Le retour de Graming
Le lendemain, une nouvelle éclata dans la Cité Impériale. À l’insu des citoyens de la Cité Impériale, le Courier du Cheval Noir faisait diffuser la nouvelle terrible : une bataille avait eu lieu à Bruma et de nombreuses portes d’Oblivion s’étaient ouvertes dans les comtés, refermées par un héros dont le nom échappa même à la presse. Le palais Impérial avait été fermé à tout public, pour le scandale que fit la population contre le Chancelier Ocato. Les commerces firent grève et l’Arène ferma le temps qu’Ocato expliqua les faits et reconnaissent ce qu’il nous avait caché jusque là. La grève dura trois jours, jusqu’au moment où Ocato décida de s’exprimer.
Pendant les manifestations, je mettais fait un ami Dunmer du nom de Parnazal Boutrin, un pêcheur. Parnazal trouvait intolérable l’idée qu’une si grande nouvelle puisse passer inaperçue par cet imbécile d’Ocato.
Le lendemain, alors que je déjeunais, Parnazal entra dans la pièce avec fracas en hurlant, un courrier à la main :
_ Voilà tout ce qu’il a réussi à dire ! Je te lis :
« Ocata se justifie
Le Chancelier Ocato, avec sa langue de bois habituel, s’en ai bien sorti hier soir, lors de son ultime explication, voici ce qu’il a dit mot à mot, devant les journalistes et les manifestants frustrés :
« Mes chers compatriotes, je comprends parfaitement votre dégoût, mais il était d’importance capitale que la bataille de Bruma passe inaperçue par le peuple Impérial, mais soyez sans craintes, l’épisode de Kvatch ne s’est pas reproduit, grâce au grand nombre d’homme que j’ai fait parvenir à Bruma, le plus discrètement possible, afin de ne pas vous ameuter. Comprenez bien que je suis moi-même déçu d’en arriver à de telles mesures, mais là, elles étaient nécessaires. »
Le seigneur Ocato a finalement quitté la troupe de gens pour se rendre dans la salle du Conseil des Anciens, il a présenté toutes ses excuses à ses collègues, qui l’ont pardonné sans détour. »
Parnazal pesta :
_ Et il s’en sort comme ça, en parlant pour ne rien dire !
J’étais moi-même dégoûté du comportement du chancelier, il n’avait pas d’arguments, et sa justification était minime.
_ Allons à l’Arène, proposais je.
Il opina. Cet homme était tellement intelligent dans ses raisonnements que j’en devint vite le grand ami, à qui je pu accorder un minimum de confiance. Je lui avais donc confié donc que je combattais à l’arène. Je lui dis :
_ Je combats juste après, on se retrouve après deux matchs, à tout à l’heure !
_ Je te regarderais combattre mon gars ! Talos veille sur toi !
J’entrais dans la Salle Sanglante. Orias dit, avec un grognement particulier :
_ Allez dépêche toi ! Tu es en retard ! On a failli te déclarer vaincu ! Ton adversaire t’attend sur le terrain !
Je mis rapidement mon casque et courut jusque sur le sable de l’Arène, où je trouvais un homme en armure d’acier. Il était armé d’une épée de verre. SA silhouette me rappelait quelqu’un, étrangement, mais je n’aurais su dire qui. Quand il se retourna, je pus voir, le visage du capitaine de Leyawiin. Je n’étais pas trop apeuré quoiqu’il faille être prudent durant ce match… LA voix commença à retentir :
_ Bienvenue dans l’arène peuple de la Cité Impériale. Le gagnant passera au rang suivant : celui de gladiateur. Ouvrez les portes.
Les barrières s’abaissèrent et mon ennemi chargea sauvagement sur moi. Nos lames s’entrechoquèrent, il cracha :
_ Sale esclave ! Tu n’avais qu’à nous suivre la dernière fois, mais tu as préféré la voie de la mort, que tu trouveras aujourd’hui. Sur ce, il commença des enchaînements difficilement parables, à cause de la force de ses mouvements. Je compris alors que le sombre destin qui m’attendait à Leyawiin, était l’esclavage, que j’avais esquivé dix ans auparavant. Cette haine, en repensant à mes parents et à Grand Père Daz Rezan, me fit prendre un léger avantage. Il Bloqua ma lame et me l’envoya dans le ventre. Un éclair déchira ma peau, dans un giclure de sang épouvantable. Il sourit. C’est là que cette étrange sensation me revint, je voulus saisir ma dague, mais elle n’était plus là. En effet, je repensais au fait qu’elle s’était plantée dans sa main.
_ Décidément, ironisa t-il, tu n’aurais même fait un bon esclave !
Dans un dernière effort, si puissant, dans lequel j’avais stocké toute ma haine, ma vie, ma maison, mes parents, la mort partout avait tracé mon destin. Je saisi donc son cou, entre mes main écailleuses et serrais de plus en plus fort. Il devint rouge, tentant de résister, mais il tomba à terre, finalement étouffé. Je saisi sa lame, plantée dans mon ventre, pour lui infliger le coup de grâce. Chaque geste était une souffrance, chaque pensée une torture. Alors que je regardais l’Arène pour la dernière fois, je vis Graming, regardant le combat, depuis les tribunes.
La mort du traitre
On me transporta dans la Salle Sanglante, où on me fit tous les soins possibles. Trois heures plus tard, deux magiciens de l’université Arcane arrivèrent et me jetèrent un sort de Guérison majeur. Je retrouvais toute ma forme, malgré l’horrible souvenir de cette blessure qui laissa quand même une cicatrice. Je dus garder un bandage. Après, je combattis un nordique, que je tuais assez facilement. JE retrouvais alors Parnazal à la sortie :
_ Dis donc vieux, tu as eu beaucoup de chance !
J’approuvais, j’avais frôlé la mort. Mais cela m’importait peu. En réalité, ce qui me préoccupait était le fait « comment le comte de Leyawiin, avait retrouvé ma trace ? » Quelqu’un m’avait dénoncé au comte pour être payé. Mais qui ? Parnazal ne le savait pas, ça ne pouvait pas être Graming. Il ne restait qu’une personne, une personne à qui j’avais accordé beaucoup de déférence, Fradus Bazius. Je fis part de toute cette histoire à Parnazal, qui murmura :
_ Tu es dans une sacrée merde.
Je pris alors la décision :
_ Viens avec moi, arme toi, je vais tuer cet homme.
Il voulut protester mais je connaissais son baratin et là, je voulais mettre fin à la fin de cet homme, qui avait tenté de mettre fin à la mienne. Je pris mon épée courte habituelle, j’entrais dans la maison de Fradus, qui était assis avec deux catins. Elle s’enfuirent à mon arrivée, lui dit innocemment :
_ Que fais tu ici !?
J’ironisais :
_ Je croyais que tu partais pour Skingrad ? Finalement, l’argent du comte de Leyawiin t’aura au moins à te payer deux catins !
SA mine devint dure et ses sourcils se froncèrent :
_ Sors d’ici !
Mais moi, ce jour là, je ne partis pas. Je lui avais coupé la tête, d’un geste vif de mon épée, sans aucun remords. Comme on dit : œil pour œil, dent pour dent.