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Liste des sujets

Deuxième fiction

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
10 juillet 2012 à 12:34:22

Bon, après quelques réflexions je vais retenter une fiction...

L'histoire de Cenobia ou le chien sans maître

Prologue

Un caillou roule de la pente pour s'écraser contre une colonne. Au contact d'une pierre bien plus dure et plus résistante, ce dernier se casse.
Mh... pourquoi est-ce que je reste à regarder un caillou ?
Sûrement parce que je n'ai rien d'autre à faire...
Je me redresse lentement sur mes quatre pattes. Le soleil vient de percer le plafond et inonde de sa lueur l'herbe desséchée de mon "logis". Il y avait longtemps que je n'avais pas aperçu la lumière du soleil, que dis-je, regardé la lumière du soleil. Tant de chaleur me réconforte un peu.
Un peu d'effort ne pourrait me faire que du bien. Je commence à marcher, marcher vers le temple le plus haut de cette ville morte. Un grand temple, certes, mais brisé tout à l'avant, là où il y avait autrefois des escaliers, si bien qu'il n'y a que moi, avec mes jambes puissantes et mon agilité bestiale, qui puisse y grimper. Là haut, je peux me baigner de la lueur solaire, et me souvenir...

RPGistes27
RPGistes27
Niveau 9
10 juillet 2012 à 13:40:49

Sympa ! Ca annonce une nouvelle histoire pour l'été tout ça ! :-)

my_name_is_not
my_name_is_not
Niveau 10
10 juillet 2012 à 23:28:58

:hap:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
11 juillet 2012 à 10:57:17

Chapitre I

Le soleil effleure ma peau de pierre, tandis que, mélancolique, j'observe mon antre : une ville morte, désolée, tombant en ruine au fil des ans... je m'attriste à voir les vieilles colonnes de marbre, les escaliers détruits, les canaux asséchés. Cette ville, pourtant, a été vivante par le passé. Elle était alors ouverte au monde, lumineuse, colorée, remplie de gens heureux...
J'étais là, et je me souviens.
____________________
Comment suis-je arrivé ici, dans cette petite ville cachée au fin fond des rochers, au milieu de terres sablonneuses ? Je ne m'en rappelle plus. Peut-être y avais-je été attiré par l'odeur de nourriture, peut-être était-ce ma famille qui vivait à proximité.
Ma famille ? En avais-je seulement eu une ? Une mère, un père, un frère ? Étaient-ils morts, ou encore vivants ? M'avaient-ils rejeté, abandonné ? Avaient-ils été tués ?
Encore une fois, je ne m'en souvenais plus.
La petite ville où j'avais résolu d'entrer était alors pleine de couleurs. Les bipèdes à peau beige, que nous autres, animaux, avons appelés humains, grouillaient partout. Les mères emmenaient leurs enfants dans leurs maisons, les pères et frères construisaient des temples, les sœurs cousaient des vêtements avec les anciens. Une ambiance assez chaleureuse y régnait, et un instant, j'oubliais presque que j'étais venu trouver à manger. J'aurais tant voulu être un humain, trouver, voir retrouver la chaleur de la famille, de la convivialité, de l'amour... mais cela était impossible. J'étais un animal, un animal quadrupède, un animal à poil noir...
Affamé, je sautais du rebord du tunnel par où j'étais rentré, et entrepris de trouver de la nourriture. Les maisons étaient un peu rustiques, mais elles avaient leur charme... de grandes colonnes en marbre étaient en construction, dont l'utilité m'échappait un peu. Je n'y pris pas grande attention, et entrais dans un groupe d'habitations.
Je ne savais pas encore que ce que j'allais y voir allait changer ma vie...

my_name_is_not
my_name_is_not
Niveau 10
11 juillet 2012 à 17:02:20

:hap:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
12 juillet 2012 à 11:27:56

Dans le chapitre précédent, j'ai fait une petite référence au film "Spirit" de Disney en incluant une de ses répliques dans le paragraphe... un compotier Castorama offert pour celui qui la trouve :hap:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
12 juillet 2012 à 15:47:24

