Sorti en février 2007, Brigade E5 : New Jagged Union est un squade-based game s’inscrivant dans la continuité de Jagged Alliance 2 et du premier Fallout. Si ce genre était très apprécié dans les années 90, force est de constater que le système de jeu est aujourd’hui un peu dépassé.

Le petit pays de Palarino peut se résumer à ses palmiers, son désert, ses cigares, et... sa guerre civile ! Fraîchement débarqué dans la région, vous aurez le devoir de mettre un terme au conflit en soutenant l'une des trois factions présentes. Un pitch classique, très stéréotypé, mettant en scène toutes les figures du genre : du dangereux guérillero au maire corrompu jusqu'à la moelle. Seulement ici, la réussite tiendra sur vos seuls talents, puisque de nombreux ennemis se tiendront en embuscade. Pour s'en défaire, il faudra constituer un groupe de mercenaires grâce aux deniers récoltés tout au long de l'aventure. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, d'autant plus que le charisme des différents protagonistes n'a rien à envier à celui d'une colonie de poulpes. Les mercenaires se contenteront de vous suivre, pour peu que vous agitiez un billet sous leurs yeux. La première approche du jeu passe par un tutoriel anarchique. Tous les textes à l'écran sont en anglais, les conseils y sont très approximatifs et il faudra souvent se débrouiller par soi-même pour progresser. On décide alors de lancer la campagne à proprement parler et là, première bonne surprise : le joueur peut choisir son personnage parmi cinq existants. Chacun d'entre eux possède son propre background et, une fois sélectionné, peut se spécialiser dans un domaine bien précis, à l'image du sniper ou du médecin. Ces «classes» auront un impact sur les caractéristiques de base du héros, et donc sur les stratégies à adopter pour remplir les missions. Car oui, et c'est le point fort du jeu : les joueurs ont le champ libre pour mener à bien leurs objectifs. Ils peuvent jouer la carte de la furtivité, grâce à un système de couverture bien pensé, ou y aller franco afin de nettoyer la zone rapidement, mais pas sans risques.


- Graphismes8/20
Bien trop dépassés par rapport aux standards de l’époque, les différents éléments interactifs sont néanmoins facilement reconnaissables : le visuel n’est pas un frein à la progression et au gameplay du titre. Les fans de jeux de stratégie du siècle dernier ne seront pas dépaysés.
- Jouabilité12/20
Le jeu accuse parfois certaines lenteurs dans les phases de combats. Le mode «pause» n’en fait qu’à sa tête en s’activant toutes les trois secondes, la caméra est parfois capricieuse et le ralenti est mal géré. Malgré tout, les personnages réagissent bien aux diverses commandes, et c’est tout ce qu’on demande.
- Durée de vie15/20
Le point fort du Brigade E5. Toutes les missions peuvent être effectuées de manière différente et vos personnages peuvent interagir de façon réaliste avec l’environnement. Comptez de nombreuses heures de jeu pour en venir à bout !
- Bande son7/20
Minimaliste, il n’y a pas d’autre mot. Les voix sont mal doublées, les thèmes musicaux sont trop pauvres. Seuls les bruitages parviennent à rehausser le niveau d’un titre ayant négligé, au plus haut point, l’ambiance sonore.
- Scénario8/20
Très classique et sans surprise, le scénario se contente d’intégrer les différents éléments qui font de ce jeu un squade-based game, à savoir le thème de la guerre civile et des mercenaires à recruter.
Très en deçà des Jagged Alliance, Brigade E5 restera tout de même un titre sympathique pour peu qu’on s'intéresse de près à la stratégie, aux armes et aux mercenaires virils enduits de sueur et de suie.