Ride to Hell : Retribution, c'est l'histoire d'un titre qui n'aurait finalement jamais dû sortir. Si cette introduction peut sembler un brin violente, laissez-moi vous conter l'histoire d'un titre s'engluant de lui-même dans ses mécaniques de jeu redondantes et ses poncifs ridicules. Bienvenue en enfer...
Jake Conway est un biker solitaire, oui oui, comme Lorenzo Lama, sauf qu'il ne passe pas toute la journée à s'asperger d'eau même en hiver. Son truc à Jake, c'est la castagne car en temps que motard, il se fiche des lois et entend bien vivre sa vie à 200 km/h. Du coup, le jour où un de ses proches se fait éliminer par le gang des Devil's Hand, il n'a qu'une idée en tête : le venger ! Jusque-là, rien à dire car si le pitch n'est pas bien original en soi, on devrait pouvoir s'en contenter dans le cadre d'un beat'em all. Quelque part, c'est effectivement le cas. Le problème est que tout le reste semble issu des années 90, tant en termes de technique que de progression.
Des clichés loin d'être assumés
Le Rebelle, sauve-nous !
La première chose qui agace dans Ride to Hell : Retribution est sans aucun doute liée aux nombreux clichés émaillant l'aventure. En somme, tout semble prétexte à des stéréotypes bien lourdingues : les bikers sont musclés, tatoués et le plus souvent à moustaches, ils aiment la violence, ils vendent de la drogue et ils frappent avant de poser des questions. Bon, vous me direz, nous sommes dans un jeu d'action, ce qui explique bien des choses. Si ceci ne légitime pas à mon sens tous lesdits clichés, on trouvera également assez comique le fait de se taper toutes les nanas qu'on aura au préalable sauvées. Car oui, outre la trame principale évoquée un peu plus loin, vous pourrez dénicher quelques missions annexes comme celle où il faut sauver des donzelles en détresse. S'ensuivra alors automatiquement une scène où Jake couchera avec la gourgandine sauf que pour des questions de classification, les belles garderont leurs vêtements durant l'acte. N'espérez donc pas entrapercevoir le moindre téton. Bref, au final, le tout est plus ridicule qu'émoustillant, à l'image de tout le reste du jeu.
Le ridicule tue... Parfois
Chat-bite !
Pour ce qui est de la progression centrale, le tout s'articule autour de trois phases : des combats rapprochés, des gunfights et des courses-poursuites, le plus souvent à moto. Notez tout de même qu'aucune d'entre elles ne vaut tripette. Ainsi, les combats à armes blanches (qu'il est possible de changer en ramassant celles des ennemis) s'avèrent on ne peut plus limités puisque vous n'aurez que deux coups à votre disposition en plus d'un blocage et d'un mode Rage synonyme de finish move à base de QTE. Longues et désespérément ridicules, ces rixes demeurent tout de même moins drôles que les gunfights. En effet, ces derniers sont tellement ridicules que vous n'aurez qu'à attendre que vos ennemis se planquent derrière des abris de fortune afin de voir leurs têtes dépasser et de les headshoter. Précisons également que certains ennemis seront plus sensibles à un bon coup de clef à molette qu'une dizaine de balles dans le buffet. Après tout, nous ne sommes pas à une idiotie près. Restent les courses-poursuites qui sont elles aussi involontairement désopilantes avec leurs ennemis arrivant comme par magie, les combats ignobles à base de QTE, l'absence de vitesse malgré un turbo et leur longueur excessive. Rajoutez à tout ça une IA déplorable, de nombreux temps de chargement, des bugs en pagaille, des problèmes de caméra et vous obtenez ce qu'on appelle un gros nanar. On aura beau pouvoir débloquer plusieurs armes et diverses motos customisables, rien ne légitimera au final un prix prohibitif que ce soit sur consoles ou PC. De quoi aller pleurer sur la tombe du Rebelle.
La durée de vie qui semble malheureusement bien longue
C'est moche
Le gameplay daté
Les combats rapprochés risibles
Les phases de conduite inutiles
Les gunfights ridicules
Les stéréotypes
Les bugs
L'IA au ras des pâquerettes
Les temps de chargements
Le prix
Enfanté dans la douleur, Ride to Hell : Retribution conserve tous les stigmates d'une production hasardeuse : laid, blindé de défauts et à l'utilité toute relative. Pire, il se permet de tomber dans des clichés racoleurs sans pour autant tous les assumer. En résulte un jeu navrant à tous les niveaux qui ne se destine à aucun joueur, motard ou non, et dont on aurait aimé ne jamais croiser la route.
Note de la rédaction
L'avis des lecteurs
(26)
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