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Test : Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
DS
Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice for All
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Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
19 mars 2007 à 18:00:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (189)
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17.3/20
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On ne remerciera jamais assez Capcom pour avoir eu la brillante idée de distribuer Phoenix Wright en occident. Trop longtemps réservée aux seuls joueurs japonais, la série des Gyakuten Saiban profite donc de son arrivée sur DS pour prouver aux plus sceptiques d'entre nous que cette incroyable simulation d'avocat a de l'avenir, même en Europe. Après un premier opus monumental, Phoenix Wright est enfin de retour dans un deuxième épisode, certes moins surprenant que son aîné, mais tout aussi indispensable.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All

Les douze mois écoulés depuis la sortie du premier Phoenix Wright ont dû largement vous suffire pour faire le tour de ce premier volet mémorable à tous points de vue. Si ce n'est pas le cas, je ne saurais trop vous conseiller de vous y mettre au plus vite, surtout si vous avez l'intention de vous lancer dans Justice For All, car les liens scénaristiques qui unissent ces deux jeux sont trop nombreux pour se permettre de passer à côté.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
Enquêtez pour collecter des preuves et des renseignements.
Ce deuxième volet nous permet donc de retrouver le sympathique Phoenix Wright, avocat de la défense spécialisé dans les causes perdues. Un personnage auquel il est facile de s'identifier puisque, tout comme lui, le joueur se verra très souvent obligé d'avancer au bluff sans forcément savoir où ses tentatives désespérées vont le mener. Le titre faisant intervenir un très grand nombre de personnages issus du premier opus, il est fortement recommandé de ne pas démarrer par Justice For All sous peine de ne pas pouvoir apprécier à leur juste valeur chacune des références évoquées. Malgré tout, les développeurs ont pris le parti de rendre l'avocat amnésique durant le premier chapitre afin de justifier le rappel des routines du gameplay et présenter brièvement les anciens personnages. Mais dites-vous bien que les explications données ne suffiront pas pour comprendre réellement d'où ils viennent et encore moins quelle importance ils ont pour Phoenix Wright. De la même façon, l'ombre de Benjamin Hunter qui plane constamment en arrière-plan du scénario est un élément intéressant de l'intrigue qui ne se révélera aucunement pertinent si vous ne l'avez pas connu dans le premier jeu.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
La défense défie l'accusation durant chaque procès.
Si le premier Phoenix Wright avait surpris beaucoup de monde lors de sa sortie en 2006 et conquis autant de joueurs européens, c'est avant tout grâce à l'efficacité de son système de jeu et à la qualité de son background. Pourtant, si les jeux d'aventure textuels sont largement répandus au Japon, la réticence des éditeurs à sortir ce genre de titres en occident est facilement compréhensible dans le sens où le jeu vidéo est trop souvent perçu chez nous comme quelque chose de simplement ludique. Dans Phoenix Wright, la seule notion de gameplay réside dans la possibilité de faire défiler les textes avec un bouton ou à l'aide du stylet, car le véritable intérêt du soft réside dans la lecture et l'analyse des dialogues qui défilent sans interruption du début à la fin de la partie. Malgré un concept de base pour le moins austère, les développeurs ont su rendre le tout véritablement passionnant en misant sur des histoires bourrées d'humour, une style narratif et visuel proche des mangas japonais, et un challenge exigeant une bonne dose de réflexion. Comme prévu, ce deuxième volet reprend cette même formule implacable avec autant de brio, et bien que l'effet de surprise ait disparu, on ne peut que replonger avec délectation dans l'enfer des procès surréalistes où la mauvaise foi et la démesure sont reines.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
Montrez un point précis sur le schéma pour prouver que vous avez compris.
Le soft est ainsi découpé en quatre affaires successives dont la progression est partagée entre les phases d'enquête et de procès. Les investigations systématiques sont nécessaires pour rencontrer les différents acteurs de l'histoire, recueillir un maximum de renseignements et fouiller les écrans à la recherche d'indices et de preuves. Relativement linéaires, ces phases d'enquête s'enrichissent d'une nouveauté intéressante, à savoir la notion de verrous-psychés. Concrètement, lorsque vous dialoguez avec quelqu'un qui semble vous cacher une information importante, vous pouvez maintenant essayer de le faire craquer en lui montrant les preuves qui l'obligeront à se trahir. La présence de Maya aux côtés de Phoenix lui permet en effet d'entrer en possession du Magatama, un objet qui révèle les verrous-psychés invisibles au commun des mortels, des verrous que vous devez briser pour savoir ce que cachent vos interlocuteurs. La moindre erreur est sanctionnée de la même manière que lorsque vous vous trompez pendant les procès, mais en cas de succès vous verrez votre jauge de crédibilité remonter généreusement. On constate de la même façon que les fautes commises en salle d'audience sont maintenant pénalisées de façon variable en fonction de leur gravité, et le seul moyen de se rattraper est d'ouvrir un à un ces fameux verrous-psychés.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
La fille de von Karma et ses accès de fureur nous font presque oublier le charme de Hunter.
En dehors de ça, les procès n'ont pas subi d'autres modifications notables. En tant qu'avocat de la défense, votre rôle est d'intervenir au moyen de contre-interrogatoires durant lesquels vous devez reprendre la déposition d'un témoin et attaquer chacune de ses affirmations dans le but de lui faire perdre pied et l'obliger à se trahir. Tout l'intérêt du jeu réside donc dans l'art de savoir exploiter la moindre faille pour trouver une contradiction dans un témoignage, puis appuyer vos objections par des arguments pertinents et des preuves adéquates. A partir de là, il est essentiel d'être complètement impliqué dans l'histoire et de retenir chaque détail pour savoir ensuite de quelle façon et à quel moment il est judicieux d'intervenir. D'autant que plus le scénario est long, plus le joueur est amené à brasser des preuves et plus il devient difficile de faire le tri. Les plans, les photos et autres schémas à examiner sont d'ailleurs là pour tester votre suivi en vous obligeant à indiquer des endroits précis avec le stylet pour prouver que vous avez vraiment compris où se situait le problème. Phoenix Wright est résolument un jeu à faire d'une traite, sans interrompre trop longtemps un chapitre si on ne veut pas se retrouver complètement perdu dans les ramifications de l'histoire. Le soft comporte évidemment beaucoup de lecture, mais les textes se boivent comme du petit lait tant il est facile de se laisser prendre au jeu.

