zut alors
pardon
Sonnet du Trou du Cul
Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d´amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu´au coeur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s´aller perdre où la pente les appelait.
Mon Rêve s´aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C´est l´olive pâmée, et la flûte caline,
C´est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !
ATTENTION JE VAIS POSTER UN POEME, C´EST PAS POUR LES PD...
O malheureux mortels! ô terre déplorable!
O de tous les mortels assemblage effroyable!
D´inutiles douleurs éternel entretien!
Philosophes trompés qui criez: " Tout est bien"
Accourez, contemplez ces ruines affreuses
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l´un sur l´autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l´horreur des tourments leurs lamentables jours!
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous: " C´est l´effet des éternelles lois
Qui d´un Dieu libre et bon nécessitent le choix"?
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes:
" Dieu s´est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes"?
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants?
Lisbonne, qui n´est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices?
Lisbonne est abîmée, et l´on danse à Paris.
Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
De vos frères mourants contemplant les naufrages,
Vous recherchez en paix les causes des orages:
Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes
Ma plainte est innocente et mes cris légitimes
Partout environnés des cruautés du sort,
Des fureurs des méchants, des pièges de la mort
De tous les éléments éprouvant les atteintes,
Compagnons de nos maux, permettez-nous les plaintes.
C´est l´orgueil, dites-vous, l´orgueil séditieux,
Qui prétend qu´étant mal, nous pouvions être mieux.
Allez interroger les rivages du Tage;
Fouillez dans les débris de ce sanglant ravage;
Demandez aux mourants, dans ce séjour d´effroi
Si c´est l´orgueil qui crie " O ciel, secourez-moi!
O ciel, ayez pitié de l´humaine misère!"
" Tout est bien, dites-vous, et tout est nécessaire."
Quoi! l´univers entier, sans ce gouffre infernal
Sans engloutir Lisbonne, eût-il été plus mal?
Etes-vous assurés que la cause éternelle
Qui fait tout, qui sait tout, qui créa tout pour elle,
Ne pouvait nous jeter dans ces tristes climats
Sans former des volcans allumés sous nos pas?
Borneriez-vous ainsi la suprême puissance?
Lui défendriez-vous d´exercer sa clémence?
L´éternel artisan n´a-t-il pas dans ses mains
Des moyens infinis tout prêts pour ses desseins?
Je désire humblement, sans offenser mon maître,
Que ce gouffre enflammé de soufre et de salpêtre
Eût allumé ses feux dans le fond des déserts.
Je respecte mon Dieu, mais j´aime l´univers.
Quand l´homme ose gémir d´un fléau si terrible
Il n´est point orgueilleux, hélas! Il est sensible.
Les tristes habitants de ces bords désolés
Dans l´horreur des tourments seraient-ils consolés
Si quelqu´un leur disait: " Tombez, mourez tranquilles;
Pour le bonheur du monde on détruit vos asiles.
D´autres mains vont bâtir vos palais embrasés
D´autres peuples naîtront dans vos murs écrasés;
Le Nord va s´enrichir de vos pertes fatales
Tous vos maux sont un bien dans les lois générales
Dieu vous voit du même oeil que les vils vermisseaux
Dont vous serez la proie au fond de vos tombeaux"?
A des infortunés quel horrible langage!
Cruels, à mes douleurs n´ajoutez point l´outrage.
Non, ne présentez plus à mon coeur agité
Ces immuables lois de la nécessité
Cette chaîne des corps, des esprits, et des mondes.
O rêves des savants! ô chimères profondes!
Dieu tient en main la chaîne, et n´est point enchaîné
Par son choix bienfaisant tout est déterminé:
Il est libre, il est juste, il n´est point implacable.
Pourquoi donc souffrons-nous sous un maître équitable?
Voilà le noeud fatal qu´il fallait délier.
Guérirez-vous nos maux en osant les nier?
Tous les peuples, tremblant sous une main divine
Du mal que vous niez ont cherché l´origine.
Si l´éternelle loi qui meut les éléments
Fait tomber les rochers sous les efforts des vents
Si les chênes touffus par la foudre s´embrasent,
Ils ne ressentent point des coups qui les écrasent:
Mais je vis, mais je sens, mais mon coeur opprimé
Demande des secours au Dieu qui l´a formé.
Enfants du Tout-Puissant, mais nés dans la misère,
Nous étendons les mains vers notre commun père.
Le vase, on le sait bien, ne dit point au potier:
" Pourquoi suis-je si vil, si faible et si grossier?"
