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Test : DRIV3R
Xbox
DRIV3R
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Dinowan
L'avis de Dinowan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
21 juin 2004 à 18:00:00
13/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (55)
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14.4/20
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Après des mois d'attente et des délais à n'en plus finir, DRIV3R est enfin arrivé. Pour le meilleur et pour le pire, Tanner reprend son rôle du flic le plus infiltré du monde, spécialiste des grosses cylindrées et des calibres du même acabit. Mais au milieu des larmes de joie des fans, se glissent d'amères surprises qui risquent d'empêcher le titre de devenir le must have incontournable qu'on attendait qu'il soit.

DRIV3R

Il est des séries qui ont atteint le rang de séries cultes dans le jeu vidéo. Final Fantasy, Pokémon (quoi on peut déconner ?), GTA ou Driver. Ces deux étant intimement liées l'une à l'autre bien que très différentes dans leurs approches d'un gameplay similaire, et surtout du fait que GTA s'inspirait largement de Driver. Autant dire que ce troisième volet de Driver enflamme l'enthousiasme. Un enthousiasme qui s'était un peu émoussé à la réception de la première version jouable du jeu d'ailleurs. Dommage que la version définitive n'ait pas su gommer les défauts notés à cette occasion.

DRIV3R
Ben bougez, venez me choper, mettez-vous à couvert... faites un tuc quoi !!
Il est toujours question dans DRIV3R d'incarner Tanner, le flic infiltré dans la mafia qui a tendance à tuer et à discuter ensuite. Son immersion dans le crime organisé amènera donc l'agent du FBI à réaliser de multiples missions à pied ou à bord de véhicules très variés, toutes sortes de voitures mais aussi des bateaux ou des motos. Le tout se déroulant au sein de 3 villes simplement immenses (Miami, Nice et Istanbul), toutes bien évidemment très différentes avec leur caractère propre et dans lesquelles le joueur est toujours libre de se mouvoir en toute liberté entre deux missions.

En ce qui concerne les missions justement, pas de problème, elles sont variées et on ne risque pas de se plaindre à ce niveau. On a droit à tout ce qu'on pourrait vouloir dans le genre, des poursuites, des escortes, du sabotage, du vol de voitures, on a même une filature discrète où l'on doit garder ses distances sans pour autant se faire larguer.

DRIV3R
Une bonne filature demande une grande délicatesse.
Le souci, c'est qu'on retrouve une constante de la série qui a vraiment tendance à nous tirer quelques années en arrière, dans les années d'avant GTA. Car il faut le dire, DRIV3R nous arrive sans la moindre nouveauté en dehors d'une vue à la première personne bien utile pour viser. La fameuse constante c'est donc le syndrome "essaie encore". Dans l'absolu les missions de DRIV3R ne sont pas dures, mais on est quasiment obligé de les connaître par coeur pour avancer. En voiture, on doit savoir exactement quand l'autre véhicule va prendre à droite ; à pied, on doit se souvenir qu'il y a deux types en haut de l'escalier etc. En termes de gameplay, cette progression commence à sentir le vieux machin poussiéreux. Car une fois qu'on sait à quoi s'en tenir, il n'y a plus aucun challenge dans la progression qui se révèle alors facile et nettement moins stimulant. Avoir conservé cette approche est pour le moins étrange tant elle semble dépassée de nos jours. Mais ce n'est pas le seul point sur lequel le gameplay surprend de triste façon. Mais surtout, on réalise vite que si Driver avait lancé un genre, repris plus tard par GTA, ce troisième volet n'apporte rien au genre.

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Les cinématiques sont élevées au rang d'art chez Reflections.
Pour ce qui est des missions en véhicules, tout va à peu près bien même si les sensations de vitesse ne sont pas fulgurantes. C'est relativement fun et la conduite ne surprendra pas les habitués. Ce qui veut dire que l'on renoue avec une physique assez particulière qui a tendance à laisser les voitures partir facilement en sucette, suspensions toutes molles à l'appui. Tout est alors une question de prise en main, et de goût. L'introduction des 2 roues est appréciable, bien que leur conduite soit assez étrange et pas forcément très agréable. Les bateaux sont eux carrément ratés, la conduite de hors-bord s'avérant finalement très ennuyeuse. Mais de nombreuses petites choses rendent l'action croustillante, les collisions ont par exemple une sacrée patate et le moteur physique assure quand il s'agit de gérer les crashes et les dégâts sur les voitures. Dans le genre des petits détails qui font la différence, si vous percutez une voiture et que vous allez ensuite la voler, vous pourrez voir que le conducteur est dans les vapes. A contrario, on est fort surpris de ne trouver que deux malheureuses vues, une vue subjective et une extérieure.

DRIV3R
Le mode thrill cam est amusant... une fois.
Mais là où on ne peut que laisser sa mâchoire tomber, c'est quand on se lance dans les phases à pied. De la part de Reflections, on s'attendait tout de même à quelque chose de nettement mieux, et surtout au goût du jour. Les possibilités de Tanner sont franchement limitées. En gros, il sait courir, sauter et tirer. Ah il sait aussi s'accroupir et faire une roulade en avant. Petit moment de bonheur, Tanner sait maintenant nager. Plus question donc de mourir bêtement dans la moindre mare d'eau ridicule. Par contre il est trop con pour se déplacer sur le côté en position accroupie. De même, on ne peut pas se pencher sur le côté. Tout ce qu'on peut faire, c'est contrôler un manche à balai. Niveau maniabilité, c'est super moyen, et même passer une porte peut devenir un challenge. Du coup, les gunfights se révèlent bien moyens et voir de telles limitations dans un titre d'une telle envergure, ça choque un peu.

