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Destiny 2
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Test : Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
PS4 ONE
Destiny 2
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Journaliste jeuxvideo.com
08 septembre 2017 à 19:11:00
17/20

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L'avis des lecteurs (145)
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Il est l'un des plus grands succès commerciaux de ces dernières années, l'un de ces titres à jouir d'une immense communauté de joueurs tous très impliqués. Ce « lui », c'est Destiny. En septembre 2014, Bungie accouchait d'un FPS d'un nouveau genre, après des mois de teasing et de fuites diverses. Malgré des critiques plutôt tièdes et les retours négatifs des early-adopters, ce shooter semblable à nul autre a su trouver sa voie, bon gré mal gré. Nous sommes en septembre 2017 et depuis sa sortie, Destiny a parcouru un sacré chemin. Séduit des dizaines de millions de joueurs. Sa suite, Destiny 2, se devait donc de poursuivre le travail de longue haleine entamé par les développeurs, après les débuts poussifs de leur nouveau bébé. Une réussite prévisible, tant les points d'amélioration possibles étaient nombreux.

Notre vidéo-test de Destiny 2

Chargement de la vidéo Test Destiny 2 en vidéo

Dire que le premier Destiny a été critiqué relèverait de l'euphémisme. Ce pseudo MMO-FPS conjuguait à sa sortie plusieurs tares : scénario mal écrit et incompréhensible, faible durée de vie, DLC rachitiques vendus trop chers... C'est simple, tout le répertoire des erreurs à ne pas commettre au lancement d'une nouvelle licence y est passé. Cependant, Bungie ne s'est pas laissé démonter, et a continué à bosser. Petit à petit, et main dans la main avec les joueurs, comme il en a l'habitude. Au point que malgré ce lancement difficile, Destiny est devenu l'un des plus gros succès de ces dernières années. Sa suite devait toutefois corriger les nombreux défauts qui continuent, encore aujourd'hui et malgré les nombreuses mises à jour, d'érailler le jeu. D'entacher sa réputation. Et donc de faire fuir d'hypothétiques nouveaux joueurs. Nous sommes le 8 septembre 2017, et voilà déjà deux jours que Destiny 2, la suite tant attendue, est disponible. Avec près de 35h de jeu, nous avons eu le temps de faire le tour de la question, et s'il y a encore bien des choses qu'il nous reste à découvrir, nous pouvons le dire : oui, Destiny 2 mérite votre attention. Et oui, il corrige les défauts de son aîné. Voilà, rassurés ?

Cabal masqué, ohé ohé

Tout a été dit sur le scénario du premier Destiny. Sauf peut-être ce point de détail : un an avant sa sortie, les cadres du studio avaient demandé à ce que le scénario soit réécrit. Entièrement. Trop linéaire, selon eux. Un ordre formel qui a eu bien des conséquences sur le développement du jeu, comme on peut l'imaginer. Malgré les reports et un staff toujours plus important, Bungie a donné naissance à une créature boiteuse et malade, que rien, pas même quatre extensions et de nombreuses mises à jour, n'ont pu guérir. Incompréhensible, Destiny ? Euphémisme, là encore. Avec Destiny 2, le studio avait la chance de repartir sur de bonnes bases. Le cœur du jeu ayant été testé et approuvé pendant trois années par les joueurs, ils pouvaient se concentrer sur le reste et c'est précisément ce qu'ils ont fait. On leur en sait gré.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Le jeu vous rappelle vos grands moments, et avec qui vous les avez partagés.

