Contrairement aux héros issus de l'univers Disney, dont les aventures ont quasiment toujours été remarquablement adaptées sur la Megadrive, les personnages de la Warner n'ont pas toujours été à la fête sur la 16 bits de Sega. Attardons-nous aujourd'hui sur le cas de Taz-Mania, aventure mettant en scène l'un des plus charismatiques d'entre eux, j'ai nommé le diable de Tasmanie.

Dans Taz-Mania, vous incarnez donc Taz qui s'est embarqué dans une quête de la plus haute importance puisqu'il s'agit ici de parcourir une île pour retrouver l'œuf géant d'un oiseau préhistorique, le tout dans un but purement alimentaire. Vous voilà parti à la découverte de cette île, composée de lieux aussi divers qu'un désert, une usine, une forêt, une mine, une banquise et enfin des ruines. Pour arriver au bout de ces niveaux de plates-formes, et avoir ainsi le privilège d'affronter les traditionnels boss, vous devez vous débarrasser de toute une série d'ennemis tout droit issus de la faune locale. Pour en venir à bout, deux moyens : leur sauter dessus (classique) ou utiliser votre fabuleuse et incontrôlable tornade, qui dévaste tout sur son passage. Cette tornade, bien connue des fans du dessin animé, constitue cependant une arme à double tranchant : elle réduit certes les ennemis en miettes, mais elle fait également disparaître tous les items de soin et les vies. A utiliser à bon escient, donc. Puisque l'on parle des items, il faut noter que l'ami Taz trouve parfois à manger d'exquis piments rouges, lesquels lui permettront de cracher du feu et de réduire ainsi en cendres tous les ennemis du coin. Attention, ce pouvoir spécial est bien sûr limité dans le temps.



- Graphismes14/20
Une réalisation très minimaliste, qui peut surprendre au départ, mais qui est très fidèle au cartoon, lequel bénéficiait lui aussi d'un style très épuré. L'animation du héros et des ennemis est excellente, et il n'y a absolument aucun ralentissement à signaler, et ce malgré la rapidité à laquelle défile l'écran quand Taz fait sa tornade.
- Jouabilité10/20
C'est là que le bât blesse. Si il n'y a pas de problème majeur quand Taz marche normalement, la jouabilité peut devenir très pénible car la rapidité de la tornade (que l'on déclenche parfois sans le faire exprès) rend les sauts hasardeux, et il arrive souvent que l'on perde des vies sans trop savoir pourquoi. A noter certains stages, proprement injouables, la faute à un level design très mal pensé.
- Durée de vie12/20
Plusieurs niveaux de difficulté, plus d'une dizaine de stages, le jeu propose une durée de vie honorable pour un jeu de cette génération. La replay value est bonne, sans plus, à cause en partie de cette satanée maniabilité.
- Bande son11/20
Difficile de noter une bande-son quand les musiques brillent par leur absence et ne sont présentes que par intermittence. Les rares thèmes joués sont pourtant de qualité. Les bruitages, quant à eux, sont corrects.
- Scénario13/20
Sacré Taz !! Qui d'autre serait capable de traverser tout un territoire pour aller gober un œuf ? A noter que le jeu connaîtra une suite en 1994, intitulée Taz in Escape from Mars.
Les premières aventures du diable de Tasmanie sur Megadrive se soldent donc par un résultat correct. La principale qualité du soft n'est autre que l'adaptation fidèle de l'univers du héros de la Warner, tant au niveau du style graphique que de l'animation. Mais à côté de ça, le jeu souffre de trop nombreux défauts pour prétendre rivaliser avec les ténors du genre. Dommage…