Il n´a point la parole, il n´a point la pensée;
Cette urne en se formant qui tombe fracassée
De la main du potier ne reçut point un coeur
Qui désirât les biens et sentît son malheur
" Ce malheur, dites-vous, est le bien d´un autre être."
De mon corps tout sanglant mille insectes vont naître;
Quand la mort met le comble aux maux que j´ai soufferts
Le beau soulagement d´être mangé des vers!
Tristes calculateurs des misères humaines
Ne me consolez point, vous aigrissez mes peines
Et je ne vois en vous que l´effort impuissant
D´un fier infortuné qui feint d´être content.
Je ne suis du grand tout qu´une faible partie:
Oui; mais les animaux condamnés à la vie,
Tous les êtres sentants, nés sous la même loi,
Vivent dans la douleur, et meurent comme moi.
Le vautour acharné sur sa timide proie
De ses membres sanglants se repaît avec joie;
Tout semble bien pour lui, mais bientôt à son tour
Un aigle au bec tranchant dévore le vautour;
L´homme d´un plomb mortel atteint cette aigle altière:
Et l´homme aux champs de Mars couché sur la poussière,
Sanglant, percé de coups, sur un tas de mourants,
Sert d´aliment affreux aux oiseaux dévorants.
Ainsi du monde entier tous les membres gémissent;
Nés tous pour les tourments, l´un par l´autre ils périssent:
Et vous composerez dans ce chaos fatal
Des malheurs de chaque être un bonheur général!
Quel bonheur! ô mortel et faible et misérable.
Vous criez: " Tout est bien" d´une voix lamentable,
L´univers vous dément, et votre propre coeur
Cent fois de votre esprit a réfuté l´erreur.
Eléments, animaux, humains, tout est en guerre.
Il le faut avouer, le mal est sur la terre:
Son principe secret ne nous est point connu.
De l´auteur de tout bien le mal est-il venu?
Est-ce le noir Typhon, le barbare Arimane,
Dont la loi tyrannique à souffrir nous condamne?
Mon esprit n´admet point ces monstres odieux
Dont le monde en tremblant fit autrefois des dieux.
Mais comment concevoir un Dieu, la bonté même,
Qui prodigua ses biens à ses enfants qu´il aime,
Et qui versa sur eux les maux à pleines mains?
Quel oeil peut pénétrer dans ses profonds desseins?
De l´Etre tout parfait le mal ne pouvait naître;
Il ne vient point d´autrui, puisque Dieu seul est maître:
Il existe pourtant. O tristes vérités!
O mélange étonnant de contrariétés!
Un Dieu vint consoler notre race affligée;
Il visita la terre et ne l´a point changée!
Un sophiste arrogant nous dit qu´il ne l´a pu;
" Il le pouvait, dit l´autre, et ne l´a point voulu:
Il le voudra, sans doute"; et tandis qu´on raisonne,
Des foudres souterrains engloutissent Lisbonne,
Et de trente cités dispersent les débris,
Des bords sanglants du Tage à la mer de Cadix.
Ou l´homme est né coupable, et Dieu punit sa race,
Ou ce maître absolu de l´être et de l´espace,
Sans courroux, sans pitié, tranquille, indifférent,
De ses premiers décrets suit l´éternel torrent;
Ou la matière informe à son maître rebelle,
Porte en soi des défauts nécessaires comme elle;
Ou bien Dieu nous éprouve, et ce séjour mortel
N´est qu´un passage étroit vers un monde éternel.
Nous essuyons ici des douleurs passagères:
Le trépas est un bien qui finit nos misères.
Mais quand nous sortirons de ce passage affreux,
Qui de nous prétendra mériter d´être heureux?
Quelque parti qu´on prenne, on doit frémir, sans doute
Il n´est rien qu´on connaisse, et rien qu´on ne redoute.
La nature est muette, on l´interroge en vain;
On a besoin d´un Dieu qui parle au genre humain.
Il n´appartient qu´à lui d´expliquer son ouvrage,
De consoler le faible, et d´éclairer le sage.
L´homme, au doute, à l´erreur, abandonné sans lui,
Cherche en vain des roseaux qui lui servent d´appui.
Leibnitz ne m´apprend point par quels noeuds invisibles,
Dans le mieux ordonné des univers possibles,
Un désordre éternel, un chaos de malheurs,
Mêle à nos vains plaisirs de réelles douleurs,
Ni pourquoi l´innocent, ainsi que le coupable
Subit également ce mal inévitable.
