques bâtiments qui composent cet endroit. Nous achetons six miches de pain et en mangeons la moitié avant de repartir en suivant la route. Quand la nuit tombe, nous sommes en plein milieu des ruines de Wawnet : seuls les murs de pierre sont encore debout, au milieu des cendres et des poutres calcinées. Au centre se trouve une petit pancarte : « Ici furent assassinés les onze habitants du village de Wawnet par trois vils nécromanciens. Paix à leurs âmes et à leurs cendres. ». Paix à leurs cendres ? D´un coup rageur de sa masse d´armes, Ardaline fracasse le fin panneau de bois. Plus de cadavres sous la main. « Allons à la Cité. J´ai quelques petites choses à récupérer dans les égouts.
- Tu veux dire que nous avons fait tout ce chemin pour que tu récupères tes babioles ?
- Nous avons échappé aux Investigateurs, c´est ce qui compte, non ? Et que comptes tu faire seule ?
- Retourner à Fort Cendre, ou mieux, à Miscarand. Je me joindrais au prochain groupe de nécromanciens qui passera et tout sera réglé.
- Et où se trouvent ces endroits ?
- Fort Cendre n´est pas très loin d´ici, environ trois ou quatre heures de marche vers le nord-est. Miscarand est une ruine ayléide, bien plus à l´est, à une ou deux heures au nord-ouest de ce qu´il reste de Kvatch. Là, nous trouverons à coup sûr des confrères.
- Bien. Je te laisse deux morceaux de pain et je prends le troisième. Vas à Miscarand, et donnons nous rendez-vous avec ceux que tu auras rejoints près de l´église de Skingrad, si tu ne meurs pas de faim, des mains d´un bandit ou d´une bête sauvage en chemin.
- Dans combien de temps ?
- Dès que tu pourras. Je pense y arriver avant toi, j´attendrais. Mais avant... Donne moi ta robe de nécromancienne.
- Pourquoi le ferais-je ?, répond-elle.
- Je te la rendrais à notre rendez-vous, dis-je en lui tordant le poignet alors qu´elle s´apprêtait à me lancer un sort.
- C´est d´accord, tu as gagné, dit-elle en me la donnant. Je t´attendrais devant la statue de Julianos. »
Alors que l´astre solaire mourant descend lentement, je cours à toute vitesse vers la bouche d´égouts de la Place Talos. Quand j´entre à nouveau dans l´obscurité fétide des conduits, il fait déjà nuit dehors. Je reconnais le chemin sans trop de peine, y retrouve ma dague, la Lune du Nécromancien et le volume un des Commentaires. Parfait. Au passage, je dépouille le cadavre rigide de la vielle Bosmer de son équipement de cuir, de son arc elfique et de ses flèches d´argent avant de m´endormir sur ma paillasse. Demain, je partirais vers Bruma, ce Svodrelth mourra et j´en saurais enfin plus sur la Confrérie Noire.
J´étais écartelé entre les différents moyens d´accéder au Pouvoir, mais je les utiliserais tous.
Le Pouvoir. Il me fallait plus de Pouvoir. »
SoK, le plus court de l´ultra-court...