Malgré que l'euthanasie soit interdite, vous savez peut être que la Suisse tolère le suicide assisté et médicalisé s'il s'agit d'un acte altruiste et sans mobile égoïste. Loin d'être récent, cela figure dans le code pénal depuis 1942.
En fait, c'est devenu un service proposé par une association du nom de Dignitas : offrir tout un service d'encadrement à une personne désireuse de mourir, de l'aide au suicide.
Les suicides avaient lieu au début dans des chambres d'hôtel, suite aux nombreuses plaintes des hôteliers, il a fallu trouver d'autres moyens : Le suicide dans un véhicule de livraison
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=539992#vid=8392642
Les suicides se font normalement à l'aide d'une substance psychotrope appelée natrium pentobarbital, difficile à obtenir car la nature de son utilisation ne fait aucun doute; ça sert à donner la mort.
La Suisse est dotée de règles ultra strictes sur le sujet, tout doit donc passer par un médecin.
Bien que les pratiques de dignitas soient *légales*, l'éthique de ce genre de service est très contestée. De plus on s'étonne dans un premier temps que le cout d'un suicide assisté soit passé d'env. 2000 francs à 11000 francs en quelques années dont bien 3 quarts serviraient pour la partie administrative (et non pas pour l'instrumentalisation) de la chose.
Depuis près d'un mois, dignitas propose un nouveau service, le suicide au sac en plastique. Les patients sont filmés se mettant le sac en plastique sur la tête et libérant de l'hélium à l'intérieur. Une pratique qui fait hurler le procureur zurichois Andreas Brunner qui estime qu'il est temps de réviser la loi en la matière pour boucher le vide juridique actuel et définir clairement jusqu'ou aller trop loin.
Il s'agit là, selon lui, de se passer de l'intervention du médecin dont la prescription est nécessaire pour l'obtention de la substance ingérable utilisée jusqu'ici. De plus, cette nouvelle méthode est bien moins onéreuse.
Voilà... Donc parce que c'est moins cher, optimisation économique hein... Vous pensez quoi de tout cela?