Chapitre II

Je me faufilais entre les huttes, maisons des plus pauvres, et les habitations en pierre, maisons des plus fortunés. Les premières avaient un petit toit en paille, des murs de terre et des fenêtres en bois, les secondes, toutes de pierre construites, utilisaient du matériau transparent, fin et un peu fragile, pour recouvrir leurs fenêtres.
Je tombais sur un fragment de cette chose transparente, lisse et incolore, sur le sol. Il renvoyait la lueur du soleil dans ma figure, si bien qu'ébloui, je poursuivis ma route.
Au bout d'un instant, j'arrivais devant une maison pas comme les autres. Elle était en pierre, mais avec un toit recouvert de signes, tracés au jus de plantes colorées. Devant une telle masure, se dressait un poteau en pierre sur lequel était gravé des inscriptions étranges... et au bout de ce piquet était suspendu un masque en bois aux formes tout aussi étranges, festonné de plumes et de perles aux mille couleurs. Intrigué par un tel objet, je résolus de le décrocher. Me dressant sur mes pattes arrières, je plantais mes griffes dans le poteau rugueux, et commençais à me hisser... quand tout à coup un cri retentit derrière moi.
Un petit garçon, pas plus haut que moi, aux cheveux rougeoyants et aux yeux gris, me regardait, surpris. Il recula en croisant mon regard.

<< Père ! Un chien veut briser la colonne sacrée ! >>

Aussitôt, deux hommes armés de lances et de dagues se présentèrent devant moi. L'un deux m'attrapa au collet et me fit redescendre d'un coup sec, tandis que l'autre lui parlait :

<< Attention, il est peut-être malade... fais attention à la contagion. On ne sait jamais, avec ces bêtes venues de l'extérieur. >>

L'enfant était toujours là. Je le fusillai du regard. Satané rejeton ! J'aurais bien voulu voir ce visage de bois de plus près...

<< Mets le dehors... au pire, brise lui une patte pour lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenu ici. >>

Même si je ne comprenais rien à ce qu'ils disaient, lorsque l'humain leva sa dague en direction de ma patte avant, je compris aussitôt. Effrayé, je lui échappais et courus dans la direction opposée...

my_name_is_not
my_name_is_not
Niveau 10
12 juillet 2012 à 18:01:08

:hap:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
12 juillet 2012 à 18:25:55

J'irais presque à croire que tu te promène IRL avec une tête hap...

my_name_is_not
my_name_is_not
Niveau 10
12 juillet 2012 à 19:30:23

:hap:

my_name_is_not
my_name_is_not
Niveau 10
13 juillet 2012 à 12:02:29

T'as vu tous les disney plusieurs fois ?! :pf:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
13 juillet 2012 à 12:28:19

Où est le mal, my_name ?
:fou:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
13 juillet 2012 à 12:57:21

Chapitre III

L'homme me courut après. Je me sentais assez menacé : même si les paroles humaines sonnaient faux dans mon oreille, j'avais deviné, au vu de sa lame, qu'il comptait me mutiler, voir me tuer... la dernière hypothèse étant peu réjouissante, j'accélérais le pas.

<< - Attrape ce chien, bon sang !
- Que crois-tu que je suis en train de faire, idiot ? >>

Zigzaguant à travers les maisons visitées un peu plus tôt, j'essayais d'allonger la distance entre moi et l'humain. Il fallait fuir... ou se cacher !
J'avisais un tas de paille, sûrement ici pour l'agriculture. Me faufilant dans cet amalgame d'herbes sèches, je parvins à me dissimuler correctement.

<< - Où est-il ?
- Je n'en sais rien. Il est peut-être retourné au dehors de la ville.
- Si c'est le cas, tant mieux... mais j'ai peur qu'il revienne.
- On en parlera plus tard... je suis complètement essoufflé d'avoir couru après cette sale bête. Allons voir le chaman. >>

Déguisé sous toute cette paillasse, je retenais mon souffle. Étais-je seul maintenant ? Je jetais un regard à travers mon abri... personne, mis à part une poule qui caquetait avec insistance. Peut-être était elle aussi affamée que moi...
Mais au bout d'un instant, le gallinacée s'éloigna lui aussi, et je pus sortir calmement, sans attirer l'attention de quiconque.
Je repris prudemment ma promenade. Le tas de paille était une bonne cachette en cas de problème... je m’efforçais de retenir son emplacement. Au moindre inconvénient, il me suffirais de m'y faufiler discrètement.

