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Test : Dante's Inferno
PSP
Dante's Inferno
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
09 mars 2010 à 15:36:11
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (76)
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15.5/20
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Après avoir fait bonne impression sur consoles HD malgré de grosses carences, Dante's Inferno débarque sur PSP. Si dans l'absolu, on se retrouve face à la même aventure, cette version doit composer avec les limitations de la console. Normal me direz-vous sauf qu'on y perd à tous les niveaux. Explications.

Dante's Inferno

Toi qui pénètre en ces lieux, oublie tout, ou presque, de ce que tu connais de La Divine Comédie. En effet, bien que le périple de Dante soit toujours mû par la recherche de sa tendre femme décédée et que Virgile nous guide à mesure de notre descente, le reste ressemble plus à un fantasme qu'à une volonté de coller de près au poème de Dante Alighieri. Est-ce un mal ? Nullement dans le sens où le propos est ici de se servir d'une base pour donner à un jeu d'action un fabuleux background. Sur ce point, le résultat est d'ailleurs fort probant grâce à l'artiste Wayne Barlowe ayant offert son talent à plusieurs créatures infernales. De fait, si l'aspect artistique est inégal, tant dans la modélisation des personnages que des environnements ou des choix chromatiques trop homogènes, on prend plaisir à découvrir ce pandémonium de pixels. Mais justement, le revers de la médaille vient du fait qu'on aurait aimé voir en Dante's Inferno le Dead Space du beat'em all, ce qu'il n'est pas au final.

Dante's Inferno
La plupart des séquences de la version HD sont reprises à l'identique, enfin, plus ou moins.
Ainsi, le plus embêtant dans Dante's Inferno ne vient pas du fait de ses influences "God of Waresques" d'autant qu'elles sont ici bien utilisées afin de mettre en avant des affrontements nerveux usant mais n'abusant pas de QTE. Non, le problème majeur tient au fait que le titre de Visceral Games affiche un tracé relativement plat du début à la fin. Bien sûr, les affrontements dantesques ne manquent pas, les boss sont bien là, les combos pleuvent mais malgré tout, la progression affiche souvent un manque d'ambition en optant trop souvent pour des mécanismes de jeu similaires. Pire, dans la dernière ligne droite, les développeurs ont opté pour une succession de 10 arènes, synonymes de défis, ne parvenant à aucun moment à masquer un énorme manque de créativité et tranchant radicalement avec le reste du titre plus généreux en termes de level design. En somme, les rouages de Dante's Inferno sont parfaitement huilés, trop peut-être. Loin d'atteindre la maestria d'un God of War : Divine Retribution, le bébé de Visceral n'en comporte pas moins de très bonnes idées.

Dante's Inferno
Un cran en dessous de GoW : Chains of Olympus, Dante's Inferno s'en sort bien graphiquement parlant.
La première d'entre elles concerne l'évolution de Dante. Si de prime abord, le système n'est guère original, c'est surtout la fluidité avec laquelle on choisira de compléter son arbre de techniques qui apporte satisfaction. De fait, il conviendra dans un premier temps d'élaguer un peu les rangs ennemis pour récolter des âmes qui vous serviront de monnaie d'échange. Ensuite, en passant par le menu d'inventaire, vous pourrez choisir vos mouvements de nature sacrée ou impie. De cette orientation découlera également un autre point important mais nous y reviendrons plus tard. Dans le cas présent, le côté sacré sera lié à la Sainte Croix permettant un tir à distance alors que la voie impie vous offrira divers mouvements rattachés à votre faux. Dans tous les cas, en fonction de votre préférence, vous aurez tôt fait d'opter pour l'un ou l'autre voire pour une évolution équilibrée permettant de diversifier vos méthodes de combat. Malheureusement, cette mouture PSP délaisse volontairement tout ce qui a trait au port de reliques, celles-ci ayant tout bonnement disparu.

