Que se passerait-il si la race humaine disparaissait de façon aussi subite que soudaine ? Qui donc viendrait vivre dans ces cités désertées ? Pas forcément des zombies ou des extraterrestres comme nous le suggère souvent Hollywood : la réponse se trouve peut-être en ce moment sur vos genoux ou à vos pieds, derrière les barreaux d’une cage ou la vitre d’un aquarium. Imaginez un monde où la nature reprendrait ses droits et offrirait nos villes aux animaux, du puissant crocodile au poussin, de l’éléphant au lapin de garenne. Séduisant non ? Alors affûtez vos sens, vos griffes et vos crocs, car c’est précisément ce que Tokyo Jungle Mobile propose !
Le livre de la jungle de béton
Le pitch de base de Tokyo Jungle Mobile est le même que celui de son aîné, jouable sur PS3 : la race humaine a disparu, et les grandes métropoles sont livrées à la sauvagerie primale de nos compagnons à deux ou quatre pattes. Il s’agira donc de perpétrer votre race et de survivre aussi longtemps que possible dans la jungle urbaine, en vous nourrissant et en protégeant votre territoire. Bien entendu, vous auriez pu commencer en entrant dans la peau d’une véritable force de la nature, fauve imprévisible ou pachyderme colossal, mais il n’en est rien. En effet, pour votre première sortie en ville, il faudra vous contenter… d’un loulou de Poméranie, une adorable boule de fourrure dont le seul aboiement pousse à sourire. Cela dit, ne sous-estimez pas la bête, car rien ne vaut un contexte post-apocalyptique pour révéler les instincts primordiaux…
Le porc épic est parfait pour provoquer des situations épineuses.
Le monde où vous évoluerez, la ville de Tokyo, est divisé en plusieurs districts, allant des rues aux stations de métro, en passant par les parcs publics et les égouts. Contrairement à l’opus PS3, tout se joue ici via des déplacements par case, à la manière d’un gigantesque jeu de plateau. Aux commandes de votre avatar, il s’agira de rester en vie le plus longtemps possible tout en rencontrant un maximum d’animaux. Chaque bestiole croisée pourra être ensuite jouée lors d’une autre partie, l’essence même d’une session étant de marquer le plus gros score possible via la survie, la chasse, la reproduction… Et bien entendu, pour tenir longtemps, mieux vaut être au sommet de la chaîne alimentaire !
Je suis une légende… les poils en plus
Votre nouveau territoire, s’étendant du shopping district aux égouts de la ville !
Votre première partie terminée glorieusement (ou pas), il vous sera donc possible de choisir un nouvel animal à jouer. Un critère principal de distinction reste le régime alimentaire : carnivore ou herbivore. Le carnivore doit tuer d’autres animaux pour survivre et garder sa barre de "faim" haute, là où l’herbivore peut tenir plus longtemps sans se nourrir, mais doit trouver des plantes pour subsister, moins fréquentes que les proies mobiles. De ce premier aspect dépendra votre style de jeu : en tant que carnivore, libre à vous de vous frotter à d’autres animaux, quitte à y perdre des plumes, maximisant ainsi vos statistiques. Côté herbivores, mieux vaudra garder un œil sur les carnivores et savoir filer quand ceux-ci s’approchent un peu trop. Vitesse, puissance et résistance à la faim sont donc des points-clés à savoir maîtriser, et dont le niveau de base varie d’une créature à l’autre.
Poser un lapin à un lièvre n’est pas très cool…
Vos chances de survie étant perpétuellement revues à la baisse, un autre aspect du jeu à ne pas laisser de côté est la reproduction. Chaque zone dispose de plusieurs "points-clés" qui, si vous les prenez, vous accorderont un territoire bien à vous et un lieu de repos. En fonction de votre état (dépendant de vos statistiques, allant de proie universelle à prédateur implacable), il vous sera possible de rencontrer plusieurs types de femelles (oui, le jeu ne vous propose d’incarner que des mâles…). Ces demoiselles vous donneront, en fonction de leur état, plus ou moins de petits (via une action "copulation" souvent tordante) qui seront autant de chances de rester en vie pour quelques minutes encore !
Sélection non naturelle
Parmi les animaux du coin, il y a des ‘grosses dindes’ à ne pas énerver.