Destiny 2 se déroule une petite année après la crise de l'ARIA. Cropta et Oryx ne sont plus que de mauvais souvenirs. Ou de bons souvenirs, en fait. Avant même le début de la partie, le joueur a le droit à un petit récapitulatif de ses exploits passés. La date de sa renaissance, sur le Cosmodrome ; le jour où il a triomphé des Ténèbres, au cœur du Jardin Noir ; sa première traversée victorieuse du Caveau de Verre ; le jour où il a atteint le Phare, sur Mercure ; celui où il est devenu un Seigneur de Fer ; ainsi de suite. C'est aussi l'occasion de se rappeler avec qui certains de ces exploits ont été accomplis. Les joueurs de Destiny vous le diront : le tout n'est pas forcément de savoir comment vous y jouez. Mais avec qui vous y jouez. Cette petite introduction est donc assez émouvante, il faut bien le reconnaître, de quoi hérisser quelques poils chez ceux qui ont passé plusieurs milliers d'heures sur le premier opus. Les nouveaux, eux, seront introduits à l'univers de Destiny par un résumé des événements précédents plutôt bien fichu. Destiny 2 a ceci d'accueillant qu'il sait faire la différence entre les vétérans et les débutants, en adaptant les nombreux dialogues du jeu ; il intègre de cette manière l'énorme lore de la série en en présentant la sève au bébé Gardien, qui peut ainsi découvrir un monde qui refuse de l'effrayer. Les anciens, qui ont connu les horreurs des Royaumes Ascendants, les Oracles évanescents et les neiges de Felwinter, sont eux traités comme ce qu'ils sont : des Vétérans. Très agréable.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Ghaul est le grand méchant du jeu.

Le scénario de Destiny 2 est finalement assez simple. La dernière Cité sur Terre, inviolée depuis sa création, est subitement attaquée par la Légion Rouge, une faction d'élite de l'Empire Cabal. Rencontrés dans le premier jeu, les Cabals n'avaient jusque là constitué qu'une vague menace ; les quelques avant-postes situés sur Mars étaient remplis de troupes épuisées, peu représentatives de la terrible puissance de cet empire militaire. Les Gardiens sont rapidement dépassés en nombre et la Cité tombe aux mains de l'envahisseur ; le joueur, dans une ultime tentative désespérée, tente d'attaquer le vaisseau-mère et tombe nez-à-nez avec Dominus Ghaul, le chef de la Légion. Il comprend alors que Ghaul vise surtout le Voyageur, cette entité quasi-divine endormie depuis des siècles, à qui les Gardiens doivent leurs pouvoirs. Ghaul enferme le dieu dans une sorte de gigantesque cage, ce qui a pour effet de priver tous les Gardiens de sa Lumière. Vulnérables, ils sont éliminés les uns après les autres, et les survivants sont obligés de battre en retraite.

Dans le premier Destiny, la Tour était un hub social, seul havre de paix pour le joueur. Destiny 2 le détruit entièrement.

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Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Laissé pour mort, le joueur va devoir fuir la Cité, au moment où les Cabals s'en emparent.

En somme, Destiny 2 raconte le combat des Gardiens pour récupérer la Cité, délivrer le Voyageur, et triompher de la Légion Rouge. Sans chercher à trop vous en dire, sachez que l'aventure vous mènera aux quatre coins du système solaire, comme le premier épisode, cette fois pour organiser la résistance. Dans sa globalité, le jeu jouit d'une bonne écriture et propose quelques uns des moments les plus épiques de la série. Bien servie par de nombreuses cinématiques et moult dialogues, l'intrigue progresse à bon rythme et reste claire, du début à la fin. Les scénaristes ont eu la bonne idée d'inclure le point de vue de l'autre camp ; comprenez par là que régulièrement, le joueur a droit à de nouvelles cinématiques qui mettent en scène Ghaul et ses troupes, ce qui permet de comprendre leurs intentions, et leur but final. De quoi rajouter un peu plus de pression sur les épaules du joueur, mais surtout de faire gagner en clarté au scénario. Si elle ne surprend jamais vraiment, cette campagne a le mérite d'être très efficace, rappelant ce que le studio a fait de meilleurs, lorsqu'il a connu son apogée dans les années 2000. Le spectre de Halo n'est d'ailleurs jamais loin, et notamment celui de Halo Reach, le dernier épisode développé par Bungie. Les premiers instants de la défaite rappelle la mission « Nouvelle Alexandrie » de Reach, dans laquelle Noble-6 débarque, blessé et faiblement armé, dans une ville envahie par les Covenants. Le jeu conserve toutefois une identité propre, en évitant de verser dans le pathos. Si le titre n'est pas dénué de moments dramatiques, bien servis par l'excellente bande-son de Skye Lewin (qui succède donc à Martin O'Donnell et Michael Salvatori), Destiny 2 joue beaucoup la carte de l'humour, notamment dans ses dialogues.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Dans sa quête, notre héros va rencontrer bon nombre de nouveaux personnages.

