Les simulations de sous-marins n'étant pas légion sur Xbox 360, Artech Studios s'engouffre dans la brèche en nous proposant un titre beaucoup plus orienté arcade que la série des Silent Hunter. Misant une fois de plus sur la Seconde Guerre mondiale, le titre montre bien vite ses limites techniques et scénaristiques sans parler de sa jouabilité en dents de requin.

Naval Assault c'est l'histoire d'un type qui prend possession d'un sous-marin pour aller tataner du nazi. Dans l'absolu, ce n'est pas très original mais dans le fond (marin)... Et bien, ça ne l'est pas non plus puisque nous avons déjà eu affaire à pareils titres à commencer par Silent Hunter, plus orienté simulation il est vrai. Naval Assault, lui, n'entend pas révolutionner le genre puisque durant une vingtaine de missions, vous allez devoir éliminer chasseurs, bombardiers mais aussi et surtout bateaux de guerre. Pour ce faire, vous aurez à disposition quatre sous-marins à la puissance exponentielle qu'il vous faudra néanmoins débloquer. On touche d'ailleurs ici le premier écueil du jeu nous demandant de refaire encore et encore chaque mission pour obtenir suffisamment d'étoiles afin de changer de véhicule.


- Graphismes8/20
Les six environnements du titre (New York, Golfe de Gascogne, La Manche, Cap Farvel, Mer du Nord...) ne parviennent pas à masquer la piètre qualité graphique du soft. Se bornant à afficher des avions et autres navires à la modélisation douteuse, Naval Assault souffre également d'un rendu aqueux assez peu flatteur compte tenu du fait que c'est pourtant l'élément crucial du jeu.
- Jouabilité10/20
Bien qu'orienté arcade, le gameplay de Naval Assault se montre lourd et parfois des plus approximatifs. De fait, si on ne dirige pas une Formule 1 mais un sous-marin, se taper des trajets interminables pour atteindre sa cible devrait rapidement user vos nerfs. De plus, on s'étonnera de parfois louper un bombardier juste au dessus de nous et de shooter des chasseurs à des kilomètres avec notre mitraillette sur pied.
- Durée de vie10/20
Sachant que la jouabilité est comme une sorte de boulet qu'on doit traîner de mission en mission, le mode Normal pourra vous poser problème dès le départ. De plus, l'obtention de nouveaux sous-marins réclame bien trop d'étoiles, ceci nous obligeant à recommencer plusieurs des 26 missions du titre. A noter qu'un mode online pour 4 joueurs permettra de relancer la galette... Oui enfin, surtout si vous réussissez à trouver assez de vieux briscards n'ayant pas peur de s'ennuyer une heure durant.
- Bande son10/20
Exception faite de quelques voix anglaises et de bruitages guère reluisants, Naval Assault privilégie le monde du silence ce qui en soi est plutôt logique compte tenu du sujet.
- Scénario/
La guerre, des sous-marins qui torpillent des navires et des images d'archive ne sont parfois pas suffisants pour faire d'un scénario un bon scénario voire un scénario tout court...
Pendant arcade du Silent Hunter d'Ubisoft, Naval Assault peine à trouver ses marques afin d'offrir au joueur une vraie sensation d'immersion. Lent, pas vraiment maniable et ne sachant pas proposer de diversité au sein de ses missions, le titre a tendance à prendre l'eau de toute part à mesure qu'on avance. Dommage car avec un prix plus léger, des objectifs plus variés, une jouabilité mieux adaptée et un multi plus intéressant, le titre aurait pu se faire une place au fond des mers.