Chapitre16:Un chemin du destin
Un ravin se profilait devant mes yeux,seul un petit sentier permettait de joindre l´autre côté.Je pris une bouffée d´air et évacuai mon stress.Le léger trottement des chevaux sur la neige m´etait agréable,presque une berceuse.Je tenais fermement l´harnais de mon cheval entre mes doigts crispés.A ma gauche se dessinait le vide,je voyais ne voyais meme le fond.Un gouffre aussi profond que large.J´avais le vertige en regardant ce ravin si pentu et si profond.
Alors que nous étions au milieu du chemin,un homme en armure de fourrure sortit de derrière un rocher,tirant une flèche qui alla directement se planter dans le ventre du cheval de Rasj´Alka.Le cheval tomba dans le vide dans un henissement de douleur suivit de son maitre Rasj.
Altair prit dans ses mains un genre de grappin et sauta dans le vide faisant un magnifique saut de l´ange qui donnait vraiment un style et une élégance.Il attrapa le bras de Rasj et d´un trait,il lança le grappin qui se coinça entre deux rochers.Je ne perdis pas une seconde,j´attrapai avec l´aide de Lepus la corde quelque peu glaçé et poreuse.Ils pendaient dans le vide,une secousse de vent et ils finissaient éclatés contre la falaise.Impossible de les soulever,trop lourd,trop difficile.Je commençais à ressentir une certaine panique,ma respiration devenait bruyante et mon front était couvert de sueur qui brillait face au soleil blanc.La neige s´effritait autour de nous,menaçant d´ecrouler la petit plate-forme où l´on se tenaient .Un caillou roula sous mon pied et me fit tomber,je glissai vers le vide,je sentis mes jambes partirent d´un coup dans le vide mais au dernier moment,je m´aggripai à un rocher.Mes mains commençaient à bruler à cause du gel et de la pierre qui était assez coupante.Mon coeur,je ne le sentais presque plus,seul un leger battement timide battait dans mon torse.Mes mains aussi.J´avais peur qu´on me les coupes.Je me sentai partir dans le vide,ma vision avait diminuée et mon visage commençait à geler lui aussi.Je le voyais,Lepus essayant de nous ramener sur la plate-forme,tirant de toute ses forces sur la corde qui commençait à s´arracher,limée par la falaise.Je n´entendais plus rien sauf un leger crissement,c´etait horrible,je ne pouvais pas me gratter l´oreille sinon je partais dans le vide.A ma droite,Altair commençait à lacher,petit à petit ses mains glissaient vers ce gouffre sans fond,il essayait de serrer à fond ses doigts mais que pouvait-il faire.Il n´y a presque plus rien à faire.La peau de mes doigts commençèrent à s´effriter,je l´a vois s´enlever.Ma chair est à vif,le sang coule sur la neige froide et meurtrière.Ma première main lacha,elle pendait dans le vide,le sang s´egouttait dans le ravin.Ma main...elle tremblait toute seule,je n´arrivais pas à contrôler.Ma peau n´etait plus là,collée sur le rocher.J´etais obligé de regarder le vide devant moi,c´etait noir,profond,hostile et sans vie.Je poussais des petits gémissements de crainte et de peur.Je ne voulais pas tomber.C´etait comme une bete qui m´aspirée dans sa geule béante et hostile.Ce gouffre,on aurait dit que c´était la porte entre le monde des vivants et le monde des morts.Une legende racontait cela et biens sur,je n´y croyais pas.Mon oeil,mon visage dévoilaient toute l´intensité de ma peur.Mes lèvres.Je n´arrive plus à les ouvrires.Je criais à plein poumons,mais aucun son ne sortait,elles étaient collées entre elles.Le son était comme coincé dans ma gorge.A ma droite,Altair était épuisé,il arrivait à peine à tenir ses yeux ouvèrent à moitié.Je le vis.La dernière partie de son corps qui lutter encore pour ne pas tomber dans la "geule du monstre" céda.Sa main glissa d´un coup,lui arrachant sa peau qui restait coller sur la corde,poussant un cri de douleur qui resonna dans le gouffre.Puis,son visage,celui de la peur,celui de ne plus revoir ses amis.Celui de ne plus revoir le soleil se couchait,celui de ne plus galoper dans les champs au printemps et celui de ne plus sentir le sang chaud Akavir coulait sur son visage bélliqueux.Il avait peur,je n´en croyais pas mes yeux,Altair avait peur.Rasj lui,je ne le voyais plus,il avait sombrer dans le gouffre noir,aspiré comme une vulgaire poussière.Je me tournai vers Lepus,il gesticulait dans tous les sens frappant la neige de ses poingts,pris de chagrin et de tristesse,il pleurer,essayant de s´essuyer avec un bout de mouchoir grisâtre.Puis,ce fut à mon tour,ma main glissa et je sombrai dans le vide.Ce fut à une vitesse hallucinante que je vis Lepus me quittait.Mais,par pur folie,je le vis plonger avec nous dans l´oubli et la crainte.Puis mes yeux se fermèrent.