Les choeurs de l'Armée rouge résonnent dans mon casque, j'ai juste le temps de réviser mon alphabet cyrillique que l'installation de Red Jets se termine. Me voilà enrôlé dans l'aviation russe, sous la Guerre Froide. Pilote Jihemovitch au rapport. Da !

Red Jets n'est pas le nom d'une équipe de football américain, ni celui d'une nouvelle marque de bière, mais le titre du nouveau jeu de Interactive Vision. Un simulateur de vol qui nous place de l'autre côté du rideau de fer, dans les campements de l'aviation russe. De ce fait, la campagne principale ainsi que toutes les missions annexes qui l'accompagnent se feront à bord d'appareils de l'Armée rouge tels que le Mig-29 Fulcrum, le Su-25 Frogfoot, le Su-27 Flanker ou le Yak-141 Freestyle. Entre les quatre, on ne note pas de variations dans la manière de tenir son manche à balai, tous se pilotent à peu près de la même façon, et d'une manière finalement plutôt arcade, contrairement à ce que nous laissaient présager les communiqués précédant la sortie du jeu. Effectivement, que ce soit avec un joystick ou en se servant du clavier, le pilotage est extrêmement basique, se restreignant aux commandes minimales pour faire voler son coucou.

Comme je vous le disais, le jeu comporte une campagne et des missions indépendantes. Il intègre aussi un éditeur de missions, mais pas de quoi relancer réellement la durée de vie puisqu'il s'avère très peu complet. On y choisit le point de départ de la mission, on place quelques méchants avions sur la carte et on fixe le moment de la journée pendant lequel se déroulera le vol (jour, soir ou nuit). Le mode multi est également très sommaire et ne peut se pratiquer qu'en réseau local.

- Graphismes11/20
Les environnements aériens sont bien vides tandis que le relief au sol manque souvent de... relief justement ! Les différents appareils offrent une modélisation juste et fidèle par rapport aux avions d'origine sans pour autant atteindre la finesse et le degré de détails que peuvent avoir ceux de Flight Sim ou IL-2 Sturmovik. Les nuages sont plutôt bien faits, cela dit.
- Jouabilité13/20
Red Jets ne s'embarrasse pas avec la tonne de petits détails susceptibles de ravir les pilotes confirmés. Au contraire, il préfère adopter un pilotage simplifié pour convenir à tous, même à celui qui n'a jamais joué à un jeu d'avion. Le problème, c'est qu'à trop simplifier, on finit par s'ennuyer puisqu'il n'y a plus grand-chose à faire, ni plus beaucoup de défis.
- Durée de vie13/20
La lenteur de progression promet une longueur raisonnable à chaque mission. Le mode multi pourra offrir quelques heures de plus, mais uniquement en réseau local.
- Bande son8/20
Se voulant assez proche d'un esprit Top Gun, Red Jets emprunte les mêmes sonorités que le film américain. Je dois vous dire qu'on est loin de l'esprit Guerre Froide. Les bruitages ne sont guère convaincants.
- Scénario/
-
Red Jets aurait gagné à être plus ambitieux, à offrir des missions plus originales et peut-être aussi plus d'avions à piloter. On aurait aussi aimé pouvoir découvrir un pilotage plus complet, capable de nous faire ressentir toute la pression venant gifler le visage des pilotes. Un titre plutôt moyen donc, qui ne peut pas rivaliser avec un IL-2 Sturmovik autrement plus complet.