Poste
Le lendemain, je devais réellement penser à aller à l’hôtel Tiber Septim car Graming m’avait dit qu’il viendrait me voir pendant la journée. J’étais vraiment angoissé, je ne connaissais personne là bas, il ne cherchait certainement pas de réceptionniste et si Graming voyait que je n’étais pas à l’hôtel, il se douterait certainement de quelque chose. Donc, lors de son absence matinale, je décidais de prendre la route de l’hôtel Tiber Septim. L’hôtel était somptueux. Tout était si… luxueux… J’arrivais devant le VRAI réceptionniste :
_ Bonjour, je voudrais une chambre pour cette nuit.
_ Pour sûr Monsieur, cela vous fera quarante pièces d’or.
Je sortis de ma bourse de cuir les cinquante pièces d’or gagné au match précédent, contre le Dunmer tricheur.
« Finalement, il m’aura servi à quelque chose… » Pensais je.
Il me rendit dix pièces d’or et me pria :
_ Veuillez me suivre monsieur.
Et alors qu’il montait l’escalier, je lui demandais gentiment :
_ Monsieur, puis-je prendre la clé de la chambre avec moi ? J’ai horreur de dormir la porte non fermée à clé.
_ Il sera fait selon vos désirs Monsieur.
Il me montra la porte de la chambre et me tendit une clé d’argent :
_ Voilà, Monsieur.
J’entrais en le laissant sur le pallier. Je fixais un endroit fixe, silencieux. Il s’enquit :
_ Tout va bien Monsieur ?
_ Venez voir.
Il s’approcha et regarda le point que je fixais :
_ Je ne vois rien Monsieur.
_ Si là ! regardez bon sang ! Approchez vous !
Il se rapprocha et soudain, je saisi la bouteille de vin sur la table à côté et lui abattis lourdement sur la tête. Il s’effondra, assommé. Evidemment, tout avait marché comme prévu jusque là. Je lui pris ses habits et le dissimulai doucement sous le lit, en masquant le plus possible. Une fois cette besogne terminée, je fermais la porte à clé et je descendais prendre ma place de réceptionniste. Quand je descendu, il n’était que 10h30. J’avais tout le temps, car Graming rentrait vers 12h, et passerais dans l’après midi. Je passais donc le temps, à lire des chartres de clients et des bouquins tout aussi ennuyeux les uns que les autres. Alors, que je lisais le menu de l’hôtel, un petit elfe des bois entra, s’assit et commença à lire. Si j’en croyais la chartre, il s’agissait de Gweena, tout juste arrivé du Val-Boisé. Et dans les secondes qui suivirent, Un grand nordique, avec une armure d’acier et une hache dans le dos entra… C’était Graming. Il se tourna vers moi, mais son sourire habituel disparu. Il salua en grognant :
_ Bonjour mon garçon, alors ce poste ?
Avec un large sourire, je radotais :
_ J’ai un superbe poste… Luxueux hôtel… Excellent salaire… Bon directeur… Collègues sympathiques… Chance absolue…
Alors qu’il écoutait mon baratin, Graming jetait souvent des coups d’oeils à Gweena… Je demandais enfin :
_ Et vous comment se passe votre journée ?
Il murmura en regardant l’elfe des bois se lever :
_ Extrêmement bien…
Il me demanda :
_ Je te laisse, je dois régler deux ou trois choses à mon ami Gweena…
Il me quitta et se dirigea vers le Bosmer, montant l’escalier certainement pour se rendre à sa chambre. Je ne les voyais plus, mais je peux entendre les mots « Mort de l’empereur, Aube mythique ainsi que Mankar Camoran »
Graming descendit rapidement l’escalier en courant tenant un étrange livre à la main, en m’encourageant joyeusement :
_ Bonne chance mon grand !
Je ne comprenais plus rien. Il était arrivé pensif et grognon et le voilà repartit tout content et joyeux, avec ce bouquin. Mais maintenant qu’il avait vérifié mon travail, j’allais délivrer le VRAI réceptionniste, en utilisant une persuasion suffisante pour qu’il ne parle pas. Je peux acheter son silence à cinquante pièces d’or. Il n’était que 12h15. Je décidais donc d’aller voir Graming, rentré plus tôt que prévu, ce qui m’intriguait assez. Dans la maison de Graming, il préparait un sac qu’il bourrait du livre que j’avais vu et deux autres. Il mit également une dague dans sa valise puis la ferma. Je lui demandais :
_ Vous partez ?
