Il suffit de constater l'énorme succès des comics Amazing Spider-Man pour convaincre les derniers sceptiques que l'Araignée fait véritablement partie d'un patrimoine culturel international. Les jeux dérivés de cette licence sont également légion tandis que la qualité, elle, n'est pas toujours au rendez-vous. Grimpons dans ma machine à remonter le temps pour revisiter l'un des épisodes qui accueille cette fois Spidey et son ennemi Venom, une union pour le moins surprenante...

New-York est calme depuis quelque temps. Peter Parker a enfin la chance de se reposer. Tous les super-vilains sont derrière les barreaux et les voyous se font de plus en plus rares dans les rues, voici ce que l'on appelle un havre de paix. Evidemment, ça ne va pas durer très longtemps car Cletus Kasady alias Carnage parvient à s'échapper de l'asile de fous où il était enfermé. L'araignée, qui a eu vent de cette effroyable nouvelle, n'a plus le choix et se lance à la poursuite de ce psychopathe sanguinaire dont l'ambition n'est autre que de détruire tout ce qu'il peut trouver sur son chemin. Endossant une nouvelle fois son costume d'homme-araignée, Spider-Man tombe rapidement sur Venom qui lui propose, contre toute attente, son aide, poussé par le dégoût d'avoir enfanté un symbiote et d'avoir perdu sa fiancée assassinée par Carnage. Sachant qu'il aura bien besoin d'aide, Spidey accepte. Au fil de leur aventure électrisante, le Tisseur et Venom se verront aider par d'autres super-héros comme Captain America ou encore Black Cat. Autrement dit, le programme s'annonce musclé.


Graphiquement, le soft plonge le joueur dans une ambiance sombre et malsaine qui donne un cachet assez mature à l'ensemble. Les décors offrent des environnements particulièrement détaillés et variés où les voyous établissent leurs propres règles. Les sprites ne manquent pas de finesse, les deux héros se déplacent avec aisance et fermeté. Le tout s'avère spécialement immersif notamment grâce aux cinématiques simples mais efficaces. Les thèmes torturés parachèvent l'ensemble même s'ils se révèlent assez répétitifs.
- Graphismes16/20
Les décors et les personnages sont réellement soignés même si le jeu n'exploite pas au maximum les possibilités de la Megadrive. Les deux protagonistes se déplacent à travers un New York sans équivoque. Les diverses animations offrent un rendu visuel particulièrement joli.
- Jouabilité15/20
Venom et Spidey sont souples et agiles. L'ensemble est tout de même assez difficile à prendre en main mais une fois les combos dans la peau, on décime nos adversaires sans le moindre problème.
- Durée de vie14/20
Le jeu se finit assez rapidement. Comptez une dizaine d'heures pour en voir le bout et battre enfin Carnage. Ceci dit, on recommencera le soft avec grand plaisir.
- Bande son14/20
La musique produite par le groupe américain Green Jelly fait du bien à nos oreilles tout en collant parfaitement à l'ambiance générale.
- Scénario11/20
Sans grande surprise, on se doute de la fin dès le début. Spidey et Venom foncent pour arrêter Carnage, ils y parviennent et tout se termine autour d'un bon goûter.
Des graphismes pour le moins charmants, une ambiance nerveuse, une fluidité superbe ainsi que des combos ravageurs : voilà la recette de ce Maximum Carnage. Seul bémol, une prise en main assez compliquée, un scénario sans rebondissements ainsi qu'une bande-son assez légère. Au final, nous tenons un jeu d'action fort sympathique qui ne plaira sans doute qu'aux amateurs du genre et aux fans du Tisseur.