Le jeu réutilise à l'envie les personnages connus des fans (le trio Zavala Ikora Cayde-6, le Seigneur Shaxx, etc) mais introduit aussi de nouveaux venus, tous plutôt bien écrits, à commencer par Failsafe. Cette ancienne IA, seule rescapée d'une mission menée il y a des siècles sur Nessos, souffre d'un dédoublement de la personnalité qui la rend plutôt amusante : tantôt joviale et serviable, elle peut se montrer beaucoup plus grinçante et sarcastique, sans transition. Sur Io, le joueur fera la rencontre d'Ashar Mir, un scientifique acariâtre dont les commentaires acides ne sont pas sans évoquer un certain docteur. Ainsi de suite. Ces personnages ont cela d'important qu'ils dispensent au joueur de nombreux commentaires et informations sur les lieux qu'il traverse. Les amateurs de lore apprécieront. En fin de compte, la campagne de Destiny 2 trouve ici un certain équilibre, avec ses embardées épiques, ses moments de doute et ses coups durs, sans jamais trop se prendre au sérieux. Une formule qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, parce qu'elle peut déstabiliser. Mais les habitués de la maison reconnaîtront le ton Bungie, qui n'aime rien de plus que mêler situation de fin du monde et blagues débiles. Une véritable marque de fabrique !

Le joueur va devoir repartir de zéro, avec un équipement dépassé. L'évolution n'en est que plus plaisante.

Destiny 2 : le jeu qui criait au lootDestiny 2 : le jeu qui criait au lootDestiny 2 : le jeu qui criait au loot

À titre d'information, il nous fallu un peu moins de 15h pour voir le générique de fin de ce Destiny 2. Ces 15h de jeu ont été effectuées en quasi-ligne droite : par moments, le titre impose aux joueurs de se concentrer sur quelques quêtes annexes, qui sont finalement assez courtes. En revanche, puisque certaines missions Histoire ne sont accessibles que lorsque le joueur a atteint un certain niveau, il nous a parfois été nécessaire d'aller en PvP ou en Assaut (des missions coopératives à trois joueurs) pour gagner de l'XP et de nouvelles armes. Avant d'atteindre le générique, nous avions passé environ une heure à l'Épreuve, le PvP de Destiny 2, et environ deux heures en Assaut. Notez que si, pour les besoins de notre test, nous avons suivi une progression assez linéaire, il est tout à fait possible de mettre de côté le scénario afin de se concentrer sur les quêtes annexes, ou simplement explorer les quatre planètes proposées par le jeu. Et là aussi, il y a heureusement du changement.

L'odyssée de l'espace

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Bonne nouvelle : il n'est plus nécessaire de retourner en orbite pour changer de planète. On peut facilement accéder à tous les niveaux du jeu, en un clic.

Le premier Destiny était finalement assez simple dans sa construction. Ou plutôt dans sa déconstruction, tant la structure du jeu était approximative. Le joueur débloquait petit à petit de nouvelles planètes, et depuis l'espace, il pouvait choisir une mission, quelle qu'elle soit, ou partir en ballade sur la planète de son choix. Bungie a revu en profondeur la façon dont est bâti son jeu. Désormais, chaque planète dispose de plusieurs zones d’atterrissage, mais aussi de missions en tout genre. C'est au joueur de se rendre sur place et de choisir ce qu'il veut faire. Les missions Histoire, comme les autres missions, sont situées sur la carte, il faut donc se rendre sur place pour les lancer. En chemin, il pourra découvrir d'autres missions, comme les Aventures, de petites missions scénarisées, ou explorer des Secteurs Perdus, des zones secrètes au bout desquelles se trouvent un boss et surtout, un coffre à looter. On trouve également bon nombre d'événements publics, auxquels peuvent participer tous les joueurs présents dans la zone, sans forcément être groupés. Destiny 2 reprend grosso-modo la base de ce que proposait son grand frère mais l'enrichit constamment. Les Secteurs Perdus, par exemple, ne sont qu'une évolution de ces petites grottes sombres dans lesquelles on trouvait parfois des coffres sans intérêt. Ici, il sera question de chercher, d'explorer, puis de combattre, pour obtenir une récompense beaucoup plus intéressante.