Les humains s'étaient rassemblés dans un espace dégagé au centre de la ville. sur une sorte d'estrade en bois, un homme scandait la foule.

<< Chers habitants des Terres fertiles... le moment que nous craignons est venu. Mon fils a hier rêvé de monstres de roche, attaquant hommes, femmes et enfants. Les pierres sacrées ont aussi...>>

Je n'écoutais pas la suite... il fallait trouver à manger.
Aussi, j'entrais dans la maison la plus proche.
Une masure assez simple : une paillasse pour dormir, un petit feu de bois pour cuire ses aliments, quelques bols pour les manger, accompagnés de pierres taillées pour découper la viande, et des paniers en osier pour stocker les provisions... que faut-il de plus pour vivre ?
M'approchant d'un panier, j’entrepris de l'ouvrir à grands coups de dents, et plongeais ma tête dedans. Du poulet ! Ou de l'oiseau déjà rôti. La chance était avec moi. Sortant un petit oiseau cuit du panier, je commençais à le manger... quand subitement on m'attrapa par le collet et me souleva en l'air !

<< Je te tiens, sale bête ! je me doutais que tu finirais par revenir... >>

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
13 juillet 2012 à 12:59:01

(Je précise que l'histoire de Cenobia n'a aucun rapport avec celle de Basaran, il se peut que vous retrouviez des personnages de l'histoire de Basaran ayant un rôle complètement différent dans l'histoire de Cenobia)

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
15 juillet 2012 à 13:25:53

Chapitre IV

L'homme qui m'avait poursuivi il y a quelques minutes venait de me retrouver, malheureusement. Vainement, je me débattais, mais son étreinte était beaucoup plus solide que tout à l'heure, quand il m'avait tenu négligemment...

<< Alors, on fait moins le malin, maintenant ! Quelle fourrure... elle décorera aussi bien ma cheminée ! >>

L'idée d'être complètement soumis à l'emprise de cet humain me révulsai. Je tentais, dans un effort désespéré, de lui planter mes crocs dans la main...
Peine perdue. D'un coup, il me maintint la mâchoire avec une telle pression que je dus renoncer à ma tentative...

<< Holà, du calme mon beau ! Viens, je vais présenter mon trophée aux autres... >>

D'un coup, il m'emmena, toujours "ligoté" à l'extérieur, où l'homme discourant avait disparu.
La foule, néanmoins, était toujours là.
L'humain qui m'avait maîtrisé demanda l'attention.

<< Regardez, amis ! Regardez cette bête que j'ai capturé ! Regardez ce poil noir, ces yeux verts clairs, ces griffes brillantes ! N'est-ce pas une belle prise de chasse ? >>

Les autres, étonnés, s'assemblaient en bloc pour me voir.

<< Je l'ai trouvé rôdant dans ma hutte. Si je ne l'avais pas cueilli, il aurait mangé toute ma volaille ! >>

De loin, j’aperçus, au milieu de la foule, le garçon aux cheveux rouges, qui me dévisageait. Je tournais la tête, méprisant. Sûr qu'il était beaucoup plus fier, maintenant que j'étais en laisse !
L'enfant s'éloigna vers les huttes où se trouvait le masque en bois. Bon, une paire d'yeux en moins... c'était toujours ça de gagné.
La foule se massait autour de moi. Je grognais de manière menaçante, de façon à chasser les gamins bruyants qui voulaient m'arracher des poils, quand soudain...

<< Assez ! Arto, relâche ce chien. >>

Celui qui auparavant scandait la foule se tenait à l'arrière de la foule. Il arborait le fameux masque en bois que j'avais voulu attraper, et une tunique colorée qui me faisait penser à celle des oiseaux de proie, toute frangée de plumes et de fils colorés.
A côté de lui, l'enfant qui tout à l'heure me dévisageait. Était-ce lui qui l'avait prévenu ?

