Après nous avoir conté la jeunesse de William Shakespeare et la genèse de son Roméo et Juliette dans un jeu d'objets cachés paru récemment, Daedalic nous revient et conserve une recette similaire avec Immortal Lovers. Place cette fois-ci à une romance adolescente vraiment peu acidulée...

Daedalic Entertainment tente cette fois-ci de surfer sur la sirupeuse mode des livres et des films de la saga Twilight, qui nous permettait de suivre les aventures d'une jeune humaine, tombée follement amoureuse d'un homme forcément énigmatique, et même un peu vampire sur les bords... D'ailleurs, Immortal Lovers ne prend surtout pas de risques, et se contente de suivre exactement cette trame convenue, en la rendant encore plus mièvre et ridicule. Autant le dire tout de suite, les adolescentes en fleur ont tout intérêt à continuer de lire quelques bouquins à l'eau de rose plutôt que de perdre leur temps sur ce jeu. Mal mis en scène, doté d'un scénario inexistant et d'une réalisation au ras-des pâquerettes, le jeu n'a vraiment rien pour lui. On retrouve donc le personnage de Valérie, jeune fille en fleur faisant la rencontre de Vincent, son ténébreux voisin, qui la sauve des griffes d'un monstre sanguinaire dans les bois proches de sa maison. Toute cette histoire nous est narrée par le biais d'artworks crayonnés assez peu élaborés et peinant à retranscrire cette histoire d'amour. De toute façon, la narration est totalement loupée, passant bien souvent du coq-à-l'âne en laissant le joueur de côté, et rendant le tout totalement dénué d'intérêt et surtout très superficiel.


- Graphismes8/20
Ce ne sont pas ses graphismes chatoyants qui vous donneront envie de jouer à Immortal Lovers. Les décors ne sont pas laids, mais restent totalement génériques et très répétitifs.
- Jouabilité10/20
Recherche d'objets, énigmes basiques... le joueur amateur d'aventure n'aura vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent.
- Durée de vie4/20
Immortal Lovers vous propose deux à trois heures de jeu, qui se permettent tout de même d'être assez inintéressantes.
- Bande son9/20
Les musiques proposées sont passables, et ont au moins le mérite de se faire discrètes. Aucun doublage ne vient par contre dynamiser les cinématiques, déjà particulièrement lentes.
- Scénario4/20
On aurait pu se contenter d'une simple histoire d'amour teintée d’éléments fantasy, sans relief ni audace. Mais Immortal Lovers nous balance une ébauche totalement ridicule de scénario, à peine écrit et travaillé.
En voulant surfer sur la vague « Twilight », Immortal Lovers se vautre lamentablement, la faute à une histoire tenant dans un mouchoir de poche et à des mécanismes de jeu vraiment insipides. Les rares amateurs de jeux d'objets cachés peuvent passer leur chemin.