Les Secteurs Perdus sont un ajout intéressant, mais perfectibles.

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Les planètes elles-mêmes suivent cette même logique d'évolution. Plus grandes, elles sont également plus riches, avec de vastes zones remplies d'éléments de décor, d'ennemis, de coffres secrets et d'items en tout genre à ramasser. Le jeu fait l'effort de proposer des niveaux plus complexes pour inviter le joueur à explorer chaque planète. Et il y parvient. Ou presque : curieusement, Bungie a choisi d'indiquer sur la carte l'emplacement des fameux Secteurs Perdus, qui ne sont pas si perdus que ça, en fin de compte. On aurait préféré qu'ils soient vraiment cachés et que les trouver soit plus difficile. Voilà qui aurait motivé les joueurs à explorer chaque planète dans ses moindres recoins.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Les claustrophobes vont détester Titan.

Ces planètes d'ailleurs, parlons en. Après la Lune, Mars et Vénus, les Gardiens vont donc pouvoir découvrir Io et Titan, respectivement satellites de Jupiter et de Saturne, ainsi que Nessos, un planétoïde de type centaure (un gros astéroïde qui passe régulièrement dans notre système solaire). Les plaines orangées du Cosmodrome, sur Terre, laissent la place aux forêts de la Zone Morte Européenne, bien connue des amateurs de PvP ; en effet, plusieurs maps du premier Destiny se situaient justement dans la ZME, comme la Cour de la Veuve. Chaque destination a sa propre identité : Titan est une planète hostile, difficilement domestiquée par l'humanité, qui lors de son Âge d'Or n'a pu bâtir sur ses océans de méthane que des centres de recherche en pré-fabriqué... et surtout de sublimes arcologies. Ces dernières ont malheureusement été envahies par un ennemi bien connu des joueurs, qui du reste hante les nombreuses installations humaines de Titan. Cela donne un petit côté Alien à Destiny qui n'est pas désagréable. Moins angoissante, Nessos est sans aucun doute notre destination préférée, avec ses couleurs chaudes et son impressionnante végétation. Elle abrite de vastes ruines vex qu'il faudra explorer. Io donne dans le jaune, est truffé d'intrigants fossiles et surtout d'une énorme bâtisse vex, qui ferait passer la Citadelle de Vénus pour un stupide château de sable.

Les différentes planètes offrent de sacrés spectacles

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Lors de nos premiers pas, Nessos mis à part, nous n'étions que peu convaincu par ces nouvelles planètes ; il faut dire que Destiny jouait sur notre imaginaire en nous permettant de toucher du bout du joystick la Lune ou Mars, que l'homme rêve d'habiter depuis des siècles. Io, Titan, et même Nessus, ne sont finalement que de petits cailloux dont la plupart des joueurs (l'auteur y compris) ignore tout. Difficile de faire rêver celui qui tient la manette avec de telles destinations. Et pourtant. C'est ce que parvient à accomplir Destiny 2, qui au bout d'une grosse dizaine d'heures, nous fait complètement oublier Éleuthéria, l'Académie d'Ishtar ou le gouffre des Enfers. Là encore, Bungie peut dire merci à ses artistes. Si la technique est correcte, Destiny 2 propose des paysages absolument splendides, jouant avec les couleurs et le gigantisme, que ce soit grâce à l'immensité des océans de Titan ou les profondeurs abyssales du Pyramidion, où l'on finit par oublier où se trouve l'endroit et l'envers. Les skybox sont sans doute ce qu'il y a de plus impressionnant dans ce nouveau Destiny, surtout sur Io, où le ciel est parsemé de fumerolles acides qui ne peuvent masquer l'énormité de Jupiter, autour de laquelle gravite la lune. Le jeu, indirectement, prend un malin plaisir à rappeler au joueur que, malgré ses actes héroïques, il n'est absolument rien, à l'échelle de l'univers.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Il y a beaucoup de choses à faire dans Destiny 2. Mais on ne plaisante pas avec la danse.