<< - Mais, grand chaman...
- Suffit, Arto. Le respect de la faune et de la flore... ne l'a-t-on pas suffisamment enseigné ?
Je vais m'occuper de ce chien à poil sombre... donne le moi. >>

Ainsi, je passai des mains de l'humain à celles de l'autre humain à masque de bois.
Ce dernier m'emmena dans sa hutte.

<< Alors, as-tu eu peur ? >>

je le dévisageais avec mon regard le plus déterminé.

<< Haha, je vois que tu es toujours aussi courageux.
Allons, je vais te confier à mon fils. Il prendra soin de toi comme le maître de son familier. >>

Et il sortit de la hutte.
Le petit enfant s’avança vers moi. Méfiant, je montrais les crocs.

<< Là, petit chien. Je ne te veux aucun mal. >>

Je reculais, décidé à ne pas trop m'approcher de lui au cas où il aurait des intentions belliqueuses. Je continuais à grogner pour lui montrer mon refus.

<< Calme toi... est-ce que tu as faim ? >>

Il sortit une volaille crue d'un panier et me la jeta. Affamé, mais néanmoins prudent, j’avançais une patte vers le poulet. L'enfant ne fit aucun geste inquiétant.
Lentement, j'ajoutais la seconde patte... et me jetais sur la nourriture.
En même temps que je mangeais, l'enfant s'était approché. Je le laissais faire.

<< Est ce que tu as un nom ? >>

Bien que je n'aie pas compris la phrase, je lui jetais un regard pour répondre.

<< Bien sûr que tu n'as pas de nom... mais tes proches ne t’appelaient pas, eux ? >>

Comme je ne répondais pas, il continua à parler.

<< Demain, je te donnerais un nom. Veux tu savoir le mien ? >>

Toujours le nez dans ma volaille, je lui adressai un coup d’œil interrogateur.

<< Mon nom est Wanda, et je suis le fils du chaman. >>

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
18 juillet 2012 à 14:00:13

Chapitre V

Dix lunes ont passé depuis mon "adoption" par Wanda, l'enfant de l'homme au masque de bois. Son lien parental avec cet étrange personnages, je l'avais appris au fur et à mesure, lorsque Wanda essayait de me faire retenir son nom :

<< Je suis Wanda... Wan-da... et mon papa est celui qui t'a sauvé la vie... >>

Le lendemain de mon premier passage dans la hutte de Grand Chaman (c'est ainsi que tous les habitants l’appelaient, alors...ce devait être son nom) Wanda m'avait amené sur un petit autel, posé au centre de la hutte, qui servait aux prières et autres offices religieux.

<< - Bien, il est temps de te donner un nom... comment vais-je t’appeler ?
- Un nom d'animal se donne en fonction d'une de ses qualités, Wanda. >>

Grand Chaman était rentré dans la hutte avant même de m'en rendre compte. Il s'approcha de moi et caressa mon dos touffu.

<< Il semble mieux tolérer ma présence, semble-t-il. >>

Je le regardais avec curiosité. Cet humain était différent des autres...
Wanda s'était assis en tailleur près de l'autel, et réfléchissais.
Lentement, je me dégageais de l'autel. Un rayon de soleil avait traversé le toit et illuminait la pièce. Je m'allongeais sur le cercle lumineux inondé par cette chaleur solaire.

<< - Quel paresseux... tu as l'air de bien aimer te dorloter au soleil. Est-ce une qualité, grand chaman ?
- A toi d'en être juge, Wanda.
- Alors je vais t'appeler Lumière ! Non, cela sonne faux. Père, comment dit-on lumière en langue ancienne ?
- Tu veux dire en langue latine ?
- Oui...
- "Candor".
- Alors, va pour Candor ! >>

C'est ainsi que, en quelques instants, je fus baptisé : Candor. Plus tard dans la semaine, comme Grand Chaman disait que j'étais une lumière dans les ruines du monde, Wanda me renommera "Clades Candor", qui signifie "la lumière des ruines"...
Mais si Clades veut dire "ruines", il signifie aussi "fléau" et "destruction"... des sens qui ne m'inspiraient guère.
Avec Wanda, nous jouions dans les pierres, nous étions devenus amis avec tous les habitants. Même Arto, qui avant voulait me tuer avec tant de détermination, acceptait volontiers de jouer à la balle avec moi...

