Chapitre 5
Le reste du voyage se déroula sans incidents graves. Il y avait bien quelques attaques de monstres, mais rien de dangereux, il s´agissait surtout d´animaux sauvages et de gobelins.
Vers 17 heures, Bruma fut enfin en vue. Nous arrivamês quelques minutes plus tard.
Jominirus demanda à un passant où se trouvaient les auberges. Il considéra notre groupe, marmonna quelque chose et partit d´un pas rapide.
Une femme était avec lui, mais elle resta pour nous éclairer.
- Excusez mon mari, mais, comme beaucoup de Nordiques ici, il n´accepte de discuter qu´avec ses semblables.
Ce fut moi qui lui répondis :
- Ce n´est pas grave. Pourriez vous nous indiquer une auberge dans les environs ?
- Bruma est une toute petite ville, il n´y a guère que deux vrais établissements ici : La Vue de Jerall, et La Taverne d´Olaf. Personnellement je vous conseille de vous rendre chez Olaf. C´est le bâtiment juste là.
Je la remerciai et nous nous en fûmes. A l´intérieur, un Nordique, probablement Olaf, nous demanda abruptement ce que nous voulions. Jominirus lui répondit tout aussi rudement qu´il voulait des chambres. Olaf éclata de rire en voyant notre équipée.
- Je n´ai pas assez de chambres pour te satisfaire, Impérial !
- Nous nous entasserons s´il le faut. Combien as tu de chambres ?
- Trois. Tu les veux ?
- Combien cela me coutera ?
- Alors, pour les étrangers qui ne sont pas Nordiques, cela fait 50 pièces par personne, comme vous êtes cinq, cela fait 250 pièces !
Il sourit. Jominirus allait protester. Je décidai d´intervenir.
- Nous les prenons.
- Bien mon p´tit gars, c´est à l´étage...
Jominirus me regarda, je lui dis que l´argent n´avait pour l´instant aucune importance.
Il était 19 heures. Bastir déclara qu´il était fatigué et partit se coucher dans la chambre qu´il partageait avec moi. Caius et Fibus dirent que l´ambiance de cette ville leur déplaisait. Ils montèrent également. Jominirus me dit qu´il allait visiter la ville. Je l´accompagnai.
Nous parlâmes de tout et de rien. Je sentais bien qu´il était tendu. Quand il décida de se rendre au château, nous nous séparâmes. Je voulais me rendre dans la Guilde des Guerriers pour vois des amis que j´avais rencontrés.
J´entrai. Le portier s´écria :
- Joryn ! Cela faisait longtemps ! Comment va le vieil homme ?
- Bien, et vous tous ?
Les autres rappliquèrent. Nous discutâmes un long moment. Au moment où je dis que je devais partir, le portier me conduisit à l´armurerie où il me dit que je pouvais prendre ce que je désirais.
J´optai pour un cotte de mailles, des bottes de fer, des jambières et des gants de fer et une grande masse d´acier. Je me sentais mieux avec cette arme qu´avec une épée. Il me proposa un bouclier mais je refusai. Je n´aimais pas trop ce genre d´objet.
Je retournai ensuite à l´auberge, me couchai dans la chambre où Bastir dormait déjà, et je m´endormis très rapidement. Cette journée avait été sans doute la plus mouvementée de ma vie.
Le lendemain, Jominirus nous rassembla au rez de chaussée de l´auberge et nous dit qu´il avait demandé hier le chemin pour se rendre au Temple du Maître des Nuages. Ils nous fallut sortir par la porte Nord de Bruma, puis grimper une route pentue.
Sur le chemin, je remarquai un homme tout de noir vêtu qui semblait observer la grande masse de pierre que je pouvais apercevoir plus loin.
C´était donc ceci, le Temple des Lames Impériales. En m´approchant, je pus voir la beauté de la structure. Une lourde porte de fer nous accueillit.
Une voix cria :
- Qui va là ?
A laquelle Jominirus répondit :
- Les Enfants de Héros !
Le porte s´ouvrit en grincant.
L´intérieur était terriblement beau. Des gens en armure se trouvait partout, s´entrainant, discutant.
Un homme arriva à notre hauteur et prit la parole :
- Jominirus, mon ami, comment vas tu ?
- Bien Steffan, merci.
- Il faut que tu rentres dans le temple, quelqu´un veut te parler...
- Est ce Martin Septim ?
- Non, c´est le maître des Lames, Jauffre. C´est lui qui s´occupe des nouvelles recrues des Lames !
- Pardon ?
- Oui, désormais, vous êtes des Lames ! Tous !
- Merci, Steffan. Nous allons trouver Jauffre à présent...
- Bonne chance !
Nous entrâmes dans le temple. Jauffre se tenait près de la porte.
Il saisit Jominirus par l´épaule.
- Enfin, vous voilà ! Je suis désolé de vous avoir fait convoquer dans cette urgence, mais votre aide est devenue indispensable !
- Que voulez vous de nous ?
- Bon, comme vous le savez sûrement, l´empereur est mort il y a peu, l´Empire est à la dérive, et des portes infernales s´ouvrent désormais sur toute la surface de Cyrodiil.
- Oui, et...
- Je vais d´abord dire tout ce que j´ai à dire, et si vous avez quelque chose à ajouter, je vous laisserai une minute. C´est compris ?
- Euh, oui.
- Bien. Ceci n´est pas votre problème. Votre problème est le suivant : Ces damnées portes sont l´oeuvre de l´un des seize Princes Daedras, le seigneur de la destruction, Mehrunes Dagon. Votre mission, pour l´instant, est de nous assurer le soutien de personnes puissantes...
- Vous voulez que nous nous rendions dans les villes de Cyrodiil et que nous ramenions des soldats, c´est bien ça ?
- Non, pas du tout. Je veux que vous vous rendiez dans les sanctuaires daedriques, et que vous obteniez le concours des autres princes Daedras.
- Quoi ! c´est une plaisanterie ?! Vous voulez qu´on traite avec ces monstres !?
- Il y va de la survie de notre Empire, et seuls des gens comme vous pourront les faire ployer.
- Comment voulez vous les persuader ?! C´est impossible !
- Par la force, la corruption, le mensonge, la machination ! Débrouillez vous !
Je m´écartai, pris de vertiges. Ainsi, c´était là notre mission. Des images de princes Daedras hurlant de douleur m´envahirent. Oui, cette mission était parfaite...
Voilà
J´espère que cette idée de scénario vous plait.
Et sinon, encore désolé pour l´absence d´action, mais ça va venir 