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Tetsuya Mizuguchi, synesthète de génie
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Rez, concept et histoire
Encore appelé « Project K » en référence au peintre Kandinsky durant son développement, le jeu de Sega finit par sortir sous le nom de Rez (en hommage cette fois-ci à un titre du groupe Underworld) sur Dreamcast en 2001 et sur PS2 en 2002 (sans oublier la version HD sur XBLA en 2008). Le background, très étrange mais bénéficiant de plusieurs lectures suivant jusqu'où peut aller votre imagination, se présente comme suit. A cause d'une surpopulation de réseaux informatiques, une crise de la cyber criminalité a lieu. Pour y remédier, le « Project K » (encore lui !) est lancé et l'intelligence artificielle Eden prend place au cœur du réseau principal, pour y gérer tous les désagréments présents. Seulement, Eden est si sophistiquée qu'elle en vient à avoir des émotions et à se remettre en question. Après une réflexion sur elle-même, elle décide de tout arrêter et de laisser aller les problèmes de la planète. C'est là que vous intervenez. Incarnant un virus informatique matérialisé en une sorte de mannequin articulé, votre tâche consiste à passer outre les pare-feux du réseau et à pénétrer en son cœur pour réveiller Eden.
Rail shooter original mais finalement assez limité en termes de gameplay pur, Rez ne nous permet que de manipuler le viseur à l'écran, l'avatar avançant constamment vers l'horizon comme dans un Panzer Dragoon. Il est tout de même possible de se retourner pour avoir une vue globale à 360 degrés des environs. L'arme de prédilection est le lock qui permet de shooter huit cibles maximum en un seul tir. Il est également possible de stocker jusqu'à quatre overdrives qui permettent de raser tous les ennemis à l'écran. Des fragments de vie peuvent être engrangés pour faire évoluer son avatar en plusieurs formes (la plus puissante étant la forme de fœtus, paradoxalement) et ainsi être moins vulnérable aux tirs ennemis.A travers les cinq « areas » du jeu, il faut progresser jusqu'à chacun des boss en passant par dix niveaux séparés par des « Network openings », qui sont en fait de simples portails. Même en sachant que le dernier parcours est au moins trois fois plus long que les autres, la durée de vie de Rez demeure minimaliste. Mais que voulez-vous, on est là pour scorer et vivre une belle expérience, non ?
Tetsuya Mizuguchi, synesthète de génie
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