Cependant, un soir, Grand Chaman rentra dans la hutte, le visage sombre et l'air préoccupé.
C'est à partir de cet instant, cet instant où j'entraperçus la mine inquiète de cet humain, d'ordinaire si impassible, que je pressentis que quelque chose de grave allait arriver.

Et je ne m'étais pas trompé.

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
18 juillet 2012 à 14:24:52

Calme, Nechy. :noel:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
19 juillet 2012 à 12:16:50

Chapitre VI

Il y a si peu de temps, je parlais de ma famille, qui, si j'en avais eue une, m'était devenue inconnue, lointaine, hostile.
Jusqu'ici, ma rencontre avec Wanda et son père m'avait fait oublier ce que solitude veut dire... moi et Wanda étions comme des frères à présent... "Frères" ? Avais-je connu, au moins une fois, ce mot dans le passé ? Avais-je eu des frères, issus d'une portée pareille que la mienne, ou simplement un grand ou petit frère ? Toutes ces questions, qui tournaient en boucle dans mon cerveau canin, allaient avoir une réponse.

Depuis que j'avais vu l'air inquiet de Grand Chaman, je me demandais en permanence ce qu'il allait nous arriver. Grand Chaman avait-il prédit une catastrophe ? Ou la mort d'un des nôtres ?
J'en appris un peu plus, que dis-je, beaucoup plus, lorsque le père de Wanda demanda à tous de se réunir devant la grande place où il faisait ses oratoires :

<< Chers habitants de notre bienveillante cité... aujourd'hui les pierres sacrées ont de nouveau parlé. Elles ont prédit la venue d'une créature monstrueuse, bien mieux décrite lors des cérémonies de fumées bleues... >>

De ce que j'avais compris jusque là, les pierres sacrées étaient des cailloux, retrouvées dans les corps défunts d'animaux sacrés, que l'on disposait et lançait dans des directions précises sur une peau de bête recouverte de signes abstraits. En fonction du nombre, de la couleur, de la position sur la peau et de la taille des pierres s'entrechoquant, on prédisait l'avenir.
Les cérémonies dites "de fumées bleues" étaient des rituels au cours desquels on faisait brûler des plantes qui produisaient des volutes bleues. Les "chamans", ainsi qu'on appelait la classe sociale de Grand Chaman, voyaient des signes dans la fumée. De quoi prédire doublement le futur...

<< ...Lors de la cérémonie de la quatorzième lune, qui, comme chacun sait, est le jour où les prédictions sont le plus précises, j'ai aperçu les cornes d'un taureau, qui déchiquetaient la peau et brisaient la pierre. Lors de la cérémonie de la seizième lune, on a prédit son arrivée d'ici quelques semaines. Nous devons nous préparer à tout. Les hommes dresseront le barrières, les femmes iront à la cueillette et à la chasse. Les enfants devront faire l'inventaire de tout ce qu'il nous faut prendre ou laisser. Allez ! Au travail, chaque seconde nous rapproche de l'instant fatidique ! >>

J'avais, au fils des mois, appris à comprendre, mais comprendre vaguement, le langage humain. Ainsi, cette histoire de monstre aux cornes mortelles me faisait des frissons dans le dos. Quelle créature allait nous attaquer ?
Je voyais déjà se dessiner, dans ma tête, une image d'un monstre mi-taureau, mi-lion, aux pattes de tigre, à la queue de serpent et aux yeux de crocodile...

Mais seul l'avenir connaissait celui que j'allais rencontrer.
Wanda me caressa le dos, lui aussi frissonnait. Les dires de son père étaient peu engageants...

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
19 juillet 2012 à 13:17:35

Au passage, la divination dans les pierres est inspiré de celle de la chamane dans le film "Princesse Mononoké" de Hayao Miyazaki, et les volutes de fumée de celles des guérisseurs dans "Pocahontas" de Disney.
Je n'ai rien inventé :hap:

Basaran09
Basaran09
Niveau 9
25 juillet 2012 à 11:10:18

Nechy :d) Pourquoi " :ouch: "?