Test Dishonored : La Lame de Dunwall- Xbox 360

Xbox 360

Pour son premier contenu additionnel scénarisé, Dishonored délaisse Corvo au profit de l'un des responsables de sa chute : Daud, l'assassin de l'impératrice. Avec ses trois chapitres, ce DLC veut agréablement prolonger l'expérience et nous présente de nouveaux quartiers de la triste ville de Dunwall.

Dishonored : La Lame de Dunwall

Même s'il nous fait revivre sous un nouvel angle l'assassinat de l'Impératrice, La Lame de Dunwall se déroule quelques mois après ce dernier et propose une histoire parallèle à celle de Corvo après son évasion, dont on entend d'ailleurs parler à l'occasion en tendant l'oreille. Si vous avez consulté son journal dans la campagne principale, il ne vous a pas échappé que Daud était rongé par le remords et la culpabilité suite à ce qui devait rester comme son dernier crime, sentiments qui font office de point de départ à ce qui ressemble à une quête de rédemption. "Ressemble" car il faut admettre que la narration de ce DLC n'est pas nécessairement aussi habile que celle du reste du jeu, au point que l'on a parfois du mal à saisir les motivations réelles de Daud, autant que celles de l'Outsider qui fait évidemment son retour et de quelques interventions crypto-mystiques dont il a le secret. Mais à défaut d'une narration limpide, les plus curieux seront ravis de fureter dans les niveaux pour dénicher de nouveaux livres, quelques lettres enrichissantes ou visiter 2 nouveaux quartiers dont un qui leur permettra enfin de poser les yeux sur ces fameuses baleines qui n'ont qu'un lointain rapport avec nos gentilles baleines bleues. A ce sujet, selon votre façon de jouer (tout droit ou furtivité et fouille en règle, comptez entre 2 et 3 heures pour terminer le DLC une première fois.

Le temps d'un clin d'oeil

Test Dishonored : La Lame de Dunwall Xbox 360 - Screenshot 12C'est pas malin malin de chercher des noises aux copains d'un maître assassin les mecs.

Globalement, La Lame de Dunwall ne bouleverse pas le gameplay de Dishonored. Ce qui n'est pas un mal dans la mesure où on renoue ici avec le level design ouvert offrant de multiples voies d'accès et un objectif principal qui s'enrichit rapidement de possibilités alternatives pour peu que l'on se donne la peine de chercher un peu et de ne pas se satisfaire de la voie létale. De fait, une fois l'aventure terminée, on pourra toujours y revenir pour changer de méthode. La principale différence à ce niveau réside peut-être dans la construction moins évidente de zones, rendant la progression un poil plus délicate aux adeptes du Clignement. Les variations par rapport à l'aventure vécue avec Corvo, il faut les chercher dans les pouvoirs que possède Daud. Le clignement justement est ici beaucoup plus souple et s'accompagne d'un gel du temps et de l'action. En plein saut, il devient donc possible d'activer le pouvoir (en lâchant toutes les autres commandes), de rester en suspens et de choisir son lieu d'atterrissage. De quoi provoquer de jolis enchaînements dans la grimpette ou même durant les combats. A noter également, l'invocation d'assassins qui prend la place de la possession. Un petit coup de magie et hop, vous faites venir un de vos protégés qui vous filera un coup de main ou fera simplement office de diversion. Pas très discret mais efficace. En somme, La Lame de Dunwall offre une légère variante de ce qu'on a déjà expérimenté.

A suivre...

Test Dishonored : La Lame de Dunwall Xbox 360 - Screenshot 13Il est toujours possible d'explorer et de tomber sur des solutions alternatives.

A cela se greffent de nouveaux gadgets, comme la mine foudroyante (non mortelle) ou la grenade incapacitante qui émet un nuage de « lacrymo » ou son équivalent à Dunwall. Là où les choses se gâtent, on l'a mentionné, c'est dans la narration et l'implication du joueur. Les personnages sont moins définis qu'ils ne le sont dans le scénario principal, les niveaux s'enchaînent sans retour à un QG remplacé par une boutique et Daud lui-même n'est pas si approfondi qu'on pouvait l'attendre. Un problème probablement dû au découpage en deux parties de son histoire. Si on pouvait soupçonner la chose au regard du titre du prochain DLC (Brightmore Witches) la fin très abrupte de La Lame de Dunwall ne fait que le confirmer. Alors certes, on sait qu'on aura droit à un complément, une suite, mais il n'empêche qu'on reste un peu frustré par ce final bien raide. En somme La Lame de Dunwall prend un aspect un peu ambivalent. Plaisant dans le fond, il lui manque juste un petit quelque chose pour réellement briller, ce qui n'en fait pas moins un bon moyen de replonger dans le gameplay de Dishonored en profitant de nouveaux environnements et donc d'un challenge renouvelé.

Si rien ne s'affiche après plusieurs secondes d'attente :

Les notes

Premier DLC scénarisé de Dishonored, La Lame de Dunwall sait faire honneur au gameplay de son hôte, s'offrant quelques légères variantes bienvenues, à mettre en pratique dans une architecture toujours aussi propice à l'exploration. On regrette toutefois que cette première partie conserve tout du long ses airs d'introduction au prochain pack de contenu et s'empêtre dans une narration peu adroite. Qu'importe, le gameplay est là, et les fans sauront y trouver leur compte.

Les plus

  • La progression multi-voies toujours efficace
  • Plusieurs options pour boucler sa mission
  • L'évolution du pouvoir de clignement

Les moins

  • La narration qui laisse sur sa faim
  • Le final bien abrupt
  • Un peu court (mais avec une bonne rejouabilité)

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Infos jeu

  • Dishonored : La Lame de Dunwall
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  • Editeur : Bethesda Softworks
  • Développeur : Arkane Studios
  • Type : Action / Infiltration
  • Support : Contenu Xbox Live
  • Multijoueurs : Non
  • Sortie France : 16 avril 2013
  • Version : française intégrale
  • Classification : Déconseillé aux - de 18 ans
  • Existe aussi sur :
    Dishonored : La Lame de Dunwall - PlayStation 3 Dishonored : La Lame de Dunwall - PC
Mots-clefs : Dishonored : The Knife of Dunwall