Un an après l’emblématique Cauldron, The Ramjam Corporation récidive avec un second opus. Alors que le premier volet prenait le pari risqué de nous faire incarner une vieille sorcière rabougrie, le second va encore plus loin en nous donnant le contrôle d’une citrouille ! Les fans de la première heure suivront-ils cette nouvelle digression ? La réponse dans ce test.

Fort d'un succès retentissant et d'une reconnaissance unanime de la presse spécialisée, Cauldron ne pouvait pas se priver d'une suite. Nous étions donc en droit de nous attendre à une nouvelle aventure avec notre vieille sorcière préférée mais les développeurs en ont décidé autrement puisqu'ils nous proposent d'incarner son ennemie jurée : la citrouille ! L'heure de la revanche a donc sonné.

Alors que la sorcière usait de son balai magique et de ses jambes maigrelettes pour se déplacer, la citrouille n'a d'autre choix que de rebondir sur le sol et les murs afin de progresser de plate-forme en plate-forme. Vous aurez la possibilité d'agir sur la hauteur des sauts afin d'atteindre des plateaux élevés. Cette prise en main atypique demande un temps d'adaptation car votre légume (ou votre fruit, le débat fait rage) peut très vite partir dans tous les sens si vous n'ajustez pas vos sauts dont la trajectoire n'est plus modifiable une fois en l'air.


Bien que le pari soit risqué, le fait de pouvoir incarner une citrouille montée sur ressort est particulièrement jouissif. Renouvelant complètement le gameplay du premier volet en reprenant toutefois les mêmes concepts, Cauldron II parvient à nous offrir une expérience de jeu aussi unique qu'atypique.
- Graphismes16/20
Fourmillant de détails, de couleurs, d’animations en tout genre, le manoir est empli de vie ce qui tranche clairement avec l’ambiance épurée du premier volet. De plus, l’importante diversité du bestiaire est un vrai régal pour nos mirettes.
- Jouabilité16/20
La prise en main de la citrouille est intuitive et facile mais avant de maîtriser toutes les subtilités des rebonds contre le sol et les parois, il vous faudra essuyer quelques plâtres. En outre, ce mode de déplacement atypique offre une nouvelle dimension au jeu et l’on se surprend parfois à jouer au flipper avec notre chère cucurbitacée. On regrettera seulement que les sauts et le tir soient associés au seul et unique bouton du joystick ayant pour conséquence de diminuer votre capital énergie à chaque bond.
- Durée de vie14/20
Offrant une liberté totale dans un manoir particulièrement vaste, il vous faudra de nombreuses heures avant de réunir les huit ingrédients. Quant au système vous faisant apparaître de façon aléatoire dans l’une des salles du château, il est bien trouvé car cela évite d’être confronté à une certaine redondance à chaque commencent de partie. Néanmoins l’extrême difficulté du soft couplée à l’absence de système de sauvegarde risque fort de dégoûter les joueurs les moins acharnés.
- Bande son/
Une fois n’est pas coutume, le soft est dépourvu de thème musical et se contente de quelques bruitages.
- Scénario/
Bien que l’histoire ne soit pas retranscrite durant la partie, on ne peut que saluer le poème, présent dans la notice et traduit en français, introduisant l’histoire de façon originale.
En reprenant le concept du premier volet mais en le privant de son personnage principal pour le remplacer par son ennemi juré, le studio a pris un gros risque. Alors que les fans étaient en droit de s’attendre à la suite des aventures de la sorcière, Cauldron II propose d’aider la citrouille à prendre sa revanche. Et c’est en offrant une plus grande liberté, un gameplay encore plus original, et une réalisation plus fournie que le titre arrive à transcender l’exploit réalisé par le premier opus. N’en déplaise à notre chère sorcière, ce second volet est au final une véritable réussite.