Nan real je pense pas que ce sera les memes
senstions, reglages ect..
PS2 E3> Nos impressions : Gran Turismo 4
Par Raggal, Gamekult.com
Zoom du 15 Mai 2003 à 09h 00
Mercredi 14 mai, 10 heures du matin.
L´édition 2003 de l´Electronic Entertainment
Expo, grand-messe du jeu vidéo mondial, ouvre officiellement ses portes sous le soleil de Los Angeles.
C´est également pour nous l´heure de la présentation privée de Kazunori Yamauchi, producteur sur la série des Gran Turismo et Président de Polyphony Digital.
L´occasion pour ce grand monsieur de nous
dévoiler plus en détails son bébé Gran Turismo 4, avant de nous laisser l´opportunité d´y jouer à loisir. Il y a pire, pour débuter sa journée.
Comme l´a très justement rappelé Kazunori Yamauchi, Gran Turismo 4 représentait un challenge de taille pour les équipes de Polyphony Digital. Deuxième opus de la série sur PlayStation 2, Gran Turismo 4 a en effet pour vocation d´aller encore plus loin que son prédécesseur, tâche qui peut sembler ardue quand on sait toutes les qualités dont Gran Turismo 3 A Spec est affublé.
Avec ce dernier, les développeurs pensaient avoir poussé la PS2 dans ses retranchements mais la solution est venue en deux temps, au niveau technique et bien évidemment au niveau du contenu.
D´un point de vue technique, c´est surtout l´expérience acquise par les équipes de Polyphony Digital qui a prévalu. Les développeurs ont pris
de la bouteille, leurs talents se sont perfectionnés avec le temps et c´est grâce à cela, ainsi qu´à une nouvelle procédure de design des voitures, que le jeu a encore été amélioré graphiquement.
L´évolution n´est certes pas monstrueuse,
mais elle est bien présente et la rétine est constamment flattée, notamment dans les courses urbaines ou lors des replays avec une gestion
des décors phénoménale.
Au niveau du contenu, les développeurs n´avaient qu´une seule issue possible pour dépasser GT3, à savoir se rapprocher encore plus du réalisme tout en offrant un contenu largement réhaussé, que ce soit au niveau des voitures, des tracés ou de la durée de vie avec pour la première fois dans la série la possibilité de jouer online pour
affronter des concurrents humains.
Avec GT4, l´objectif est avoué sans ambages : retrouver les sensations de l´histoire automobile, de sa naissance jusqu´à nos jours. Rien que ça.
Pour mener à bien cet ambitieux projet, les développeurs ont effectué un travail de pré-production hallucinant, voyageant sur tous
les continents afin de photographier et cartographier des centaines de voitures et un bon paquet de circuits.
Ainsi, GT4 devrait nous offrir au bas mot plus de 500 voitures ainsi qu´une centaine de circuits. Aucun type de voiture ne devrait être oublié, puisqu´on aura droit à des voitures de série, des convertibles, des proto, des voitures tunées, des voitures de course ainsi qu´un certain nombre de véhicules " historiques".
On sent le travail de passionnés, ces derniers n´hésitant d´ailleurs pas à dire que chaque voiture dispose d´une âme particulière et que la difficulté réside justement à la transmettre dans le jeu.
Pour cela, les développeurs ont opéré une véritable refonte en profondeur du jeu, notamment au niveau du moteur physique. C´est en effet la première fois dans l´histoire de Gran Turismo que le moteur physique a été revu, dans l´optique d´offrir un comportement encore plus précis et réaliste.
Le pari a été remporté, puisque les équipes de Kazunauri Yamauchi se sont essayées à quelques petites comparaisons sympathiques sur le circuit
de Tsukuba, modélisé également dans le jeu.
Avec la Honda S2000, ou Mazda RX-8, les différences de temps au tour entre le réel et le virtuel se situent entre 0,4 et 1 seconde, autant dire peanuts. A tel point que les créateurs de Gran Turismo 4 voient en leur jeu la capacité de s´entraîner avant de franchir le cap du virtuel pour s´attaquer à la course automobile : après une séance de Time Attack de 20 minutes, le pilote virtuel et le pilote réel professionnel n´étaient séparés que de 3 centièmes de seconde.
Evidemment, comme l´a indiqué le président de Polyphony Digital, GT4 reste avant tout un jeu, avec tout ce que cela comporte : un mode arcade étoffé, un mode tuning mis à jour et étoffé pour suivre les tendances du marché, la présence de concessionnaires de voitures d´occasion, de musées, et bien évidemment des permis. D´autres détails devraient arriver dans le courant de l´été, notamment concernant le mode Carrière, renommé
pour l´occasion GT Universe.
Alléchés par tant de promesses, nous nous sommes donc essayés à la version de développement présentée, qui comportait trois circuits pour autant de types de conduites : New-York pour la conduite urbaine, le circuit de Tsukuba pour la conduite course, et le Grand Canyon pour la conduite rallye.
Une fois la monture choisie ( parmi une vingtaine), les aides au pilotage désactivées et la boîte manuelle sélectionnée, le festival a pu commencer et la magie a une nouvelle fois de plus opéré.
Avec une conduite plus précise et plus incisive, les développeurs ont également revu nombre de tracés, qui sont moins larges qu´auparavant, sans que pour cela augmente de façon outrancière le niveau de difficulté du jeu. On pourrait même dire que la conduite est plus intuitive et offre d´autant plus de sensations qu´on éprouvera plus longuements, le tracé de nombreux circuits ayant été sensiblement allongé.
Toutefois, tout n´est pas encore parfait, et si au niveau de la conduite comme au niveau de la technique le titre est déjà bien peaufiné, il en allait autrement encore de l´intelligence artificielle de vos concurrents, toujours un peu débiles et qui n´hésitent pas à vous foncer dedans.
Toutefois, comme l´a précisé Kazunauri Yamauchi,
la refonte du moteur d´I.A. est en cours, et est loin d´être terminée. A terme, elle devrait être plus compétitive ( 1 sec de décalage avec le joueur, contre 2.5 dans GT3) et devrait être plus " humaine" : la conduite de l´I.A. devrait être plus coulée, et elle devrait enfin considérer les autres concurrents sur le tracé.
Cerise sur le gâteau, elle devrait apprendre de
ses erreurs pour en faire de moins en moins. On attendra de voir avant de crier victoire, mais au moins la volonté des développeurs de corriger l´I.A. est affichée, et c´est déjà une très bonne chose.
A noter que nous avons pu également nous essayer
au mode online sur le stand Sony et que l´expérience était concluante, même si on peut penser qu´il s´agissait plus d´un mode link que d´un véritable mode en ligne.
Enfin, et afin que l´expérience de conduite soit
la plus crédible possible, Kazunauri Yamauchi a annoncé un partenariat avec Logitech afin de mettre sur le marché LE volant ultime pour Gran Turismo 4 : plus résistant à la conduite sportive, son retour de force est également plus puissant ( donc plus réaliste), mais surtout il offre un angle de braquage phénoménal de 900°, comparable aux véritables voitures, à savoir quelques deux tours et demi de volant. Du tout bon en perspective,
et au vu du plaisir pris sur la version de développement, nous ne pouvons plus que compter
les jours nous séparant de la sortie de Gran Turismo 4, fixée au 13 décembre prochain au pays
de l´Oncle Sam, si l´on en croit Sony.