Un an après la sortie du mythique Wolfenstein 3D, id Software récidive le 10 décembre 1993 avec un nouveau jeu de tir à la première personne en trois dimensions mais cette fois-ci en misant sur un univers orienté futuriste/survival-horror. Doom est-il le digne successeur de son aîné ?

Cette fois-ci, vous devrez incarner un Space Marine exilé sur Phobos, l'une des deux lunes de Mars. Là, vous devrez survivre face aux forces démoniaques de l'Enfer dont les portes ont été malencontreusement ouvertes par l'Union Aerospace Corporation, un centre de tri de déchets radioactifs qui semble couvrir des recherches militaires secrètes. Phobos se subdivise en trois zones contenant respectivement neuf maps (dont une secrète) soit un total de vingt-sept niveaux. A cela, viennent se greffer cinq niveaux de difficulté allant du mode très facile au mode infernal réservé aux joueurs les plus aguerris qui devront savoir user leurs munitions à bon escient et éviter les combats optionnels s'ils veulent survivre plus de quelques secondes.




Dotez d'un gameplay intuitif et nerveux et surmonté d'un bestiaire varié, Doom est LE jeu de tir à la première personne que tout fan du genre se doit d'essayer au moins une fois dans son parcours vidéoludique. Même si certain n'y verront qu'un Wolfenstein 3D amélioré et remaquillé, il n'en reste pas moins une véritable référence en la matière, une perle vidéoludique offrant une immersion unique et des grands moments de jeu.
- Graphismes17/20
Le Doom engine constitue une véritable évolution face au moteur de Wolfenstein 3D, notamment en apportant du relief aux environnements, des textures sur le sol et le plafond, des effets de lumière de toute beauté et un ballottement de l’arme qui rend les déplacements moins rigides. Les décors du jeu sont variés et immersifs, et on apprécie les zones extérieures qui permettent de prendre un peu l’air et d’admirer le ciel chaotique de Phobos. Seule l’importante pixellisation des ennemis et des revêtements rappellent l’âge très avancé de ce moteur graphique.
- Jouabilité18/20
A la fois classique et intuitive, la jouabilité est digne des grands FPS old-school dont fait partie Doom. L’animation est fluide et les déplacements rapides. L’interface est ergonomique et le portrait de notre Space Marine qui évolue en fonction de son état d’esprit ou de santé est une belle trouvaille qui vit le jour avec Wolfenstein 3D. L’IA des monstres est correcte pour l’époque et le friendly fire du côté adverse est plutôt jouissif. Le fait qu’il faille réfléchir un tant soit peu pour évoluer sur les différentes maps est appréciable même si cela reste très accessible.
- Durée de vie17/20
Les 27 niveaux (dont 3 secrets) ont de quoi vous occuper quelques heures en solo surtout si vous souhaitez dénicher tous les bonus cachés. En multi, la durée de vie est tout simplement immense notamment grâce aux différents mods créés par les joueurs. Le rejouabilité de Doom est énorme et le finir en mode Cauchemar constitue un véritable challenge. Un jeu immortel.
- Bande son16/20
Tantôt rythmées tantôt énigmatiques, les musiques renforcent avec brio l'atmosphère pesante du jeu. Certains thèmes sont d’ailleurs devenus cultes et identifiables dès la première note par les aficionados de la franchise. De plus, les excellents bruitages comme les hurlements des monstres agonisants ou les coups de feu puissants relèvent encore la qualité sonore du soft.
- Scénario/
Initialement Doom devait être doté d’un scénario complexe basé sur la Doom Bible. Cependant, les développeurs ont finalement choisi de favoriser l’action pure à la narration qui n’est finalement pas la première chose que l’on attend pour ce style de jeu.
Ayant contribué à la démocratisation des FPS, Doom, digne héritier de Wolfenstein 3D qui créa les fondations de son succès, fait partie de ces jeux qui ont marqué l’histoire et permis au genre de prendre son envol. id Software a été fort inspiré de permettre à la communauté de créer son propre contenu et de faire évoluer le jeu à sa guise, hissant ainsi le soft au panthéon des jeux de tir en vue subjective. A la fois accessible et exigeant, Doom vous procurera de nombreuses montée d’adrénaline et quelques moments de frayeur. Il serait vraiment dommage de se priver de cette expérience inoubliable.