Mon monologue à moi 
Cette soirée, je carabine mes actes ! 
Après une étude poussée à propos des pentacles et pentagrammes, je me sens carburer ! Ça ne me servira pas vraiment pour ce chapitre, finalement, mais ça peut m'aider à visualiser comment ça va se passer !
Sur ce, enjoy !
Le chapitre 
Chapitre 5 : La disparition
Quand j'étais enfant, j'ai commencé à apprendre le runique. Il s'agit d'une écriture ancienne. Je n'ai pas essayé sa prononciation, je ne maîtrisais même pas son écriture. Au niveau de mon père, par la suite, j'aurais dû connaître connaître cette langue comme d'autres si je voulais tracer de puissants pentacles, ou simplement des runes qui peuvent agir à elles seules. Mais j'avais du temps devant moi. Je pensais...
J'ai très peu de souvenirs de cette langue. Un des seuls que je possède est le mon « toneen », qui signifie disparaître.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce que, si confortable soit-il, notre voyage pour revenir au sanctuaire du culte est assez long, et je commence à m'ennuyer...
Avec ce corps, Basaran peut même se poser dans le jardin du sanctuaire. Pratique !
Mais quand nous arrivons, Mono n'est pas là pour le voir.
Ce n'est pas rare qu'elle parte, mais plus vite elle reviendra, mieux ça sera : je n'aime pas la savoir dehors alors qu'un certain colosse peut se balader en ce moment n'importe où dans les terres interdites.
Et en plus de ce colosse, s'ajoute la menace que l'on ignorait jusqu'à présent des autres colosses, qui se trouvent ailleurs dans les terres interdites. Ça n'en est pas plus risqué qu'avant, mais ça augmente mon anxiété...
Une fois Basaran de retour en moi, je me décide à faire quelque chose que je comptais déjà faire depuis longtemps : voir ce pentacle dans le bassin du sanctuaire, dont nous a parlé Dormin.
Après avoir descendu les escaliers, nous arrivons à l'entrée du sanctuaire. Une fois descendus quelques « étages », encore dans la pente qui mène jusqu'en bas, nous regardons le pentacle.
Il est pour le moins complexe.
Nous n'avons jamais remis d'eau dans le bassin, et j'ignore si ça change quelque chose. Mais le pentacle n'est pas composé de lignes et cercles droits, mais courbés... Des tracés précis vont jusqu'au centre du bassin, mais ont disparu au centre par endroits.
Si on y fait attention, l'endroit où les lignes sont effacées peut correspondre aux contours d'un humain.
Un pentacle dont la forme change par rapport à ce avec quoi il interagit ?! C'est possible ?...
« Ouah, c'est du grand art ! » S'exclame Dormin.
« Tu t'y connais, en pentacles, toi ? »
« Bien sûr que non, pourquoi ? »
« T'attendais quoi de lui ? » Soupire Basaran.
J'ai appris à écrire sur des choses simples. Du tissu, par exemple. Je passe donc un moment à recopier avec attention le pentacle entier. Qui sait ? Il pourrait peut-être nous servir...
Après deux jours, Mono n'est toujours pas revenue.
Cette fois, c'est pas normal !
« On fait quoi ? » S'inquiète Basaran.
« Ce qu'on fait ? On arrive à retrouver le colosse qui s'est évanoui dans la nature et on s'occupe de l'ombre qui le contrôle ! Un colosse, ça s'évanouit pas dans la nature comme ça... Et sans aide, l'ombre ne sortira pas de son corps ! »
« Mais... Et si...? »
Basaran et moi avons nos esprits liés, elle n'a donc pas à formuler sa pensée pour que je la comprenne.
S'il était trop tard ?
Je m'en veux d'être resté à attendre pendant deux jours. Je me lève, prend mon bâton habituel, laisse Basaran entrer dans le colosse-rouge-gorge, et nous prenons notre envol.
Nous ne trouvons d'abord pas le colosse. Puis, il nous apparaît dans un désert, visiblement en train d'errer.
« Lui, il ne s'en sortira pas ! » Fait Basaran. « Wanda, prêt ? »
« Un peu que je le suis ! »
Elle vole juste au-dessus de la tête du colosse, sur laquelle je me laisse tomber, mon arme en avant. Avec ma vitesse, le coup est violent. Le colosse, qui se rend juste compte de ma présence, pousse un hurlement sourd et pose un genou à terre. C'est la première fois qu'une telle chose arrive...
Mais je n'en ai pas fini avec lui.
Surtout que je n'ai pas pensé à m'accrocher. Ainsi, quand le colosse envoie sa tête en arrière, je décolle à quelques mètres de lui.
Et tombe en chute libre.
Basaran est visiblement trop loin pour me rattraper. Je sais qu'elle va essayer, mais je ne compte pas sur cette possibilité. Je ne sens pas mon nouveau corps capable d'encaisser une telle chute.
Ça va mal ! Et ce n'est pas la première fois, ces derniers jours !