Les sorties des blockbusters qui marquent la fin de l'année commencent déjà vous pomper l'air ? Vous en avez assez de l'action explosive et des cinématiques qui cherchent à vous en mettre plein les yeux ? Ca tombe plutôt bien, la scène des jeux indépendants accouche une nouvelle fois d'un titre atypique qui vous fera l'effet d'une petit pause, juste le temps de reprendre votre respiration dans cette tourmente. Thomas Was Alone joue en effet la carte du minimalisme visuel et nous donne l'occasion de nous concentrer totalement sur le gameplay.

Il suffit d'avoir regardé Tron ou Le Cobaye une fois dans sa vie pour savoir que le revers de la réalité virtuelle est un monde diablement coloré dans lequel le moindre quidam se voit doté de super-pouvoirs. En revanche, le cinéma du siècle dernier avait oublié de nous prévenir que les protagonistes de ce type d'univers étaient en réalité de petits rectangles évoluant dans un monde en deux dimensions. Heureusement, Thomas Was Alone est là pour rectifier le tir. Ce jeu de plates-formes et de réflexion atypique vous permettra de comprendre de quelle manière ces intelligences artificielles explorent leur environnement. Ce sera aussi l'occasion pour elles de sonder leurs propres limites et leur façon de gérer leurs relations aux autres. Et oui, aussi étrange que cela puisse paraître, les petits rectangles colorés de Thomas Was Alone ont quelque chose à vous dire concernant le partage et l'amitié...


- Graphismes12/20
Thomas Was Alone joue la carte du minimalisme esthétique et ça se voit. Il y a effectivement une vraie beauté dans ce dénuement mais il est difficile de quantifier cette esthétique dans le cadre d'une note sur 20...
- Jouabilité16/20
Thomas Was Alone regorge de bonnes idées en termes de gameplay : on prend un véritable plaisir à découvrir une centaine de niveaux qui ne cessent de faire évoluer la formule initiale en apportant régulièrement de petites touches originales.
- Durée de vie13/20
Comptez un peu moins de quatre heures pour traverser l'aventure, c'est d'autant plus court que le jeu ne propose que très peu de rejouabilité. Il faut plutôt le prendre comme une brève parenthèse enchantée dans un monde où les jeux vidéo se contentent généralement de nous écraser sous des cinématiques toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
- Bande son18/20
Il faut malheureusement une certaine maîtrise de l'anglais pour profiter de l'excellente narration de Danny Wallace, mais même les plus réfractaires risquent de tomber sous le charme des excellentes compositions de David Housden qui allient simplicité et sérénité.
- Scénario14/20
Le fait d'explorer les sentiments d'une petite bande d'IA esseulées est prometteur mais la narration finit malheureusement par devenir un peu confuse dans le cadre des derniers niveaux.
Thomas Was Alone fait partie de ces jeux hors norme qui prennent la forme d'une parenthèse enchantée dans notre quotidien de joueur. Les amateurs de plates-formes qui aiment se creuser la tête y trouveront un design minimaliste et un gameplay inventif, bref de quoi se changer les idées sans pour autant mettre ses neurones au chômage.