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
Les verrous-psychés prouvent que votre interlocuteur cache un secret.
Mais le fond ne serait rien sans la forme, et il serait injuste de ne pas souligner l'excellence de la narration et le style très japonais qui donne l'impression de lire un manga intelligent et bourré d'humour. Le caractère hautement improbable des situations renforce l'efficacité de l'histoire et se répercute sur les attitudes des personnages animés avec un génie évident. Le juge se révèle toujours aussi pitoyable et facilement impressionnable malgré sa personnalité attachante, quant à la fille du procureur Von Karma, elle connaît l'art de faire taire l'assistance avec son fouet. Alors même si les situations sont parfois extrêmes et qu'on retrouve bon nombre de clichés vus et revus, comme le trentenaire distingué qui ajuste ses lunettes trois fois par seconde, on ne résiste pas à cette galerie de personnages aux attitudes hautement improbables. Mais c'est surtout leur évolution durant l'avancée du procès et leur changement brutal de personnalité à mesure que monte l'angoisse ou la colère qui font mouche auprès du joueur. Voir les témoins passer de l'assurance hautaine à la panique totale, sans oublier les crises d'énervement excessives, est un pur bonheur. Le summum est atteint généralement lorsque vous parvenez à retourner le verdict contre le témoin et que le coupable démasqué s'auto-flagelle, au sens propre comme au figuré, dans des scènes qui évoquent quasiment l'explosion d'un boss de fin dans un jeu d'action !

Phoenix Wright : Ace Attorney : Justice For All
Cette pièce renferme sûrement de précieux indices.
On reprochera malgré tout à ce deuxième volet de ne pas parvenir à surpasser son aîné, ni même de chercher à le faire puisqu'il se contente de suivre ses traces sans s'en écarter. L'introduction des verrous-psychés est une excellente idée mais elle ne fait qu'atténuer la linéarité des phases d'enquête qui pèchent toujours par leur côté passif. Par ailleurs, il offre une durée de vie un petit peu inférieure à celle du premier volet, puisqu'il ne comporte que quatre affaires au total dont aucune inédite. Même s'il est peu probable que l'épisode original sorti sur GBA soit connu par beaucoup de joueurs occidentaux, l'aventure reste relativement courte et un peu trop classique en comparaison de ce qu'on attendait. Justice For All n'en demeure pas moins un épisode indispensable pour ceux qui ont adoré le premier Phoenix Wright, mais les autres auront plutôt intérêt à commencer par le commencement. On attend maintenant avec impatience l'adaptation du troisième épisode et surtout du quatrième qui sera lui beaucoup plus original et spécialement conçu pour la DS.

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Le soft conserve la touche visuelle du premier volet et s'apprécie surtout pour son côté manga très prononcé. Les attitudes des témoins et leur énervement croissant au fil de l'avancée du procès constituent toujours l'un des moments forts de l'aventure, le caractère excessif et démesuré des situations étant l'un des atouts majeurs du titre.

  • Jouabilité 16 /20

    Impossible de faire plus simple en terme de jouabilité : si vous savez cliquer vous savez jouer. Et si vous adhérez au concept d'enquêtes à base de textes, vous constaterez que la formule établie dans Phoenix Wright est d'une efficacité à toute épreuve.

  • Durée de vie 11 /20

    Avec seulement quatre affaires à résoudre, cet épisode n'est pas aussi long que le premier qui pêchait déjà par une durée de vie un peu faible. On regrette l'absence d'une cinquième affaire conçue spécialement pour la DS, comme c'était le cas dans le premier volet où l'on pouvait examiner les preuves manuellement à l'aide du stylet.

  • Bande son 13 /20

    Les musiques ne passent pas inaperçues, mais les thèmes sont assez inégaux. Le rôle des bruitages contribue beaucoup plus à l'immersion générale, notamment lorsqu'une personne réalise qu'elle s'est trahie et qu'on a l'impression qu'elle reçoit une gifle de plein fouet.

  • Scénario 16 /20

    Les histoires sont moins marquantes que celles du premier opus mais les nombreuses références le destinent à ceux qui l'ont déjà terminé. La linéarité de l'ensemble et surtout des phases d'enquête est compensée par l'efficacité de l'intrigue et de la narration. La qualité de la traduction est à souligner, malgré la présence de quelques fautes d'orthographe, mais ce sont surtout les changements d'expression et les tics de langage variables selon les personnages qui rendent les textes si plaisants à lire.

Le premier Phoenix Wright pouvait se vanter d'avoir ouvert la voie aux jeux d'aventure textuels sous nos latitudes, et ce deuxième volet devrait conforter cette situation en proposant aux fans un nouveau lot d'enquêtes à mener à bien. L'impact est cependant moins saisissant que la première fois, mais l'occasion est bien trop belle pour refuser de replonger dans l'enfer des procès après un an d'attente. Vivement la suite !

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
19 mars 2007 à 18:00:00
16/20
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