Pour la troisième fois consécutive, Need for Speed bénéficie d’un portage sur iPhone. Ce nouvel épisode est-il fidèle aux versions pour PC et consoles, ou s’agit-il d’une adaptation tronquée réalisée à la va-vite ? Réponse dans ce test.

Parce que c'était mieux avant, c'est bien connu, les éditeurs jouent parfois la carte du retour aux sources dans l'idée de récupérer quelques gamers égarés. Need for Speed : Hot Pursuit est dans cet esprit, le titre en lui-même étant d'ailleurs un clin d'œil lancé en direction des nostalgiques. La série qui s'était petit à petit engagée vers la voie de la simulation avec plus ou moins (surtout moins) de succès revient à quelque chose d'orienté arcade. Moins sérieux, plus fun. La version iPhone est dans la même veine. Terminé le tuning ou les améliorations de performances qui existaient encore dans la version iPhone de NFS Undercover, les options sont réduites au minimum, les capacités d'accélération ou de vitesse fixées une fois pour toutes pour tous les modèles de bolides, et pas question de drifter pour recharger sa jauge de nitro.... On va se concentrer sans fioriture aucune sur les courses-poursuites qui constituent l'essentiel des épreuves. Le mode Carrière compte 24 de ces épreuves, réparties sur 4 chapitres, à débloquer progressivement. Chacune, qui ne dure pas plus de 3 minutes permet, en cas de réussite, de gagner des étoiles : une pour l'objectif minimum, deux pour l'objectif intermédiaire et trois pour un sans-faute. Au-delà de ces étoiles qui ne servent qu'à débloquer les succès (une centaine en tout quand même), ce sont les sommes que l'on engrange qui présentent un intérêt. La “prime totale” grossissant au fil des épreuves permet en effet de passer les niveaux de compétences de 1 à 15 (en gros, d'élève à super-flic), ce qui débloque petit à petit les 15 véhicules du jeu (de la Nissan 370Z Coupée à la Lamborghini Reventon en passant par la Porsche Carrera GT ou la Chevrolet Corvette Z06). Voilà pour la mécanique.


- Graphismes12/20
On est assez loin de la qualité de modélisation des versions PC, même si les environnements sont corrects avec un niveau de détail appréciable. Les véhicules sont correctement modélisés mais un peu d’aliasing sur leur contour vient gâcher la fête. Les cut-scenes, introduites quand les chauffards sont appréhendés, sont quant à elles de bonne qualité.
- Jouabilité14/20
Comme la plupart des jeux de courses sur iPhone, et notamment les Need for Speed précédents, les commandes sont enfantines. On tourne en orientant le téléphone à gauche ou à droite, l’accélération est par défaut automatique et un mouvement sur l’écran tactile suffit pour freiner, activer la nitro ou lancer des pièges à ses adversaires. Dommage que la diversité des courses et des environnements soit aussi faible.
- Durée de vie8/20
Les 24 épreuves de trois minutes maximum avec trois niveaux de succès pour chaque, constituent la totalité du mode carrière. C’est court, moins de 5 heures en fait, d’autant que cette carrière n’est possible que côté police. Les modes libre et multijoueur en local (wi-fi ou bluetooth) permettent toutefois d’y passer un peu plus de temps. Dans ce dernier cas, on se partagera avec un ami les rôles de flic et chauffard. Mais on en aura quand même vite fait le tour.
- Bande son13/20
La bande-son du soft se révèle correcte. Les bruits d’accélération, de klaxon ou de dérapage des divers véhicules, et dont la plupart viennent déjà des portages précédents, sont bien rendus. La musique est imposée, et c’est la même que d’habitude : rock californien, pop, etc.
- Scénario/
C’est un peu la politique du moindre effort et du service minimum qui a été appliquée ici, même si l’expérience de jeu est assez fun, que la conduite se révèle relativement précise et que les qualités visuelles et sonores sont réelles. Le peu de véhicules à débloquer (quinze seulement) et la suppression du mode Carrière chauffard existant sur les versions PC et consoles sont franchement frustrants, surtout parce que cela limite le nombre de pièges que l’on pourra expérimenter. Une série comme Need for Speed méritait sans doute un peu mieux.