Estoral pénétra dans le fort en ce fessant passé pour un pèlerin et demanda l’aumône au culte impérial. Dans le fort tout illuminé, j’avais aperçu quatre soldats dans la cour. Il devait y en avoir quelques-uns un encore mais à cause de la terreur de la bête beaucoup de la légion était en ville pour rassurer les villageois.
J’avais enfilé la tunique de la légion d’un de nos soldats prisonniers mais jamais je n’entrerais par l’entré principal même déguisé.
A proximité du fort, le peu d’arbres jonchant le château se mire à fumer comme prévu dans notre plan. Le feu ne menaçait pas directement le fort mais il fallait tout de même l’éteindre. De nombreux garde étaient déjà autour du puit, remplissant leur seaux. Si cet attroupement affolé me permettais d’entrer facilement, en sortir avec deux prisonniers en serrait d’autant plus dur. Une chose en son temps…
Le fort abritait plus de soldats que je ne l’avais prévu. Des soldats en robe de nuit accouraient dans la cour. On sonnait la cloche alors que le feu prenait une grande ampleur. Habillé pareil a eux, je passai inaperçu. Je ne parvenais point à réfléchir.
Dans la grande salle m’attendait Estoral. Il savait déjà ou se trouvait la prison et m’indiqua le chemin. Je dévalai les escaliers sombre a vive allure. Estoral avait pris la peine d’éteindre plusieurs torche qui me permettait de me fondre dans l’obscurité. Je longeais les murs et devinais les marches. Si je fus rapide, j’avais sans doute été trop bruyant. La pression montait..
Au coin se trouvait une porte à mi-ouverte, j’entendis deux hommes parler apparemment pas alarmé par le feu. Il avait l’air décidé à ne pas bouger. Je n’avais aucune nouvelles de l’extérieur, à tout moment pouvait descendre un garde.
Dans quel piége m’étais-je jeté ! J’étais seul. Les trois autres devaient sans doute déjà être repartis pour le bateau.
Je pourrai rivaliser face à un garde mais jamais contre deux. Vite..
Des insultes éclatèrent dans les cellules, je reconnus la voix de Dirk. Un des deux gardes abandonna sa partie de dé pour calmer les prisonniers.
L’autre toujours assis me tournait le dos, je sortis ma dague, m’approcha silencieusement et lui trancha la gorge sans un bruit. C’est le son des clefs que j’arracha à sa ceinture qui alerta l’autre garde. Je ramassai la lame courte que je magnai depuis peu. Il appelait ses alliés que je priai trop occupé la haut pour venir à son aide. Il tenta d’attraper au vol les clefs que je jetai à notre chef, je tenta alors une attaque qu’il parvins a parer. Bientôt hors de sa cellule et libéré de ses bracelets, Dirk lança un sort de foudre qui fit chavirer notre ennemis. Affaibli, je pus l’assaillir de plusieurs coups. Le chef me tapota l’épaule ce qui me donna une grande sensation de fierté.
Il fallait filler rapidement…
Le chef de nos ennemis nous supplia alors. Celui qui avait tué un de n’autre fessait pitié. S’étais un haut elfes au abord imposant que je trouvais bien fragile et en réalité déjà vieux.
Mon chef me surpris une fois de plus en fessant preuve de pitié avec celui qui avait été son ami.
- Il s’agit d’un mal entendu mon vielle ami. Tu as déjà du le comprendre. Nous avons perdu des hommes pour rien. Je pleure ton homme comme je pleure les miens.
Dirk voulu intervenir mais mon chef le coupa.
A vrai dire je ne compris pas vraiment pourquoi il l’avait libéré. A notre sortie de la prison, un homme et deux gardes de la légions bloquaient le passage.
Le premier portait une armure de verre magnifique. Son casque dans les mains laissait apparaître un crâne à la peau sombre. Ses yeux bleus ressortait dans la pénombre. C’était l’homme de la guilde des guerriers venus me voir le soir même.
L’Aldmer se précipita à l’autre bout du couloir. Je le suivis. Mon chef lança l’épée jonchant le sol pour ralentir la garde. Je ne sais pas s’il toucha quelqu’un. Notre erreur fut de prendre à gauche, ce qui nous emmena directement dans une des grandes tours du fort. Les escaliers étroits ne facilitaient pas la course mais nous avions l’avantage de ne pas porter d’armure. On arriva sur le rempart. Bloquer la porte n’était pas possible. A l’Est du fort, le feu ne c’était pas atténué. Il y avait des prêtres et des villageois venu apporter leur aide. Le rempart était à plus de 10m du sol. Si la chute n ‘était pas nécessairement fatale, on pourrait en sortir amoché. L’Aldmer exécuta un sort qui à mes yeux risquait de nous faire repairer par les ennemis en bas. De la mana rosâtre l’entoura et il jeta le sort sur notre groupe. Il se jeta par-dessus le rempart suivi de notre chef. Ils tombèrent lentement et touchèrent le sol avec délicatesse. Dirk compris alors, m’attrapa la main et on sauta. Je me sentais tellement légers et on courait vite. Bientôt la gravité reprit le dessus. Il fessait nuit et avec le stress j’avais dur a me repéré. J’avais rattrapé l’Aldmer mais Dirk et le chef prenaient de l’avance.
Je suivis enfin la rivière dans laquelle je mis d’abord les pieds. Des frissons parcoururent mon corps et je sentis un présence redoutable.
C’est en relevant le chef des brigands tombé à l’eau que je vis que l’on nous suivait toujours. Les gardes eux étaient loin mais le redguard courait vraiment très vite. Même en s’unissant à quatre contre lui, il était bien trop fort pour nous et nous serions terrassés par sa lame longue.
Le bateau était encore loin et l’Aldmer s’épuisait ! Lorsque j’entendis son épée sortit du fourreau, je crus ma fin proche.
…
Sur ma gauche, j’aperçus une ombre sur les rochers en hauteur du fossé. Puis il eut ces rugissements ! Les frissons ne m’avait pas quitté !U ne énorme bête c’était jeté sur notre poursuivant. On s’arrêta comme paralysé ayant pour spectacle cette horreur. Nous avions en face de nous le monstre qui avait mit la ville et les environs dans tous leurs états. Il dévorait sous nos yeux notre ennemis qui hurlait à la mort. La bête était couverte de sang. Les deux gardes impérieux s’étaient tous deux arrêtés hésitant à venir à l’aide de cet homme déjà agonissant. Ses canines broyaient les os du guerriers qui ne hurlait plus.
Je senti à nouveau mes membres et couru alors de toute mes forces. Je n’osa plus me retourné de peur de voir cette bête à mes trousses. Arriver à la côte, les voiles étaient déjà tirées et le bateau s’éloignait peu à peu. Je sautai dans la mer glacée. Victor me lança une corde par laquelle je me hissa.
Le chef du club du conseil ne m’a pas suivit et parti se réfugié dans les montagnes refusant d’abandonner la région et ses hommes. Haletant, je m’écroulais contre le mat. La vision du loup-garou hantait toujours ma tête. Une vilaine baffe me fit revenir a moi. On avait besoin de moi pour naviguer.
L’équipage était maintenant moins nombreux qu’à notre arrivé à Balmora.
( à suivre...)