Prologue :
Depuis bien des années, la Confrérie Noire sème mort et assassinats dans tout Tamriel, se forçant d’honorer toutes les demandes de mises à mort adressées à la Mère de La Nuit.
Attardons nous sur l’histoire de l’un de ses membres, l’un des plus talentueux assassins que cette terre n’ait jamais porté .
Chapitre Premier :
Tirdas, 3.21 am, Quartier de la place de Talos.
En cette nuit claire, sous un ciel parsemé d’étoiles, la cité impériale dort, son sommeil préservé par la vigilance des gardes, qui l’œil aux aguets guettent le moindre geste suspect.,
Au dessus de leur tête insouciantes, une sombre silhouette nettoie tranquillement sa lame, une ancienne dague elfique qui tue instantanément, pour qui sait s’en servir. C’est bien sur le cas de cet assassin hors-pair qui se prépare une nouvelle fois à étancher la soif de sang de son dieu, Sithis. Soudainement, l’homme range son mouchoir, coince sa lame entre ses dents, et s’élance en direction d’une fenêtre ouverte située de l’autre côté de la rue, 2 étages plus bas. Avec une souplesse digne des félins, il se réceptionne sans bruit et s’infiltre délicatement dans l’ouverture.
Couché depuis plusieurs heures, Othrelos rêve profondément de plages ensoleillées, de cocotiers et d’elfes bien en chair. Mais alors qu’il se repose, un vent frais lui chatouille la gorge. Frissonnant et étonnamment surpris, Othrelos se relève et cherche d’où peut bien venir cette fraîcheur soudaine avant qu’une main ne lui tapote l’épaule. Se retournant, il aperçoit une femme toute de blanc vêtue, avec une paire d’ailes dans le dos, lui demandant de la suivre. Un ange ! Othrelos n’en croit pas ses yeux, un ange dans son rêve ! C’est toujours un bon présage lorsque une divinité apparaît dans vos songes… jusqu’à ce que la réalité rattrape la fiction…
L’assassin toujours aussi silencieux s’approche lentement du lit de sa victime. Cette dernière dort, le sourire aux lèvres. Saisissant sa dague, il l’enfonce sans forcer à travers la gorge de cette homme, lui sectionnant plusieurs artères et la moelle osseuse, une mort rapide et nette. La victime ne s’est même pas réveillée.
_« Joli coup » pensa-t-il.
Cette personne qui tue de sang-froid n’est autre que « L’oiseau », un assassin activement recherché pour une série de meurtres. Ce surnom lui a été donné par l’enquêteur en charge de l’attraper. En effet sur chacune des scènes de crime, une plume d’oie est laissée au milieu du front du défunt.
À son habitude, « L’oiseau » sort de sa poche une plume d’oie, la dépose au milieu du front encore chaud du mort et s’apprête à repartir lorsque quelqu’un toque à la porte. Gardant son calme, l’assassin lance sur lui même un sort d’invisibilité et se cache derrière les rideaux.
_ « Otto !! ! Otto !! ! Lève toi !! C’est ce soir que l’on passe à l’action !! j’ai récupéré deux épées chez mon ami forgeron. Allez espèce de feignant, j’espère que tu ne t’es pas dégonflé !! Ce sale Bosmer doit payer pour l’insulte qu’il m’a faite ! … Très bien puisque tu l’as voulu je rentre. »
S’ensuit un cri d’épouvante, suivi d’appels à l’aide. Il n’en fallait pas plus à notre oiseau pour disparaître ! Un nouveau meurtrier avait payé !