Je ne conçois pas plus comment tout serait bien:
Je suis comme un docteur, hélas! je ne sais rien.
Platon dit qu´autrefois l´homme avait eu des ailes,
Un corps impénétrable aux atteintes mortelles;
La douleur, le trépas, n´approchaient point de lui.
De cet état brillant qu´il diffère aujourd´hui!
Il rampe, il souffre, il meurt; tout ce qui naît expire;
De la destruction la nature est l´empire.
Un faible composé de nerfs et d´ossements
Ne peut être insensible au choc des éléments;
Ce mélange de sang, de liqueurs, et de poudre,
Puisqu´il fut assemblé, fut fait pour se dissoudre;
Et le sentiment prompt de ces nerfs délicats
Fut soumis aux douleurs, ministres du trépas:
C´est là ce que m´apprend la voix de la nature.
J´abandonne Platon, je rejette Epicure.
Bayle en sait plus qu´eux tous; je vais le consulter:
La balance à la main, Bayle enseigne à douter,
Assez sage, assez grand pour être sans système,
Il les a tous détruits, et se combat lui-même:
Semblable à cet aveugle en butte aux Philistins
Qui tomba sous les murs abattus par ses mains.
Que peut donc de l´esprit la plus vaste étendue?
Rien; le livre du sort se ferme à notre vue.
L´homme, étranger à soi, de l´homme est ignoré.
Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d´où suis-je tiré?
Atomes tourmentés sur cet amas de boue
Que la mort engloutit et dont le sort se joue,
Mais atomes pensants, atomes dont les yeux,
Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux;
Au sein de l´infini nous élançons notre être,
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre et d´orgueil et d´erreur,
Est plein d´infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être:
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs;
Mais le plaisir s´envole, et passe comme une ombre;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre.
Le passé n´est pour nous qu´un triste souvenir;
Le présent est affreux, s´il n´est point d´avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l´être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance;
Tout est bien aujourd´hui, voilà l´illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m´élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois:
D´autres temps, d´autres moeurs: instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse
Dans une épaisse nuit cherchant à m´éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
Un calife autrefois, à son heure dernière,
Au Dieu qu´il adorait dit pour toute prière:
" Je t´apporte, ô seul roi, seul être illimité,
Tout ce que tu n´as pas dans ton immensité,
Les défauts, les regrets, les maux et l´ignorance."
Mais il pouvait encore ajouter l´espérance.
LoooL
lé trop long le tiens monkey jlis po
Si quelqu´un a lu ce topic juxqu´au bout il a gagné quelque chose!
Pas n´importe quoi, Un poeme bien sur!
ca fait plaisir
Monkey pour ton poeme sur le pere noel je te
suggere une autre fin : -) " "Avant de disparaître
le Père Noël cria : ""
" c´est le dernier cadeau bande de rats"
super les poeme
Les désirs de mon public sont des ordres! Qui aurait pu penser qu´un topic de poeme aurait autant de succés!
C´était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l´heure où tout est calme, même les souris.
On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.
Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s´étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir díun coup de sous ma couette.
Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c´était le jour.
Je n´en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué :
C´était le Père Noël je le savais.
Ses coursiers volaient comme s´ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
" Allez Tornade ! , Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop ! "
Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s´envolèrent, jusqu´au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.
Peu après j´entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.
Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.
Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l´air d´un bien curieux marchand.
Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,
Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d´un blanc vraiment immaculé.
De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.
Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.
Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
Mais d´un clin d´oeil et d´un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.
Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu´au dernier,
Et me salua d´un doigt posé sur l´aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.
Je l´entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s´envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
" c´est le dernier cadeau bande de rats "
Ha! C´est, sans nul doute, le plus beau poeme, non?
LOL
trop fort
Hip Hip Hip . ..
Recopions, recopions,...perso ils sont pourris vos poèmes...a part peut-être celui raimbaud, sinon on dirait un gourou monkey warrior...
parcontre trés marrant XMANTRONIX : )
J´ai pas beaucoup contribué Runciter, une seule
phrase : -) donc je redonne un peu de compliments
a Monkey qui nous en a fait une belle y´a quelques
temps avec Fuchan pour ceux qui se rappele, c´etait
vraiment le Ptdr assuré : -)
HOURRA
les gars vous suivez vraiment rien !
ben chie
uP
Un jour, un poeme ? Monkey, remboursé.. : -):-)
ps: un poeme toute les semaines
c´est deja pas mal lol
< publicité> " mensongère "
mais bon
uP ^^