Ca choque presque autant que l'IA des ennemis cantonnés à un rôle de figuration. Ces derniers ne bougent pas, à moins qu'un script ne les y oblige. En gros, ils ne se déplacent pas ni ne se mettent à couvert. Encore une fois la progression consiste donc à avancer, repérer où se trouvent les ennemis, mourir, revenir et le tuer comme on explose de vulgaires cibles.

Du point de vue graphique, c'est là aussi un bilan mitigé qui se profile. Les intérieurs sont probablement les plus choquants tant ils sont simplistes, des formes bien sèches, bien rectilignes, du gros polygone qui tache en somme. Quant à Tanner, son animation n'est pas un rêve non plus. Le personnage est raide comme un balai et manque cruellement d'animations de transition.

DRIV3R
Reflections a enfin introduit les motos dans son titre.
Arrivent ensuite les balades en ville en voitures. Des voitures modélisées avec brio, c'est certain. Les villes quant à elles n'atteignent pas le degré de perfection attendu mais le résultat demeure plus que correct, surtout si on considère leur taille vraiment imposante, ce qui reste une véritable force du titre. On regrette toutefois le manque d'effet de lumière essentiellement (en dehors des jolis couchers de soleil), car de jour comme de nuit, sur ce point, les choses ne vont pas bien loin. La version Xbox s'en tire un peu mieux par ses effets de particules qui sont un léger plus et une distance d'affichage plus profonde. Clipping et aliasing sont quant à eux bien présents. Une fois de plus, seul le moteur physique impressionne. L'autre point décevant d'un point de vue à la fois technique et ludique, c'est le vide qui règne dans les villes traversées. Qu'il s'agisse du trafic ou des piétons, c'est le même combat : on reste tous chez nous et on déserte les rues. Même le freeway de Miami est aussi calme qu'une route de campagne.

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Tanner, l'homme qui dit NON à la gravité. Get up, stand up, stand up for your rights...
En clair, non seulement DRIV3R n'apporte rien au genre, mais en plus il n'est pas vraiment ultime. Toutefois, on ne va pas condamner le titre au gnouf. En soit, il s'agit là d'un bon soft mais qui commet d'étonnantes et assez grossières bourdes, des bourdes qui surprennent de la part de Reflections. Du coup, le titre n'est pas le jeu ultime qu'il aurait dû être. Mais si son gameplay a des failles, il faut dire que son ambiance les comble partiellement. C'est vrai qu'on est vite dans le bain, notamment grâce aux cinématiques véritablement somptueuses qui jalonnent le jeu. Le montage est fabuleux, la mise en scène également et on soigne les détails pour que le joueur soit immergé au maximum. Le casting vocal ne laisse pas à désirer lui non plus, et le doublage VF est assez prestigieux. Quant aux musiques, on peut dire qu'elles assurent une bonne part de l'immersion tant les morceaux se montrent en adéquation avec les cut scenes ou les phases d'action. S'il est un point sur lequel DRIV3R est une véritable réussite, c'est bien sur cet aspect précis. Pour le reste...

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Les villes sont immenses mais désespérément vides, le trafic et les piétons restent cloîtrés chez eux. Si les intérieurs se montrent affreusement cubiques, les balades en voiture sont déjà bien plus convaincantes. Dommage que Tanner bouge de manière aussi simpliste. On note également pas mal de petits bugs graphiques (de collision entre autres) qui une fois accumulé salent bien la douloureuse.

  • Jouabilité 13 /20

    Il faut se rendre à l'évidence, si Driver a créé un genre, le maître a été dépassé et le gameplay qu'on nous sert ici n'a plus l'originalité d'antan. De plus la progression "par coeur" commence vraiment à faire tache de nos jours, d'autant qu'elle n'est servie que par des ennemis complètement stupides. Heureusement, le titre peut compter sur son ambiance et sa mise en scène, et surtout sur ses phases de conduite qui demeurent très pèchues.

  • Durée de vie 13 /20

    On joue, on meurt, on joue un peu plus, on meurt etc. Mais une fois qu'on sait à quoi s'attendre, on réalise que la difficulté n'est guère élevée et que le scénario avance vite. Il reste le mode libre et les mini-jeux pour faire illusion.

  • Bande son 18 /20

    La bande-son est simplement excellente en ce qui concerne les musiques, le doublage VF est également de haute volée malgré de légers problèmes de jeu trop hésitants à l'occasion (je suis un peu difficile ceci dit). Les effets sont plus discutables, certains étant plutôt déconcertant (les motos entre autres).

  • Scénario 16 /20

    Certes, ce n'est pas le scénario du siècle que nous offre Réflection, mais il est suffisamment bien mis en valeur pour qu'on accroche, notamment grâce aux cinématiques somptueuses.

Si Driver avait montré la voie, il faut bien dire qu'aujourd'hui il a perdu sa route. Réflection nous sert un gameplay sympathique mais dépassé, une progression pénible et préhistorique, une IA dans les choux, une réalisation inégale, des lacunes édifiantes de nos jours et finalement, DRIV3R ne parvient pas à s'élever au rang de titre culte qui lui était destiné, tout juste est-il un bon jeu, mais surtout une sacrée déception.

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21 juin 2004 à 18:00:00
13/20
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