Chapitre20: La plaine s´agite
Une sentinelle qui marchait tranquillement sur le chemin de ronde du rempart principale, lance à la main et bouclier dans l’autre fut immédiatement attiré par l’armée qui avançait dans la plaine. Il mit ses mains sur son front pour cacher le soleil et ainsi mieux voir, il ne voyait que des bannières et de la poussière masquant le tas de cavalier qui se déferlait dans la plaine. La sentinelle restait là, à observer cette masse informe se dirigeait droit sur les remparts.
- Eh, viens voir ça, tu vois ce que je vois, ce sont les Akavir, vas vite donner l’alerte et accueillons les comme il se doit. Ordonna la sentinelle d’un ton soutenue.
Un son de cloche retentit dans toute la cité, la cité était en alerte, des garnisons de gardes sortirent des tours de gardes marchant en ordonné vers le chemin des remparts. En quelques secondes, la cité paisible s’était transformée en cité belliqueuse et armée de fond en comble. Le visage de la cité avait changé, des remparts et défenses de second ordre s’étaient édifiées durant le périple Dweners. Les bannières flottaient glorieusement en haut de leur mât défiant de leur beauté tout ennemi de Thungarion. Une grande lignée de soldat s’était placée sur le chemin des remparts, bouclier fièrement tendu vers l’avant protégeant le moindre soldat, et bravant l’ennemi en levant haut leur épée longue et autres lames. Les fines gouttes de la rosée scintillaient sur les armures des gardes. Un puissant cor sonna, remotivant les troupes par son mélodieux son rauque et grave. Des hommes habillés de simple tablier de forgeron passaient doucement sur le chemin de ronde allumant un par un les bûchés et y enfonçant des lances qui chauffaient à blanc pour cramer les Akavirs. Quelques archers en profitèrent pour embrasés la pointe de leur flèche projetant un léger halo autour d’elle. L’élite de l’armée cyrodiilienne s’était alignée en deux lignes distinctes devant la porte principale. La première ligne qui se terrait derrière leur bouclier tendait en avant leur lance attendant l’ennemi de pied ferme. La seconde ligne était formée des plus costauds tenant à moitié levé leur bouclier lourd et encombrant mais qui protégeait le moindre flanc de leur corps, brandissant leur lance au dessus des têtes de première ligne. Les bannières continuaient de flottaient fièrement dans le ciel bleu azur parsemé de quelques petits nuages blancs. Un trébuchet se mit à tourner en direction des Dweners, tout en haut d’une tour de défense. Un soldat, sans doute le chef, tenait tranquillement sa main levé attendant le signal tandis que deux autres soldats portaient difficilement un caillou avant de le mettre sur le trébuchet. Le chef abaissa d’un trait sa main et un soldat tira fermement un levier vers lui et le caillou fusa dans les airs, déchirant le ciel de sa masse.
- Ils ne nous reconnaissent pas, il faut absolument lever un drapeau blanc sinon on est tous morts. Criai-je au roi tout en désignant du doigt le rocher qui fusait sur nous. On me passa rapidement un étendard blanc que j’eus tôt fait de le brandir. Le caillou s’écrasa entre deux cavaliers, qui furent désarçonnés par la violence du choc et de son souffle.
- Arrêter ne tirer pas, ouverture diplomatique, cessez le feu trébuchet. Cria un général.
Le roi Dweners leva sa main d’un trait et s’arrêta, il désigna deux de ses généraux, trois mystérieux hommes en robe blanche caché par un masque en soie blanche et moi. Nous nous mîmes à galoper au devant de Thungarion. La porte principale s’ouvrit doucement, nous laissant entrer avant de se refermer derrière nous. Sur les remparts, les toits et sur la place se tenaient des gardes prêt à nous cribler de flèche ou à nous planter leur épée. En face se tenait, Martin, Baurus, le champion de cyrodiil et deux généraux. Baurus s’avança sur son fier destrier et pointa son doigt sur le roi.
- Qui êtes vous pour venir fouler les terres de Thungarion, la cité du Maitre des Nuages !g rogna Baurus d’un ton sec et soutenu.
Le roi Dwener s’avança dans un léger trotte ment bousculant de légère poussière et fumerole.