Ceux qui n'avaient pas eu l'occasion de se réjouir à l'époque dorée de la Neo-Geo, à cause des prix conjugués de la console et des jeux, peuvent désormais prétendre à une sorte de rattrapage. Car, après l'excellent King Of Fighters 2003, voici que nous arrive un épisode d'une autre série monumentale du jeu de baston, à savoir Samurai Shodown. Mettant en avant les armes blanches à la ligne effilée du Japon médiéval, cette saga se montre bien moins forte ludiquement que son collègue de réussite, mais a pour elle une ambiance fantastique. Si les duels de sabre vous émoustillent, suivez les pas du vieux maître de ce domaine un tantinet grisonnant.

A la différence de King Of Fighters 2003, le titre qui nous intéresse aujourd'hui se montre particulièrement avare en possibilités. Vous arrivez sur un menu, habillé de motifs japonais pour l'occasion, dont la sobriété surprend assez désagréablement. En effet, mis à part le mode Arcade et un anecdotique mode Entraînement, vous n'aurez rien à vous mettre sous le katana. Un début peu prometteur qui ne vous donne qu'un choix, partir en quête de l'intérêt de tout jeu de combat, le gameplay pur et dur. Après avoir tenté désespérément de vous échauffer contre un adversaire paralysé dans le mode Practice (entraînement), sans possibilité de lui faire effectuer un seul mouvement, vous vous rabattez, dépité, vers l'Arcade. Une option intelligente dans le sens où tout le fond du jeu se trouve dans cet unique endroit. C'est donc ici que vous découvrirez le destin des 26 personnages principaux qui seront parfois confrontés à des histoires totalement en marge de l'espèce de guerre de pouvoir qui se trouve au centre du soft. Proposant quelques nouvelles têtes dans cette troupe de grands sabreurs, Samurai Shodown 5 ne s'embête pourtant pas pour reprendre des anciens sprites, voire des intervenants pas forcément intéressants au départ. On peut donc déplorer quelques choix desservant le soft, mais ce n'est rien face à l'immense problème de déséquilibre combatif entre les adversaires.



- Graphismes10/20
Si le côté artistique du soft n'est pas en cause, avec des décors oniriques et des personnages pour la plupart charismatiques, l'apparence générale vieillit très mal. D'autant plus que l'adaptation brute n'est d'aucune aide, loin de là. A noter néanmoins des effets lumineux convaincants.
- Jouabilité9/20
Si la maniabilité souffre d'une manette PS2 pas vraiment adaptée, les coups sortent assez bien et s'avèrent assez nombreux pour correspondre à vos attentes. Mais c'est avant tout le gameplay de fond qui pose problème. En effet, offrant des personnages déséquilibrés et des concepts nuisant gravement au plaisir, le jeu se saborde lui-même.
- Durée de vie11/20
Si vous désirez débloquer les quelques personnages secrets, vous passerez quelques heures à vous acharner dans le mode Arcade, dans un niveau de difficulté assez élevé bien sûr. Mais à côté de ça, vous aurez vite fait le tour du jeu, sans y retourner forcément.
- Bande son13/20
Malgré des sonorités un peu vieillottes, les compositions qui accompagnent les combats laissent entendre des mélodies accrocheuses, d'inspiration traditionnelle japonaise. Le tout se mêle à des petits passages de guitares sympathiques. Les voix digitalisées passent plutôt bien et apportent de la crédibilité aux personnages.
- Scénario/
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Même si le titre comporte des bons côtés, notamment au niveau du design ou de l'ambiance générale, voire de la "mise en scène" des combats, il est handicapé par de lourds défauts. Brassant des personnages inutiles et de véritables tueurs sans égal, il crée un déséquilibre global gênant. De plus, assez limité sur le fond et adapté à la va-vite, le soft aura du mal à se justifier auprès des amateurs de jeux de combats. Et pourtant, quelle belle saga que celle des Samurai Shodown.