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Resistance Retribution
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Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
26 mars 2009 à 17:31:36
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (186)
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16.8/20
Test Resistance Retribution

Resistance Retribution : Musique

3 691 vues

Après deux opus ayant posé les bases d'une vraie mythologie, Resistance change de support et de genre. De FPS sur PS3, on passe à un TPS sur PSP, développé par les talentueuses équipes de Sony Bend, déjà responsable de deux excellents opus de Syphon Filter sur la portable de Sony. Situé entre Resistance 1 et 2, Retribution nous replonge dans ce conflit uchronique qui est malheureusement loin d'être une simple chimère.

Resistance Retribution

Si l'univers mis en place par Insomniac Games a insufflé un vrai souffle épique aux deux premiers Resistance, on ne peut pas vraiment dire que d'un point de vue scénaristique, l'oeuvre soit si ambitieuse que cela. En mélangeant le film de guerre et d'invasion extraterrestre, les scénaristes auront toutefois réussi à nous pondre un Medal of Honor au pays de Starship Troopers assez plaisant dont Retribution reprend bien évidemment les codes et la trame narrative. Lové entre les deux précédents volets, le soft nous narre les aventures de James Grayson, bidasse britannique ayant récemment déserté suite au décès de son frère. A ce sujet, l'introduction du jeu reste un monument de kitsch, mal "joué", mal doublé, bourré de poncifs mais ayant le mérite de nous faire pouffer comme pas deux. C'est un fait, d'un strict point de vue scénaristique, Resistance Retribution est un ratage complet. Les personnages sont caricaturaux au possible, la relation entre James et Raine Bouchard (membre du Maquis français qui va se faire une joie d'enrôler James) tend vers le mélo insipide saupoudré de napalm et les situations et réactions des protagonistes renvoient à une décennie entière de films de guerre. Cependant, ce problème n'est pas si envahissant que cela vu que Retribution reste avant toute chose un vrai jeu d'action avec ses forces et ses faiblesses.

Resistance Retribution
Une action débridée menée tambour battant. A en perdre la tête...
Débutons par les bonnes nouvelles concernant notamment la technicité du titre. Syphon Filter : Dark Mirror et Logan's Shadow nous avaient mis la puce à l'oreille, Resistance Retribution nous le confirme : Sony Bend est à l'aise sur la PSP. Graphiquement, Retribution aligne des décors certes inégaux et optant un peu trop pour les tons monochromes mais restant avant tout très plaisants pour l'oeil. La distance d'affichage étant qui plus est assez conséquente, on saluera les efforts des développeurs qui ont réussi à y inclure une bonne tripotée d'ennemis et d'explosions sans que le plus petit ralentissement ne soit visible. OK, nous n'atteignons pas la maestria visuelle d'un God of War : Chains of Olympus mais en l'état, nous avons tout de même droit à un jeu très propre, visuellement attirant. Du coup, on se félicitera de pouvoir sillonner l'Europe, de Rotterdam à Paris en passant par Bonn ou le Luxembourg même si au final les installations des Chimères prennent vite le pas sur les paysages exsangues d'une Europe meurtrie. On regrettera aussi que le bestiaire soit aussi limité que celui de ses modèles, seules deux ou trois vilaines bébêtes inédites accompagnant quelques boss au gré de l'aventure qui s'étale sur 8 heures environ en Normal. A ce sujet, réfléchissez à deux fois avant d'opter pour le mode Difficile, certains passages pouvant poser problème nonobstant une jouabilité efficace.

Resistance Retribution
Prenez en de la graine Molière, Shakespeare et consort !
On sent d'ailleurs l'influence des Syphon Filter de Bend lorsqu'on prend en main Retribution. De la gamme de bruitages aux déplacements du personnage en passant par une gestion simplifiée d'inventaire ou quelques passages spécifiques, beaucoup d'éléments renvoient aux précédents travaux des développeurs. Ce n'est pas un mal, au contraire, puisque la prise en main est bonne même s'il faudra à nouveau se faire aux déplacements usant de la combinaison touches d'action/stick afin de regarder autour de soi tout en se déplaçant. Pour le reste, rien de plus simple. Le bouton R sert à tirer, la touche L étant requise pour le tir secondaire de chaque arme. Enfin, la visée automatique côtoyant une visée manuelle (pour une précision accrue), on sera tout à notre aise pour décharger copieusement dans la joie et l'allégresse. Ca tombe bien car on nous donne les moyens de le faire vu qu'on retrouve les armes des précédents Resistance à commencer par le fusil de snipe, à pompe, la mitraillette, des grenades, etc. Pour en changer rapidement, vous aurez d'ailleurs deux solutions, soit en appuyant rapidement sur la touche droite de direction, soit en la pressant plus longuement afin d'utiliser un menu d'action où chaque arme est associée à une touche. Tant que nous y sommes, précisons que la croix de direction sera aussi mise à profit pour enjamber certains éléments du décor, ceci étant aussi utile que les QTE synonymes d'une interaction limitée avec des valves ou quelques interrupteurs.