On passera d'autant plus de temps sur ces nouvelles planètes que le jeu propose de nombreuses missions. Si l'on aurait aimé qu'elles soient encore plus nombreuses, force est de constater que les développeurs ont retenu les leçons du passé. Destiny 2 se tient par lui-même et constitue un jeu à part entière, quand bien même des extensions sont prévues pour les mois à venir. Jeu en kit ? Non, clairement pas, puisque le contenu proposé par le jeu, dès sa sortie, se suffit à lui-même. Avec 35h de jeu au total, il nous reste encore de nombreuses choses à faire et les amateurs de grind trouveront de quoi s'occuper pour que la montée jusqu'au niveau 350 soit moins répétitive que par le passé. Attention toutefois, rappelons que comme tous les jeux dont il se rapproche, Destiny 2 vous demandera quand même de recommencer et recommencer plusieurs fois les mêmes missions. Pour gagner en XP, mais surtout pour looter de nouvelles armes et armures. World of Warcraft, Diablo, ces jeux utilisent les mêmes mécanismes et cela peut ne pas plaire à tout le monde. Vous voilà prévenus.

Le garçon qui criait au loot

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
La doctrine Sentinelle fait partie des nouveautés du jeu. Elle donne un plus grand intérêt à la doctrine abyssale des Titans.

Ce qui nous permet ainsi de parler du système de loot et surtout du personnage contrôlé par le joueur. On retrouve donc les trois classes de personnages, Titan, Arcaniste et Chasseur, qui disposeront chacun après plusieurs heures de jeu, de trois doctrines différentes. Pas de nouvelle classe, donc, et pas de grande nouveauté au niveau des doctrines. Voilà qui devrait faire grogner quelques joueurs. Si on peut comprendre le choix de Bungie en ce qui concerne les classes (le lore de Destiny rendant peu pertinent l'ajout d'un nouveau type de Gardien), le studio aurait probablement pu proposer de nouvelles doctrines. Car voilà : la Sentinelle, la Grâce Survoltée et la Lame de L'aube sont effectivement exclusives à Destiny 2, mais en fin de compte, la Sentinelle est une évolution de la doctrine Défenseur du premier jeu, qui permettait aux Titans de protéger leurs alliés ; la Grâce Survoltée, côté Chasseur, remplace l'Epéiste. Seule la Lame de l'aube, des Arcanistes, est une vraie nouveauté. Un peu léger, en fin de compte, même si les fans de la série devraient y trouver leur bonheur.

Les trois doctrines se jouent assez différents, quel que soit le personnage.

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Ce qui ne veut pas dire que les doctrines n'ont pas changé, depuis Destiny. Au contraire. Les cooldown qui apparaissaient en bas de l'écran sont toujours là mais ne correspondent plus aux mêmes skills. Ils correspondent désormais à votre grenade, votre compétence de classe, et un skill spécifique à la doctrine utilisée. Chez le Titan, on peut y trouver par exemple un puissant coup d'épaule. Connu des joueurs du premier titre, ce coup d'épaule a été généralisé aux trois doctrines et il ne suffit donc plus de sprinter pour le déclencher. Ces cooldown ne sont d'ailleurs plus soumis aux statistiques de votre armure, puisque Discipline, Force et Intelligence ont disparu. Le temps de rechargement dépend en fait de vos actions : par exemple, du côté du Titan, la doctrine solaire permet un rechargement plus rapide des trois compétences lorsqu'un ennemi est abattu avec une Tâche Solaire. Un nouveau fonctionnement efficace qui récompense le talent des joueurs qui le méritent. Les bons joueurs pourront donc recharger assez rapidement leurs skills et infliger plus de dégâts, là où le premier Destiny avait préféré miser sur les stats des armures. Un remaniement plutôt bienvenu, qui change beaucoup de choses lors des missions les plus difficiles, en Nuit Noire notamment.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Il va falloir farmer les Assauts pour ramener des Jetons à Zavala.