Il me répondu :
_ Hélas oui mon garçon, Fradus m’a parlé d’un ancien collègue d’armes résidant à Bruma, je pars immédiatement, je vais prendre mon cheval alezan, je risque de ne pas être de retour avant longtemps. Fradus part à Skingrad, tu devras donc t’entraîner seul, ça ne devrait pas te poser de problème.
Il saisi sa hache, qu’il s’accrocha dans le dos avant de poursuivre :
_ Porte toi bien mon garçon… Sois rigoureux et ne t’en fais pas, je reviendrais dès que je le pourrais… Au revoir…
Il m’embrassa le front et sortit de la maison. Il partait, j’étais seul, ce qui me dérangeais un peu, mais ce qui m’enchanter car j’allais pouvoir, gagner ma vie et être à nouveau célèbre, sur le sable de l’arène…
Profitant de son départ, je fouillais sa maison, je trouvais toute sorte d’habits et différentes pièces d’armures. Je tombai sur un petit dard, à côté sur un petit papier, il y avait marqué qu’il faisait dormir quiconque avait contact avec lui. Il pouvait m’être utile, contre mon prochain adversaire…
Le retour de la Kajhiit
J’étais à nouveau dans l’arène, Orias me salua :
_ Salut ! Ton prochain match sera contre une pirate kajhiit qui a tout perdu dans la vie : son capitaine tué par la confrérie noire, son équipage massacré sur un bateau et pour finir, une patte en moins à cause d’un coup de vampire, elle a essayé de stopper l’hémophilie en se coupant la partie infectée, mais en vain, elle va devenir une vampire et va être massacrée par la garde. Triste destin n’est ce pas ?
_ En effet, reconnus je, pensif.
Tout cela ressemblait fort à Kristaa Sombre-Malice. J’allais prendre beaucoup de plaisir à la voir mourir, ce qui m’ennuyait un peu plus, c’est que si elle avait déjà ses capacités de vampires, j’étais sûr de finir en pièces. Orias ajouta :
_ C’est quand tu veux.
_ Je suis prêt.
_ Parfait.
Je mis mon casque comme d’habitude pour rester anonyme et prit mon épée courte en main, laissant l’habitude de laisser ma main gauche libre…
Derrière les barrières, je pu apercevoir Kristaa, elle était habillé d’un manteau à capuchon, et elle était munie d’une dague scintillante, de verre. La voix commença :
_ Bienvenue dans l’Arène, peuple de la Cité Impériale. Aujourd’hui, notre courageux Argonien de l’équipe jaune va affronter une kajhiit qui en a marre de la vie apparemment. Qui gagnera ? Nous le saurons bientôt. Ouvrez les portes.
Les barrières s’abaissèrent et je commençais à avancer prudemment. Elle, resta pendant un moment immobile, me fixant de ses yeux en amande. L’ancien Kristaa était devenue une kajhiit qui me glaçait le dos… Au bout d’un moment, elle se mit à courir. Si vite qu’eus à peine le temps de voir qu’elle se préparer à m’attaquer. Je contrais son attaque avec mon épée courte, tentant une contre attaque facilement parée. Elle tapait si vite que j’avais du mal à esquiver ses assauts. Enfin, je réussi à lui faire une égratignure à l’épaule. Elle ne dit rien, même pas un signe de douleur, elle était effrayante. Un moment, de ses longues griffes, elle me coupa l’avant bras. Un réflexe me fit essayer de parer ses griffes. Erreur ! De l’autre côté, elle me donna un coup de dague dans le ventre. Là ; par conte, elle ricana :
_ Sois maudit chien ! Fais attention au poison, il se diffuse très vite dans le sang…
Je le sentais. Un liquide glacé voguait dans mes veines, naviguait dans mes artères. Ce que je sentais venir aussi, c’était ma mort. Mon souffle s’atténuait et j’étais vraiment humilié de la manière dont elle m’avait tué si rapidement. Je ne pu penser qu’à une seule chose, SURVIVRE. Je le devais, pour Graming, pour Fradus, pour la gloire, pour l’Arène… ma volonté luttait faiblement contre le poison mortel qui se rependait en moi. La seule chose que je pu faire, c’est d’attraper mon dard de sommeil et le plantait dans la cuisse de Kristaa, avant de mourir, et un peu après, je commençais à m’éteindre, dans le seul hurlement de Kristaa. Je la vis seulement tomber à terre, endormie, et peu après, elle se réveilla et commença à cramer, elle brûlait, puis éclata. Ainsi mourut Kristaa Sombre-Malice et peut être moi, dans une dernière lueur d’espoir, qui tentait de résister à la venue sombre de la mort.