Psygnosis a donc décidé de surfer sur la vague des jeux d'action aventure à la troisième personne utilisant une héroïne aux formes généreuses. Ils se sont même amusés à embaucher une actrice pour jouer le rôle de la pulpeuse Rynn, comme chez Eidos. Alors, Drakan est il un simple clone de Lara ou mérite t il un peu plus d'attention ? Réponse.

Depuis l'avènement de Tomb Raider, les jeux d'action-aventure sont en constante augmentation, atteignant maintenant le niveau des Quake-like. Pour aller plus loin dans l'analyse, il faut dire que les jeux mettant en scène des héroïnes sont eux aussi en augmentation. Et pour conclure cette parenthèse, je remarque que cette propension à l'augmentation touche aussi de plus en plus les mensurations de ces belles demoiselles. Drakan : Les Chevaliers Du Feu vous met dans les bottines de Rynn, une jeune guerrière dont le village vient de se faire mettre à sac par une horde de Wartoks. Ce ne serait pas trop grave si la population du village n'avait pas été décimée et que Delon, le frère de Rynn, n'avait pas été enlevé sous ses yeux. C'est donc d'un pas très énervé qu'elle décide de retrouver son frère. Grâce à l'aide du dragon Arokh, elle tentera de redonner vie à l'Ordre de la Flamme et de mettre un terme au règne de l'infâme Navaros, immonde sorcier ayant fait corps avec son propre Dragon. Digne du scénario d'un Conan le Barbare, Drakan utilise toutes les ficelles du médiéval-fantastique : Dragons, guerriers, magiciens, monstres et trésors. L'univers très riche dispose d'une topographie détaillée et d'un background soigné peuplé de légendes et de mythes.



- Graphismes19/20
Un moteur 3D surpuissant et bluffant pour Drakan. Doté des derniers effets 3D, il est fluide et très joli. On pourra reprocher un côté un peu carré dans les décors mais une impression de vie s'en dégage, ce qui est loin d'être l'apanage de tous les jeux. Ainsi une multitude de petits détails graphiques jalonnent Drakan pour que l'immersion soit complète, et c'est réussi haut la main !
- Jouabilité19/20
Les amateurs de jeux comme Heretic II ou Tomb Raider retrouveront rapidement leurs marques et après ça roule tout seul. Une panoplie d'attaques différentes permet d'éviter de rendre les combats trop lassants et répétitifs. Enfin, l'interface et le système de raccourcis ont oublié d'être lourds et complexes. D'ailleurs une petite carte est fournie dans la boîte, bien vu.
- Durée de vie18/20
Le mode multijoueur bugge un peu mais il est très intéressant car varié. Vous pourrez faire des deathmatches, des duels rien qu'en dragon et même un mode novateur, vous êtes au sol et un seul dragon est disponible sur la carte... Le mode solo a assez de pièges et d'énigmes à résoudre pour vous aider à passer les nuits blanches que vous passerez dessus.
- Bande son17/20
Des voix professionnelles et qui portent même si certains acteurs ont des fois l'air de se réveiller. Le jeu utilise aussi des effets sur ces voix comme quand vous descendez dans une cave et que votre voix se met tout à coup à résonner... Bonnes musiques et pas mal de bruitages. Le seul hic, des dialogues quelquefois un peu longs.
- Scénario17/20
Classique mais fédératrice, la quête d'objets magiques se combine à la haine du vicieux nécromant et à la volonté de retrouver le frère de Rynn. Un gros effort sur le background et certaines (longues) scènes animées entre les niveaux vous la feront découvrir dans un beau slideshow. Durant l'exploration, la carte rappelle les principaux endroits à visiter ainsi que les objectifs qui restent encore à accomplir. Résultat, le scénario oscille dans une non-linéarité contrôlée... Concept compliqué, je l'admets.
Drakan s'avère être véritablement une très bonne surprise. Doté de quasiment deux jeux en un, il offre un défi aussi intéressant pour les neurones que pour les réflexes. Sa réalisation excellente et son degré de finition devraient finir de convaincre les plus réticents... Une perle !