En revanche, l'amélioration de votre personnage dépend toujours autant de votre loot. Première bonne nouvelle : le système est autrement plus clair que dans le premier jeu. On peut looter à peu près partout et dans toutes les activités. Comme le taux de drop a globalement été revu à la hausse, il n'est pas rare de récupérer un engramme légendaire en tuant un simple mob, en plein Assaut. Même chose en PvP, où nous avons récupéré deux engrammes exotiques, en à peine 10h de jeu. Les contrats du premier jeu, qui étaient attribués par l'Avant-Garde et Shaxx, ont disparu, au profit d'un système de jetons beaucoup plus intéressant. L'Avant-Garde en propose, Shaxx aussi, mais ils ne sont pas exclusifs à ces quelques Gardiens. En fait, chaque planète abrite un personnage (Failsafe, Ashar Mir, etc) qui peut lui aussi vous permettre de récupérer des engrammes légendaires. Pour cela, il suffit de remettre à l'un de ces personnages le jeton qui lui revient. Zavala réclame des Jetons de l'Avant-Garde, qui s'obtiennent surtout en Assaut. Failsafe demande des Jetons de Nessos, à trouver dans des coffres cachés sur la planète ou en terminant les différentes missions proposées par la planète. Même chose sur Io, Titan ou dans la Zone Morte Européenne : à vous de trouver le PNJ en question et de lui rapporter ce qu'il demande. Notez qu'il existe aussi sur chaque planète des ressources (qui remplacent donc la mousse métallifère, filaments d'hélium et autres fleurs spirituelles) qui servent à compléter la jauge qui, une fois remplie, vous permettra de toucher votre récompense. Mieux encore, les pièces d'armes et pièces d'armure ont laissé leur place à une ressource unique, qui n'a qu'un seul but : récupérer de nouveaux engrammes auprès de l'Armurier.

Du loot. Du loot partout.

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En somme, les possibilités de looter de nouvelles armes et armures sont très, très nombreuses et si vous étiez déjà accro au système du premier Destiny, Destiny 2 devrait gober votre temps libre, vos pensées, votre vie. C'est simple : il suffit de jouer pour obtenir de nouveaux jetons et espérer obtenir une nouvelle pétoire, ou ce casque si élégant, observé sur un autre joueur lors d'une partie de PvP. Il existe toutefois un petit changement qui ne satisfera pas tous les Gardiens : les rolls des armes ne sont plus aléatoires. Comprenez par là que dans le premier Destiny, vous pouviez avoir trois Eyasluna complètement différents : les perks variaient d'un loot à l'autre, et tous les joueurs jouaient pour dégoter le godroll, c'est-à-dire le meilleur ensemble de perks possible pour une arme donnée. Avec pour chaque arme un roll fixe, cette chasse est terminée. Et donc l'excitation qui va avec. Il ne faut pas voir cela comme une mauvaise chose pour autant, car cela a au moins le mérite d'équilibrer le PvP et surtout de mettre en valeur les meilleures armes, qui deviendront elles l'objet de maintes convoitises.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Les perks des armes sont toutes disponibles, dès obtention.

Petit détail qui fait aussi une grosse différence : les armes et armures portent moins d'atouts. C'est assez frappant lorsque l'on regarde le roll d'une arme légendaire. Il est possible de choisir entre trois viseurs, un perk de chargeur (plus de balles, rechargement plus rapide, etc), et une « particularité ». Un système plus simple qui permet aux armes exotiques de sortir du lot. Ce qui n'était clairement pas le cas dans le premier Destiny, où peu d'armes exotiques valaient vraiment le coup. On apprécie également le fait que le sound-design des armes ait été retravaillé. Au sein d'une même classe d'armes, on peut entendre différents sons, et donc avoir un feeling très différent d'une arme à l'autre, quant bien même les statistiques seraient globalement les mêmes. Tuer de l'alien a rarement été aussi plaisant, avec toujours ces bruitages typiques, lorsque l'on réussit un headshot par exemple.

Les armes sont toutes très différentes.