Resistance Retribution
Le jeu d'action se résume à deux choses aujourd'hui : les QTE + la phase en mecha... Imposée !
Si on pourra à nouveau pester face à une utilisation systématique et abusive des actions contextuelles, on appréciera en revanche une certaine diversité lors de notre progression. Rien de bien fabuleux toutefois même si on sera par exemple amené à évoluer sous l'eau ou à piloter un mecha. Dommage que cette dernière phase soit aussi peu réussie que son homologue dans Project Origin : long, lénifiant et peu intéressant. Je pinaille néanmoins car dans son ensemble, Resistance Retribution laisse une impression positive malgré des niveaux couloirs, une absence de montée en puissance ou des échauffourées consistant généralement à se planquer derrière un muret, à arroser l'ennemi, à se planquer, à tirer, etc. Pour autant, le multijoueur du titre, en Ad Hoc ou en Wi Fi pour 8 petits troufions, lui octroie une durée de vie respectable même si on eut apprécié de pouvoir créer nos propres maps à l'image de ce que proposait Syphon Filter Combat Ops. En revanche, on signalera en sus une compatibilité avec Resistance 2. Kezako ? Eh bien, en branchant votre PSP à votre PS3 et pour peu que vous possédiez les deux jeux (oeuf corse !), il sera possible de jouer à la campagne solo avec une manette PS3. De plus, vous pourrez récupérer un costume inédit, des armes supplémentaires, différents pouvoirs et un scénario alternatif. Plutôt sympathique non ? En somme, bien qu'on puisse être décontenancé par plusieurs aspects de ce Resistance, il conserve suffisamment de qualités pour faire les yeux doux au militaire sommeillant en chacun d'entre vous. Une petite Retribution à défaut de grosse Révolution.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    En se reposant sur le travail effectué lors des deux derniers Syphon Filter, Sony Bend nous livre un jeu très propre, synonyme de bonne distance d'affichage et de gunfights dynamiques. Sans égaler GoW : Chains of Olympus, Retribution s'en tire avec les honneurs même si on pourra lui reprocher un bestiaire limité ou une propension à recourir trop facilement aux environnements monochromatiques.

  • Jouabilité 15 /20

    Ici aussi, on reconnaît tout de suite le gameplay typé Syphon Filter à travers les déplacements, le système d'interaction avec le décor, l'utilisation de menus contextuels, etc. De fait, si le jeu est moins ambitieux que les SF de par son propos plus guerrier et son approche plus bourrine, la maniabilité se montre à la hauteur d'autant que la visée automatique simplifie grandement les choses. Il est par contre regrettable que le level-design fasse le jeu de niveaux couloirs ou que les développeurs se soient sentis obligés d'utiliser des QTE ne servant pas à grand-chose.

  • Durée de vie 14 /20

    La campagne solo vous demandera entre 8 et 9 heures en Normal. Assez facile, grâce à plusieurs checkpoints et des munitions en surnombre, certains passages pourront toutefois vous demander un peu plus de précision et de sang-froid. Dans tous les cas, n'oubliez pas que le multijoueur (à 8), rallonge la durée de vie tout comme le scénario inédit témoignant de la compatibilité avec Resistance 2. En outre, plusieurs bonus déblocables pourront vous inciter à reprendre les chapitres déjà terminés.

  • Bande son 15 /20

    La bande-son est exquise et oscille parfois entre les grands élans symphoniques et les musiques délicieusement désuètes. Si la gamme de bruitages est la même que celle de Syphon Filter : Logan's Shadow, le doublage français en revanche a souvent quelques ratés, le niveau des doubleurs étant plutôt variable.

  • Scénario 7 /20

    Le scénario, situé entre Resistance et Resistance 2, brosse des portraits de personnages stéréotypés et caricaturaux alors que l'histoire s'empêtre dans une bluette à deux roupies. Les réactions de James Grayson sont involontairement hilarantes (jonny, oh mon dieu, jonny !!!) et on assiste du début à la fin à une lecture maladroite de plusieurs films de guerre.

En optant pour le TPS, Resistance aura réussi son examen de passage sur PSP. Techniquement réussi, jouable et surtout assez long pour peu qu'on mixe la campagne solo, le multi et la compatibilité avec Resistance 2, on ressort satisfait de cette énième invasion Chimérienne. On lui pardonnera alors son level-design en ligne droite, sa grande redondance, ses "quelques" carences scénaristiques pour rentrer de plain pied dans ce nouveau chapitre d'une uchronie décidément mouvementée.

Note de la rédaction

14
16.8

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