Chapitre19:En marche vers Thungarion
Le lendemain, un rayon de soleil vint illuminer la chambre, enfin plutôt un soleil artificiel créé par les Dweners, une sorte de sphère d’une blancheur aveuglante se tenait fièrement tout en haut de l’énorme paroi de la caverne. Deux hommes entrèrent dans ma chambre, ils portaient un coffre par les poignées sur les côtés, puis ils le déposèrent au pied du lit dans un léger bruissement, puis ils reculèrent et s’abaissèrent en lassant leurs mains droite en avant en signe respect.
-Un cadeau du roi des rois Aeneris, puissant roi du royaume caché de Khazeras. Psalmodia l’un d’eux avant de quitter la pièce.
Je défis les draps et mis mes chaussures, une clé se trouvait sur le coffre accrochée par une ficelle, je la pris doucement et l’inséra dans la serrure, un léger grincement se fit entendre suivit d’un claquement métallique, je pris le haut du coffre de mes mains et le souleva, dedans une magnifique armure se tenait, je l’ai pris entre mes mains, solide et légère, un vrai bijou de métallurgie et d’alchimie. Elle ressemblait aux armures de la légion impériale, sauf que elle était, deux lions argentés se défiaient sur le devant de l’armure, des pierres précieuses étaient incrusté, le bouclier ressemblait plus à un bouclier elfe, dorée avec un lion argenté. Une lame se trouvait au fond du coffre, elle aussi ressemblait aux épées elfe mais beaucoup plus gracieuse et jolie. Laporte s’entrouvrit et un bras y déposa une lance. J’y courus pour savoir ce que c’était, un message y était accroché.
« A Aldar, la lance légendaire d’un guerrier de Yokuda nommé Ma Chao, son esprit vit dans cette lance et il t’aidera du mieux qu’il peut. »
Je l’ai pris dans mes mains, elle était magnifique, dorée avec son coupant argenté et à l’autre extrémité, un petit pic, une plume d’aigle d’Aldmeris, maintenant, pratiquement disparu. Elle vibrait, de plus en plus, une chaleur agréable se mit à chauffer le manche dorée. La lance eut un puissant arc électrique, suivis d’une effusion de feu et d’une bouffée de glace. Me voila, prêt, vêtu de mon présent d’une beauté incomparable. Je sortis et un garde m’indiquait me fit signe de le suivre. Une grande porte, elle s’ouvrit lentement, mes yeux furent ébahis, lorsque je vis la place gigantesque qui se tenait devant moi, éclairée par une autre sphère mais beaucoup plus grosse. Prés de huit milles cavaliers se tenaient droit et fier sur leurs chevaux. Huit milles lances étaient levés en l’air. Le roi s’approcha de moi dans une armure magnifique.
« Nous y voila, huit milles lances pour servir Thungarion, l’heure de la victoire et de la vengeance est enfin arrivé. »
Mon épée était rangée dans mon fourreau, tenant ma lance d’une seule et mon bouclier de l’autre. Le roi me fit signe de le suivre, nous étions face à la placette sur un petit promontoire, le roi leva sa main et un silence s’imposa, seul le bruit des armures et des lances tapant entre elles se faisaient entendre. L’armée attendait sagement les consignes à suivre et au discours de leur roi.
« Mon peuple, mes frères, le sang Dweners coulent en nous, et ce sang n’est pas le sang de la lâcheté, ni celui de l’oublie, notre sang est celui du courage et de la liberté, en avant frères, brandissaient les lances, rugissez de colère et en avant combattre l’oppresseur Akavir, suivons la tour de Thungarion qui nous guidera de sa lumière éternelle.
Un puissant cor se fit entendre qui résonna dans toute la caverne, l’armée qui avaient brandies leur lances en l’air en rugissant à plein poumons, étaient maintenant en train de suivre leur roi qui était monté sur un cheval noir, des bannières voletaient élégamment tout en haut de leur lance, des cors aussi étaient brandies en l’air sonnant la guerre de leur puissant rugissement. Moi, on m’avait donné un cheval blanc d’une beauté rare, on m’avait dit que c’était l’immortelle cheval de Ma Chao, mon bouclier cachait mon flanc gauche et je levé en l’air ma lance légendaire. Nous voila maintenant sortant sur une grande plaine enneigée, chevaucher au milieu d’une armée de huit milles hommes était pour moi vraiment jouissif et excitant, les bannières virevoltaient dans tous les sens au gré du vent, les cors résonnaient dans toute la plaine me donnant encore plus de baume au cœur et de satisfaction, j’imagine déjà la tête de mes frères d’armes lorsque huit milles vont se déversaient devant la plaine de Thungarion. Une immense satisfaction grimpaient en moi, maintenant nous ne sommes plus seuls, nous pouvons combattre pour une même et unique bannière. Je l’a vois au loin, la grande tour de Thungarion, ils vont nous voir arriver dans quelques secondes lorsque nous aurons passer le dernier tournant de ce petit col menant à la plaine secrète là où se déroulera dans quelques jours, la grande et ultime bataille, bientôt cette magnifique plaine de coquelicots, d’Aganthia, de lys et de nombreuses autres plantes seront foulées par des bottes apportant soumission et esclavage. C’est ici que nous combattrons !.