Barbie peut tout faire. Tour à tour gymnaste, détective, mannequin ou encore cavalière, la célèbre poupée nous a dévoilé ses talents dans de nombreux jeux vidéo. Pour sa dernière apparition sur Playstation, en 2001, elle se glisse dans la peau d'une aventurière et nous emmène aux quatre coins du monde. Tremble, Indiana Jones, la relève arrive !

Tout commence dans un musée. Le directeur fait part à Barbie, journaliste, de son désir de mettre la main sur les pièces manquantes d'un miroir antique qu'il avait découvert étant jeune. Par chance, Barbie propose son aide et part retrouver les quatre artefacts disséminés à travers la planète. On arpentera donc les sommets tibétains, le désert égyptien, la jungle africaine et une dernière zone à déverrouiller, chaque environnement étant divisé en trois niveaux et un boss final. Barbie Aventurière est donc un jeu de plates-formes, que l'on sent inspiré par la série Crash Bandicoot. Chaque niveau est un long couloir parsemé d'embûches qu'il faudra surmonter, qu'il s'agisse d'animaux sauvages, de mécanismes à activer ou encore de crevasses sans fond, ce qui ne sera pas une mince affaire. Fort heureusement, il est possible de calibrer la difficulté du jeu, autrement dit le nombre de vies allouées pour chaque niveau : dix, quinze ou vingt. De plus, en ramassant dix petits coeurs, Barbie gagne une vie supplémentaire. Si pour finir un niveau il suffit d'en atteindre la ligne d'arrivée, il faudra aussi récupérer tous les cristaux qui s'y trouvent, indispensables pour terminer le jeu à 100%.


La bande-son de Barbie : Aventurière est à double tranchant. Si les quelques musiques proposées sont réussies, elles n'interviennent qu'à certains passages des niveaux, nous laissant le reste du temps en compagnie de sons d'ambiance et de bruitages à la fois répétitifs et particulièrement agaçants, à l'image du son provoqué par la récolte d'un cristal. Barbie nous accompagne de sa douce voix, distillant des conseils avisés (« attention aux tornades ! ») et s'extasiant devant la faune locale (« oh, un éléphant ! »).

- Graphismes12/20
Colorés et en phase avec les environnements traversés, les graphismes souffrent en revanche d'un manque de finesse qui, au final, rend quelques niveaux vraiment vilains. Les cinématiques sont de bonne qualité.
- Jouabilité7/20
Le jeu aurait pu être un bon petit jeu de plates-formes s'il n'était pas plombé par une maniabilité désastreuse pendant les sauts, et un peu trop rigide le reste du temps. Il est en revanche assez complet, et propose des énigmes agréables à résoudre, à défaut d'être toujours très claires.
- Durée de vie12/20
Quinze niveaux qui promettent quelques heures de jeu, même s'il faut avoir les nerfs solides pour en voir le bout. Finir le jeu à 100% demandera un investissement conséquent. Le mode deux joueurs vient ajouter un peu de piment à l'aventure.
- Bande son8/20
Des musiques de qualité, mais trop peu présentes et qui laissent place à des bruitages kitch répétés à l'envi. Dommage !
- Scénario13/20
Barbie joue les Indiana Jones et part à la recherche de quatre artefacts. Un scénario qui, certes, tient sur un Post-it, mais qui parvient à réveiller la flamme de l'aventurier qui sommeille en nous. Et puis, on voyage !
Finalement, cette aventure de Barbie laisse un goût amer. Si le jeu propose un concept sympathique, déjà éprouvé dans d'autres séries, il est terni par de nombreux défauts, à commencer par une maniabilité bien trop rigide qui transforme chaque phase de plates-formes en une véritable plaie. Le jeu se montre au final très moyen, sans grande qualité ni réelle originalité. Barbie : Aventurière s'éloigne ainsi de son public de prédilection, et ne devrait pas tenter grand monde. N'est pas Indy qui veut.