Dante's Inferno
Certaines rencontres s'avèrent impressionnantes.
Toutefois, il sera toujours question d'absoudre ou de punir vos ennemis ainsi que des damnés que vous rencontrerez à intervalles réguliers. Notons que si vous choisissez l'absolution, vous profiterez alors d'un mini-jeu passant de sympathique lors de la première rencontre à mortellement lourd au bout de la dixième absolution. Pourtant, comme je le disais plus avant, tous ces artifices ne parviennent pas à faire de ce Dante's Inferno un "must have". Ne nous offrant jamais de séquences d'anthologie, bien trop occupé à relier chacun des cercles par des phases de plates-formes roboratives, on ressort finalement du jeu satisfait mais sans aucun souvenir précis de l'aventure. Et c'est là le plus gros défaut du jeu qui se montre peu ambitieux tout en n'ayant, en dehors de son univers, aucune véritable personnalité. Dommage car ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Dante's Inferno
On regrettera un peu l'homogénéité environnementale au sein du jeu.
Ainsi, les développeurs ont pensé à intégrer des phases à dos de colosses. Problème, elles se révèlent inintéressantes car centrées principalement sur une élimination massive d'ennemis. De plus, sachant qu'on bénéficie ici d'une invulnérabilité temporaire, le challenge se veut inexistant autant dans le défouraillage d'adversaires que dans les passages de plates-formes. On eut par exemple apprécié d'avoir des affrontements entre colosses pour apporter un peu plus de dynamisme à l'ensemble. Pour autant, le jeu ne manque pas de punch sachant que les combos sortent très facilement grâce à un simple couplage de boutons d'action et de tranche, qu'il est aisé de balancer des magies ou d'utiliser une sorte de furie et que l'ergonomie générale est bien pensée. Mais voilà, la sauce ne prend pas vraiment et on a à peine le temps de dire ouf que le tout se termine après 6 heures de jeu sans véritable potentiel de rejouabilité. Plus que jamais, le soft de Visceral Games se pose comme un beat'em all lambda, bien agencé, maîtrisé mais bien trop basique et n'ayant pour ainsi dire pas d'âme. Un comble compte tenu du sujet...

Dans l'impossibilité de prendre nos propres captures, les images de ce test proviennent de chez l'éditeur.

Les notes
  • Graphismes 14 /20

    Comparativement à God of War : Chains of Olympus, Dante's Inferno fait pâle figure. Les décors sont relativement vides mais proposent néanmoins quelques belles images. L'idée d'avoir repris les cinématiques utilisant le moteur des versions HD afin de faire évoluer l'histoire est bonne sauf que le rendu trop sombre dessert l'ensemble et pointe encore un peu plus les faiblesses graphiques de cette mouture PSP.

  • Jouabilité 15 /20

    En soi, la jouabilité ne pose pas de soucis. Le système d'évolution, plus ou moins inspiré de celui de Dead Space, se révèle même excellent. Il manque cependant un peu de coups par-ci et deux, trois pouvoirs par-là. En effet, avec seulement 5 magies et divers enchaînements basés sur l'unique arme du jeu, les affrontements se ressemblent tous après quelques heures. Reste, dans une certaine mesure, la Sainte Croix et le mode Rage pour varier les plaisirs.

  • Durée de vie 10 /20

    Bien que Dante's Inferno dispose de plusieurs modes de difficulté, on fera le tour du propriétaire en 6, 7 heures. C'est maigre d'autant que le titre dispose finalement de peu de morceaux de bravoure et s'enlise dans des mécanismes redondants.

  • Bande son 15 /20

    Exception faite du doublage peu convaincant de Dante et Virgile, les autres personnages s'en sortent mieux. Ce n'est pas exceptionnel mais la prestation en dents de scie des doubleurs français est vite rattrapée par les musiques symphoniques nous assénant cuivres puissants et percussions ascendantes dès que le besoin s'en fait sentir.

  • Scénario 11 /20

    Si on retrouve bien les acteurs de La Divine Comédie, Visceral Games n'en a finalement utilisé que la substantifique moelle. De fait, inutile d'être choqué par le traitement de l'oeuvre qui sert ici les propos d'un beat'em all. On regrettera pourtant le fait que la mise en scène figée souffre de transitions maladroites et qu'elle ne s'appuie au final que sur de belles cinématiques en CG, des séquences animées au design pleinement assumé et un univers ouvertement gore.

Bien conscient des limitations techniques de la console, les développeurs d'A2M ont malgré tout réussi à conserver les principaux éléments des versions HD de Dante's Inferno. On devra toutefois se contenter de combats moins nerveux, de l'absence de reliques ou des cinématiques disgracieuses. A côté de ça, le titre se laisse apprécier bien qu'il supporte très mal la comparaison avec le plus ancien mais néanmoins fort sympathique God of War : Chains of Olympus. A essayer une fois déniché en occasion...

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09 mars 2010 à 15:36:11
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Mis à jour le 09/03/2010 à 15:36
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