Dans les profondeurs d'une jungle, sur les revers d'une colline jaunâtre, un singe dévorait ses bananes avec oisiveté. Soudain un terrible tremblement de terre se fit entendre. Que se passe-t-il ? Pourquoi un tel grabuge ? L'animal vit des bananes tomber du ciel, se retourna aussitôt et fut alors pris d'effroi : un déluge de bananes menaçait de l'engloutir ! Miséricorde ! Vite, Kong, il faut fuir !

Dans la lignée d'un Temple Run, Banana Kong est un petit jeu d'action dans lequel le personnage court indéfiniment jusqu'à périr contre un obstacle. L'intérêt est de tenir le plus longtemps possible, embarqué dans une action de plus en plus frénétique, sur un tracé aléatoire aux mille joyeusetés. Banana Kong se distingue pourtant de Temple Run par sa réalisation en deux dimensions. Il se présente à la façon d'un jeu de plates-formes classique, doté d'un déplacement de l'écran en scrolling horizontal ; en cela, il se rapproche plus d'un Canabalt ou bien entendu de Jetpack Joyride. Le principe est très simple : il faut atteindre la plus lointaine distance possible, en évitant soigneusement les obstacles qui entravent le chemin de Kong. Quatre mouvements sont proposés pour contrer ces obstacles : sauter, planer avec une feuille, se baisser rapidement ou bien foncer de façon fulgurante, grâce à une jauge d'énergie. Une pression d'écran suffit à les exécuter. D'autres actions avec le décor sont également possibles, notamment grâce aux lianes, fleurs à ressort et portes de mines à détruire. Ces objets aideront le singe dans sa course, mais pourront parfois le propulser vers d'autres lieux, ciel comme (sous) terre. Des montures sont aussi présentes, à saisir à la volée lors de votre fuite, parmi une girafe, un toucan ou bien un sanglier. Fortes de leur utilité, elles sauront à coup sûr agrémenter cette échappée bananière. Le reste du temps, le singe se contentera de courir droit devant lui, automatiquement, attendant une pression de l'écran pour ne pas finir écrasé contre un rocher, mangé par un crocodile, si ce n'est englouti sous des tonnes de bananes. Il faudra faire preuve de prudence. Une seule erreur, fin de partie assurée.


- Graphismes13/20
Un cachet bon enfant, une palette de couleurs très colorée, qui met en scène une jungle à la fois décalée et farfelue. Nul doute que les plus jeunes succomberont au design de Kong. Cependant, visuellement parlant, Banana Kong affiche quelques faiblesses par son hétérogénéité technique.
- Jouabilité13/20
Une jouabilité simple, accessible et intuitive. Une seule pression d'écran suffit pour interagir avec Kong. Efficace en somme. En plus des quatre mouvements de base, il est possible d'interagir avec le décor, comme les lianes, les fleurs à ressort et autres portes de mines à détruire. Sans omettre les trois montures présentes pour animer les échappées bananières. Malgré tout, Banana Kong se contente d'appliquer la recette d'un genre surfait, et ne cherche pas à le renouveler. Un peu plus d'ambition n'aurait pas été de refus.
- Durée de vie12/20
Potentiellement infinie. Tout dépend de votre intérêt pour le titre. La boutique permettra d'agrémenter vos parties de quelques objets et diverses améliorations. Les missions permettront de les corser si ce n'est relancer leur intérêt à court terme. Il est néanmoins regrettable que la progression dans la boutique, due à la fastidieuse récolte de bananes, soit aussi ardue arrivé à mi-parcours.
- Bande son15/20
L'ambiance sonore colle parfaitement au titre. Nul doute que les premières notes du thème de la jungle résonnent dans vos oreilles suite à vos premières parties.
- Scénario/
Un singe fuit un déluge de bananes qui menace de l'engloutir. « Banana ! » comme dirait Kong.
Malgré sa progression mal dosée, et sa relative redondance au fil du temps, Banana Kong fait partie de ces titres fort plaisants à jouer. La réalisation de l'application y est sans doute pour beaucoup. Car s'il ne parvient pas à faire preuve d'originalité, en miroir des trop nombreuses alternatives d'un genre surexploité, il parvient au moins à faire rêver avec son univers bon enfant.