Quel cauchemar ! Moi qui croyais que les jeux vidéo servaient à s'évader de la réalité pour s'aérer l'esprit, voilà que Dreamcatcher me ramène de force les pieds sur terre avec un titre soporif... heu, je veux dire avec un titre riche et intéressant. Oui, c'est exactement ce que je voulais dire.
SuperPower m'a rappelé les cours de physique que je suivais à la fac et dans lesquels je pataugeais joyeusement, perdu au milieu des tableaux et des chiffres qui sortaient de toutes parts. Dans le genre « on t'embrouille avec des menus et des sous-menus par milliers », je crois que l'on peut difficilement faire mieux. Le titre de Dreamcatcher s'inscrit dans la même veine que le très fendard Economic War de Monte Cristo, mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup plus austère. C'est donc de la stratégie à échelle planétaire qui nous attend. Le but de la campagne principale est de s'assurer un contrôle total du globe, mais plusieurs autres scénarios interviennent pour offrir un peu de diversités à celui qui s'ennuierait dans son fauteuil de maître du monde. On peut ainsi prendre les rênes de l'Argentine et empêcher l'invasion de la Bolivie ou investir le Palais de Buckingham pour provoquer l'anarchie en Pologne. Super, on se croirait dans Risk !
Sous ses dehors froids et austères (SuperPower remporte haut la main le pixel d'or de l'interface la plus complexe), le titre se veut extrêmement généreux en possibilités. On peut pour ainsi dire tout diriger. De l'économie nationale aux relations diplomatiques, en passant par les stratégies militaires ou les opérations gouvernementales ultra secrètes, on a la main mise sur tout et absolument tout. A grands renforts de chiffres, de barèmes et de tableaux, le jeu nous noie sous un océan d'informations que seuls les vrais politiciens seront à même d'apprécier à leur juste valeur. Si vous voulez mon vrai sentiment sur la chose, et je ne vais d'ailleurs pas me gêner pour le donner dans la mesure où c'est mon article, toutes ces indications deviennent étouffantes. On se croirait presque revenu des années en arrière où les jeux n'étaient que textes à l'écran. Je sais bien que l'esthétisme n'est pas la préoccupation principale des amateurs de ce genre de jeu, mais je suppose qu'un petit effort dans ce domaine pourrait sûrement attirer un peu plus de monde.. Enfin, moi ce que j'en dis...
Les parties se déroulent au tour par tour. Chaque tour équivaut à une semaine dans le jeu. Pour jouer, on décide d'abord des actions à mener, puis on termine le tour. Un écran apparaît alors avec le prix de chaque décision. Si nos finances nous permettent de continuer, c'est bon, y'a pas de souci et on peut les confirmer pour passer au résumé des actions de tous les pays. Sinon, il faut revoir nos ambitions à la baisse et faire l'impasse sur quelques mesures. Comme il est dit plus haut, les possibilités sont vraiment très vastes. L'aspect militaire étant assez poussé, vous pourrez à la fois construire de nouvelles unités en choisissant d'abord le type d'unités puis la ville dans laquelle vous voulez lancer la chaîne de production. En période de guerre, vous aurez à décider des stratégies directement sur le terrain avec en cas de force majeure, la possibilité d'appuyer sur le bouton rouge. Qu'est ce qu'on va se marrer ! Début de la prise de tête prévu pour juin, ce qui vous laisse amplement le temps de vous constituer une bonne réserve de Doliprane.
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