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Gros bémol en revanche sur le nouveau système de revêtements. Ces derniers sont désormais des consommables et puisqu'ils appliquent à presque tout (armes, armures, passereau, vaisseau...), ils filent très vite. On comprend mieux le pourquoi du comment lorsque l'on découvre qu'ils peuvent être achetés, avec de la monnaie sonnante et trébuchante, chez Everversum. Soit le système de micro-transactions du jeu. Il est certes possible de les récupérer en jouant simplement, mais il existe tellement de revêtements différents qu'il sera fastidieux de recouvrir une armure complète. D'autant qu'ils seront perdus, au premier changement d'armure. Bungie s'est déjà expliqué sur le sujet et estime que les joueurs trouveront ici une nouvelle raison de farmer les différentes activités du jeu. Dans le premier Destiny, les revêtements étaient surtout la preuve d'un fait d'arme en particulier et les obtenir pouvait être franchement difficile. Clairement, ce système nous paraissait plus efficace, plus pertinent. Espérons que le studio écoutera les joueurs, qui ont déjà clairement manifesté leur mécontentement.

Shaxx attaque

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
On espère qu'il sera possible de choisir son mode de jeu dans un futur proche.

Comme son prédécesseur, Destiny 2 propose un mode de jeu PvP, toujours appelé l'Épreuve. Dans l'état actuel des choses, il permet au joueur de choisir entre deux playlists : Parties Rapides, et Compétitif. Le premier est sans le doute le plus facile d'accès, avec une compilation de type de parties plutôt classiques (match à mort, domination) ; tandis que le compétitif propose des modes plus complexes. C'est ici qu'on trouve deux nouveaux modes de jeu. Le premier est directement inspiré de Counter-Strike, puisqu'il demande à une équipe de placer une bombe sur l'un des deux spots de la carte ; l'autre équipe doit désamorcer la bombe. Le second mode de jeu oppose deux équipes dans un match à mort classique, mais où chaque équipe dispose d'un nombre de vies limitées. Il faut donc éliminer les joueurs adverses en faisant attention à ne pas épuiser trop rapidement le stock de respawn disponible.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Le Brise-soleil a été nerfé. Ouf.

Dans l'état actuel des choses, le PvP de Destiny 2 marque une vraie bonne évolution, par rapport au PvP du premier jeu. Cela tient à plusieurs choses. La première, c'est que les armes ont des rolls fixes, ce qui apporte un peu d'équilibre au sein des parties ; ensuite, toutes les classes ont des points forts et des faiblesses. Si à première vue, les doctrines Assaillant du Titan ou Epée de L'aube des Arcanistes semblent très dangereuses, elles sont contrebalancées par des malus qu'il ne faut pas négliger. Chez le Titan par exemple, le Coup d'épaule ne tue plus en un coup, et pire, il déséquilibre un peu le joueur qui doit pourtant rapidement enchaîner avec un headshot pour espérer abattre son ennemi. Très souvent, la victime a le temps de répondre avant même que le Titan ait pu porter le coup fatal. Il faut donc faire attention au timing et surtout ne pas charger tête baissée, sous peine d'être lourdement sanctionnée. Toujours côté Titan, on note un nerf de la doctrine Brise-soleil, dont le Super dure moins longtemps, tandis que l'Assaillant a trouvé un véritable intérêt, avec un Super qui n'est pas qu'un simple « one-shot », trop facile à esquiver. La nouvelle doctrine abyssale fait, elle, montre de plus de polyvalence que la doctrine Défenseur de Destiny. Bref, les Titans correspondent plus à leur définition originale, là où ils souffraient de nombreux désavantages dans le premier jeu. Il faudra néanmoins encore bien des heures de jeu pour s'assurer de l'équilibre entre les trois classes mais dans l'immédiat, les choses nous paraissent plutôt convenables.

Destiny 2 : le jeu qui criait au loot
Cette barrière est aussi utile en PvE qu'en PvP. Toutes les classes disposent d'un pouvoir unique de ce genre.

