Le diptyque filmique (comme ça sonne bien !) de Stephen Sommers ayant eu un succès considérable, c'est donc logiquement que nous avons vu fleurir une série animée basée sur les personnages du remake de La Momie. S'attardant sur les aventures de la famille O'Connell, le dessin animé, s'il n'atteint pas des cimes de qualité, est plaisant à parcourir étant bien rythmé et non dénué d'humour. Voici donc l'adaptation de ladite série sur PS2, qui ne fait pas vraiment honneur au matériau de base.

L'univers aidant, nous nous retrouvons ici devant un Tomb Raider-like. Le joueur va alors prendre le contrôle du jeune Alex O' Connell qui n'aura pas son pareil pour se fourrer dans des endroits insalubres remplis de pièges et de momies terrifiantes. Le titre intègre ainsi tous les personnages de l'animé et par extension ceux des films et va vous confronter à Imhotep, le prêtre maudit nanti de pouvoirs de l'Au-delà. Se déroulant dans les années 30, l'aventure comporte un petit charme rétro charmant comme tout et si Evy et Rick, les parents d'Alex, resteront en retrait, n'ayez crainte, le rejeton à sa disposition des ressources insoupçonnées. Pour ce qui est du synopsis du jeu, rien de bien faramineux, le tout nous contant un complot d'Imhotep visant à s'emparer de trois fragments pour détenir un surplus de puissance lui permettant de gouverner le monde. Mouais, bon passons.




On passera aussi prestement sur le graphisme du jeu qui ne pousse pas bien loin la PS2. Utilisant du cel shading pour garder une certaine unité par rapport à la série, ce dernier est de piètre facture et les animations du héros sont hachées et peu concluantes. Quelques décors s'en sortent mieux (notamment au niveau des éclairages qui rendent certaines pièces très jolies) mais on ne peut pas dire que les graphistes se soient trop foulés aussi bien pour les environnements que pour les ennemis qui se résument à quelques squelettes, chauves-souris, rats géants, araignées, etc.
A l'instar de la version testée par l'ami Dino hier, cette mouture PS2 présente quelques qualités de gameplay et d'ambiance pour pas mal de défauts. Alors qu'on peut trouver l'aventure plaisante les premières heures, on s'ennuiera en moins de temps qu'il ne faut pour dire ouf. Ce qui m'amène à me dire qu'il conviendra à n'en point douter d'attendre de le trouver en occasion si vous désirez tenter le coup et à moins d'être fan de l'animé, vous aurez de grandes chances de vous endormir avant d'avoir terminé le niveau de l'ancienne Egypte.
- Graphismes10/20
Le cel shading est le meilleur moyen pour faire en sorte que le jeu se rapproche le plus possible de l'animé mais la qualité de la réalisation laisse à désirer. Des personnages mal modélisés, des ennemis peu convaincants, des animations rigides, il ne reste pas grand chose du titre hormis quelques très jolis décors...
- Jouabilité10/20
Les angles de caméra s'empêtrent très souvent et il est gonflant de devoir replacer l'objectif toutes les dix secondes. Les combats sont trop bourrins et seule l'utilisation du bracelet magique apporte de l'originalité. Mais ici aussi, c'est un bien pour un mal, les énigmes basées sur la télékinésie étant de plus en plus lourdes à mesure qu'on progresse.
- Durée de vie11/20
Si les problèmes de maniabilité freinent parfois le joueur, le titre est simple et on avance sans trop de problèmes. Il restera alors les multiples passages secrets à dénicher... pour le "fun".
- Bande son12/20
Un doublage anglais d'assez bonne facture et des musiques effacées. Les bruitages n'ont rien non plus de particulier.
- Scénario9/20
On reprend les personnages de l'animé, on leur adjoint un scénario basique comme tout (un méchant voulant gouverner le Mondeuhh) et on obtient l'histoire de La Momie.
Il n'y avait pas grand chose à attendre de ce titre et nous ne serons donc pas énormément déçus par le résulat. Brassant sans vergogne tout ce qui constitue la série des Tomb Raider mais à la sauce La Momie, le titre de Hip n'est pas prêt de faire date dans l'univers vidéoludique. Certaines idées sont bonnes, mais le feeling avec le jeu est moyen et le plaisir de jeu s'étiole à mesure qu'on avance.