Pour pimenter votre progression, vous subirez quelques petits désagréments. La vieillesse faisant diminuer vos stats bien sûr, mais également les retombées toxiques et mortelles ou encore d’anciennes formes de vie mystérieusement réapparues qui ne manqueront pas de vous stopper net dans votre conquête de Tokyo, surtout si vous ne faites que quelques centimètres. En effet, les animaux deviennent de plus en plus puissants à mesure que vous jouez, et vous rencontrerez tigres et hippopotames là où vous trouviez jusque-là uniquement poussins et chèvres. Par chance, le jeu vous propose également des défis visant à vous rendre plus fort (chasser 5 animaux, vous rendre à tel endroit, etc.), défis qu’il faudra remplir dans un court temps sous peine de voir la récompense vous échapper.
Ne vous y méprenez pas : la vache peut facilement voir rouge !
Fidèle à son grand frère, le jeu inclut également les animaux disponibles via DLC dans Tokyo Jungle, vous accordant un peu plus de variété niveau bestiaire. Aussi, si vous trouvez les panthères trop faibles, libre à vous de tester le smilodon, qui a bien entendu un tigre dans le moteur. Plus originaux, l’homo habilis et l’employé de bureau sont deux unités définitivement délirantes mais savoureuses. Quant aux chiens-robots, meilleurs amis de l’homme synthétiques, ils vous permettront de faire des sessions exigeantes puisque dénuées de reproduction (quel dommage !). Mais bien entendu, rien de tout cela n’est gratuit et il vous faudra suer sang et eau pour parvenir à débloquer toute la ménagerie !
Le lion est mort ce soir… tué par un lapin…
La version mobile diffère de la version PS3.
Nos errances futuristes terminées, pourquoi ne pas dresser un petit constat des péripéties ? Premier point noir, la répétitivité extrême du titre. Si la génération aléatoire des créatures se baladant sur le terrain vous offrira parfois quelques surprises, la seule différence majeure d’une partie à l’autre restera le look et les stats de l’animal que vous jouerez. Qui plus est, la map est relativement petite et en faire le tour n’est jamais bien long. Autre défaut, la réalisation. Pas forcément décevante graphiquement, cette version est drastiquement différente de celle sortie sur PS3, et manquera peut-être d’arguments pour convaincre une seconde fois les joueurs s’étant essayés à Tokyo Jungle.
Pour autant, cette version mobile est-elle à abandonner ? Certainement pas. Très fun et simple à prendre en main, elle a le mérite de rendre le tout plus accessible au joueur, s’avérant être un jeu parfait pour de courtes sessions. Les collectionneurs seront ravis de débloquer un à un tous les animaux disponibles, y compris les créatures jusque-là payantes sur la version PS3, tout en trottinant dans les rues pas si désertes de Tokyo. Une bonne pioche donc, à conseiller à tous ceux qui veulent réveiller l’animal qui se cache au plus profond d’eux… surprises garanties !
Tous les animaux du jeu original, y compris les animaux additionnels
Graphismes sympathiques
Pouvoir battre un croco avec un poussin
Points faibles
Toujours très répétitif
Carte un peu petite
Absence d’éléments de personnalisation
Si l’excellente série "Sauvage sera le futur" avait prédit que les animaux domineraient le monde un jour, Tokyo Jungle nous prouve une nouvelle fois que tout cela est bien possible. Via un portage mobile toujours aussi instinctif que délirant, incluant toutes les créatures du jeu original, imposer la loi de la jungle reste extrêmement fun. Au point de pardonner une répétitivité indéniable.
Note de la rédaction
L'avis des lecteurs
(2)
Lire les avis des lecteursDonnez votre avis sur le jeu !
Les 10 meilleurs jeux où l'on incarne des animaux !20 mars 2022, 14:05
PlayStation Store : La mise à jour de la semaine10 juil. 2013, 20:50
Images de Tokyo Jungle mobile10 juil. 2013, 10:10
Test Tokyo Jungle Mobile
sur Android
Dernières Preview
PreviewAprès 200h de vol réel et des années sur DCS, je pense que le jeu vidéo Korea IL-2 Series pourrait être le grand rendez-vous des simulateurs de combat en 2026
17 juil., 17:15
PreviewJ'ai joué au prochain Castlevania et ça faisait presque 10 ans que j'attendais ça
17 juil., 09:00
PreviewBlood of the Dawnwalker a tout de The Witcher 3 et il corrige même l'une de ses plus grosses faiblesses !
07 juil., 18:00