Après avoir fait sensation sur Xbox Live et PSN, Lara Croft and the Guardian of Light débarque sur iPhone. Proposant une expérience en tout point similaire à celle de son homologue (à quelques petits détails près), le titre se pare également d'une jouabilité adaptée au support. Mais est-ce que cela sera suffisant pour s'imposer sur la machine comme la référence du jeu de plates-formes/action ? Réponse en quelques lignes.

Lorsqu'on jette un oeil à Lara Croft and the Guardian of Light, le premier jeu qui nous vient en tête n'est pas nécessairement Tomb Raider. On pensera en effet davantage à Diablo ou tout autre hack'n slash à jamais lié à la 3D isométrique. On pourra d'ailleurs s'étonner que les développeurs aient opté pour ce mode de visualisation peu compatible avec des phases de plates-formes demandant généralement pas mal de doigté et de précision. Pourtant, et pour peu qu'on ne soit pas totalement réfractaire à cet angle de caméra, il ne nous faudra pas plus d'une vingtaine de minutes pour se retrouver comme dans un cocon. En effet, la maniabilité basée sur celle des précédents épisodes, se joue avec une grâce éhontée de la vue isométrique pour se montrer rapidement à la hauteur. De ce fait, on prendra rapidement ses marques afin de récolter les artefacts et autres reliques nous permettant d'augmenter notre défense, vitesse, nos armes, etc. Pour autant, on aurait aimé un aspect évolutif plus important surtout qu'en l'état, il est difficile de dire avec exactitude si ces items ont un réel effet. A contrario, il sera possible de récolter des améliorations de santé ou d'armes ayant un réel impact sur notre avancée.


- Graphismes16/20
Bien qu'on puisse regretter que la caméra soit un peu lointaine, le titre profite d'un design magnifique renforcé par des jeux d'éclairages maîtrisés. De plus, si l'ensemble du soft affiche une certaine homogénéité environnementale, Idea Works a alterné niveaux en intérieur et en extérieur afin de mieux faire passer la pilule. Autant dire que la formule est convaincante d'autant qu'on appréciera également un bestiaire conséquent à même de nous donner du fil à retordre.
- Jouabilité13/20
Bien que la maniabilité soit adaptée au support, on regrette quelques choix maladroits bien que tributaires des restrictions liées à la machine. Ainsi, si on se fera au déplacement via le stick virtuel, on aura un peu de mal avec les icônes «saut» et «esquive» placées trop près l'une de l'autre, ceci nous valant parfois quelques cafouillages lors des scènes d'action. En dehors de ça, l'adaptation reste de bonne facture, certaines séquences ont été allégées pour rendre le tout plus facile d'accès et au final, on s'y retrouve plus ou moins même s'il faudra un véritable temps d'adaptation.
- Durée de vie15/20
Comme précisé plus avant, les modes solo et coop disposent d'énigmes quelque peu différentes. Un bon moyen pour rallonger la durée de vie par le biais de plusieurs niveaux. Si la longévité de ces derniers est très fluctuante, les détrousseurs de tombes pourront y passer beaucoup plus de temps pour dénicher la totalité des items.
- Bande son16/20
La bande-son de Lara Croft and the Guardian of Light renoue avec celle des derniers Tomb Raider en date. Passant allégrement de titres symphoniques à quelques morceaux plus «New World», l'ambiance sonore s'avère délectable même si on profite simplement des doublages anglais.
- Scénario6/20
Peu évolué, le scénario nous conte la réapparition d'un démon que Lara et son poto Totec vont devoir ramener dans la tombe de laquelle il n'aurait jamais dû sortir.
Si la forme est flatteuse, le jeu se pare d'une maniabilité certes adaptée au support mais un peu brinquebalante par moments. Il faudra alors dompter le gameplay même si les développeurs ont tout fait pour rendre l'expérience agréable. Rien d'insurmontable donc pour qui voudrait profiter de cette adaptation de très bonne facture d'un jeu qui a ouvert une nouvelle voie à une des séries phares d'Eidos/Square Enix.