Le choix du 4v4 est également une bonne chose. Parce qu'ils ont diminué le nombre de joueurs, Bungie a rapetissé ses cartes PvP. Mais celles-ci ont gagné en complexité. Le teamplay est donc plus important et il faudra faire un effort sur la coordination et la coopération vocale pour espérer dominer son adversaire. Mais ce changement a surtout un vrai impact sur le dynamisme des parties : les joueurs doivent bouger vite, très vite, pour espérer flanquer leurs ennemis, ou prendre position de manière à les dominer. En Compétitif, les combats peuvent parfois faire preuve d'un peu d'immobilisme, puisque chacun fait attention à protéger ses acquis. Ils sont d'ailleurs aidés en cela par le jeu et les compétences de classe ; les Titans peuvent, par exemple, générer des barrières de Lumière, l'une d'entre elle rechargeant automatiquement le chargeur d'une arme lorsque l'on s'accroupit derrière elle. Les Arcanistes peuvent générer des zones de soin. Ainsi de suite. Les combats perdent en dynamisme ce qu'ils gagnent en violence et en intensité. On salue là encore le travail effectué sur la musique, et ces percussions qui interviennent en fin de partie, lorsque le score est serré. Montée d'adrénaline assurée !

Les munitions violettes apparaissent un peu partout sur la carte. Les munitions vertes elles sont aussi facile à obtenir que les munitions blanches

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Tout cela serait donc un réel plaisir s'il ne subsistait pas deux défauts. Le premier, c'est que les maps sont assez inégales, en termes de design. Sans être mauvaise, une carte comme celle située au sommet de Felwinter, à l'entrée du Temple de Fer, est trop grande et se prête mal aux affrontements en 4v4. Les joueurs sont disséminés loin les uns des autres à chaque respawn, ce qui donne souvent lieu à une seconde mort, rapide mais douloureuse, seul contre deux, trois, ou quatre ennemis. Plus grave, les Fusils Automatiques sont beaucoup trop puissants et dominent très largement la méta actuelle. Non seulement ils font très mal, mais ils jouissent en outre d'une sacrée portée, et surtout d'une précision invraisemblable qui rend caduque l'utilisation d'armes plus lentes, comme les Fusils d'Éclaireurs ou les Fusils à Impulsion. Question skill, on a vu mieux, en somme. Bungie ayant toujours été très réactifs vis-à-vis de l'équilibrage de son Épreuve, on peut estimer que cela sera rapidement corrigé. Il suffit finalement d'assez peu de choses, comme de diminuer leur impact, quitte à ne pas toucher à la portée ni à la précision.

Les notes
+Points positifs
  • Une vraie campagne solo !
  • Bonne utilisation du lore
  • La direction artistique
  • La bande-son, sublime
  • Système de loot revu et plus intelligent
  • La nouvelle organisation des armes
  • Un jeu complet, même sans extension
  • Des planètes plus grandes, plus riches
  • Progression du personnage moins laborieuse
-Points négatifs
  • Un peu faible techniquement
  • Les micro-transactions, même si complètement optionnelles
  • Certaines cartes PvP mal dessinées
  • On aurait bien aimé deux ou trois Assauts supplémentaires
  • Des évolutions pas assez marquées pour ceux qui n'avaient pas aimé le premier jeu ?

Sans être révolutionnaire, Destiny 2 fait le travail que l'on attendait de lui. À savoir, corriger les nombreux défauts d'un jeu qui possédait des bases très intéressantes. Toujours aussi envoûtant, grâce à son impressionnante direction artistique et la beauté de sa bande-son, Destiny 2 propose cette fois une expérience solo digne de ce nom, sans rien perdre de son aura en multijoueur. Épique, seul ou avec des amis, le jeu est tout simplement plus riche, plus complet, mieux pensé. Ce qui fait toute la différence. Si vous aviez aimé le premier épisode, on voit mal comment vous pourriez ne pas succomber à sa suite. Reste la question de savoir si le jeu plaira à ceux qui avaient boudé Destiny, en 2014. Le jeu est certes plus long, plus garni, mais le concept de base reste le même, avec au centre du gameplay, le loot et le grinding. On n'en doute pas, le jeu divisera mais Destiny 2 est assurément un excellent jeu vidéo, qui comme son prédécesseur devrait occuper des millions de Gardiens pour les années à venir.

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08 septembre 2017 à 19:11:00
17/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
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12.6/20
Mis à jour le 09/09/2017
PlayStation 4 Xbox One FPS Bungie Activision Science-Fiction Extraterrestres
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